Décoder son chat


Un chat communique avec ses maîtres, encore faut-il comprendre son langage surtout quand il se sent nerveux. Chaque chat a son caractère, mais c’est ce qui fait ces félins de très bons compagnons
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Décoder son chat

 

Si seulement votre chat pouvait parler! Sachez que même s'il ne vous  fait pas... (PHOTOTHÈQUE LA PRESSE)

PHOTOTHÈQUE LA PRESSE

STÉPHANIE VALLET
La Presse

Si seulement votre chat pouvait parler! Sachez que même s’il ne vous fait pas la conversation, il communique déjà avec vous clairement par son langage corporel.

Le comportementaliste félin Daniel Fillion, fondateur d’Éduchateur, a donné quelques clés à La Presse pour mieux décoder minou.

Les gestes d’apaisement =«Je ne veux pas d’affrontement»

> Votre chat cligne doucement des yeux en vous regardant, puis détourne le regard: c’est un geste d’apaisement. Vous pouvez communiquer avec lui en l’imitant.

 «Faites comme si vous vous endormiez, les yeux mi-clos, puis regardez ailleurs. On utilise beaucoup cette technique quand on est en présence de chats nerveux pour les apaiser», explique Daniel Fillion.

Il peut aussi se lécher le bout du nez, donner trois lichettes rapides sur le torse ou la patte ou encore bâiller. C’est le genre de comportement que votre chat adoptera devant un autre animal pour lui signifier qu’il ne veut pas de problème.

«Le geste ultime d’apaisement est le massage avec pattes avant. C’est un comportement que le chaton a appris sur le ventre de sa mère pour stimuler l’arrivée du lait. Il va ensuite ronronner pour dire qu’il est rassasié. Le chat va associer cette gestuelle à quelque chose de relaxant et va la répéter une fois adulte, sur un coussin, le ventre ou le bras de quelqu’un», précise le comportementaliste félin.

Le positionnement de la queue

> Dans les airs = heureux.

> En point d’interrogation = heureux, mais curieux.

> Fouette de gauche à droite = pas content.

C’est le meilleur indicateur pour savoir dans quel état d’esprit se trouve votre chat.

«Presque tout le monde sait que quand la queue du chat fouette de gauche à droite, quelque chose le dérange. Pourtant, personne ne respecte cet avertissement», lance le propriétaire d’Éduchateur.

Une situation qui donne lieu au syndrome du «caressé-mordeur» causé par une surstimulation du chat.

«C’est un peu comme quand on chatouille quelqu’un. Quand on caresse le chat, surtout sur les hanches, il peut ronronner, mais se mettre à remuer la queue. C’est le moment d’arrêter avant de se faire mordre!» précise Daniel Fillion.

Le marquage

> Se frotter contre une personne ou un objet = c’est mon territoire, entrez, relaxez, vous êtes le bienvenu.

> Marquage urinaire= chat méchant dans les parages.

> Griffer des objets= terrain privé, entrez à vos risques.

Qu’il se frotte sur vos pieds, vos jambes ou sur une patte de meuble, votre chat ne vous prouve pas son affection, mais dépose des hormones en utilisant des glandes se trouvant sur ses joues, ses griffes, ses hanches et le bout de sa queue.

«En déposant son odeur, le chat identifie des objets ou une personne. Alors quand il se frotte contre vos jambes ou pousse votre main avec sa tête, il détermine en fait son territoire. Souvent, quand son maître sort de la douche, le chat va avoir plus tendance à venir se frotter contre lui pour remettre son odeur sur lui», dit Daniel Fillion.

La peur

Quand votre chat a peur, il peut adopter une posture soumise ou agressive.

> Peur + soumission = le chat va essayer de disparaître de la surface de la Terre en se mettant en petite boule. Ses yeux vont se dilater, ses oreilles vont se coller sur sa tête tout comme ses moustaches, alors que sa queue va rentrer entre ses pattes.

> Peur + agressivité = le chat va tenter de paraître plus imposant pour impressionner le plus possible ce qui lui fait peur, tout en feulant. Plus il est agressif, plus ses yeux vont devenir minces. Le chat va hérisser son poil, se grandir, pointer sa queue vers le sol, mettre ses oreilles de chaque côté de sa tête en corne et pointer ses moustaches vers l’avant.

«Le chat le plus dangereux est sans doute celui qui est soumis: on ne sait jamais quand il va basculer pour « défendre sa vie ». Alors dès qu’il se met en petite boule, éloignez-vous!» conclut Daniel Fillion.

Le 1er juin, Daniel Fillion donnera une conférence sur le comportement félin (45$) à Laval.

 www.educhateur.com

http://www.lapresse.ca

Après la muselière pour chiens "dangereux", voici l’applique dentaire


Il est pénible de voir comment des personnes négliges leur chiens ou les éduque a devenir agressifs A cause de ce manque d,éducation, certains chiens doivent porter des muselières qui n’est pas très aisé pour un chien .. voilà qu’on offre une autre solution qu’avec le temps, quand cette applique dentaire sera mieux connu sera une alternative intéressante
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Après la muselière pour chiens « dangereux », voici l’applique dentaire

 

L’applique dentaire, une alternative à la muselière ?

Quand un chien a peur, quand il se sent agressé ou en danger, il se défend en se servant de son arme la plus efficace : ses crocs. Ces derniers font pâlir certains, surtout quand ils les imaginent se planter dans leur peau. Ainsi, pour rendre les dents du chien inoffensives et assurer la sécurité des individus, la muselière a été conçue. Objet plutôt gênant pour l’animal qui ne peut plus ouvrir la gueule et qui se retrouve entravé par des lanières solides.

L’applique dentaire serait ainsi un moyen de remplacer la muselière.

Le député Jérôme Christen en explique les avantages : « Les chiens l’acceptent très bien, souligne le député. Les propriétaires le posent donc plus volontiers. Et, pour les animaux, c’est beaucoup plus agréable. Il n’y a pas de contrainte. Ils peuvent boire, manger, jouer normalement« .

L’inventeur du procédé, Tim Saciri, explique de son côté qu’avec cet appareil, tout le monde est gagnant :

« Le chien peut évoluer sans entrave, le propriétaire sait que son chien est inoffensif et le public est en sécurité« .


Berger allemand portant une applique dentaire

L’applique dentaire est-elle aussi efficace que la muselière ?

Un journaliste du journal Le Matin a bien voulu se livrer à une expérience pour tester l’objet. Il s’est laissé mordre le bras par un Berger allemand de six ans portant l’applique. Résultat : le journaliste n’a ressenti qu’une légère sensation de pincement et présentait de petites rougeurs sur l’avant-bras.


Test d’une morsure par un chien portant une applique dentaire

Applique dentaire et muselière sont-elles réellement nécessaires ?

N’est-il pas un peu facile de museler des chiens à la réputation « dangereuse » ? Ces chiens qualifiés d’agressifs sont-ils violents parce qu’ils sont nés violents ou parce qu’ils ont été éduqués dans ce but ? En tant qu’être humain, nous savons que nous sommes le fruit de l’éducation que nous avons reçue et des expériences que nous avons vécues. Pourquoi les animaux seraient-ils si différents ?

L’applique dentaire est-elle vraiment une solution pour ces chiens ?

« Cela ne remplacera jamais l’éducation du chien. On peut comparer cela à un airbag dans une voiture. C’est une sécurité supplémentaire mais en aucune manière une raison de rouler n’importe comment«  explique Jérôme Christen.

Le succès de l’applique dentaire

 

L’applique est encore peu connue, mais Tim Saciri peut néanmoins se vanter d’en avoir déjà vendu 1 300 exemplaires. Ce modèle plaît aux députés du canton de Vaud mais également aux comportementalistes allemands qui l’utilisent pour la prise en charge de chiens considérés comme très dangereux.

Cette nouveauté rassure quelque peu les maîtres anxieux du canton de Vaud qui attendent avec angoisse la nouvelle loi sur les chiens en train d’être révisée. Les maîtres craignent un durcissement de la loi ou l’établissement d’une liste de races de chiens interdites. Pour l’instant, rien ne filtre, et nous devrons également attendre le verdict des autorités pour en savoir plus.

http://wamiz.com/