Le Saviez-Vous ► 7 catégories de tourisme noir


Peut-être vous êtes de ceux que les vacances ne riment pas avec plage. Le tourisme pour vous seraient plus relié à l’histoire. Il y a des sites à visiter qui donne des leçons à l’humanité, alors que d’autres, c’est carrément pour l’argent et non vraiment pour la cause. Tous ces lieux doivent  être marqué de  notre respect, des gens y vécut.
Nuage

 

7 catégories de tourisme noir

 

Voici sept endroits qui aident à saisir les différents types de tourisme noir.

Sites commémoratifs

Comme à Hiroshima, à Auschwitz ou à New York, ce sont des endroits où on met l’accent sur la mémoire des victimes, où leur histoire est honorée. Ce sont eux qui nous enseignent les leçons.

Catastrophes naturelles

Comme à Armero, à Pompéi ou à Fukushima (Colombie, Italie, Japon). Ces trois endroits ont subi les foudres de dame Nature et on y a préservé d’une quelconque façon les ruines et les souvenirs.

Mausolées

Ce sont des endroits liés directement aux rituels entourant la mort, avec des éléments solennels, comme les cimetières, ou d’autres qui présentent la mort sans fioritures, comme les Catacombes de Paris (où l’on retrouve plus de 6 millions de squelettes).

Champs de bataille

Des lieux de batailles sanglantes qui ont changé le cours de l’histoire et fauché la vie de milliers de soldats, comme à Gettysburg et à Waterloo. Plusieurs de ces sites reconstituent les batailles annuellement, comme c’est le cas pour se remémorer la Guerre civile américaine.

Génocides

Du musée commémoratif de Kigali, qui rappelle le génocide du Rwanda de 1994 et ses victimes, aux champs de la mort du Cambodge. Les sites de torture sont aussi englobés dans cette catégorie.

Scènes de meurtres

Du bâtiment Dakota, où John Lennon a été assassiné, à l’East End Street de Londres, où Jack l’éventreur a commis plusieurs de ses crimes.

Prisons

Des sites les plus impénétrables, comme Alcatraz, jusqu’aux plus macabres et anciens, comme les cellules sombres et humides de Castillo de San Felipe, à Carthagène, en Colombie.

 

Par Luz Lancheros

Metro World News

http://journalmetro.com

Des fouilles archéologiques près des restes de 6000 Irlandais


Des fouilles archéologiques sont prévues dans un des plus anciens quartiers de Montréal. Une pierre noire commémorative qui souligne les Irlandais immigrés qui sont venus au pays et sont mort du typhus sera déplacé dans un endroit plus approprié
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Des fouilles archéologiques près des restes de 6000 Irlandais

 

OLIVIER ROBICHAUD

Olivier Robichaud journaliste, politique municipale

Le maire Denis Coderre a réitéré sa promesse de créer un site plus propice à la commémoration d’un tel drame.

Denis Coderre se recueille devant le monument Black Rock avec des membres de son équipe.

Des fouilles archéologiques commenceront sous peu près du monument Black Rock, qui marque l’endroit où 6000 immigrants irlandais morts de typhus ont été enterrés. Le maire Denis Coderre a réitéré sa promesse de créer un site plus propice à la commémoration d’un tel drame.

Au bout du chemin des Irlandais, dans Pointe-Saint-Charles, se dresse une énorme pierre noire avec une inscription en anglais, qui se traduit

«Pour empêcher la profanation des restes de 6000 immigrants qui sont morts de la fièvre des vaisseaux entre 1847 et 1849, cette pierre est érigée par les travailleurs de MM. Peto, Brassey et Betts, employés pour la construction du pont Victoria en 1859».

Ces restes avaient été découverts par les travailleurs, Irlandais pour la plupart, pendant la construction du pont. Une décennie plus tôt, l’endroit accueillait des camps de fiévreux principalement occupés par des réfugiés qui fuyaient la Grande Famine en Irlande. Des milliers de personnes sont mortes et ont été enterrées aux extrémités du camp. Même le maire de Montréal, John Easton Mills, qui a visité les camps, est mort de typhus en 1847.

Or, ce monument se trouve aujourd’hui sur un simple terre-plein, au milieu de la rue Bridge.

«De l’avis de tous, le site commémoratif actuel […] ne convient pas à une mission aussi symbolique et importante», souligne le maire de Montréal, Denis Coderre.

La communauté irlandaise souhaite depuis longtemps déménager la pierre au terrain situé en face du monument, actuellement occupé par un stationnement. Mais cet endroit a été acquis par Hydro-Québec afin d’y construire un nouveau poste électrique.

Vendredi, M. Coderre a annoncé la formation d’un comité de travail avec Hydro-Québec afin d’intégrer le monument Black Rock au projet de poste électrique. Selon la société d’État, des fouilles archéologiques commenceront à la mi-octobre. La date exacte n’a pas encore été déterminée puisque le contrat est en cours de négociation.

Les artéfacts trouvés seraient mis en valeur dans le nouveau monument.

«La communauté irlandaise attend ceci depuis longtemps. Nous faisons un grand pas en avant», affirme Daniel Doyle, ex-président de l’organisme United Irish Societies of Montreal et candidat d’Équipe Denis Coderre dans le district qui comprend Pointe-Saint-Charles.

La découverte éventuelle de corps pourrait compliquer les travaux. Selon la Fondation du parc du monument irlandais de Montréal, les corps ont été enterrés sur un large périmètre et l’emplacement des fosses n’est pas connu avec exactitude. En 1942, certains corps ont été découverts par accident et inhumés ailleurs.

Vendredi, M. Coderre n’était pas en mesure de dire ce qui arrivera si les archéologues exhument des restes humains. Des protocoles stricts sont en place pour de tels cas aux niveaux fédéral et provincial, notamment pour déterminer si ces restes doivent être remis à une nation autochtone. Des permis d’exhumation pourraient aussi être nécessaires.

http://quebec.huffingtonpost.ca

«Journal d’Hiroshima»: le terrifiant carnet d’après la Bombe


Aujourd’hui, on a beaucoup parlé d’Hiroshima, de la bombe atomique, de l’ingéniosité de l’homme à inventé mais encore plus de son imbécilité dans ses actions. Il y a eu probablement beaucoup d’écrits sur cette journée d’enfer, mais ce médecin a été plus qu’un témoin, il a été directement comme tant d’autres une victime, et par ses écrits de son journal d’après Hiroshima, nous pouvons espérer que plus jamais un tel affront à l’humanité se reproduira
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«Journal d’Hiroshima»: le terrifiant carnet d’après la Bombe

 

Des travailleurs japonais des raids aériens transportent une victime après l'explosion d'Hiroshima, le 6 août 1945. Archives via Reuters.

Des travailleurs japonais des raids aériens transportent une victime après l’explosion d’Hiroshima, le 6 août 1945. Archives via Reuters.

Par Philippe Boggio

Dans ce livre publié en 1955 qui fit grand bruit, réédité en 2011 en France, un médecin japonais, Michihiko Hachiya raconte les différentes étapes de l’après Hiroshima: les douleurs après l’explosion, l’incompréhension, la sidération, et l’entrée dans l’ère atomique.

L’explosion atomique d’Hiroshima, dont on commémore, ce 6 août, le 70ème anniversaire, est souvent racontée par le gigantisme effrayant de ses chiffres. Ou par le génie scientifique démentiel dont a fait montre l’homme, en 1945, en chargeant l’équivalent de 15.000 tonnes de TNT dans une bombe d’uranium de 4,5 tonnes, baptisée du petit nom charmant de Little Boy par l’état-major américain. Ce talent des physiciens, l’historien Didier Le Fur en résume ainsi les premiers effets dans son implacable préface au livre célèbre du médecin Michihiko Hachiya, Journal d’Hiroshima, réédité chez Tallandier et qui vient de sortir en poche:

«La bombe explosa à 580 mètres d’altitude. Une immense bulle de gaz incandescent de plus de 400 mètres de diamètre se forma en une fraction de seconde émettant un puissant rayonnement; dessous, les températures augmentèrent en quelques instants de 4.000 degrés. Sur terre, le feu se déclenchait déjà. Le passage de l’onde de choc pulvérisa tout, provoquant des vents de plus de 800 km/h. Puis un champignon, fait de poussières et de débris de toutes sortes, entama une ascension de plusieurs kilomètres dans le ciel».

Il y a aussi l’autre manière, celle du receveur, si l’on ose dire: un habitant d’Hiroshima, parmi les quelques 250.000 de cette ville côtière, aux premières heures d’une journée d’été qui promettait d’être ensoleillée. C’est le même récit mais par l’autre bout, une autre entrée, au ras du sol, à hauteur de gisant, dans la même nuit, de plein jour, de l’esprit humain; en gros plan, comme dans un film tourné «caméra à l’épaule», sur ce qu’il resta soudain de vie et de décor «sur terre», à 8h15 du matin.

22 jours

Ce Journal d’Hiroshima –fort bien servi dans sa nouvelle version française par la traduction de Simon Duran– Michihiko Hachiya, le directeur de l’hôpital du Bureau des Communications, entreprit de le tenir, jour après jour, à partir du 8, et jusqu’au 30 septembre.

En caleçon et maillot de corps, le médecin se reposait d’une nuit de garde, à même le sol du séjour de sa maison, non loin de l’hôpital, quand «un puissant éclair de lumière», avant un second, l’avait fait tressaillir. Sa mémoire allait vaciller, toutes les heures suivantes, mais il conserva le parfait souvenir «d’une lampe en pierre qui se mit à scintiller dans le jardin». Puis plus rien. Il y avait une ville… Une maison… Au dessus de lui, le toit tanguait. «Instinctivement, écrit Hachiya, je tentait de fuir, mais des gravats et des poutres tombées au sol me barraient le passage».

Avant (en haut) et après (en bas) l’explostion de la bombe atomique sur Hiroshima / prises en avril et août 1945 Photos: U.S. Strategic Bombing Survey, via Reuters

Il parvint à gagner le jardin, s’arrêta, pris d’un état de faiblesse physique qu’il diagnostiqua comme anormale:

«A ma grande stupeur, je découvris alors que j’étais complétement nu. Chose étrange! Où étaient passés mon caleçon et mon maillot de corps?»

Il se palpe, il est blessé, à peu près partout. Sa lèvre inférieure pend.

«Un gros morceau de verre était fiché dans mon cou; sans y penser, je l’en délogeai et, avec le détachement d’un homme sidéré et en état de choc, je l’étudiais ainsi que ma main ensanglantée». La pensée de sa femme le réveille. Une explication possible aussi. «C’est une bombe de cinq cent tonnes! Yaecko-san, où es-tu? Une bombe de cinq cents tonnes est tombée». 

«Pétrifiés par la mort en pleine fuite»

Sa femme apparaît, «pâle et apeurée», couverte de sang, mais moins blessée que lui. Filer. L’hôpital! Ils se mettent à courir en passant par la maison des voisins qui s’affaisse aussi, et s’étalent en arrivant dans la rue:

«En me relevant, je m’aperçus que j’avais trébuché sur la tête d’un homme. « Excusez-moi! Excusez-moi, s’il vous plaît! », criai-je frénétiquement.

Aucune réponse. Il était mort. Cette tête avait appartenu à un jeune officier dont le corps gisait écrabouillé sous une énorme porte».

Le premier de milliers de cadavres, «pétrifiés par la mort en pleine fuite» ou comme diminués, écrasés par une force invisible, que le médecin-directeur va voir, d’abord dans cette rue du salut vers l’hôpital, puis tout autour du bâtiment en béton armé, resté debout, des Communications, et enfin dans toute la ville. Sa femme lui a passé son tablier autour du corps. Elle continue d’avancer sans lui, sur son insistance, car lui s’effondre à nouveau, ses forces enfuies. Plus rien n’éclaire la rue, c’est comme s’il faisait nuit.

Effacement du temps

«On aurait tout aussi bien pu être le lendemain, notera Hachiya par la suite. Le temps n’avait plus de sens». Il revient à lui, reprend sa marche titubante, croise une femme nue, puis d’«autres ombres humaines». 

«Certains paraissaient se mouvoir sous l’emprise de la douleur, les bras détachés de leurs corps, avant-bras et bras ballant comme des épouvantails. Cette vision me captiva jusqu’à ce que j’eusse soudainement conscience que ces gens avaient été brûlés et qu’ils ne déployaient ainsi leurs bras que pour mieux empêcher le frottement douloureux de leurs surfaces écorchées».

La ville est par terre, plus rien n’entrave la vue jusqu’aux montagnes autour d’Hiroshima, qui paraissent soudain plus proches. Un vent violent attise partout des incendies. De toutes les douleurs qu’il éprouve domine la soif, un besoin jamais ressenti de manière aussi impérieuse. L’hôpital enfin! Entre deux évanouissements, il reconnaît sa femme et des membres de ses équipes, qui le prennent en charge sur un brancard, et c’est dans cette position du blessé, puis de l’opéré, enfin du convalescent –son corps gardera la trace de cent cinquante cicatrices–, qu’il coordonnera l’organisation d’un immense centre de soins improvisé à ciel ouvert. Car l’hôpital brûle à son tour, et c’est même lui, de sa couche, en voyant des flammes surgir par une fenêtre, qui donne l’alerte:

«Les courants d’air chaud ascendants devinrent si violents que des plaques de zinc arrachées des toits se mirent à tournoyer et à siffler capricieusement dans le ciel». 

L’hôpital est évacué, ainsi que les locaux du Bureau des Communications, qui avait déjà été réquisitionné. D’autres dizaines de morts. Résistance humaine submergée. Pour le docteur, de nouvelles blessures, à même son brancard.

Le silence et la soif

Peu après l’explosion, le 6 août 1945 via Wikipedia License CC

Puis le nuage reparti, avec le vent, les incendies ayant face place nette du décor urbain, un silence d’une pesanteur inconnue. L’hébétude de la plus haute des solitudes. Il y avait une ville, il n’y a plus rien… Les premières questions aussi, sans réponse. Qu’est-ce qu’il s’était passé? Pourquoi tant des brûlés? Ceux qui portaient un manteau avaient plutôt mieux résisté au feu, au souffle ou au rayonnement de l’explosion, mais on porte assez peu de manteaux en été, à Hiroshima. Les cadavres de militaires, dans toute la ville, avaient encore des cheveux à l’endroit du crâne du calot réglementaire, au dessus de faces à vif, méconnaissables. Pourquoi tout le monde avait-t-il eu si soif? Cruelle ironie, Hiroshima est une ville de delta, veinée de rivières, et on retrouvait des milliers de morts, dont le dernier geste de vie avait consisté à ramper en vain vers les innombrables points d’eau de la ville. Les piscines, les bassins d’alimentation, la rivière Ota regorgeaient de cadavres.

Dans son journal, Michihiko Hachiya commence à noter sa perplexité. Quelle bombe était-ce là? A peu près tous, ici, possèdent une culture des bombardements. Beaucoup d’hommes ont servi. Ils ont suivi, à la radio, à la fin de l’hiver, les assauts nocturnes des avions américains sur Tokyo. La ville se prépare depuis des mois aux attaques alliées, et l’armée, dont Hiroshima est un centre de regroupement et de liaison, a fait tracer, par destruction des vieux quartiers, des allées de secours rectilignes, justement en prévision des chapelets de bombes incendiaires qui pourraient être déversés sur ses toits. Normalement, pour ce que pouvaient observer les médecins du Bureau des communications, laissés des jours durant dans l’ignorance de toute information, faute, autre ironie, de moyens de communications en état de marche, il aurait fallu des dizaines d’avions, voire des centaines, pour rivaliser avec un tel désastre au sol.

Sidération

 

Les inquiètent aussi ce soupçon d’épidémie de diarrhées et de vomissements qui frappent les blessés, alors que les effets de l’incendie auraient dû purifier l’atmosphère de ses bactéries. Dysenterie bacillaire? Il est passionnant, et désespérant, au fil des pages de mesurer avec quelle lenteur un médecin-directeur de bonne culture scientifique entre, avec tous les siens, en août 1945, dans l’ère de la mort atomique. Après quelle réticence, scientifique et morale, Hiroshima, coupée du monde, commence à réaliser qu’elle vient d’être victime d’une arme d’une toute autre puissance meurtrière que celle contenue jusqu’ici dans la chronique moderne de la guerre.

Avant de pointer peu à peu, comme cause des affaiblissements biologiques, une«irradiation» possible, puis «la maladie des rayons», Le Journal d’Hiroshima relève un autre effet sur les survivants: une sidération persistante. Instinctivement, les rescapés restent en groupe, des jours durant, ou bien ils avancent en nombre, et quand on les interroge, quand on leur demande d’où ils viennent, ils se retournent pour indiquer simplement: «de là». Et où ils vont: «là-bas». Mort des mots aussi. Ou mots à venir encore manquant.

Après la capitulation japonaise, Michihiko Hachiya laissera de côté son Journal, cinq ans durant, puis il acceptera la publication de certains extraits dans la revue de son hôpital, entre 1950 et 1952. Un médecin américain, Warner Wells, en mission pour étudier… les effets secondaires sur les rescapés des explosions atomiques d’Hiroshima, puis le 9 août, de Nagasaki, entreprendra de le traduire et de le faire publier aux Etats-Unis. Le gouvernement américain tentera d’en retarder la diffusion,et le manuscrit passera encore de longs mois dans un tiroir, en Caroline du Nord. Sa parution, en 1955, rencontrera un énorme succès en Amérique, et sera traduit un peu partout à travers le monde. Albin Michel diffusera la version française, la même année. Albert Camus, qui avait été l’un des rares intellectuels, en 1945, à s’insurger contre la bombe d’Hiroshima, et Boris Vian, premier des pourfendeurs d’atomes, dans les années 50, feront une large publicité à ce journal d’un médecin-directeur qui ne fût pas pour rien dans la montée, en Occident, d’un sentiment antinucléaire –que pour sa part, Michihiko Hachiya eut la chance de pouvoir observer jusqu’à sa mort, tardive pour un rescapé d’Hiroshima, en 1980.

http://www.slate.fr/

Selma, 50 ans plus tard


En fin de semaine, Selma, une ville des États-Unis, commémore la marche pour les droits civiques des noirs qui avait été entamée, il y a 50 ans. Les choses ont-ils changé depuis le temps ? Certains points oui, mais rien n’est gagnée, la route est longue, même trop longue, car il y a beaucoup à faire et à refaire
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Selma, 50 ans plus tard

La marche de Selman, en Alabama, en 1965.

La marche de Selma, en Alabama, en 1965. Photo :  Reuters

Texte et photos : Yanik Dumont Baron

Les États-Unis commémorent ce week-end le 50e anniversaire de la marche de Selma, en Alabama, devenue un symbole pour les droits civiques des Noirs. Après un discours attendu du président Barack Obama samedi, une marche commémorative sera tenue dimanche, où les participants trouveront une ville qui demeure marquée.

Le 7 mars 1965, plus de 500 manifestants afro-américains quittent Selma pour rejoindre Montgomery, la capitale de l’Alabama. Ils protestent contre les tactiques qui les empêchent de voter. À peine sortie de Selma, la manifestation pacifiste de militants est réprimée violemment par des policiers blancs.

Les images d’hommes et de femmes en habits du dimanche matraqués et poursuivis par des cavaliers ont fait le tour du monde. C’est le « Bloody Sunday » du mouvement pour les droits civiques aux États-­Unis. Le pays est secoué, outré par la violence policière.

Huit jours plus tard, le président des États-Unis annonce le Voting Rights Act, pour interdire toute mesure empêchant un citoyen de voter.

Cinquante ans plus tard, la ville de Selma porte encore les traces de la lutte pour les droits civiques. Portrait en photos.


17 militants non ­violents ont été hospitalisés lors du « Bloody Sunday ». Les manifestants ont été repoussés avec des bâtons, des gaz lacrymogènes. Des cavaliers ont chargé dans la foule.


Le pont où les manifestants ont été attaqués conserve le nom d’un général de l’armée du Sud (confédérée) durant la guerre civile américaine. Une pétition réclame un changement, soulignant que ce symbole du mouvement des droits civiques porte toujours le nom d’un homme « qui a occupé l’une des plus hautes positions au sein du Ku Klux Klan (KKK) ».


La Brown Chapel a servi de point de départ pour les militants qui marchaient vers Montgomery. Au fil des ans, Martin Luther King Jr et Malcom X y ont prononcé plusieurs discours. Le monument « I Had a Dream » est dédié à deux Blancs et à un jeune Noir morts dans les jours entourant la marche de Selma à Montgomery.


Un vaste complexe d’HLM entoure la Brown Chapel. Le taux de chômage à Selma dépasse 10 %, soit presque le double de la moyenne nationale. Quatre résidents sur cinq sont des Noirs. Le premier maire noir a été élu en 2000.


Les leaders du mouvement de contestation se sont souvent réunis dans la maison des Boynton pour affiner leurs stratégies. En 2014, une partie de la rue Lapsley a été renommée en l’honneur du couple. Les cartes utilisent encore le nom original.


La base du pont Edmund Pettus sert de point central pour le tourisme des droits civiques. Plusieurs édifices sont vacants, certains portent la promesse d’un développement.


L’un des quartiers noirs de l’est de Selma, où habitaient de nombreux « foot soldiers », ces centaines de militants qui ont marché derrière les leaders du mouvement. La maison de droite est celle d’Annie Lee Cooper, une militante incarnée par Oprah Winfrey dans le film Selma.


Le quartier plus riche de Selma est occupé surtout par des citoyens blancs. Ils ont aussi un club privé, avec un golf et des terrains de tennis. Il y a 50 ans, les Noirs ne pouvaient pas circuler sur certaines rues habitées par les Blancs, sauf pour aller y travailler.


Cette épicerie, en plein coeur du quartier riche de Selma, est surnommée « l’épicerie blanche » par certains militants. Une petite partie de la clientèle est noire. Certains employés aussi. La ségrégation légale a été remplacée par une ségrégation de facto, influencée par la situation économique des habitants.


Il faut lever le rabat noir pour regarder cette photo dans le local d’un groupe de militants anti­racistes. Les graffitis haineux ont été peints sur un mur après l’admission d’une première élève noire dans une école privée. Elle avait à peine 6 ans. C’était en 2008.


La jeune élève qui était la cible des graffitis haineux dans une école privée. Les amis blancs de Shania Black, 12 ans, étaient aussi intimidés. Elle ne comprenait pas pourquoi elle n’était pas invitée aux anniversaires de ses camarades de classe.


Le cimetière des soldats confédérés morts lors de la guerre civile américaine. Selma a joué un rôle vital dans l’approvisionnement des troupes du Sud. Comme pour la lutte des droits civiques, les traces de cet héritage sont aussi bien en vue dans la ville.

http://ici.radio-canada.ca/

Le génocide du Rwanda, une leçon déjà oubliée?


Si on parle de génocide, les gens vont parler des Juifs à la deuxième guerre mondiale. Et pourtant, il y a eu d’autres génocides depuis. Le Rwanda dont les massacres ont été mis en film et écrit par des témoins, ne semble pas changer les choses. Étant donner qu’après 20 ans le génocide du Rwanda, d’autres ethnies subissent le même sort
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Le génocide du Rwanda, une leçon déjà oubliée?

Le génocide du Rwanda, une leçon déjà oubliée?

Alain Ntwali. Adrian Wyld / La Presse Canadienne

OTTAWA – Vingt ans plus tard, les souvenirs du génocide du Rwanda sont encore vifs. Lundi, 200 survivants devraient déambuler silencieusement dans les rues d’Ottawa, de la colline parlementaire à l’hôtel de ville, afin de commémorer ce triste anniversaire.

Parmi eux, Alain Ntwali pensera sans doute à ses parents, morts devant ses yeux, à Kigali. Alors âgé de 10 ans, il a tant bien que mal réussi à fuir les milices de Hutus qui, armés de machettes, ont froidement abattu des dizaines d’autres membres de sa famille. On estime que jusqu’à 800 000 Rwandais tutsis ont été tués en 1994 et pourtant, pense M. Ntwali, le monde ne semble pas en avoir tiré de leçons.

«Ce qui se passe en Syrie, ça ne devrait pas arriver maintenant qu’on a été témoins de tellement de guerres et de génocides», partage l’étudiant universitaire en comptabilité et père d’une fillette de presque deux ans.

«Je ne comprends pas pourquoi ça arrive encore, après ce qui s’est passé au Rwanda, qui est un exemple éloquent de ce qui peut survenir lorsque l’ONU ne prend pas les grands moyens.»

Le général à la retraite Roméo Dallaire, qui est maintenant sénateur libéral, partage ce point de vue. Lui qui a dirigé la mission de paix de l’ONU au Rwanda, il affirme que le monde n’a simplement pas retenu la leçon fondamentale de ce drame: prévenir le massacre de milliers d’innocents civils exige de mettre en place des politiques radicales et non de regarder passer la parade.

Bien qu’il reconnaisse que la communauté internationale a adopté la «responsabilité de protéger» dans la foulée du génocide rwandais et du massacre de Srebrenica en Bosnie en 1995, M. Dallaire se fait lucide: c’est une chose de rédiger une doctrine, l’appliquer est une tout autre paire de manches.

«Il semble qu’on n’ait pas de politiciens capables d’être des hommes d’État et de prendre le risque d’appliquer [la responsabilité de protéger], affirme-t-il. C’est pourquoi la situation s’envenime en Syrie, que nous n’allons qu’à moitié en Libye, et il y a encore le Congo.»

L’histoire a depuis reconnu que le général Dallaire avait tenté de sonner l’alarme à l’ONU, où les responsables ont fait la sourde oreille. Depuis, selon lui, le Canada et les autres pays semblent s’être graduellement retirés de la responsabilité collective qu’est celle de protéger leurs semblables. À preuve: le gouvernement conservateur s’en tient au minimum avec l’ONU, perçoit-il.

«Notre éloignement de l’ONU, le fait que nous refusions de nous engager dans des missions complexes où notre technologie et nos compétences sont nécessaires, c’est absolument irresponsable envers l’humanité», gronde-t-il.

«Ce dont le monde doit se souvenir, c’est que nous avons abandonné des êtres humains dans une partie du monde. Nous n’avons pas intégré l’idée que tous les humains comptent, et pas seulement ceux qui satisfont nos propres intérêts.»

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100 ans plus tard : Le monde commémore le drame du Titanic


100 ans aujourd’hui, que le Titanic a sombré Ce tragique naufrage a été reconstitué en pleine mer et commémoré aux villes concernées dont Halifax au Canada. Lire ce court billet est suffisant pour ressentir selon moi, le désespoirs des victimes et d’imaginer émotions de ceux qui ont revécu cette nuit d’horreur on pu ressentir … La seule chose que je réprouve dans ce drame et tout autre drame ce les profits fait sur le dos des victimes .. bien sur qu’il faut payer pour la reconstitution et commémoration mais beaucoup y voient des affaires d’or en ce centième anniversaire
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100 ans plus tard

Le monde commémore le drame du Titanic

 

Le monde commémore le drame du Titanic

Crédit photo : Agence QMI

Le Titanic a coulé il y a 100 ans, faisant plus de 1500 mort.

 

TVA Nouvelles d’après AFP

Il y a maintenant 100 ans, le Titanic, a coulé, faisant quelque 1500 morts. Dimanche, ce drame a été commémoré à travers le monde.

Le Titanic a sombré dans la nuit du 14 au 15 avril 1912 après avoir heurté un iceberg lors de son premier voyage transatlantique. Le paquebot, qu’on croyait indestructible, était parti de Southampton, en Angleterre, pour atteindre New York.

Photo: Reuters

Photo: Reuters

Certains ont jeté des fleurs et des fusées de détresse à l’endroit où la mer a englouti le paquebot. Des cérémonies ont eu lieu à Halifax, où reposent de nombreuses victimes et à Belfast, où le paquebot a été construit.

Plus tôt cette semaine, les descendants de naufragés du Titanic se sont recueillis sur le quai de Southampton.

Quelque 650 personnes ont jeté des gerbes de fleurs à la mer et observé une minute de silence à la mémoire de leurs ancêtres morts. La sirène du luxueux paquebot résonnait dans le port.

Photo: AFP

Southampton a été particulièrement touchée par cette tragédie: 549 de ses habitants ont péri. Plus des trois quarts des membres de l’équipage du paquebot venaient de Southampton. La plupart de ces hommes travaillaient dans la salle des machines ou comme stewards.

À Belfast, le 100e anniversaire du naufrage a été commémoré avec l’ouverture d’un parc dédié à la mémoire des victimes. On y trouvera notamment cinq plaques de bronze portant les noms de 1500 victimes.

Photo: AFP

Des milliers de personnes se sont rassemblées à Halifax samedi soir pour participer à une marche nocturne avec des chandelles. Deux chevaux ont transporté un ancien cercueil vide, à la mémoire des disparus. Lors d’une cérémonie devant l’Hôtel de Ville, une fusée a été lancée toutes les cinq minutes, comme celles lancées à partir du Titanic en 1912.

Une messe est prévue dimanche au cimetière de Fairview Lawn, où reposent 121 corps de naufragés.

À São Paulo, un chef brésilien, Ton Vasconcellos, a reproduit le dernier menu du restaurant de première classe du Titanic dans son restaurant.

Photo: Reuters

Photo: Reuters

Revivre le drame

Plus de 440 personnes ont revisité le voyage du Titanic, en empruntant le bateau de croisière, Journey, à partir de New York. Les passagers ont vécu dans la nuit de samedi à dimanche, la reconstitution de la catastrophe, à l’endroit où repose toujours le paquebot à 3800 mètres sous l’eau.

Un siècle plus tard, à la minute près, les haut-parleurs du bateau Journey ont répété le message d’alerte du capitaine annonçant que le Titanic avait heurté un iceberg.

Photo: Reuters

Photo: Reuters

Photo: Reuters

Rappelons qu’après ce premier message d’alerte, le Titanic a lancé plusieurs messages de détresse en code morse successivement. Ces messages ont été captés par un poste canadien de Cap Race sur l’île de Terre-Neuve.

Le dernier message, reçu à 0h27 heure locale était brouillé et s’est interrompu brusquement. Puis, le Titanic s’est tu définitivement.

Un autre bateau de croisière, le Balmoral, parti de Southampton comme le Titanic, était également attendu sur le site du naufrage.

Photo: AFP

Photo: Reuters

http://tvanouvelles.ca