Une université recouvre des fresques dépeignant Christophe Colomb


Une université aux États-Unis veut couvrir des toiles des exploits de la colonisation avec Christophe Colomb. On a dépeint positivement les colonisateurs alors que l’Histoire raconte tout autre chose
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Une université recouvre des fresques dépeignant Christophe Colomb

 

Les 12 fresques se trouvent dans le bâtiment... (PHOTO AP)

Les 12 fresques se trouvent dans le bâtiment principal de l’institution catholique.

PHOTO AP

 

Agence France-Presse
Chicago

L’université de Notre Dame, l’un des établissements les plus anciens et les plus prestigieux des États-Unis, va couvrir des peintures murales consacrées à Christophe Colomb, considérées comme donnant une image faussée de l’histoire de l’Amérique coloniale.

Les 12 fresques se trouvent dans le bâtiment principal de l’institution catholique, une structure imposante surmontée d’un dôme doré, et mettent en scène plusieurs moments de la vie et des explorations du Génois.

Pour leurs détracteurs, ces oeuvres peintes à la fin du XIXè siècle célèbrent des stéréotypes dépassés sur les Amérindiens et ignorent les conséquences dévastatrices du colonialisme.

Le président de l’université John Jenkins a écrit dans une lettre ouverte que ces oeuvres de Luigi Gregori entendaient dépeindre des immigrants catholiques de manière positive à l’heure où ils faisaient face à des discriminations en Amérique.

Toutefois, il a reconnu que depuis les années 1990, les fresques avaient été interprétées comme «au mieux aveugles aux conséquences du voyage de Colomb pour les peuples indigènes qui vivaient dans ce « nouveau » monde et au pire dégradantes pour eux».

L’établissement, qui se trouve dans l’Indiana, a d’abord publié des brochures remettant les fresques dans leur contexte historique mais ça n’a pas été suffisant, selon M. Jenkins.

Les oeuvres ayant été peintes directement sur les murs, elles seront couvertes pour être malgré tout préservées.

«Nous voulons préserver les oeuvres artistiques dont le but à l’origine était de célébrer les migrants catholiques à l’époque marginalisés au sein de la société, mais d’une manière qui ne marginalise pas involontairement les autres», a dit M. Jenkins.

L’association des étudiants amérindiens de l’université a salué sur Facebook une «sage» décision.

L’université a été fondée en 1842 par Edward Sorin, un missionnaire français, et compte actuellement 12 000 étudiants.

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Ces serpents venimeux qui voyagent dans des avions


Depuis la Deuxième Guerre mondiale, des serpents bruns venimeux prennent des avions militaires pour voyager vers d’autres pays et envahissent d’autres territoires et ils continuent à le faire encore aujourd’hui. Bien que le venin ne soit pas dangereux pour l’humain, il est mortel pour les oiseaux.
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Ces serpents venimeux qui voyagent dans des avions

 

par Brice Louvet

Boiga irregularis, un serpent brun venimeux, voyage depuis 80 ans en auto-stop par avion. Crédits : Wikipedia

Une récente étude suggère que Boiga irregularis, un serpent brun venimeux, est arrivé sur l’île de Guam (Pacifique) en faisant de l’auto-stop depuis l’Australie sur des avions pendant la Seconde Guerre mondiale. Problème : les serpents qui voyagent par les airs déciment les populations d’oiseaux.

Les serpents bruns seraient devenus l’une des espèces les plus envahissantes en faisant de “l’auto-stop”, révèle une étude.

Tout aurait commencé il y a environ 80 ans, pendant la Seconde Guerre mondiale. Certains spécimens ont commencé à grimper dans les avions militaires, les menant d’Australie vers l’île de Guam, située dans la partie occidentale de l’océan Pacifique, en territoire américain. Un nouveau colonisateur au venin toxique, qui aura mené à l’extinction de nombreuses espèces d’oiseaux endémiques de l’île. Il n’en resterait que trois aujourd’hui.

« L’impact des serpents était si dévastateur qu’il se classe maintenant parmi les pires ravageurs de tous les temps », peut-on lire dans l’étude.

Car s’il n’est pas forcément dangereux pour l’Homme, le venin de ces serpents est 1000 fois plus toxique pour les oiseaux.

« Il contient une toxine composée de deux petites toxines réunies, une caractéristique qui est considérée comme propre aux couleuvres brunes », note Bryan Fry, de l’École des sciences biologiques de l’Université du Queensland (Australie), et principal auteur de l’étude publiée dans le Journal of Molecular Evolution.

Problème, les reptiles ne se sont pas contentés d’un seul trajet. Ils continuent – encore aujourd’hui – d’emprunter les avions militaires américains pour se disperser dans d’autres régions du monde, notamment à Hawaii où un spécimen a déjà été intercepté dans les années 1990.

« […] si ces vols directs sont autorisés à se poursuivre, ce n’est qu’une question de temps avant d’arriver à Hawaii et d’éliminer les oiseaux comme ils l’ont fait à Guam », prévient le chercheur.

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