DECOUVERTE. L’interstitium, le potentiel 80e organe du corps humain… Et le plus grand


Présentement, nous avons officiellement 79 organes dans le corps humain. Cela pourrait changer si le nouvel organe trouvé par hasard est validé par l’ensemble de la communauté scientifique. En plus, la peau qui est considérée le plus grand organe serait délogée par l’interstitium. Cet organe ne pouvait pas être vu par les microscopes utilisés auparavant. Il pourrait expliquer la propagation du cancer ainsi que certaines maladies dues à l’âge
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DECOUVERTE. L’interstitium, le potentiel 80e organe du corps humain… Et le plus grand

 

Organes du corps humain

Le corps humain contient actuellement 79 organes reconnus comme tels, auquel pourrait bientôt s’ajouter l’interstitium.

SKE / SCIENCE PHOTO LIBRARY

Par Camille Gaubert

Imaginez une couche de tissus aux interstices remplis de fluide et qui courrait dans l’ensemble de notre corps : c’est ce que des chercheurs ont réellement observé, considérant qu’elle pourrait bien constituer le 80e organe connu du corps humain, d’après des travaux publiés le 27 mars 2018 dans la revue Scientific Reports.

Ce nouvel organe, qui devra d’abord être validé comme tel par la communauté scientifique, pourrait apporter un éclairage nouveau sur « la fonction de tous les organes, de la plupart des tissus et des mécanismes de la plupart des maladies majeures », d’après un communiqué de la NYU School of Medicine, une des universités ayant co-dirigé les travaux.

L’INTERSTITIUM. Cette nouvelle étude révèle que la couche de tissus que l’on croyait compacte – et qui sont retrouvés sous la surface de la peau et le long du système digestif, des poumons et des voies urinaires, autour des artères et des veines, et entre les muscles – sont en réalité des compartiments interconnectés, remplis de fluide, soutenus par un réseau de protéines fortes (collagène) et flexibles (élastine). Un organe appelé « interstitium » par les scientifiques.

L’interstitium est un réseau à l’échelle du corps de compartiments interconnectés, remplis de liquide, soutenus par un réseau de protéines fortes et flexibles. Mucosa = muqueuse, collagen bundles = faisceaux de collagène, CD34 positive lining cells : cellules de type CD34, fluid filled space = espace rempli de fluide. Crédits : Jill Gregory / Scientific Reports

Un organe qui demeurait invisible avec les techniques de microscopie classiques

Comme souvent, la découverte a été faite par hasard : à l’automne 2015 au Mount Sinai Beth Israel, David Carr-Locke et Petros Benias, co-auteurs de l’article, sondaient la voie biliaire d’un patient pour évaluer la propagation d’un cancer avec une technique récente, nommée endomicroscopie confocale, qui permet d’observer les tissus vivants grâce à une sonde laser. Ils ont alors observé une série de cavités interconnectées qui ne correspondaient à aucune anatomie connue. Devant ce mystère, les endoscopistes ont envoyé les images à un pathologiste partenaire, le Dr Neil D. Theise, professeur au Département de pathologie à NYU Langone Health. Lorsque ce dernier tente de fixer les mêmes tissus sur des lames pour les observer au microscope, l’étrange structure disparait.

Cette première difficulté rencontrée explique la raison pour laquelle l’interstitium, potentiellement le plus gros organe du corps humain, n’avait jamais été vu auparavant : tout simplement à cause des techniques de microscopie utilisées par les chercheurs, qui supposent de « fixer » les tissus à examiner sur des lames de microscope. Pour cela, il faut traiter l’échantillon coupé en tranches minces avec des produits chimiques et des colorants. Malheureusement, si le processus de fixation met en avant les détails des cellules et des structures solides, elle évacue tout le fluide présent. Les chercheurs à l’origine de ces nouveaux travaux ont ainsi constaté que cette méthode entrainait l’effondrement réseau de protéines maintenant l’espace ouvert pour la circulation du fluide, « comme les sols d’un bâtiment effondré », est-il illustré dans le communiqué.

« Cet artefact de fixation de l’effondrement a fait paraitre solide un tissu rempli de liquide sur les lames de biopsie pendant des décennies », explique Neil D. Theise. L’usage de l’endomicroscopie confocale a permis de résoudre ce problème.

Un « amortisseur » pour les organes en mouvement, et la source de la lymphe

Pour réaliser étude, l’équipe a recueilli des échantillons de tissus des voies biliaires au cours de 12 chirurgies du cancer qui visaient à ôter le pancréas et le cholédoque, qui relie la vésicule biliaire à l’intestin. L’endomicroscopie confocale a été utilisée tant que le tissu était toujours irrigué, quelques minutes avant de bloquer le flux sanguin, afin de les observer vivants.

« Une fois que l’équipe a reconnu ce nouvel espace dans les images des voies biliaires, elle les a rapidement repérées dans tout le corps », d’après le communiqué, et en particulier « partout où les tissus se déplaçaient ou étaient comprimés de force ». Les cellules tapissant l’interstitium ont été jugées « inhabituelles » par les chercheurs, qui supposent qu’elles sont responsables « de la création et du maintien des faisceaux de collagène de soutien » de l’espace où circule le fluide.

Dans la mesure où l’interstitium entoure des organes qui pressent, pompent et pulsent quotidiennement, ce nouvel organe potentiel pourrait « agir comme des amortisseurs qui empêchent les tissus de se déchirer », selon le communiqué de la NYU School of Medicine. Mais l’interstitium n’aurait pas qu’un rôle purement mécanique. « L’espace interstitiel est la principale source de lymphe » du corps, expliquent les chercheurs dans la publication, c’est-à-dire le fluide vital au fonctionnement des cellules immunitaires qui génèrent l’inflammation, et dont la circulation est parallèle au système sanguin.

Un rôle potentiel dans la propagation du cancer

« Cette couche est une autoroute de fluide en mouvement », explique le communiqué, ce qui pourrait aider le cancer qui l’envahit à se propager dans tout le corps.

L’interstitium étant un espace ouvert, rempli de liquide, et non une paroi de tissu conjonctif dense, il peut « être facilement parcouru par des cellules tumorales invasives », ce qui pourrait expliquer « la forte augmentation de la probabilité de métastases » par les tumeurs invasives « une fois qu’elles atteignent la sous-muqueuse », écrivent les auteurs.

De plus, la pression mécanique exercée sur l’interstitium au fil des contractions et mouvements des organes qu’il entoure pourrait également favoriser la propagation

« Cette découverte a le potentiel de conduire des progrès spectaculaires en médecine, y compris la possibilité que l’échantillonnage direct du liquide interstitiel peut devenir un outil de diagnostic puissant » explique Neil D. Theise.

MALADIES ET ACUPUNCTURE.

Les cellules résidant dans l’interstitium et les faisceaux de collagène qui le tapissent « changent avec l’âge », ce qui pourrait contribuer « au froissement de la peau, au raidissement des membres et à la progression des maladies fibrotiques, sclérotiques et inflammatoires », d’après le communiqué.

Les chercheurs voient également dans ce nouvel organe un potentiel rapport avec l’acupuncture, grâce à des « courants électriques » potentiellement générés par les faisceaux de protéines de l’interstitium lorsqu’elles se courbent dans l’espace sous la pression des organes en mouvement.

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Des os de dinosaures renfermeraient des restes de globules rouges


Les scientifiques croient bien avoir trouver des globules rouges et du collagènes sur des fossiles des dinosaures. Vous imaginez après des millions d’années quelques informations ils pourraient trouver sur le lien avec les animaux d’hier a aujourd’hui ?
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Des os de dinosaures renfermeraient des restes de globules rouges

 

Un Tyrannosaurus rex peint par John Gurche. Du haut de cette reconstitution, des décennies de recherches paléontologiques nous contemplent... © The Field Museum

Un Tyrannosaurus rex peint par John Gurche. Du haut de cette reconstitution, des décennies de recherches paléontologiques nous contemplent… © The Field Museum

L’annonce peut laisser perplexe juste au moment où sort sur les écrans le film Jurassic World mais nous ne sommes pas un premier avril… Une équipe de chercheurs britanniques pense ainsi avoir découvert dans des restes fossilisés de dinosaures des traces de globules rouges et de fibres de collagène. De quoi ouvrir de larges perspectives et mieux comprendre la physiologie et l’arbre généalogique de ces animaux mythiques.

Jusqu’à présent, l’espoir de trouver de l’ADN fossile appartenant à un dinosaure restait du domaine de la science-fiction, notamment avec le film Jurassic Park. Toutefois, en 2005, la paléontologue Mary Schweitzer et ses collègues ont affirmé avoir retrouvé des restes fossilisés de tissus mous dans un os vieux de près de 68 millions d’années.

En 2007, John Asara et Mary Schweitzer ont enfoncé un peu plus le clou en affirmant cette fois qu’ils étaient parvenus à isoler des traces de collagène dans un fémur de Tyrannosaurus rex. Ils auraient même réussi à séquencer les fragments de cette protéine. Or, celle-ci peut jouer le rôle d’un traceur phylogénétique et donc permettre de trouver des liens de parentés entre les dinosaures et même avec les oiseaux.

La découverte de collagène était une surprise pour les chercheurs car on pensait jusque-là que toute trace de molécules complexes de ce genre disparaissait obligatoirement après 1 million d’années environ tout au plus dans un fossile. Malheureusement, les autres équipes ne sont pas parvenues à répliquer des résultats similaires et le doute persiste. Il pouvait en effet s’agir d’une contamination récente.

Mais voila qu’une équipe de chercheurs de l’Imperial College London menée par la paléontologue Susannah Maidment et le physicien du solide Sergio Bertazzo vient d’apporter de l’eau aux affirmations des équipes jadis menées par Mary Schweitzer, comme on peut le constater dans un article de Nature Communications, disponible en libre accès.

Sergio Bertazzo est un spécialiste de la biominéralisation et un expert dans l’usage du microscope électronique pour l’étude des tissus vivants calcifiés. Lui et ses collègues ont utilisé une Sonde ionique focalisée, plus connue sous le nom du sigle anglais FIB (Focused ion beam), pour découper des échantillons d’os de dinosaures vivant il y a 75 millions d’années. La qualité des surfaces obtenues permettait de réaliser des observations de très bonne qualité avec un microscope électronique.

Les chercheurs n’en ont alors pas cru leurs yeux : les images fournies par l’instrument rappelaient fortement la forme de globules rouges mais aussi celle de fibres de collagène.

« C’était complètement inattendu. Ma première réaction a été de dire que ces résultats n’étaient pas réels », se souvient Susannah Maidment.

Pourtant, après avoir analysé les échantillons à l’aide d’un spectromètre de masse, ce qui semblait être des fibres de collagène contenait bel et bien des molécules constitutives du collagène. Là encore, comme l’a fait remarquer Mary Schweitzer elle-même, on ne peut pas encore exclure la possibilité d’une contamination.

Le musée d’histoire naturelle de Londres est l'un des trois grands musées installés le long d'Exhibition Road, dans le quartier de Kensington, à Londres. Ses collections contenaient des fragments d'os de dinosaures âgés de 75 millions d'années. Certains ont été examinés selon une méthode nouvelle, à l'aide d'un microscope électronique. L'une des images obtenues que l'on voit ici fait apparaître d'étranges structures faisant penser à des globules rouges. D'autres structures font quant à elles penser à des fibres de collagène. Cette interprétation est d'autant plus tentante que des comparaisons avec les cellules sanguines et les fibres de collagène d'émeus, des oiseaux modernes et donc cousins des dinosaures, sont étonnantes. © Imperial College London
Le musée d’histoire naturelle de Londres est l’un des trois grands musées installés le long d’Exhibition Road, dans le quartier de Kensington, à Londres. Ses collections contenaient des fragments d’os de dinosaures âgés de 75 millions d’années. Certains ont été examinés selon une méthode nouvelle, à l’aide d’un microscope électronique. L’une des images obtenues que l’on voit ici fait apparaître d’étranges structures faisant penser à des globules rouges. D’autres structures font quant à elles penser à des fibres de collagène. Cette interprétation est d’autant plus tentante que des comparaisons avec les cellules sanguines et les fibres de collagène d’émeus, des oiseaux modernes et donc cousins des dinosaures, sont étonnantes. © Imperial College London

Un outil pour dresser l’arbre phylogénétique des dinosaures ?

 

« Nous avons encore besoin d’effectuer des recherches supplémentaires pour confirmer la nature de ce que nous observons dans ces fragments d’os de dinosaures, estime Sergio Bertazzo. Mais ces structures anciennes en forme de tissus que nous avons analysées ont des similitudes avec les globules rouges et les fibres de collagène. Si nous pouvons confirmer nos observations, alors cela pourrait fournir des renseignements inédits sur la façon dont ces créatures ont vécu et ont évolué ».

Susannah Maidment va quant à elle un cran plus loin lorsqu’elle affirme :

« Notre étude nous aide à nous convaincre que la préservation de fossiles de tissus mous pourrait être bien plus répandue chez les dinosaures que ce nous pensions. Des restes fossilisés de tissus mous avaient été trouvés précédemment dans de rares fossiles excellemment conservés. Cependant, ce qui est particulièrement passionnant dans notre travail, c’est que nous avons découvert des structures similaires à celles de globules rouges et de fibres de collagène dans des fossiles dont la qualité de conservation est mauvaise. Cela laisse penser que cette conservation de traces de tissus mous pourrait être très répandue dans ces fossiles. Les résultats préliminaires obtenus suggèrent qu’ils pourraient être utiles pour comprendre comment les dinosaures ont évolué pour devenir des créatures à sang chaud [NDLR comme les oiseaux] et comment sont reliées les différentesespèces de dinosaures ».

http://www.futura-sciences.com/

Le saviez-vous ► Dangereuses, les saucisses ?


Si nous savions tout ce qu’il y a dans les aliments transformées peut-être qu’on y penserait deux fois avant d’y mordre a belle dent ..  Peut-être que c’est une assez bonne raison pour changer un peu nos habitudes alimentaires, car il semble que les aliments transformés, c’est de nous faire manger n’importe quoi
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Dangereuses, les saucisses ?

 

Les Nord-Américains consomment des millards de hot-dogs chaque année, mais que contiennent leurs saucisses?

 

Sur  l’étiquette, on trouve généralement la viande comme ingrédients principal

En 2009, une étude publiée dans Annals of Diagnostic Pathology a évalué la teneur réelle en viande de plusieurs marques de saucisses à hot dog,

Avec la microscopie optique électronique, on a déterminé que les saucisses étaient en moyenne, composées d’eau à 57 % et de viande à seulement 5,7%. D’autres tissus ont été trouvés, y compris des os, du collagène, des vaisseaux sanguins, des nerfs périphéries, du tissus adipeux, du cartilage et de la peau. Notons que les saucisses augmentent les risques de plusieurs cancers.

Une étude canadienne publiée en 2008  dans Nutrition And Cancer a examiné le lien entre la consommation de viande et le cancer. Cette étude a conclu que la viande et la viande transformées (comme la saucisse a hot dog) étaient directement liées à l’augmentation du risque de plusieurs cancers, notamment ceux de l’estomac, du côlon, du pancréas, du sein et de la prostate.

Les saucisses végétariennes, qui sont désormais en vente partout, sont une bonne  solution pour rendre votre hot dog un peu plus santé

La Semaine/Santé Prévenir/Anne-Marie Roy Nutritionniste/Février 2012