Un vol dans l’Air Force One avec Trump: “C’est comme être en prison”


Un vrai enfant gâté ! De plus, cette crainte de complot doit sûrement mettre sur les nerfs ceux qui l’accompagnent pour qu’un voyage avec lui est comme être ne prison
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Un vol dans l’Air Force One avec Trump: “C’est comme être en prison”


Le président Donald Trump, avant d’embarquer dans l’Air Force One, dans le cadre de la campagne “Trump 2020"

Le président Donald Trump, avant d’embarquer dans l’Air Force One, dans le cadre de la campagne “Trump 2020″ © REUTERS

Lors de son dernier voyage en Asie, le président américain a utilisé l’avion Air Force One pendant plus de 80 heures. Cinq anciens membres de son staff se sont confiés à CNN.

Jeanne Poma

Donald Trump n’a jamais été très friand des voyages. Il s’est souvent plaint du rythme et des conditions d’hébergement, lors de ses déplacements. Mais ses collaborateurs redoutent plus particulièrement les moments où ils doivent embarquer à bord de l’Air Force One, le jet privé des présidents américains.

Entre Fox News et colères noires

Durant ces vols, qui peuvent durer jusqu’à 20h, l’espace pour dormir est limité et les télévisions diffusent en continu Fox News. Si les nouvelles sont mauvaises, le staff peut s’attendre à ce que le président entre dans une de ses colères noires, alimentées par ses craintes de complots.

Des voyages réduits au strict nécessaire

Le président Donald Trump embarquant à bord de l’Air Force One, pour un voyage vers Washington, le 30 mai.

Le président Donald Trump embarquant à bord de l’Air Force One, pour un voyage vers Washington, le 30 mai.© AP

Après l’élection du président Donald Trump, son équipe lui a proposé de nombreux voyages. Une démarche qui a rapidement été freinée, tant l’organisation de ces déplacements devenait de plus en plus chaotique avec le temps. Donald Trump, lui-même, a demandé à ce que les réunions soient réduites à quelques jours, dans un nombre limité de pays, afin de réduire les désagréments du décalage horaire. Contrairement à ses prédécesseurs, le président américain arrive souvent à destination la nuit, pour passer quelques heures à l’hôtel avant de commencer les réunions.

Réagir aux attaques dans la presse

Donal Trump et Melania Trump en visite au Japon

Donal Trump et Melania Trump en visite au Japon © Photo News

Durant les vols, Donald Trump reste généralement dans sa cabine à l’avant. Il mange et passe des heures à regarder la télévision ou lire la presse. Il s’entretient avec son personnel et passe des appels à ses proches. Il convoque les membres de son personnel en pleine nuit, afin de réagir à une annonce qu’il aurait vu dans les médias. Persuadé qu’il fait l’objet d’un mauvais traitement de la presse, il se focalise sur les titres négatifs envers lui et sa politique, témoignent ses anciens collaborateurs.

“Donald Trump ne dort jamais”

Le président ne dort que quatre à cinq heures par nuit et encore moins lorsqu’il voyage. Durant les vols, il réveille parfois son personnel pour leur parler de sport ou pour bavarder. L’Air Force One n’est pas équipé de lits, à part pour le président. Le personnel doit donc se contenter d’incliner les sièges pour se reposer. Les employés habitués emportent parfois des tapis de yoga.

Garder un contact permanent avec les États-Unis

Donald Trump est décrit par son entourage comme quelqu’un d’impatient, qui préfère récupérer à l’hôtel plutôt que de visiter les pays où il séjourne et découvrir une culture étrangère. De cette manière, il veille à s’éloigner le moins possible de la politique américaine et à rester en alerte, en cas d’évènement important dans son pays.

Professionnel de l’hôtellerie

Donald Trump possède une série d’hôtels. Il est donc intransigeant avec la qualité des hôtels dans lesquels il séjourne. Lors d’un voyage où il a remarqué que la chaîne Fox News n’était pas diffusée, la Maison Blanche a mis en place un service de diffusion en continu spécialement pour lui. 

Donald Trump

Donald Trump © REUTERS

https://www.7sur7.be/

Terre plate: autre controverse pour une conseillère à Gatineau


Je ne sais pas où elle a été étudier. Peut-être qu’elle a loupé certains cours important, mais si cette femme travaille toujours pour la ville, on peut se poser des questions sur ces qualifications
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Terre plate: autre controverse pour une conseillère à Gatineau

Une conseillère municipale de Gatineau qui s'était retrouvée dans le pétrin... (PHOTO AP)

 

PHOTO AP

 

La Presse Canadienne
Montréal

Une conseillère municipale de Gatineau qui s’était retrouvée dans le pétrin pour avoir nié l’existence de l’islamophobie se fait de nouveau critiquer pour des commentaires formulés en ligne, dans lesquels elle mettait en doute que la Terre est ronde.

Nathalie Lemieux a provoqué une controverse la semaine dernière après qu’elle eut dit à un journaliste que le mot «islamophobie» n’existait pas, selon elle.

Dans la foulée de cette controverse, elle avait perdu son titre de mairesse suppléante, mais elle est restée conseillère de la quatrième plus grande ville en importance du Québec.

Lundi soir, le quotidien Le Droit a fait état de propos écrits en ligne par Mme Lemieux, dans lesquels elle laissait entendre qu’il y a un complot pour éliminer les preuves que la Terre est plate.

Dans ces commentaires publiés il y a deux semaines, elle se demandait qui avait décidé que la Terre était ronde et pourquoi on devrait le croire.

Un employé a confirmé mardi que Mme Lemieux avait bel et bien tenu ces propos.

(…)

https://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Monopoly McDonald’s: les dés étaient pipés contre les clients canadiens


Une théorie du complot au sujet de la distribution des prix semble pour une fois être vrai. Le jeu de Monopoly de Mcdo était truqué entre 1995 à 2001 pour éviter que des clients du Canada puisse gagner
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Monopoly McDonald’s: les dés étaient pipés contre les clients canadiens

 

GETTY IMAGES

Les théoriciens du complot avaient raison. (En 1995.)

 

  • Par Jessica Chin

  • HuffPost Canada

Ce n’est pas juste dans votre tête. À une certaine époque, le jeu Monopoly de McDonald’s était vraiment truqué.

De 1995 à 2001, il était virtuellement impossible de gagner au fameux jeu, qui encourage les clients à collectionner des autocollants représentant des propriétés Monopoly sur des produits vendus par la chaîne de restauration rapide.

En 2001, le FBI a arrêté huit personnes en lien avec un complot visant à manipuler la distribution des autocollants gagnants.

«Tôt ou tard, quelqu’un allait commencer à demander pourquoi il n’y avait aucun gagnant au Canada.» Jerome Jacobson

L’un des hommes arrêtés, Jerome Jacobson, s’était rendu compte que les dés étaient déjà pipés et en avait profité pour se remplir les poches, selon un reportage publié cette semaine par The Daily Beast.

Ancien policier, Jacobson était le chef de la sécurité chez Simon Marketing, la firme en charge du concours Monopoly de McDonald’s à la fin des années 90. En 1995, lorsqu’un logiciel avait sélectionné au hasard une usine canadienne pour y distribuer certains autocollants de grande valeur, des gestionnaires de l’entreprise avaient recommencé le processus jusqu’à ce que l’ordinateur sélectionne une région des États-Unis, rapporte le Daily Beast.

«Tôt ou tard, quelqu’un allait commencer à demander pourquoi il n’y avait aucun gagnant au Canada», a raconté Jacobson, qui a été condamné à trois ans de prison pour son rôle dans le complot.

Il a volé des documents prouvant la conspiration alléguée contre le Canada. Pendant plusieurs années, il a volé des prix pour une valeur totale de 13 millions de dollars américains. Il distribuait les pièces gagnantes à ses amis en échange d’une portion du butin.

Un millionaire canadien

Après le scandale, McDonald’s s’est excusé à ses clients et a distribué des prix d’une valeur de 10 million de dollars lors d’une autre promotion. La chaîne a aussi honoré un prix d’une valeur d’un million de dollars qui avait été envoyé à un hôpital pour enfants.

GETTY IMAGES

On ignore toujours depuis combien de temps des gestionnaires s’assuraient que les gagnants du Monopoly McDonald’s étaient aux États-Unis plutôt qu’au Canada. En 2012, un Manitobain est finalement devenu millionaire en trouvant un autocollant gagnant sur son McCafé.

En 2017, le vloggeur canadien Furious Pete avait testé ses chances de gagner en commandant 100 frites grand format et 100 boissons grand format.

Le HuffPost Canada a contacté McDonald’s Canada pour obtenir des commentaires.

Ce texte initialement publié sur le HuffPost Canada a été traduit de l’anglais.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► L’Australie n’existe pas (et autres conspirations géographiques faciles)


Je n’arrive pas à croire que des gens sont si ignorant et vont être adepte à ce qu’on appelle la conspiration géographique. Est-ce une blague ? Qu’est-ce qui est pire, qu’on croit que la Terre est plate ou que l’Australie n’existe pas ?
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L’Australie n’existe pas (et autres conspirations géographiques faciles)

 

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Ce qu’ils appellent des «kangourous» | Mark Ralston / AFP

Repéré sur The Guardian

Repéré par Léa Polverini

On nous ment.

Les kangourous? Avec leur poche ventrale, leur allure de vélociraptor mignon et leurs grandes oreilles? Qui a sérieusement pu croire à leur existence? Et que leur pays soit, comme de par hasard, le seul au monde où l’on puisse retrouver des «bilbys» (ou «rats à long nez»), des «wombats» («à nez poilu») et des «kookaburras» (à gros bec) qui se bidonnent comme des tordus tout à la fois? Vous plaisantez? Australie pays de légende: l’Australie, ça n’existe pas.

Une invention des Britanniques

La théorie a émergé, une fois n’est pas coutume, sur Reddit, début 2017. Depuis, elle fait des retours épisodiques sur la toile, mettant en scène des affrontements entre conspirationnistes farouches qui défendent l’idée que le pays des koalas (et, au passage, d’une bagatelle de 24,13 millions d’habitants) est en vérité une invention de l’Angleterre lui ayant permis de tuer des centaines de milliers de prisonniers plutôt que de les envoyer dans «un pays à l’autre bout du globe», et Australiens fâchés d’être mis en doute dans leur existence même.

Aussi exceptionnelle que puisse sembler l’Australie (on y trouve aussi des ornithorynques), elle n’est pourtant pas la seule victime d’élucubrations géographico-complotistes éructées à tour de bras par de fins limiers autoproclamés.

La Finlande par exemple, fut en son temps –2015, Reddit encore– un terreau fertile pour théories saugrenues. Ce pays entre la Suède et la Russie? Rien de plus qu’une fiction conçue pour couvrir une colonie de pêche japonaise permettant l’exportation de sushis vers le Japon via le transsibérien, ce dernier ayant été construit spécialement pour cette route du poisson (la ligne a été ouverte en 1916, soit un an avant l’indépendance de la supposée Finlande: coïncidence?), et les sushis étant déguisés en cargaisons de «produits Nokia» (la plus grosse compagnie finlandaise, dont le Japon est aussi le plus gros importateur: coïncidence?).

Et puis, après tout, «aucun pays réel ne pourrait accorder autant d’importance prioritaire à l’éducation, aux soins de santé, à l’égalité des sexes, au taux d’alphabétisation, à la stabilité nationale, et être le gouvernement le moins corrompu au monde, avec une liberté de la presse. C’est un concept conçu pour que les pays et les gens y aspirent».

De la blague locale au mème intergalactique

Même chanson pour le Molise, cette charmante région de l’Italie du sud, ou encore l’Acre, dans la région Nord du Brésil, dont les blagues des locaux ont peu à peu donné naissance aux rumeurs les plus inspirées.

Le comique de répétition ne vieillit pas, puisque, comme le rappelle le Guardian, déjà en 1993, des utilisateurs allemands d’Usenet, un réseau de forums, faisaient tourner un canular qui a gagné ses lettres de noblesse sous l’appellation du «complot de Bielefeld». La ville industrielle de Rhénanie-du-Nord-Westphalie était supposée être une pure construction concertée de la CIA, du Mossad et, éventuellement, d’extraterrestres dirigés par un certain Ashtar Sheran aux longs cheveux blonds. Censé tourner en dérision la théorie du complot, le hoax est devenu national voire international, et a tranquillement traversé les décennies, jusqu’à Angela Merkel qui y faisait encore un clin d’œil en 2012.

«La beauté des memes est qu’ils sont malléables et que chacun peut avoir sa propre interprétation des choses et s’impliquer dans la blague, racontait l’écrivaine Mollie Goodfellow au Guardian. Je pense que cela dit que nous aimons tous faire partie de la blague, surtout en ligne, où souvent peuvent se former différentes cliques et sous-groupes.»

À l’ère des fake news, il s’agit toutefois d’être rigoureux: quoi qu’en disent les mauvaises langues, la promenade du Corso qui mène chaque soir les Termolesi jusqu’au castello svevo di Termoli (l’un de ces monuments dudit Molise) suffirait à elle seule à prouver l’existence de l’Italie tout entière, quand une petite brise rafraîchit la côte aux dernières heures d’une fin de journée encore à demi ensoleillée.

Quant à l’Australie…​

http://www.slate.fr/

Pour un éditorialiste américain, ces ouragans sont un complot


Je n’arrive pas à croire avec ce qu’on vécu et vivent encore les États-Unis des ouragans Hervey et Irma qu’on puisse lancer n’importe quoi comme discours de théorie du complot que les médias misent sur la peur et la panique des gens pour de l’argent, faire des films de catastrophe et faire avancement la cause du réchauffement climatique. Je ne crois pas ceux qui ont vécu et vivent des heures d’insécurité, de désastres vont croire (enfin, j’espère) à un discours aussi idiot. On dit qu’avec l’âge, on prend de la sagesse, je crois qu’il y en a qui ont passer leur tour
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Pour un éditorialiste américain, ces ouragans sont un complot

 

Pour un éditorialiste américain, ces ouragans sont un complot

L’éditorialiste conservateur Rush Limbaugh à Jefferson City, en mai 2014 (Julie Smith/AP/SIPA)

Daniel Schneidermann

 

Chaque matin du lundi au vendredi, si possible à 9h15 précises, Daniel Schneidermann publie cette chronique sur les dominantes médiatico-numériques du matin. Ou parfois de la veille au soir (n’abusons pas des contraintes). Cette chronique est publiée sur le site indépendant arrêt sur images (financé par les abonnements) puis sur Rue89.

La vérité sur les ouragans, Harvey, Irma et les autres, celle que les médias nous cachent soigneusement, c’est que ces ouragans sont un complot. Un complot des médias locaux, et des chaînes de distribution. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est un nommé Rush Limbaugh. Je cite (en la résumant un peu) sa lumineuse démonstration :

« Dans le cas d’un ouragan, que se passe-t-il ? Dans les cercles météorologiques officiels, vous avez de nombreuses personnes qui croient dans le changement climatique provoqué par l’homme, et qui croient que le changement climatique crée davantage d’ouragans, et de plus forts […] Il y a donc un désir de faire progresser l’agenda du changement climatique, et les ouragans sont un des meilleurs moyens, et des plus rapides.

Vous pouvez accomplir beaucoup, en créant la peur et la panique. Tout ce que vous avez à faire est de créer la peur et la panique, en les accompagnant de discours selon lesquels le changement climatique produit des ouragans plus forts, plus fréquents, plus dangereux, et c’est mission accomplie. »

« Il y a une relation symbiotique entre les détaillants et les médias locaux, et cela tourne autour de l’argent. Vous avez des énormes industries qui prospèrent au cours des périodes de crise, comme ces ouragans, qui détruisent des logements, et coupent l’eau et l’électricité. Alors que se passe-t-il ?

Les médias montrent l’ouragan, et la panique gagne. Les gens se précipitent pour stocker de l’eau, ou acheter des générateurs. Et le cercle vicieux est créé. Ces détaillants font de la pub dans les médias locaux. Les médias locaux tournent les choses pour entretenir la panique, et c’est un cycle sans fin. Et les deux coexistent. »

Cette puissante analyse est rapportée par le site américain de surveillance des médias réactionnaires, Media Matters, que je ne saurais trop encourager nos abonnés anglophones à consulter régulièrement. Rush Limbaugh est un éditorialiste conservateur influent, qui exerce depuis de nombreuses années.

Edito-complotisme

Voici une semaine, il recevait dans son show le vice-président Mike Pence en personne. Limbaugh n’est d’ailleurs pas le seul à deviner une main invisible derrière les ouragans, même si les analyses divergent. Pour Alex Jones, par exemple, phare de l’édito-complotisme américain (et qui a reçu Trump pendant la campagne), cette succession d’ouragans n’est pas un complot de commerçants, mais… un complot des producteurs du film-catastrophe Geostorm, dont la sortie est prévue le mois prochain aux Etats-Unis.

Enfin, Jones ne le dit pas explicitement. Il est prudent et scrupuleux, n’est-ce pas. Il n’a pas de preuves. Mais tout de même, cette coïncidence, c’est louche. Voilà.

Cette chronique est destinée aux naïfs qui espèreraient sourdement que les alarmes climatiques de ces ouragans pourraient ébranler les climato-négationnistes comme Trump. Elles ne l’ébranleront pas, puisque ce sont Limbaugh, Jones, et leurs semblables, qui constituent le socle de son information.

Pour lire la chronique sur ASI.

http://tempsreel.nouvelobs.com

Le Saviez-Vous ► Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


En avril 2016, nous apprenons qu’une vieille robe  qui a séjourné 400 ans dans l’eau à été retrouvé (en 2014) quasi-intact. Voici un peu l’histoire de cette robe et du commerce international maritime de cette époque
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Fantastique découverte d’une robe du 17e siècle


Photo:
©Kaap Skil/AFP / Peiter de Vries

Il y a environ 400 ans, un navire marchand sombrait dans la mer des Wadden aux Pays-Bas. À son bord, du buis, de l’encens, du tabac et de l’anis. Mais aussi un coffre bien protégé par les sables, dont le contenu émerveille le Web … Parmi les trésors de ce coffre se trouvaient des vêtements, dont une très rare robe en soie de damas dans un très bon état!

Les Pays-Bas et le commerce international :


Photo:
Famille nantie du XVIIe siècle

Aux XVIe – XVIIe siècles, à l’époque des découvertes en Amérique et conséquemment du colonialisme, les Pays-Bas étaient une puissance commerciale et maritime très importante dans le monde, avec les royaumes d’Espagne et du Portugal. Le pays s’enrichit considérablement par le commerce, entre autres avec l’Orient, et multiplia les innovations militaires, scientifiques et artistiques. À un point tel que le XVIIe siècle est considéré comme l’Âge d’or hollandais.


Photo:
Rembrandt, la guilde des drapiers

À cette époque, leurs excellents navires et instruments de navigation comme le sextan, leur permirent de faire des conquêtes de territoires en Amérique du Nord (Manhattan), en Amérique du Sud, en Afrique et dans l’océan indien. Mais ils furent plus particulièrement reconnus pour le commerce, développant les compagnies des Indes orientales et occidentales à l’aube du XVIIe siècle. La «Compagnie des Indes orientales» les amena à développer le commerce des épices et des soieries avec l’Inde et l’Indonésie, de même que du thé et de la porcelaine avec la Chine.


Photo:
Faïence de Delft

Une fabuleuse découverte:


Photo:
Pochette de velours rouge brodée @Kaap Skil

Au mois d’août 2014, des plongeurs ont fait la découverte d’artefacts émergeant des sables près de l’île Texel, provenant des vestiges d’une épave d’un navire marchand du XVIIe siècle déjà connue. À leur grande surprise, un coffre pointait sous la vase. Lorsque le coffre fut remonté à la surface, le contenu émerveilla tous les gens présents…


Photo:
Couverture de livre en cuir ©Kaap Skil

Le coffre contenait les effets personnels d’une dame de la noblesse, Jean Kerr, comtesse de Roxburghe, liée à la famille royale britannique des Stuarts. Le coffre contenait des bas de soie, des sous-vêtements, une pochette de velours rouge en bon état, un peigne et des couvertures de livres en cuir. Mais la découverte la plus spectaculaire fut celle d’une robe de soie de damas dans un étonnant état de conservation… considérant qu’elle avait séjourné 400 ans sous l’eau!


Photo:
@Kaap Skil

Bien qu’elle ait été sortie de la mer en 2014, la découverte de la robe (et des autres artefacts) a été gardée secrète jusqu’à tout récemment, pour éviter que des pilleurs cherchent le lieu de l’épave d’où provenaient les objets. Les analyses ont confirmé qu’il s’agissait d’une robe de soie du XVIIe siècle de qualité exceptionnelle, portée par une dame de haut rang. La robe était fort probablement un vêtement de tous les jours cependant, puisqu’il n’y a pas de fils d’argent ou d’or sur l’étoffe. 


Photo:
Un exemple possible d’une robe similaire à celle découverte

Ce coffre et le reste des objets découverts sur l’épave, comme des cargaisons d’épices, offrent une vitrine rarissime sur le commerce oriental, le transport et la vie de la noblesse au XVIIe siècle.

Coup de théâtre, cette découverte met aussi en lumière une histoire de complot! En effet, le navire appartenait à une flotte partie de Dover, en Angleterre, en 1642. Plusieurs navires avaient sombré en février de cette année-là, en raison du mauvais temps en mer. La comtesse de 56 ans à laquelle appartenait la robe, faisait le voyage en tant que dame de compagnie d’Henriette Marie de France, épouse du roi d’Angleterre, d’Écosse et d’Irlande, Charles Ier. 


Photo:
Henriette Marie de France

Le voyage, en apparence pour permettre à la fille de Charles 1er de rejoindre son mari, était en réalité un voyage visant à vendre des bijoux royaux afin d’amasser des fonds pour financer l’armée des royalistes dans le cadre de la guerre civile anglaise (1642-1651). La comtesse de Roxburghe a survécu au naufrage, mais selon les archives, elle serait décédée la même année.

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

http://www.historiatv.com/

Le Saviez-Vous ► Les plans loufoques de la CIA pour éliminer Castro


Aux nouvelles télévisées chez moi, à l’annonce de la mort de Fidel Castro, on avait signalé qu’il avait échappé à pas moins de 600 attentats. Est-ce vrai ? En tout cas, la CIA a pour son actif plusieurs complots qui n’ont jamais vraiment été mis en action
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Les plans loufoques de la CIA pour éliminer Castro

Tueurs à gages, cigares et stylos empoisonnés, coquillages explosifs, combinaison de plongée contaminée : la CIA a déployé des trésors d’imagination dans ses plans pour assassiner Fidel Castro, grand ennemi des Etats-Unis durant la guerre froide, révèlent divers documents des services secrets.

Un document déclassifié de la CIA, une enquête d’un inspecteur général de l’agence de renseignement et un rapport datant de 1975 du comité chargé de contrôler le fonctionnement et les actions des différents services de renseignements américains (Commission Church) révèlent les complots fomentés par les espions, dont certains n’ont jamais dépassé la phase de test en laboratoire…

Fidel Castro, lui, a toujours insinué avoir réchappé de plus de 600 complots visant à l’assassiner.

Epiler le barbu

Les premiers plans n’envisageaient même pas de tuer Castro et s’apparentent plutôt à des blagues d’étudiants.

La Commission Church écrit qu’entre mars et août 1960

« la CIA élaborait des plans pour contrer le charisme du tribun en sabotant ses discours ».

L’idée de pulvériser du LSD dans les studios télé avait été avancée puis abandonnée, la drogue étant considérée comme peu « fiable ».

Les services techniques de la CIA avaient ensuite mis au point un traitement chimique sur une boîte de cigares censé procurer une certaine confusion, espérant que Castro s’allume un havane avant de prononcer son discours et se ridiculise ainsi publiquement.

La commission a également découvert un plan censé « détruire l’image de l’homme barbu » grâce à un puissant produit dépilatoire qui lui aurait fait perdre sa barbe. L’idée était d’en asperger les chaussures du « Comandante » dans un hôtel lors d’un voyage à l’étranger, mais le déplacement de Castro a été annulé.

Cigare mortel

Le rapport de la Commission Church a découvert « des preuves concrètes d’au moins huit complots visant à assassiner Castro entre 1960 et 1965 ».

 Une boîte des cigares favoris de Castro avait ainsi été traitée avec « une toxine botulique pouvant tuer si un cigare était porté à la bouche ».

Les cigares ont été remis à une personne non-identifiée en février 1961, mais rien ne dit s’il y a eu une tentative de les remettre à Castro.

Tueurs à gage

En 1960, la CIA a recruté des membres de la mafia, leur promettant 150.000 dollars en cas de succès.

L’agence du renseignement souhaitait un assassinat par arme à feu mais les mafieux suggéraient alors une méthode plus discrète: inoculer du poison dans une boisson ou de la nourriture.

Une pilule contenant une toxine botulique avait alors été confiée à un officiel cubain, Juan Orta, qui devait être payé en retour par la mafia des casinos. Mais après plusieurs mois d’attente, Orta a abandonné la mission, selon un mémo de la CIA.

Le complot de la pilule empoisonnée a été ravivé après le fiasco de la Baie des Cochons en 1961 mais a été abandonné deux ans plus tard.

Coquillage explosif

En 1963, naît l’idée d’un « coquillage piégé » déposé à l’endroit où Castro pratiquait la plongée, mais les services techniques de la CIA ont considéré le projet « irréaliste ».

– Equipement de plongée contaminé –

La CIA comptait sur James Donovan, un juriste américain qui négociait avec Castro la libération des prisonniers de la Baie des Cochons, pour lui remettre une tenue de plongée « contaminée ».

Une tenue imprégnée d’un champignon causant une maladie chronique de la peau, le pied de Madura, et un système respiratoire infecté avec la tuberculose a été mis au point mais n’a jamais quitté les laboratoires de la CIA.

Stylo empoisonné

La CIA a remis à un haut responsable cubain qui souhaitait éliminer Castro, un stylo avec une seringue hypodermique empoisonnée « tellement fine que la victime ne ressentirait même pas la piqure », selon la Commission Church.

Mais ce haut responsable s’est plaint que la CIA ne lui donne pas « quelque-chose de plus sophistiqué » et ne l’aurait pas emporté avec lui.

Le silencieux

Plus tard la CIA devait fournir à ce haut responsable un pistolet et un silencieux, mais en juin 1965 les contacts avec ce dernier ont été rompus « pour des raisons de sécurité ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/