Voici où finissent les lingettes et les condoms que vous jetez aux toilettes


On parle de Montréal, mais je suis certaine que cela passe ailleurs aussi. Les toilettes ce n’est pas une poubelle qu’on puisse jeter n’importe quoi. J’avoue que je ne comprends pas comment des gens jettent toutes sortes de choses comme du fil dentaire, de la litière à chat, des serviettes sanitaires, etc. sans que leur toilette bouche un moment donné. Que ce soit dans la rue ou dans la toilette tout finie par les égouts. En plus, les médicaments qui se retrouvent dans les égouts se retrouvent tôt ou tard dans la faune et la flore ce qui est très mauvais pour eux
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Voici où finissent les lingettes et les condoms que vous jetez aux toilettes

 

Les lingettes, les condoms, les serviettes hygiéniques ou le fil dentaire que les Montréalais jettent dans les toilettes engendrent un casse-tête pour la Ville, car ces objets doivent systématiquement être retirés de l’eau des égouts à la station d’épuration.

Un texte de Bahador Zabihiyan

Tous les chemins mènent à Rome, et tous les égouts de l’île de Montréal aboutissent à la station d’épuration Jean-R.-Marcotte. C’est en fait la troisième du monde en importance. Dans sa station de pompage se trouvent quatre puits dont la profondeur est égale à la hauteur d’un immeuble de 14 étages.

Si vous avez tiré la chasse d’eau sur l’île de Montréal, l’eau a fini sa course dans l’un de ces quatre puits qui sont le premier arrêt à la station d’épuration.

Le responsable de la Direction de l’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal, Richard Fontaine, implore les Montréalais de ne plus jeter de nourriture, de fils dentaires, de lingettes, de produits d’hygiène féminine ou de condoms dans les toilettes.

« Il faut être conscient que la toilette ne doit servir que pour les excréments, l’urine et le papier hygiénique; les autres éléments ne devraient pas se retrouver à la toilette », précise M. Fontaine.

«Le papier hygiénique normal va se désagréger, mais la litière de chat, des cure-oreilles, des serviettes sanitaires, ce ne sont pas des choses qui vont se désagréger dans le temps, il faut les enlever.» – Richard Fontaine, responsable de la Direction de l’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal

À en juger par les quantités de détritus que les équipes de la station d’épuration retirent tous les jours, beaucoup de Montréalais n’agissent pas comme le veut le directeur de la station d’épuration.

M. Fontaine demande aussi aux Montréalais de ne pas jeter de déchets dans la rue, car ceux-ci terminent leur course dans sa station d’épuration, au gré des précipitations et des chargements de neige.

« Ça ne disparaît pas, ça ne s’envole pas; nécessairement, ça va trouver son chemin dans le réseau d’égouts, et après ça, nous devons nous en occuper, c’est pour ça qu’il faut faire attention », dit-il.

Résultat : les équipes de la Ville se relayent 24 heures sur 24 pour retirer les détritus que les Montréalais jettent sur la chaussée ou dans les toilettes.

Voici ce que nous avons vu dans l’eau lors de notre passage:

  • condoms;
  • lingettes;
  • fils dentaires;
  • cotons-tiges;
  • bouteilles d’eau;
  • contenants à café;
  • tampons hygiéniques;
  • bidons de lave-glace;
  • essieux de camion;
  • bouts de bois;
  • sacs de chips.

Les lingettes jetables posent un problème particulier : beaucoup pensent à tort qu’elles vont se désintégrer dans l’eau comme le papier hygiénique. Mais en réalité, une fois à l’égout, elles se gorgent de graisse et d’eau pour se transformer en masses visqueuses qu’il faut retirer à la station d’épuration.

Les plus gros déchets sont retirés des immenses puits par une grue équipée d’un tamis. Les plus petits résidus sont retirés de l’eau par des machines qui vont les compresser et les envoyer vers un gigantesque convoyeur.

Au bout du compte, 870 tonnes de déchets sont chargées dans des camions tous les ans à la station d’épuration.

«Les déchets qu’on a vus, une fois qu’ils ont transité à travers le réseau d’égouts, ils deviennent toxiques, donc ne sont plus réutilisables.» Richard Fontaine, responsable de la Direction d’épuration des eaux usées de la Ville de Montréal

En attendant l’usine d’ozonation

Mais ce ne sont pas que les plus gros déchets qui posent problème. De nombreux Montréalais jettent des médicaments dans les toilettes. Ceux-ci sont toxiques pour la faune et la flore et ne peuvent être traités à la station d’épuration. Leurs résidus finissent donc dans le fleuve.

Mais cela va changer d’ici 2018, avec la construction de l’usine d’ozonation sur le site de la station d’épuration.

 « On va pouvoir traiter les bactéries, les virus et également éliminer les substances émergentes, les hormones, les médicaments, et ça va nous catapulter à un niveau de traitement qui est beaucoup supérieur à ce qu’on connaît », dit M. Fontaine.

La station d’épuration Jean-R.-Marcotte en chiffres :

  • la troisième station d’épuration du monde en importance;
  • la première station de pompage du monde;
  • des fours y brûlent les boues à 860 degrés (la fumée est filtrée);
  • 860 tonnes de déchets sont retirées de l’eau des égouts chaque année.

Même si l’usine d’ozonation n’est pas encore prête, M. Fontaine estime que son usine est extrêmement performante. Ainsi, une fois l’eau brune débarrassée des détritus et d’une bonne partie des particules en suspension avant d’être rejetée dans le fleuve, il reste une boue brune et malléable qui est brûlée dans d’immenses fours à 840 degrés. La combustion produit seulement de la vapeur d’eau, car la fumée est filtrée. Les cendres des boues sont envoyées vers un site d’enfouissement. Tous les jours, la station produit plus de 800 tonnes de boue.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Le Saviez-Vous ► L’Histoire du préservatif en 10 points


Le préservatif masculin a fait du chemin depuis l’Antiquité. Mais je doute, que pendant longtemps qu’il ai été efficace
Nuage

 

L’Histoire du préservatif en 10 points

 

 

1- Le crocodile est lié à l’histoire de la contraception:

(Source)

En effet, pour se protéger des grossesses, les femmes de l’Égypte ancienne utilisaient un pessaire, soit une boule de déjections de crocodile et de miel insérée de façon à bloquer le col de l’utérus!

2- Les Romains utilisaient l’ancêtre du condom:

(Source)

Les Romains de l’Antiquité ne voulaient pas nécessairement des familles nombreuses et plusieurs moyens étaient utilisés afin d’éviter les grossesses, dont un simple capuchon fait d’intestins ou de vessies animales. Fait à noter, il ne recouvrait toutefois que le gland!

3- Hippocrate avait quant à lui une étrange méthode:

(Source)

Le célèbre médecin de la Grèce antique recommandait aux femmes de sauter sur ses talons ou d’être secouées pour éviter une grossesse… Ouf!

4- Le condom, une invention du 16e siècle:

(Source)

C’est au médecin italien Gabriel Fallope que nous devons selon toute vraisemblance le premier condom complet. Ce dernier avait fait faire des préservatifs en lin recouvrant entièrement l’organe masculin et ajustés avec un ruban rose pour plaire aux dames!

5- D’où vient le mot condom?

L’origine du mot est source de débats, notamment parce qu’un médecin français du 17e siècle portait le nom de condom et qu’un bourg gascon s’appelle également condom. Le mot serait toutefois attribuable au mot latin « condere », qui veut dire « protéger ».

6- Le préservatif, outil essentiel de Casanova!

(Source)

Le célèbre coureur de jupons italien utilisait des préservatifs au 18e siècle, qu’il appelait des capotes anglaises ou des calottes d’assurance! Dans ses mémoires, il disait d’ailleurs

« Je dois m’enfermer dans un bout de peau morte pour prouver que je suis bel et bien vivant! »

7- Un objet réutilisable!

(Source)

En Angleterre, la vente (souvent clandestine) de condoms a connu un essor dès le 18e siècle. Ils portaient parfois le nom de « redingote d’Angleterre », étaient réutilisables et pour cette raison, étaient souvent agrémentés de dessins!

8- Une histoire liée à une compagnie de pneus:

(Source)

La véritable révolution dans l’histoire du condom est venue avec la commercialisation du caoutchouc et un procédé le rendant plus élastique et résistant appelé la vulcanisation. C’est la compagnie Goodyear qui en a commencé la vente en 1843-44.

9- Couleurs, textures, saveurs!

Le caoutchouc a donc permis le développement de toutes sortes de préservatifs. En 1901, une condomerie d’Amsterdam commence à rendre l’objet plus ludique en l’offrant avec différentes couleurs, des nervures et… très osé pour l’époque, des saveurs!

10- Un usage militaire:

Pendant la 2e guerre mondiale, les condoms ont été utilisés pour protéger les fusils du sable et de l’eau, notamment en Normandie! 

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron enseigne l’histoire de l’Antiquité à l’Université de Sherbrooke et à l’Université du Québec à Chicoutimi, ainsi que l’histoire générale au Collège Mérici, à Québec. Chroniqueuse-historienne à la radio et  intervenante à la télévision sur des sujets historiques très  variés, elle a le nez constamment plongé dans l’actualité  afin de faire des liens entre le passé et aujourd’hui.

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