Des milliers de cerveaux pour étudier les maladies psychiatriques


Il y en a qui collectionnent des timbres, ce neuropathologiste a collectionner des cerveaux pendant une période de 1951 jusqu’au milieu des années 1990. Pour une raison d’argent, une partie de la collection fut donnée pour étudier les maladies mentales.
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Des milliers de cerveaux pour étudier les maladies psychiatriques

 

C'est une collection bien particulière qui a atterri cet été sur les étagères... (Photo Alain Roberge, archives La Presse)

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

 

MARINE LAOUCHEZ
Agence France-Presse
Duffel

C’est une collection bien particulière qui a atterri cet été sur les étagères de l’hôpital psychiatrique de Duffel, dans le nord de la Belgique: environ 3000 cerveaux, fruit de la sélection assidue d’un médecin anglais sur plus de quarante ans.

Baignants dans le formol ou figés dans de la paraffine, lobes frontaux, hippocampes et autres zones clés de cet organe majeur de notre système nerveux, parfois un cerveau entièrement conservé: voilà le trésor acquis par le Dr Manuel Morrens, directeur de recherche de l’hôpital, et que son équipe partage avec l’école de médecine de l’Université d’Anvers (nord).

«À notre connaissance, c’est la plus grande collection de ce genre au monde», sourit-il.

Constituée à l’origine de quelque 8500 cerveaux, la collection rassemblée par le neuropathologiste britannique John Corsellis à partir de 1951 et poursuivie jusqu’au milieu des années 1990 a bien failli disparaître pour cause de… pression foncière à Londres. Continuer d’héberger cette vaste collection dans la capitale devenait trop coûteux.

L’hôpital de Duffel a ainsi pu récupérer 3000 cerveaux, tandis qu’une partie du reste a été donnée à d’autres équipes de recherche à l’étranger.

En Belgique, les cerveaux seront exploités à des fins de recherche principalement sur la dépression et la schizophrénie, dans ce coin tranquille de Flandre.

Chacun d’eux est accompagné d’un dossier médical tenu à jour jusqu’au décès du patient.

La collection, rare, est très précieuse pour les chercheurs.

«Il est très dur d’obtenir des tissus de nos jours. D’habitude, on étudie le fonctionnement du cerveau plutôt grâce à des échantillons de sang. Là «avec cette collection de cerveaux, on peut y accéder directement», explique Manuel Morrens à l’AFP.

Les secrets du cerveau

En effet, à l’époque du Dr Corsellis (décédé en 1994), des considérations éthiques plus souples rendaient probablement plus aisée la constitution de ce type de collection, les autorisations nécessaires alors étant plus facilement obtenues.

L’un des principaux avantages de travailler sur des cerveaux de cette époque est que pour beaucoup d’entre eux, ils n’ont pas été affectés par des traitements médicaux, inexistants à l’époque.

«La recherche contemporaine est gênée par le fait que les cerveaux, en général, ont été prélevés sur des patients qui ont subi des traitements (médicamenteux)», relève le Dr Morrens.

Au contraire, avec cette collection, «nous allons pouvoir étudier la maladie dans sa forme la plus pure», s’enthousiasme-t-il.

«L’enquête» post-mortem sur ces cerveaux pourrait permettre de révéler certains secrets qui échappent encore aux scientifiques, selon Violette Coppens, chercheuse postdoctorale à Duffel.

«La psychiatrie est un champ de recherche relativement nouveau en terme d’investigations scientifiques», se réjouit-elle.

La biopsychiatrie, qui se spécialise dans la compréhension des troubles mentaux en termes de fonction biologique du système nerveux, n’a en effet commencé à croître en importance que dans les années 1980-1990. Et le cerveau, organe le mieux protégé – et donc le moins accessible du corps humain – est plus difficile à étudier.

De ces milliers de cerveaux, Violette Coppens et ses collègues prélèveront des coupes, qu’ils étudieront au microscope à la recherche d’inflammations.

Sur l’écran de la chercheuse ce jour-là apparaît une partie de cervelet dont la matière blanche a été teintée afin de mieux observer les cellules qui la composent.

La recherche actuelle sur les vivants reste limitée par la technologie, souligne Mme Coppens. Les scanneurs et IRM ne peuvent pas, par exemple, repérer quels types de protéines ou d’enzymes sont activés par les maladies.

«Est-ce que l’inflammation du cerveau peut provoquer ou aggraver ou influencer, d’une façon ou d’une autre, le cours médical des désordres mentaux ?», s’interroge Violette Coppens, les yeux rivés sur les méandres pourpres créés par la teinture.

C’est la question à laquelle l’équipe belge du Dr Morrens tentera de répondre après l’observation et la comparaison de milliers de prélèvements.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ►Connaissez-vous les cabinets de curiosités ?


Les cabinets de curiosité sont les ancêtres des musées. Des gens collectionnaient ce qui les passionnait souvent dans un but éducatif, mais aussi, comme les élites du temps, une manière d’exposer leur richesse
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Le Saviez-Vous ►Connaissez-vous les cabinets de curiosités ?

 


Photo: Le cabinet de curiosités de Bonnier de la Mosson, dessin de Jean-Baptiste Courtonne

Ancêtres de nos musées, les cabinets de curiosités ont permis aux bien nantis, à partir de la Renaissance, de se constituer des collections d’objets (souvent inusités) afin de pouvoir étudier et comprendre le monde, mais aussi pour impressionner leur entourage et leurs vieux ennemis! Intéressons-nous cette semaine à ces collections, qui ont souvent fait sensation!

PAR EVELYNE FERRON Spécialiste  en histoire ancienne

Des musées privés


Photo: Cabinet des curiosités

Il faut remonter au 16e siècle, en pleine Renaissance, pour comprendre les origines de ces pièces ou armoires (curios), qui étaient réservées à la conservation d’objets divers. On les appelait aussi des boîtes à mémoire! Ces artéfacts permettaient à leurs propriétaires de se créer des collections variées étant associées à divers aspects du monde, dans un esprit d’apprentissage. Les objets les plus inusités leur valaient beaucoup de publicité!


Photo: Musei Wormiani Historia

Pour les rois, empereurs et grands aristocrates, les cabinets de curiosités étaient aussi une façon de montrer à la fois leur richesse de par la variété de leurs collections, mais aussi l’étendue de leurs connexions de par l’exotisme de certains objets. Au fil du temps, certaines collections furent si imposantes, qu’elles devinrent les premiers musées d’Europe. D’autres collections, plus modestes, avaient un objectif davantage scientifique qu’esthétique. 

Des objets très variés!


(Source)

La plupart de ces cabinets devaient contenir des objets associés à diverses facettes du monde (sciences naturelles, géographie, histoire, culture, religion, etc.), afin de mieux le connaître et le comprendre. On y retrouvait donc autant des parties d’animaux ou des insectes conservés dans l’alcool, des squelettes de différentes espèces, ainsi que divers exemplaires de plantes et de feuilles. 


Photo: André Breton dans son studio en 1957 par Gisele Freund

Les squelettes d’hominidés, les momies, les roches et minéraux, les statuettes culturelles de partout dans le monde constituaient aussi une bonne partie de ces collections. 


Photo: Christine de Suède par Sébastien Bourdon

Pour donner à sa fille une éducation riche et à caractère international, le père de la future reine Christine de Suède lui avait constitué un cabinet de curiosités dans lequel elle pouvait entre autres toucher de la peau de serpent!

Quelques objets inusités de cabinets de curiosité

En rafale, voici quelques artefacts inusités et/ou célèbres de cabinets de curiosités dans l’Histoire!

1. La collection zoologique du médecin et professeur du 19e siècle Robert Edmond Grant


Photo: Squelette d’oryctérope (collection de Robert Edmont Grant)

Récoltée à des fins d’enseignement et élargie après sa mort, la collection zoologique de Grant compte maintenant plus de 67 000 spécimens dont plusieurs proviennent d’animaux maintenant considérés en voie de disparition. L’ensemble comprend des squelettes, des animaux empaillés et des spécimens préservés dans des fluides. Elle peut être vue au Grant Museum of Zoology de Londres.

2. La collection « médicinale » d’Hans Sloan, à l’origine du British Museum

Photo: Spécimen « médicinaux » de la collection de Sir Hans Sloan. © 2003 The Natural History Museum

La collection offre un aperçu fascinant des croyances de la première partie du 18e siècle. On y retrouve non seulement des plantes, des graines, des fruits, des morceaux d’écorce, des racines et de la résine, mais aussi des doigts de momies moulus avec lesquels on croyait pouvoir soigner les contusions ainsi que des cornes de rhinocéros qui servaient à titre d’antipoison.

3. Les têtes réduites, une fascination de l’époque victorienne!


Photos: Têtes réduites de la collection de Ryan Matthew par Sergio Royzen

Créées en suivant un procédé bien précis, les têtes réduites sont le fruit d’un rituel des tribus Jivaros effectué dans le but d’exploiter l’esprit d’un ennemi, de le contraindre à devenir un esclave et d’empêcher l’âme de l’ennemi de revenir venger sa mort.

4. La peau de tigre de la collection victorienne Malplaquet

Construite en 1742, la maison Malplaquet est une maison d’architecture georgienne de Grade II (monument classé) à Londres. Vendue en 1998, la maison contient la collection complète d’oeuvres d’art et d’objets ésotériques de ses acquéreurs, Tim Knox, le directeur du Fitzwilliam Museum et Todd Longstaffe-Gowan, un jardinier. 

http://www.historiatv.com/

Une photo de Billy The Kid découverte par un collectionneur pourrait lui rapporter 5 millions


5 millions pour une vieille photo d’un criminel américain connu comme bandit et meurtrier qui a existé dans les années 1800. En plus, on ne sait pas vraiment ce qui est vrai ou non dans son histoire d’ou la légende de Billy The Kid
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Une photo de Billy The Kid découverte par un collectionneur pourrait lui rapporter 5 millions

 

Le légendaire Billy The Kid a encore frappé. Le célèbre hors-la-loi pourrait avoir refait surface… en photo. Un cliché du bandit de l’Ouest américain aurait été déniché par un collectionneur californien.

Et Randy Guijarro sera peut-être bientôt millionnaire. Ce collectionneur américain prétend effectivement avoir mis la main sur une photographie de Billy The Kid, jouant au croquet avec sa bande, les « Regulators ».

Sur ce petit trésor, acheté pour la modique somme de 2 dollars dans un bazar à Fresno, le bandit serait la quatrième personne en partant de la gauche, coiffée d’un chapeau haut-de-forme.

billy the kid
(c) KAGIN’S
billy the kid
(c) KAGIN’S

« Ce n’est pas seulement le Saint Graal de la photographie de western, c’est le Saint Graal de la photographie », s’est exclamé Jeff Aiello, le réalisateur exécutif du documentaire « Billy the Kid: New Evidence », au San Francisco Chronicle.

Ce cliché aurait été pris lors d’un mariage dans le comté de Lincoln, au Nouveau-Mexique, à la fin de l’été 1878, selon David McCarthy de Kagin, la société de numismatique qui a procédé à l’authentification pendant un an. Certains experts émettent cependant des doutes.

À ce jour, il n’existait qu’une seule photo du caïd :

billy the kid

Ce nouveau cliché pourrait bien valoir 5 millions de dollars à Randy Guijarro, qui a déjà trouvé deux acheteurs. Quatre autres personnes ont également été identifiées par David McCarthy, dont Sallie Chisum, une amie du Kid. La jeune femme aurait d’ailleurs décrit dans son journal l’événement auquel les « Regulators » ont été conviés : le mariage de Charlie Bowdre, ainsi qu’un rassemblement de bétails.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le retour de Pikachu


Pokémon semble renaitre des se ses cendres, bon, je n’ai jamais aimé ce type d’animation, mais mes gars oui !! Faut dire que tous les personnages qui on meublé l’enfance d’autrefois, reviennent acquérir un nouveau public, et Pikachu n’est pas donc pas en reste. De là à dire que c’est un moyen d’apprentissage … Je pense qu’il existe bien de meilleur manière pour éduquer des enfants
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Le retour de Pikachu

 

Pikachu la joufflue souris... (IMAGE TIRÉE DU SITE POKEMON.WIKIA.COM)

Pikachu la joufflue souris

IMAGE TIRÉE DU SITE POKEMON.WIKIA.COM

MARIE ALLARD
La Presse

On se croirait en 1999. Depuis janvier, Télétoon a remis en ondes le dessin animé des Pokémon. Dans les cours d’école du Québec, Pikachu la joufflue souris jaune est aussi connue que Mickey Mouse. Bien des enfants redoublent d’ardeur dans l’espoir d’avoir un beau bulletin, surtout s’il leur donne droit à des cartes Pokémon « EX », les plus convoitées. Regard sur une rare mode enfantine qui ne meurt pas… comme un Pokémon.

ATTRAPEZ-LES TOUS, ENCORE

Théo Cliche, 10 ans, a 500 cartes Pokémon.

 « Je trouve ça cool, explique le garçon. J’aime avoir une collection. »

Son monstre de poche préféré (Pokémon vient de pocket monster, en anglais)?

« Mewtwo, répond Théo. C’est le plus rare de tous. Je l’ai échangé contre trois cartes très fortes. »

Avis aux 30 ans et plus: Mewtwo est un Pokémon puissant aux allures de chat-kangourou blanc, mesurant deux mètres et ayant la particularité de voler…

Plus personne ne joue avec les Tamagotchi – des animaux de compagnie virtuels vendus dans de petites consoles – dans les cours d’école du Québec. Mais contre toute attente, Pikachu, le Pokémon en forme de grosse souris jaune, y est de nouveau une star.

Surtout depuis que Télétoon a remis en ondes avec succès, début janvier, le dessin animé qui relate les aventures de Sacha, un jeune dresseur de Pokémon qui ressemble à Ti-Brin dePasse-Partout (rebonjour les 30 ans et plus).

Pokémon « se classe dans notre top 15 des émissions les plus populaires de la chaîne », dit Stéfanie Larivée, relationniste de Télétoon.

«Les enfants veulent des cartes Pokémon avant de savoir lire, c’est fou comme ça.» Guillaume Garant-Rousseau, gérant de la boutique spécialisée Carta Magica, à Montréal

« Pokémon plait aux petits et aux grands enfants. Les gens finissent, en grande majorité, par quitter ce jeu en grandissant, mais l’intérêt se renouvelle constamment chez les plus jeunes », précise M. Garant-Rousseau.

UNE MÉNAGERIE CRÉÉE IL Y A BIENTÔT 20 ANS

C’est en 1996 que les Pokémon ont vu le jour au Japon – il a fallu attendre deux ans de plus pour qu’ils arrivent en Amérique du Nord.

Créés par Satoshi Tajiri, qui s’est inspiré des collections d’insectes qu’il faisait dans son enfance, les Pokémon sont des créatures fictives diverses « vivant dans la nature aux côtés des humains », précise Nintendo dans son Guide parental des Pokémon.

Le but du jeu consiste à capturer et collectionner les Pokémon, puis à les dresser pour affronter, lors de duels, les Pokémon d’autres joueurs. Particularité: les Pokémon peuvent « évoluer », comme des bébés qui deviennent des enfants, des adolescents, puis des adultes.

« Les Pokémon, ça a commencé par un jeu vidéo de Nintendo, puis ils en ont fait des mangas, des séries télévisées, des cartes à jouer et des films, dit Marc Steinberg, professeur associé en études cinématographiques à l’Université Concordia et auteur de Anime’s Media Mix: Franchising Toys and Characters in Japan, paru aux University of Minnesota Press en 2012. C’est un des premiers vrais succès transmédiatiques. »

CULTURE DU MIGNON

« C’est une activité et une pratique culturelle fondée sur le plaisir ludique et sur l’interaction sociale sous diverses formes (collection, échanges, compétition, collaboration, apprentissage, etc.), observe Martin Picard, spécialiste des jeux vidéo japonais et chargé de cours au Centre d’études de l’Asie de l’Est de l’Université de Montréal. Ça fait partie de la culture du mignon, ou « kawaii » en japonais. »

Même s’il s’agit officiellement de monstres, les Pokémon « ont tous l’air de gros nounours gentils qu’on a envie de serrer dans nos bras », décrit M. Garant-Rousseau.

Pas folle, Nintendo en a fait des peluches et de multiples autres produits dérivés.

« Il suffirait de donner une licence Pokémon à un producteur de choux de Bruxelles pour que les ventes du légume s’envolent », confiait un spécialiste au quotidien français Libération en 1999, lors de la première vague de Pokémania.

Après un creux au milieu des années 2000, la franchise « a été un rare exemple d’une mode qui est revenue », en raison d’une stratégie commerciale efficace et de la stabilité « des intérêts des enfants de sept ans », notait le quotidien américain New York Times en 2007.

«Il y a une deuxième et une troisième génération d’enfants qui consomment les Pokémon avec une intensité vraiment frappante.» Marc Steinberg, professeur associé en études cinématographiques à l’Université Concordia

« J’ai des neveux de 6 et 8 ans au Japon et je sais que les Pokémon y sont encore super populaires », poursuit-il.

JEU DE CARTES COMPLEXE

Envie d’essayer le jeu de cartes? Le site français de Pokémon propose des tutoriels, dont la complexité laisse perplexe:  les enfants font-ils pour retenir qu’il existe huit types d’énergie, des cartes Dresseur, des cartes Récompense, des pouvoirs spéciaux, etc.?

« Les plus jeunes ne font que collectionner les cartes, les échanger avec leurs amis et s’inventer des histoires, précise M. Garant-Rousseau. Ce sont les plus vieux, de 12 à 25 ans environ, qui jouent vraiment au jeu. »

Bien des écoles refusent que les enfants y emportent leurs cartes Pokémon, sauf lors de journées pédagogiques.

« Les cartes, les jouets, etc. sont en général interdits, mais lors d’événements spéciaux, ces jeux sont permis », confirme Alain Perron, porte-parole de la Commission scolaire de Montréal (CSDM).

CARTES À 100 $ L’UNITÉ

Un classeur rempli de cartes Pokémon peut vite susciter la convoitise. Un simple paquet de dix cartes Pokémon coûte 5,50 $. Mais seule une carte sur 100 est dite « EX » – ce sont les plus recherchées, celles des Pokémon les plus puissants.

« La valeur d’une carte Pokémon varie de 25 cents à facilement 100 dollars, dit M. Garant-Rousseau. Le prix est dicté par la rareté et par l’utilité qu’ont ces cartes dans les événements importants. On entend toujours l’histoire de la maman qui a acheté une carte à 15 $, que l’enfant a échangée contre une carte qui ne vaut rien… Les Pokémon permettent aux jeunes d’apprendre à faire attention à leurs choses. »

Déjà en 1999, le magazine Time comparait les Pokémon à un « système de Ponzi pestilentiel ». Suivre le slogan de Pokémon – Attrapez-les tous! – était encore envisageable, avec 150 bestioles à collectionner. Aujourd’hui, on en compte plus de 700. Théo reçoit, quant à lui, des cartes Pokémon à son anniversaire et à Noël. « Et quand j’ai un bon bulletin », précise le dresseur en herbe.

LES POKÉMON QUI NE VEULENT PAS MOURIR

Tous les dimanches, des dresseurs de Pokémon s’affrontent lors de tournois se déroulant chez Carta Magica, sur la Plaza St-Hubert à Montréal. L’objectif ultime? Être invité aux Championnats du monde du jeu de cartes Pokémon, qui auront lieu du 21 au 23 août à Boston.

Défilé de mascottes Pikachu à Yokohama au Japon.... (PHOTO YOSHIKAZU TSUNO, ARCHIVES AFP) - image 8.0

Défilé de mascottes Pikachu à Yokohama au Japon.

PHOTO YOSHIKAZU TSUNO, ARCHIVES AFP

LE PLUS GRAND SUCCÈS D’UN PRODUIT CULTUREL JAPONAIS

Centre d’études de l’Asie de l’Est de l’Université de Montréal, Martin Picard est un spécialiste des jeux vidéo japonais. La Presse l’a joint pour décortiquer le succès de Pikachu et autres Charmander.

En quoi le phénomène Pokémon est-il un pionnier ou un précurseur?

Pokémon n’est pas le premier phénomène culturel japonais à être populaire dans le monde occidental, mais il a été sans contredit celui qui a fait l’entrée la plus fracassante sur les marchés mondiaux des produits culturels. C’est probablement aussi celui qui connaît le plus grand succès commercial, jusqu’à aujourd’hui.

De loin, Pokémon a poussé le plus en avant le concept de la franchise transmédiatique. Après le succès du premier jeu vidéo, la franchise Pokémon a été rapidement étalée sur d’autres médias, et les jeux vidéo subséquents ont été commercialisés en lien avec les séries télévisées, les films d’animation, les jeux de carte à collectionner et les autres produits dérivés de toutes sortes.

Qu’est-ce qui explique l’intérêt pour les Pokémon?

L’immense succès des Pokémon a été possible à cause de multiples facteurs et de leur symbiose. Il est lié à plusieurs décisions de design et de marketing, qui ont permis de mettre en place un intérêt et une attirance pour les différents produits Pokémon, facilement exportables. L’exemple le plus probant étant Pikachu.

La franchise a aussi fait écho à des aspects de l’enfance qui sont proprement universels, tel que le besoin d’être suivi et encouragé, mais aussi le besoin de compétition et d’apprentissage. Pokémon incite à l’activité, entre autres par l’acquisition constante de connaissances (de classification et de taxinomie des monstres), ce qui augmente la longévité du produit, tout en étant une source inépuisable de conversations entre enfants.

La diversité de médias et d’activités a enfin permis à Pokémon de s’intégrer dans bien des espaces et routines de la vie quotidienne des enfants.

Êtes-vous étonné de voir que les jeunes s’intéressent toujours aux Pokémon, en 2015?

Je ne suis pas vraiment surpris, à cause de la mise en marché périodique des jeux officiels, des films et des séries télévisées, qui permet à la fois de renouveler l’intérêt des fans déjà établis et d’aller chercher un nouveau public. Au Québec, le renouveau de l’intérêt pour les cartes Pokémon dans les cours d’école est très certainement dû au retour de la diffusion de la série télévisée d’animation sur Télétoon, alors qu’elle n’y était plus diffusée depuis plus de dix ans.

À voir les chiffres de vente de chaque nouveau jeu Pokémon, du moins au Japon, la franchise a encore des années de succès devant elle.

Y a-t-il de bons et de moins bons côtés à la popularité des Pokémon?

En reprenant les propos de l’ouvrage collectif La grande aventure de Pikachu: Grandeur et décadence du phénomène Pokémon, traduit en français en 2013, je dirais simplement que c’est un débat très polarisé. Comme arguments positifs, on pourrait affirmer que les jeux Pokémon ont un côté bénéfique sur le plan intellectuel (par l’acquisition de connaissances et d’informations, l’aspect stratégique, etc.). Il y aurait aussi des effets bénéfiques au niveau social (apprendre à négocier, à avoir confiance en soi et même à tolérer les autres).

On peut répliquer à cette vision optimiste en soulignant qu’une bonne partie des négociations est plutôt portée par le conflit et la compétition, et donc très souvent sous un certain rapport de forces.

La dimension commerciale de Pokémon a souvent été critiquée. Avec l’échange de cartes à collectionner, les enfants seraient exploités économiquement et manipulés par des corporations capitalistes. D’autres peuvent y voir une façon d’inculquer aux enfants quelques rudiments fondamentaux de l’économie de marché et du fonctionnement de la société de consommation.

Quel est le prochain produit culturel japonais qui fera craquer les enfants?

Yo-Kai Watch. L’entreprise Level 5 connaît présentement, au Japon, un succès similaire à Pokémon avec cette franchise, maintenant annoncée pour le marché international. La particularité de Yo-Kai Watch vient surtout du fait qu’à la sortie du premier jeu vidéo à l’été 2013, les ventes étaient très faibles, jusqu’à la diffusion de la série télévisée, au début de 2014. Ça a fait exploser les ventes du jeu, qui est rapidement devenu un nouveau phénomène culturel.

Précédents produits culturels japonais pour enfants qui ont percé le marché nord-américain:

Speed Racer

Goldorak

Candy

Astro, le petit robot

Transformers

Mario

Power Rangers

Tamagotchi

Hello Kitty

Source: Martin Picard

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Le Saviez-Vous ► Les premiers timbres-poste


Depuis Internet, ma boite à malle reçoit surtout des publicités et une ou deux lettres par mois. Nos méthodes de communications ont vraiment changé et pourtant, la lettre timbrée a plusieurs siècles d’expérience
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Les premiers timbres-poste

 

Le timbre-poste naît à Londres le 6 mai 1840.

 

Les premiers timbres

Le premier timbre-poste a été émis en Grande-Bretagne le 6 mai 1840 sur l’initiative de l’Écossais Rowland Hill.

Il s’agit d’un one penny noir à l’effigie de la reine Victoria à 15 ans, que l’on a surnommé depuis le « Black penny ».

Jusqu’à cette date, c’était, dans la très grande majorité des cas, le destinataire qui payait le prix du transport d’une lettre. Celui-ci étant fonction du poids et de la distance parcourue. Avec le timbre, c’est l’expéditeur qui s’acquitte de ce coût. Cette « révolution », outre le fait qu’elle uniformise les taxes postales, va surtout fortement contribuer à l’essor de la correspondance, et donc au développement des relations commerciales.

 

Les cantons suisses emboîtent rapidement le pas à la Grande-Bretagne : Zurich et Genève ont leurs timbres dès 1843, Bâle en 1845.

Oeil de Boeuf (1843)Parmi les premiers pays émetteurs : le Brésil dont les « œil de bœuf » de 1843 font partie des classiques de la philatélie.

Il faudra attendre neuf ans, pour voir apparaître le premier timbre-poste français, le 1er janvier 1849. Noir et non dentelé, comme en Grande-Bretagne, ce premier timbre est à l’effigie de Cérès, déesse des moissons qui symbolise la République. Sa valeur est de 20c correspondant au port d’une lettre jusqu’à 7,5 grammes, quelle que soit sa destination en France. Peu après paraissait un 40c orange pour les lettres double poids, puis un 1F rouge vermillonné, mais la couleur de ce timbre étant trop proche de celle du 40c avec lequel il était confondu, il fut remplacé par un 1F carmin foncé.

    Aujourd’hui, le 1F « Vermillon » est le timbre type le plus rare de France. Depuis, en guère plus de 150 ans, ce sont plus de 4 000 timbres qui ont été émis en France si l’on ajoute aux timbres-poste, les poste aérienne, les taxes, les préoblitérés…

    L’idée de collectionner a suivi de peu la naissance du timbre-poste. Le premier album date de 1862, la première vente aux enchères de timbres a eu lieu le 29 décembre 1865 à l’hôtel Drouot.

Les débuts de la poste

C’est à l’empereur Auguste que la France, alors province romaine, doit son premier réseau de communications postales.

Au Moyen-âge, outre le roi, les grands seigneurs et les universités ont leurs propres messagers. La Poste d’état sera créé par Louis XI qui ouvre la poste royale au public afin de la financer. A cette époque, sur les grands chemins de France, sont installés des relais de chevaux tous les quatre lieux. La Poste aux lettres sera l’œuvre de Fouquet de la Varane, collaborateur de Sully. Puis en 1653, avec la « petite poste de Paris » naît le premier service postal urbain. C’est sous Louis XIV, grâce au marquis de Louvois, que la Poste prend la dimension d’une véritable administration. La ferme générale acquiert le privilège du transport des correspondances dans tout le royaume et rapidement la « poste aux chevaux » élimine les messageries privées. Enfin, en 1848, Etienne Arago fait adopter le timbre-poste qui, en uniformisant les taxes postales, contribuera à l’essor de la correspondance.

Pour le Canada

Conception du premier timbre entièrement canadien

Le tout premier timbre-poste canadien.

Le tout premier timbre-poste canadien. © Poste Canada

Conçu par Sandford FLEMING, le premier timbre-poste canadien est émis le 23 avril 1851.

Il vaut trois pence et représente un castor. Il s’agit en fait du tout premier timbre-poste imagé au monde.

Auparavant, les timbres représentaient surtout des chefs de gouvernement ou différents emblèmes officiels où se mélangeaient croix, drapeaux et épées.

Un timbre presque centenaire qui soulignait en 1917 le 40e anniversaire du Canada.

Un timbre presque centenaire qui soulignait en 1917 le 40e anniversaire du Canada. © Wikipédia

Que faisait-on avant la conquête anglaise et la création du Canada pour envoyer une lettre?

À l’époque de la Nouvelle-France, avant la création des services postaux et l’arrivée des timbres, il fallait disposer de bonnes petites sommes d’argent pour envoyer du courrier.

Le premier service postal a vu le jour en 1734 à l’occasion de la création de la toute première route entre les villes de Québec et Montréal. Des relais postaux avaient été créés tous les 14 kilomètres. Le tarif était de 10 sols pour une lettre entre les deux villes.

À l’époque des colonies, c’était principalement la Compagnie de la Baie d’Hudson, et des entreprises privées de messageries qui offraient des services postaux dans le reste de ce qui allait devenir très bientôt le Canada.

Un peu d’histoire plus récente…

En juin 1858, un service postal exprès fiable, le Pioneer Fraser River Express est établi en Colombie-Britannique.

En juillet 1858, la célèbre Wells Fargo & Co. met sur pied un service exprès entre San Francisco et la ville canadienne de Victoria.

Au moment de la naissance du Canada en 1867 on adopte la « Loi sur la réglementation du service postal » qui entre en vigueur en 1868 et qui prévoit la création d’un système postal uniforme pour l’ensemble du nouveau pays.

Les tarifs postaux sont établis à 3 ¢ par ◊ once pour les lettres, 2 ¢ pour enregistrer une lettre, 6 ¢ pour poster une lettre aux États-Unis 12◊¢ pour la Grande-Bretagne ou Terre-Neuve.

Le 9 juillet 1918, Katherine Stinson devient la première femme à transporter officiellement le courrier par avion lors d’un vol effectué entre Calgary et Edmonton, en Alberta.

Le 3 mars 1919, le premier vol postal international en Amérique du Nord est effectué entre Vancouver en Colombie-Britannique et Seattle dans l’État de Washington.

Le 14 juin, John Alcock et Arthur Whitten-Brown effectuent le premier vol postal transatlantique sans escale à partir de St-Jean Terre-Neuve jusqu’à Clifden en Irlande. Le vol dure 16 heures et 12 minutes.

Aujourd’hui, les lettres ordinaires sont livrées dans les deux jours ouvrables au sein d’une ville, dans les trois jours ouvrables au sein de la province et dans les quatre jours ouvrables à l’échelle nationale

Référence :

http://www.lemuseedutimbre.com/

http://www.rcinet.ca/

Le Saviez-Vous ► Jouets d’enfance qui valent à présent une véritable fortune !


 

Qui aurait cru que des jouets des années 80-90 se venderait aujourd’hui beaucoup plus cher. Qui va acheter cela ?
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Jouets d’enfance qui valent à présent une véritable fortune !

… Au moins sur E-Bay. J’en connais qui vont se mettre à fouiller le grenier ! Certains de ces objets ont peut-être valeur de pièces de collection… Pour d’autres, on se demande qui va l’acheter à ce prix ! En tout cas, il faut dire que c’est assez surprenant…

1. Tamagotchi

2. Votre meilleure carte Pokémon

3. Cette figurine Jurassic Park

4. Cette boîte Polly Pocket

5. Cette Gameboy spéciale

6. Ces rollers Fischer Price

7. Ce château

8. Un « Hit Clip »

9. Ce Furby

10. Ce pistolet à eau « Super Soaker » (remarquez le prix initial de l’enchère…)

11. Un petit four en plastique (aussi cher qu’un vrai ?)

12. Ce notebook « Dear Diary »

13. Mario Kart 64

14. Un bateau pirate Lego

15. Teddy Ruxpin

16. Les « Moon Shoes »

17. Un jeu mini-basket

18. Ce jeu Crossfire

19. Les fameuses figurines Power-ranger (avec la tête qui basculait)

20. Digimon

21. Lite Brite

22. Sky Dancer

23. Ce téléphone en plastique

24. Skip-it

25. Talkboy

26. Figurines Street Shark

27. Ce réveil Nickelodeon

28. Une canette de cette marque de soda (neuve !)

29. Sega Genesis

30. Votre collection de petites voitures !

31. Cette figurine Tortues Ninja

32. Et cette figurine « Betty Spaghetti »

33. Mais regardez les choses du bon côté : vos animaux en peluche sont toujours sans aucune valeur marchande !

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