Qui surveille l’accès aux dossiers médicaux électroniques ?


L’informatisation des dossiers médicaux est sûrement une avancée qui permet d’avoir tout les renseignements  plus facilement accessible  lors de la visite d’un médecin, spécialiste … Mais que ces informations confidentielles soient utilisées pour d’autres raisons comme la publicité, des informations pour un besoin personnel ou par curiosité du personnel médical sur un patient alors qu’il n’a pas de besoin sont des dérives qui doivent être corrigées
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Qui surveille l’accès aux dossiers médicaux électroniques ?

 

Aucun mécanisme, humain ou informatique, ne permet de... (Photo Scott Eells, archives Bloomberg)

Aucun mécanisme, humain ou informatique, ne permet de signaler systématiquement les consultations inopportunes d’informations médicales confidentielles.

PHOTO SCOTT EELLS, ARCHIVES BLOOMBERG

 

SIMON-OLIVIER LORANGE
La Presse

Bien qu’il soit possible d’identifier qui accède à son dossier médical électronique, encore faut-il se donner la peine de le faire.

PHOTO DAVID BOILY, ARCHIVES LA PRESSE

Une enquête de La Presse révélait vendredi que des entreprises exploitent à des fins commerciales le contenu de dossiers de millions de Québécois dont l’identité a été « anonymisée ». Or, des accès abusifs aux dossiers ont lieu quotidiennement à une tout autre échelle par l’entremise de travailleurs de la santé, et ce, sans qu’aucun mécanisme de surveillance ne les en empêche.

Par exemple, La Presse a publié fin janvier l’histoire d’une inhalothérapeute radiée de son ordre professionnel après voir consulté les dossiers de patients en fin de vie afin de tenter d’acheter leur maison à bas prix. Selon l’Association des gestionnaires de l’information de la santé du Québec (AGISQ), qui regroupe quelque 600 archivistes médicaux de la province, c’est un heureux hasard si un tel stratagème a pu être mis au jour, car aucun mécanisme, humain ou informatique, ne permet de signaler systématiquement les consultations inopportunes d’informations médicales confidentielles.

« Il n’y a pas de règle qui oblige un établissement à faire de la journalisation des accès dans ces systèmes-là. Les systèmes informatiques permettent de laisser des traces comme un petit Poucet, mais s’il n’y a pas de vigie, ça ne sert à rien », estime Alexandre Allard, président de l’AGISQ.

« Un dossier de santé électronique, c’est quelque chose d’hyper sensible, alors nécessairement, on devrait faire plus de validation. »

Le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec n’a pas donné suite aux demandes d’entrevue de La Presse à ce sujet.

Cas de figure

Les cas de figure d’abus sont nombreux. Si certains sont moins choquants à première vue – pensons à un professionnel de la santé qui consulte le dossier d’un membre de sa famille -, d’autres utilisations frauduleuses de données donnent des frissons dans le dos.

Avocat spécialisé dans la défense des patients, Jean-Pierre Ménard donne en exemple le cas de femmes qui ont reçu des publicités d’entreprises funéraires peu de temps après avoir reçu un diagnostic de cancer du sein.

« Des cas comme ça touchent directement la relation entre les patients et les professionnels, et on ne peut pas tolérer ça », dit Me Ménard.

« Les règles déontologiques sont strictes, mais avec les dossiers informatisés, beaucoup de monde a accès à beaucoup de choses, et c’est difficile à contrôler. Le problème, c’est que l’application des règles est inégale et dépend de la culture des différents milieux. Certains établissements sont très prudents, d’autres, non. »

Selon Alexandre Allard, il ne devrait y avoir aucune zone grise.

« Si vous êtes une infirmière en pédiatrie et que vous êtes en train de consulter le dossier de votre père aux soins palliatifs, vous n’avez pas d’affaire là », illustre-t-il.

L’AGISQ interpelle depuis plusieurs années le gouvernement du Québec à ce sujet. L’Association s’est d’ailleurs présentée devant la commission parlementaire sur l’accès à l’information, en août dernier.

« Mais on n’en a jamais entendu parler depuis », déplore M. Allard.

La Commission d’accès à l’information a toutefois déclenché une enquête à la suite de la publication de notre dossier sur la commercialisation des renseignements des dossiers médicaux électroniques, vendredi dernier.

Radiation temporaire pour une médecin

L’été dernier, le Collège des médecins a radié pour une période de trois mois la Dre Elena Claudia Minca après avoir découvert que celle-ci avait consulté le dossier médical d’une amie dont elle avait perdu la trace.

La Direction des enquêtes du Collège des médecins a par la suite publié une note à l’attention de ses membres leur rappelant que « ces puissants outils [informatiques] doivent être exclusivement utilisés dans le cadre de leurs fonctions, c’est-à-dire la dispensation des soins »

http://www.lapresse.ca/

OGM: trois lettres qui font peur


Avez vous peur des OMG. Personnellement ce n’est pas la peur d’en manger, mais plutôt c’est de changer la génétique de l’aliment pour se protéger des insectes perdant ainsi ses défenses naturelles qui avec le temps … je pense faiblira .. d’ailleurs il y avait eu une étude allant dans ce sens ..
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OGM: trois lettres qui font peur

 

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

 

Claudette Samson

(Québec) Trois petites lettres qui enflamment les esprits. Honnies par certains, présentées par d’autres comme LA révolution technologique en agriculture. Et entre les deux, un public qui cherche à comprendre quels sont les enjeux. Bienvenue dans le merveilleux monde des OGM.

Les organismes génétiquement modifiés (OGM) ont mauvaise presse. Spontanément, on imagine des créatures étranges, monstrueuses. Pourtant, dans la vraie vie, rien ne les distingue de leur modèle «régulier». Un épi de maïs GM ressemble tout à fait à celui que l’on cultive depuis des lunes. En fait, il est probable que la sélection et les croisements traditionnels ont davantage modifié son apparence que l’ajout d’un gène le rendant tolérant à un herbicide ou aux insectes.

Plus encore: des études révèlent qu’un grand nombre d’aliments transformés que nous consommons et dont on sait qu’ils contiennent des ingrédients transgéniques n’en révèlent aucune trace  Pourquoi s’inquiéter alors?

Pour Dominique Michaud, biochimiste et professeur au Département de phytologie de l’Université Laval spécialisé dans ce champ de recherche, cette réaction est normale, car il y a un petit côté «Frankenstein» qui émane de ces productions. Et comme cela touche à ce que l’on mange, l’effet symbolique et émotif est grand. On l’a bien vu la semaine dernière lorsqu’on a appris que du maïs sucré GM, destiné à l’alimentation humaine et commercialisé par la compagnie Monsanto, serait cultivé pour la première fois au Québec.

Jeudi, le réseau Vigilance OGM a annoncé qu’il réalisera des tests génétiques aléatoires pour débusquer les variétés qui seront commercialisées; les résultats de ces tests seront publicisés, et les consommateurs invités à s’informer avant d’acheter du maïs. L’ACEF de Québec a de son côté appelé les producteurs «non OGM» à s’inscrire sur une liste au bénéfice des consommateurs voulant être certains d’acheter des aliments non manipulés génétiquement.

Pour l’heure, ce sont surtout des plantes qui sont l’objet de recherches et de commercialisation. Le site Internet du gouvernement du Québec (www.ogm.gouv.qc.ca) dresse le portrait de l’état des cultures ici et ailleurs dans le monde. Bien que la plupart soient destinées à l’alimentation animale, plusieurs se retrouvent dans notre assiette à titre d’ingrédients, notamment les huiles (canola, maïs, soja). Selon les informations disponibles, 52% du soja, 74% du maïs et 85% du canola cultivés en 2011 au Québec étaient GM.

Le code PLU

Selon le Conseil québécois de l’horticulture, plus de 25% du maïs sucré cultivé sur la côte est des États-Unis ainsi qu’une grande proportion des courges importées des États-Unis sont issues des biotechnologies, c’est-à-dire des OGM. Bien qu’ils ne soient pas étiquetés comme tels, il est en principe possible de le vérifier à partir du code PLU qui permet chez les détaillants de distinguer les fruits et légumes cultivés de façon conventionnelle (quatre chiffres), biologique (cinq chiffres commençant par un 9) ou transgénique (cinq chiffres commençant par un 8).

Il n’y a par ailleurs aucun animal génétiquement modifié présentement au Canada.

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L’avenir du maïs sucré entre les mains des détaillants

L’avenir du nouveau maïs sucré génétiquement modifié de Monsanto qui sera cultivé cet été au Québec repose entre les mains des grands détaillants.

Cette analyse est celle du chercheur Dominique Michaud, spécialiste des cultures génétiquement modifiées. La semaine dernière, deux sources ont déclaré au Soleil que des détaillants avaient dit aux agriculteurs ne pas être intéressés par le nouveau maïs sucré résistant à plusieurs insectes et à l’herbicide Roundup. Or, les choses ne sont pas si claires, a constaté Le Soleil par la suite.

Aucune décision n’a en effet été prise, selon Nathalie Saint-Pierre, du Conseil canadien du commerce de détail. Bien que Le Soleil ait communiqué avec chacun des trois grands détaillants présents au Québec, c’est Mme Saint-Pierre qui a rappelé, preuve que le sujet est jugé délicat. L’article du Soleil a cependant ouvert les discussions, a-t-elle mentionné.

Les agriculteurs sont pragmatiques, avance M. Michaud. Si le marché est là, plusieurs en cultiveront. Mais pas de marché, pas de culture. Si les grands de l’alimentation ne posent pas de questions à leurs fournisseurs, il croit donc que les quantités cultivées iront en augmentant avec le temps. S’ils leur envoient au contraire un message clair disant qu’ils n’en veulent pas, il arrivera à ce maïs la même chose qu’à la pomme de terre GM à la fin des années 90, quand la compagnie McCain a dit qu’elle n’en achèterait pas. Elle a cessé d’être cultivée.

http://www.cyberpresse.ca

Le café à inhaler Aeroshot : un produit controversé


A première vue ce nouveau produit ne semble pas causer de gros problème pour la santé a la condition qu’il soit utilisé avec parcimonie … Mais est -ce que cela sera utilisé avec précaution .. pas sur. Mais je ne comprend pas qu’un tel produit peut être classé comme produit naturel. Enfin je ne fais pas  trop confiance a l’utilisation a long terme
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Le café à inhaler Aeroshot : un produit controversé


Photo: aeroshots.com

Par Bruno Geoffroy

Distribué depuis un mois aux États-Unis, Aeroshot permet d’inhaler de la caféine. Si ce produit séduit les adultes en mal de boissons énergétiques, il en inquiète d’autres.

Esthétique et coloré, ce pulvérisateur de la taille d’un tube de rouge à lèvres contient 100 mg de caféine en poudre. D’une simple pression, le dispositif relâche une partie du précieux stimulant qui se dissout quasi instantanément dans votre bouche. En six bouffées, le contenant, vendu 2,99$ aux États-Unis, est vide. Votre corps, lui, a fait le plein de l’équivalent en caféine d’environ une demi-tasse de café filtre.

Dangereux pour la santé?

Selon David Edwards, professeur d’ingénierie biomédicale à l’Université Harvard et créateur de ce « café inhalé », le produit ne pose aucun danger pour la santé. Il appuie son affirmation sur la liste des ingrédients: caféine, vitamine B, acide citrique, bicarbonate de sodium et édulcorants. Ici, aucune de trace de taurine, un additif utilisé dans les boissons énergisantes de type Red Bull pour amplifier l’effet de la caféine.

Rassurant? Pas assez pour Charles Schumer, le sénateur démocrate de New York. Il craint que l’aspect ludique du produit ne soit nuisible à la santé de jeunes consommateurs déjà habitués à mélanger alcool fort et boisson énergisante.

Avec Aeroshot, difficile de prendre conscience de la quantité de caféine ingérée : inhaler quelques bouffées de café se fait autrement plus vite que d’en avaler quelques tasses! Aussi, dès décembre 2011, le politicien a demandé à la Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis d’examiner le produit avant même sa commercialisation. La réponse de l’organisme fédéral se fait toujours attendre.

Une question d’étiquetage

Une mention sur l’emballage de l’Aeroshot prévient les consommateurs adultes de ne pas dépasser trois inhalateurs par jour, soit 300 mg de caféine. Une consigne plus conservatrice que celle de Santé Canada, pour qui un adulte sain peut ingérer jusqu’à 400 mg de caféine par jour, soit l’équivalent de deux tasses et demie de café filtre.

S’il était disponible sur le marché canadien (ici, l’achat se fait uniquement par Internet), « Aeroshot serait classé comme un produit de santé naturel », dit Stéphane Shank, porte-parole de Santé Canada.

Et ce même avec les nouvelles mesures annoncées en octobre 2011 par l’organisme fédéral pour réglementer le secteur des boissons énergisantes.

Considérées aujourd’hui comme des produits de santé naturels, la plupart de ces boissons seront légalement reconnues comme des aliments dans 18 mois compte tenu de leur haute teneur en caféine. C’est déjà le cas aux États-Unis et en Europe. Au Canada, la quantité en caféine sera alors limitée à 180 mg par canette. Et les contenants devront afficher un tableau de valeur nutritive et une mise en garde sur les risques de mélanger le produit avec de l’alcool. Des règles qui, à première vue, ne devraient pas nuire à l’inhalateur Aeroshot s’il arrive au Canada.

Pour en savoir plus

La teneur en caféine dans les aliments:
http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/securit/addit/caf/food-caf-aliments-fra.php
L’approche de gestion des boissons énergisantes contenant de la caféine proposée par Santé Canada:
http://www.hc-sc.gc.ca/fn-an/legislation/pol/energy-drinks-boissons-energisantes-fra.php

http://www.protegez-vous.ca