Non, votre animal ne vous déteste pas


Les animaux ont des comportements qui nous faire croire à tort qu’il y a un problème entre eux et nous. Certains de ces comportements peuvent être destructeurs de nos biens et pourtant, il semble que cela ne soit pas par méchanceté, mais plutôt pour satisfaire un besoin
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Non, votre animal ne vous déteste pas

 

Un désordre peut parfois être le signe d’un manque d’affection © thinkstock

Jeanne Poma.

Votre chat a détruit votre pull en cachemire, votre chien a fait ses besoins dans l’entrée ou vous avez trouvé une souris morte dans votre salle de bain? Ne serait-ce pas le signe que votre chien ou votre chat prépare un plan machiavélique contre vous? Décryptage de ces comportements.

Il fait pipi partout

Il y a des tonnes de raisons pour lesquelles votre chien ou votre chat pourrait faire pipi en dehors des zones désignées, mais la principale est souvent qu’il est en colère. Pour les chats, faire pipi en dehors de la litière veut dire qu’il marque son territoire, surtout si un autre animal vit dans la maison. La stérilisation peut aider à diminuer ce comportement de marquage. Pour les chiens, c’est aussi un signe d’anxiété. Votre animal peut également vouloir vous dire que vous ne changez pas sa litière assez régulièrement. 

Il cherche à se battre

Votre chat siffle, crache ou glisse, l’approche n’est pas toujours subtile. Votre chien peut aussi montrer les crocs parce qu’il a peur, parce qu’il manque d’attention ou qu’il ressent l’angoisse de la séparation. Cherchez la cause de ce comportement, regardez s’il n’est pas blessé ou malade. Un comportement agressif continu, particulièrement lorsque le comportement est soudain, peut indiquer une douleur ou une maladie. 

Il vous apporte des proies mortes

Un matin, vous découvrez une souris morte étalée dans un endroit où vous passez beaucoup de temps, près de votre lit ou devant les portes, là où vous ne risquez pas de la manquer. Cela pourrait passer pour un mauvais présage, une attaque future. Et pourtant, c’est une façon pour votre chat de vous dire qu’il vous adore. Remerciez-le et jetez la souris quand il ne regardera pas. 

Il détruit tout

Vous êtes parti chercher le pain et votre chien a mordu votre couette à tel point que vous retrouvez des plumes partout dans la maison. Est-ce qu’il voulait vous mettre en rogne? Détrompez-vous, il cherchait probablement votre affection et votre couette est remplie de votre odeur. 

Il vient près de vous pour dormir

Vous avez envie de jouer avec lui et pourtant il passe des heures à dormir auprès de vous. Vous l’ennuyez? Au contraire, les heures de sommeil pour un animal sont des heures où ils sont vulnérables. Il considère donc que vous pouvez le protéger de tout et trouve votre présence rassurante.

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La paix


La colère ne règle pas grand chose, et elle nous fait porter un fardeau qui enlaidisse notre vie. Ce n’est pas toujours facile d’y résister et pourtant cela nous est salutaire. Ce n’est pas un signe de résignation, mais plutôt, une harmonie avec nous-même que l’on doit chercher à atteindre
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La paix

 

Le fait que je ne réplique pas, ne veut pas dire que je suis le faible.
Je suis assez mature pour comprendre que la colère ne règle rien.
Parfois la paix vaut mieux que d’avoir raison

Inconnu

Éthiopie : un mystérieux chant engendrerait des comportements violents


On dit que la musique adoucit les moeurs, mais ce n’est pas toujours vrai. Sur les plateau au nord de l’Éthiopie, les gens qui ne veulent pas de gestes violents, s’empêche de chanter bien que le chant n’a rien de magique, on empêche d’autres a tendance colérique de d’entonner ce chant qui comporte violence et exhortation
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Éthiopie : un mystérieux chant engendrerait des comportements violents

 

Crédits : Pixabay / PeterW1950

par Yohan Demeure

Nous savons depuis longtemps que la musique adoucit les mœurs, et nous avons même appris il y a quelques mois qu’un agriculteur du sud de la France avait réussi à sauver ses cultures d’un virus grâce à la musique !

Cependant, il est question dans cet article d’une musique ou plutôt d’un chant qui déclencherait des actes violents, comme l’explique l’étude de l’ethnomusicologue Katell Morand de l’Université Paris-Nanterre.

Ces recherches, publiées dans la revue Terrain en octobre 2017 font état de témoignages de villageois vivant dans les hauts plateaux du nord de l’Éthiopie. Ces derniers prêtent un dangereux pouvoir à une sorte de poésie nommée « qärärto ». Ce chant provoquerait selon eux la colère, alimenterait le désir de vengeance et serait la cause d’une perte de l’esprit poussant les personnes impactées au meurtre.

Certains villageois prennent d’ailleurs des précautions, c’est-à-dire que certains hommes ayant renoncé à la violence s’interdisent tout bonnement de chanter. D’autres, plus enclins à se laisser facilement emporter, sont défendus d’entonner le fameux chant.

Katell Morand estime qu’il faut replacer cette histoire de chant meurtrier dans son contexte. En effet, les familles honorent une tradition liée à des cycles meurtriers trouvant leur raison dans des querelles de voisinage, des questions d’héritages, des conflits territoriaux ou encore des vols de bétail. Il y a là une obligation de vengeance, et le chant est visiblement le support utilisé pour passer à l’acte.

Par ailleurs, si les hommes « chanteurs » sont fortement susceptibles de passer à l’acte, les femmes, – qui ne doivent pas faire de même – chantent elles aussi afin d’encourager la vengeance qu’elles espèrent. Les mots sont d’ailleurs bien choisis, entre insultes bravades et autres exhortations. Il faut également savoir que le chant s’accompagne de postures spécifiques, ce qui donnerait ce pouvoir à ce même chant, tout comme son contour mélodique (un débit rapide, intonations, sauts d’intervalles).

Évidemment, il est peu probable que ce chant ait des pouvoirs magiques, surtout qu’à chaque fois, il existe des raisons suscitant l’intention de vengeance, et donc de violence. Quoi qu’il en soit, chacun se fera son opinion en lisant l’étude de Katell Morand intitulée Le désir de tuer, Musique et violence en Éthiopie du Nord.

Sources : The ConversationMashable

http://sciencepost.fr/

Moment de colère


Moi, je suis certaine que tout ce que l’ont dit, ce que l’on fait nous revient un jour ou l’autre, même si ce n’est pas toujours évident ou que cela prend du temps
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Moment de colère

 

Dans les moments de colère, le mieux est tout simplement d’attendre pour se calmer, parce que la colère passe, mais les mots qui ont été prononcés à ce moment-là restent gravés à tout jamais

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Affamés en colère, votre rage est biologique


Avez-vous déjà été tellement affamé, que l’impatience, l’agressivité a monté d’un cran ? C’est le cerveau qui analyse qu’il peut y avoir un danger voir mortel si vous ne vous mettez pas a table le plus tôt  possible … Bref, tout est biologique
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Affamés en colère, votre rage est biologique

La chute de glucose dans le sang est perçue par le cerveau comme une menace mortelle: celui-ci réagit en conséquence.

Si la faim justifie les moyens, elle justifie également les sautes d’humeur. À mesure que baisse notre taux de glycémie, il peut arriver que nous ayons du mal à nous concentrer, que nous fassions des erreurs d’inattention, ou que notre comportement social s’en trouve altéré: irritables et grincheux sont souvent ceux que la faim taraude.

Les anglophones ont un joli mot-valise pour désigner ce phénomène: «hanger», une contraction de «hunger» (la faim) et «angry» (la colère). Ce dernier trouve sa première explication dans notre cerveau.

Une alerte pour le cerveau

Lorsque nous mangeons, les nutriments contenus dans ce que nous ingérons passent dans la circulation sanguine, à partir de laquelle ils sont distribués aux organes. Or plus le dernier repas est loin, plus le taux de glucose dans le sang diminue: si la chute est trop forte, le cerveau peut percevoir cela comme une situation potentiellement mortelle, explique Amanda Salis, chercheuse à l’institut de l’obésité, de la nutrition, de l’exercice et des troubles alimentaires de l’université de Sidney.

Fortement dépendant du glucose, le cerveau va «envoyer des instructions à plusieurs organes afin de synthétiser et de libérer des hormones qui augmentent la quantité de glucose dans notre circulation sanguine». La «réponse contre-régulatrice» du glucose a aussi sa part à jouer dans ce phénomène:

«Les quatre principales hormones contre-régulatrices du glucose sont: l’hormone de croissance de la glande pituitaire située dans le cerveau, le glucagon du pancréas, et l’adrénaline, parfois appelée épinéphrine, et le cortisol, qui proviennent tous deux des glandes surrénales. Ces deux dernières hormones contre-régulatrices du glucose sont des hormones de stress qui sont libérées dans la circulation sanguine lors de tout type de situation stressante, pas seulement quand on subit un stress physique dû à un faible taux de glucose dans le sang», décrit Salis.

De même que l’adrénaline est l’hormone libérée dans une situation de peur soudaine, libérée lorsque la faim est trop forte, elle apparaît responsable de notre colère.

Faim ou colère, même combat

Mais l’explication ne s’arrête pas là: colère comme faim sont également contrôlées par des gènes communs, qui produisent le neuropeptide Y, libéré dans le cerveau lorsqu’on a faim et qui «stimule les comportements d’alimentation voraces en agissant sur une variété de récepteurs dans le cerveau, dont celui que l’on appelle le récepteur Y1»: les mêmes que ceux qui régulent la colère. Plus une personne présente des taux de neuropeptide Y élevés, plus elle aura donc tendance à devenir agressive en ayant faim.

À ces biais physiologiques s’ajoutent des facteurs culturels, qui régissent quant à eux les différentes formes d’expression que nous pouvons donner à notre sentiment de faim: verbales ou non, plus ou moins directes.

La façon la plus expéditive de remédier à la hargne affamée est donc de manger un aliment riche en nutriments avant que d’avoir trop faim. Lorsque cela est impossible, le corps puisera dans ses propres réserves de graisse pour en tirer de l’énergie, dont certaines sont transformées en cétones, utilisées par le cerveau en place du glucose comme carburant: le tout est une question d’équilibre.

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«N’allez pas vous coucher en colère»: un conseil à ne pas suivre, en amour comme en amitié


La plupart des exorcistes indépendants conseillent malgré tout aux clients de consulter un médecin ou un psychologue avant de participer à une séance d’exorcisme.
On a entendu dire souvent de ne pas aller se coucher en colère, ce conseil est bien pour les couples, mais aussi pour les amis. Ce conseil a bien du sens, car la colère avant de dormir peut nuire à notre sommeil, car une gamme d’émotions fait surface dans notre tête
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«N’allez pas vous coucher en colère»: un conseil à ne pas suivre, en amour comme en amitié

 

Love is weird | Alex Bellink via Flickr CC License by

Love is weird | Alex Bellink via Flickr CC License by

Rachelle Hampton  traduit par Iris Engintalay

Remettez la dispute au lendemain et allez donc au lit.

Dans la catégorie des conseils souvent donnés, mais rarement sollicités, «n’allez jamais vous coucher en colère» est un classique au même titre que «s’il est jaloux, c’est qu’il vous aime» ou «faites passer vos enfants avant votre mariage».

À première vue, ce sage conseil paraît sensé: en allant se coucher sans avoir réglé un différend (tout particulièrement du genre «tu n’arroses jamais les plantes»), on risque de ruminer sa colère toute la nuit et de se mettre dans tous ses états (ou d’enrager dans son sommeil).

Mais comme l’écrivait récemment Jaya Saxena dans un article du Cut défendant le fait de s’endormir en colère, «s’acharner à tout prix dans une dispute a des conséquences, et la seule solution est parfois d’aller dormir pour repartir à zéro».

Le raisonnement de Jaya Saxena est convaincant, surtout si l’on considère que les pires disputes semblent souvent plus faciles à gérer à la lumière du jour et que le manque d’énergie peut être un obstacle à une discussion productive. Mais son argument repose sur une hypothèse importante: votre relation doit être suffisamment solide pour que cette solution fonctionne.

«Je me fichais bien d’aller me coucher sans avoir tout résolu, car il ne faisait aucun doute dans mon esprit que nous serions tous les deux encore là le lendemain matin», écrit-elle.

L’absence d’insécurité est donc un élément clé.

Éternelle célibataire, je n’ai pas encore d’opinion personnelle à offrir sur le fonctionnement de ces stratégies opposées dans un contexte romantique. (Et pourtant, croyez-moi, des variantes de la phrase «n’attendez pas demain matin pour régler un différend» reviennent au moins une fois par an au dîner de Noël, lorsque le vin coule à volonté et finit par délier la langue de l’une de mes tantes.) Mais j’ai remarqué que ce conseil se glissait aussi dans mes relations platoniques. J’ai notamment remarqué chez mes amis une étrange détermination à vouloir résoudre les disputes (qu’elles portent sur de mauvais choix dans la vie ou la question de savoir s’ils ont les moyens de s’offrir un chien) aussi rapidement que possible, augmentant ainsi la détresse et la colère derrière nos paroles dans cette course contre la montre arbitraire.

Par exemple, la veille de la cérémonie de remise de nos diplômes, ma meilleure amie et moi nous sommes retrouvées à nous disputer à propos de la peur que nous avions, une fois séparées, de ne plus savoir comment communiquer. Alors que l’inévitable séparation approchait, tout désaccord durant plus de trente minutes, y compris celui-ci qui était pourtant sain, avait des airs de fin du monde. Si nous avons, pour notre part, réussi à résoudre nos problèmes, j’imagine que les choses auraient été beaucoup moins pénibles si nous avions seulement pris un peu de recul toutes les deux. Sous les effets de la fatigue, la discussion dégénérait et partait inévitablement dans des digressions qui nous éloignaient de plus en plus d’une conclusion.

Se souvenir que l’on est dans le même camp

D’après un sondage mené officieusement ici chez Slate, ce conseil semble revenir assez souvent, bien que la plupart des gens reconnaissent que ce n’est sans doute pas le meilleur. Appliquée aux amis et aux amants, la règle du «n’allez pas vous coucher en colère» néglige un certain nombre de facteurs, y compris le manque de sommeil et les émotions fortes, ou encore le chocolat et la tequila. À ce propos d’ailleurs, ajoutez de l’alcool et vous aurez la recette d’une grosse dispute (sans oublier la gueule de bois émotionnelle qui s’ensuit), dont la cause (stupide, à coup sûr) pourra être difficile à déterminer à la lumière du jour. Et comme un collègue le faisait remarquer, confrontée à cette pression extérieure de résoudre le conflit dans un temps imparti, la personne risque de finir par capituler de façon artificielle, excluant ainsi toute possibilité d’arriver à une solution productive au problème, quel qu’il soit.

Plutôt que de refuser d’aller au lit en colère, la plupart des personnes en couple de l’équipe semblent reconnaître que l’aspect le plus important d’une dispute consiste à se souvenir que l’on est dans le même camp. Interrompre la discussion et la reprendre le lendemain matin autour d’une tasse de café est une perspective bien plus agréable que celle d’en découdre avec en fond sonore les émissions de télévision du milieu de la nuit ou la grosse soirée de votre voisin. Il en va de même pour les amitiés: attendez d’être dans un meilleur état d’esprit pour résoudre un conflit, plutôt que de vous envoyer à la figure tous vos sentiments en tentant de battre un chrono inventé de toutes pièces.

Peut-être devrions-nous laisser ce conseil mourir de sa belle mort, aux côtés de la moquette à poils longs et des rôles réservés à chaque sexe. Les différends, qu’ils aient lieu au sein d’un couple ou entre amis, doivent être gérés intelligemment. Et pour cela, n’oubliez pas que la nuit porte conseil…

Rachelle Hampton

http://www.slate.fr

Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?


Sommes-nous rendu une société intolérante ? Le stress, l’impatience face aux bruits, à l’attente, aux enfants, la rage au volant et la liste est longue. Nous avons tellement d’informations en une seule journée, on interagie avec les gens avec un bref instant qu’il est frustrant de ne pas avoir de réponse dans l’immédiat. On ne sait plus attendre avec un monde qui tourne autour beaucoup plus vite. Faut-il réapprendre la courtoisie, la patience, le lâcher-prise ?
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Pourquoi tout nous tombe sur les nerfs?

 

Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la... (Photo thinkstock)

PHOTO THINKSTOCK

OLIVIA LÉVY
La Presse

Sommes-nous devenus plus intolérants face aux petites choses irritantes de la vie ? Le bruit des voisins est insupportable ? Les bouchons de circulation sont atroces ? Les transports en commun bondés ? Le quotidien est devenu un véritable enfer ? Pourquoi ? La faute au stress ? Au manque de temps ? Au manque de savoir-vivre ?

L’IMPATIENCE

Pour la Dre Johanne Lévesque, neuropsychologue, nous vivons désormais dans une société de l’instantané. Attendre est devenu impossible, voire intolérable.

« Le côté instantané des communications fait en sorte qu’on est de plus en plus impatient. Regardez dans quel état vous êtes quand vous n’avez pas de réponse instantanée à un courriel ou à un texto ! »

Elle explique que d’un point de vue cérébral, il y aurait un déséquilibre de la dopamine.

« C’est le messager chimique responsable de l’inhibition, de l’attente. La dopamine est aussi le neurotransmetteur le plus important dans le plaisir et la motivation. Comme on n’est plus habitué à patienter, 15 minutes vont sembler une éternité parce que désormais, la production de dopamine n’est déclenchée que pour des événements agréables et stimulants », affirme la neuropsychologue.

La peur de manquer quelque chose nous rend aussi plus impatients. Les gens s’activent sans cesse pour ne rien manquer et sont toujours connectés à leurs cellulaires.

« Il y a 100 ans, l’être humain recevait en une année la même quantité d’information qu’on reçoit aujourd’hui en une journée ! », soutient la Dre Johanne Lévesque.

LES COLÈRES SPONTANÉES

« Sur le stress chronique, ce qu’on sait, c’est que si vous prenez un rat [on ne fait pas de tests sur ce sujet sur les humains], et que vous le stressez tous les jours, qu’est-ce qui va arriver ? Sa réponse de stress biologique va diminuer, car il va s’habituer à ce même stress quotidien, mais il va y avoir un prix à payer : il va devenir 10 fois plus réactif à tout nouveau  » stresseur « , explique Sonia Lupien, fondatrice et directrice du Centre d’études sur le stress humain (CESH). Et chez l’humain, ce sera pareil. On va réagir au quart de tour à des choses qui nous laissaient indifférents. On appelle ça les colères spontanées, c’est un indice que le cerveau envoie, et qui signifie qu’il y a un stress chronique. »

 Les rages au volant sont un bel exemple de colères spontanées.

L’AUGMENTATION DES INTERFÉRENCES

« On n’a jamais été autant en interaction les uns avec les autres. En étant aussi proches, il est évident que le bruit des voisins va nous déranger. Les études démontrent qu’il y a plus de stress en milieu urbain que rural, car il y a plus d’interférences, ce qui pourrait expliquer cette sensibilité et irritabilité face aux autres », soutient Sonia Lupien.

Elle cite les recherches du Dr Irwin Sarazon qui a conclu que le stress résultait d’une interférence. Par exemple, lors d’un concert, si une personne de grande taille s’assoit devant et vous bloque la vue, c’est une interférence. C’est désagréable, ça gâche votre plaisir et ça vous cause du stress.

« Si vous êtes déjà à un niveau de stress élevé et que vous êtes dérangé par des interférences à répétition, vous serez évidemment plus irritable, mais le sujet n’a pas été étudié de cette façon », explique Sonia Lupien.

La spécialiste du stress estime que le festival des cônes orange n’est autre que de l’interférence cognitive à temps plein sur des milliers de gens.

« C’est un laboratoire humain sur le stress. Jour après jour, les gens se retrouvent devant des situations imprévisibles et se disent : où vais-je encore rester pris et quel sera mon retard ? C’est la recette parfaite où on joue avec nos nerfs. »

MANQUE DE SAVOIR-VIVRE

Il n’y a aucun doute, il y a un manque de civilité et de courtoisie au quotidien. La politesse est en déclin.

« Quand on sort de chez soi, on se rend compte qu’il y a des décalages dans le savoir-vivre. On se demande si la politesse se transmet encore ou qu’elle est chose du passé », déplore Julie Blais Comeau, spécialiste de l’étiquette.

Sur les trottoirs, elle remarque que les gens ont la tête penchée sur leur téléphone intelligent, écouteurs dans leurs oreilles, ne voient et n’entendent plus rien et foncent donc dans les passants !

« Il y a des campagnes de publicité qui ont pour thème la courtoisie au volant et dans les transports en commun. Pourquoi ? Parce qu’on a oublié les règles de base ! Il faut nous les rappeler à coups de publicité ! Vous imaginez ! On ne met plus les clignotants, on dépasse n’importe comment, on se bat pour entrer dans l’autobus et dans la rue les voitures éclaboussent les passants ! »

Elle suggère le retour des cours de respect et de civilité à l’école.

PERFORMANCE, PRESSION ET MANQUE DE TEMPS

« Dans le contexte actuel de la conciliation travail-famille, les gens manquent de temps. Le travail déborde sur les moments passés en famille, car les exigences sont plus élevées, les échéances plus serrées, on demande d’être très performants, et c’est stressant. Le marché du travail est précaire et les revenus incertains, alors les employés sont sous pression », explique Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’École des sciences de l’administration, TELUQ.

Du côté de la famille, la professeure indique que les ruptures familiales sont de plus en plus nombreuses et qu’on demande aux enfants d’être toujours plus performants.

LES EMPLOYÉS EN MAL DE RECONNAISSANCE

En ressources humaines, Diane-Gabrielle Tremblay observe qu’il y a une grande absence de reconnaissance.

« J’entends souvent dans les enquêtes que le travail accompli n’est jamais reconnu à sa juste valeur alors que ça ne coûte rien de féliciter ses employés à qui on en demande toujours plus ! Pourquoi les cadres ne donnent pas cette reconnaissance tant demandée et qui fait toute la différence ? », s’interroge-t-elle. 

Le télétravail, une ou deux fois par semaine est une des pistes de solution pour avoir des employés plus heureux et donc moins irritables, au quotidien.

« Les études sont très positives et démontrent que les gens ne sont pas dérangés, qu’ils ne perdent pas de temps dans les transports et veulent conserver ce qu’ils considèrent comme un avantage. C’est dommage, car on ne considère pas assez le télétravail, alors qu’il y a un vrai intérêt, un taux de performance élevé et moins de stress », estime Diane-Gabrielle Tremblay, professeure à l’école des sciences de l’administration, TELUQ.

ON TOLÈRE MOINS LES ENFANTS

« Dans une société vieillissante, on perçoit les enfants comme le choix des adultes qui en sont les uniques responsables. C’est très néo-libéral comme approche alors que dans d’autres cultures, les enfants font partie de la vie de la collectivité, tout le monde participe à leur bien-être, l’État, la municipalité et ils sont, en quelque sorte, la responsabilité de tous, ce qui n’est pas le cas ici, constate Stéphanie Gaudet, professeure de sociologie à l’Université d’Ottawa. Nous vivons dans une société qui individualise tous nos choix, c’est certain qu’on est plus intolérant parce qu’on se dit, quand on voit des enfants agités, qu’il n’est pas normal que les parents ne les contrôlent pas, car ils ont fait le choix d’en avoir ! »

LE MODE DE VIE EN SOLO

28 % des Canadiens 33 % des Québécois.

On vit plus que jamais seul, c’est le mode de vie

« Évidemment, ça a un impact sur notre façon d’être, car cette individualité fait en sorte qu’on tolère moins les autres », observe la professeure.

LA CULTURE MARCHANDE

« La culture marchande fait ressortir le côté individualiste. Je suis un client, j’ai payé pour mon billet d’avion, j’ai droit à avoir un vol calme, car quand on paye pour un service, on veut qu’il soit adéquat. […] La culture de la consommation est valorisée, de nombreux ménages canadiens sont endettés, notre mode de vie fait en sorte qu’on n’a pas de marge de manoeuvre pour faire face aux imprévus de la vie : un enfant en difficulté, des parents malades et tout déraille. Toute l’organisation de la société n’aide pas les individus. C’est chacun pour soi, chacun à sa place, ça manque d’humanité », se désole la sociologue.

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>Comment rester calme ou éviter de s’énerver ?

Le fameux « lâcher-prise » est de mise. On ne peut pas tout faire et tout maîtriser, tout le temps ! Il faut faire des choix et accepter ses limites. Si les colères spontanées deviennent récurrentes, c’est peut-être le temps de prendre un moment de réflexion.

« Il faut diminuer notre réponse au stress, aller faire une marche et perdre l’énergie mobilisée, car c’est ce qui fait en sorte que nous sommes tendus. Fondamentalement, il va falloir un jour changer de mode de vie, car quand vous êtes en colère, dites-vous que la seule personne qui souffre, c’est vous » estime Sonia Lupien, directrice du Centre d’études sur le stress humain.

http://www.lapresse.ca

Colère


Ce n’est pas facile quand la colère nous monte au nez de se calmer, d’être sur la défensive, pourtant cela est possible. Une méthode,: si nous sommes en colère en position debout, on s’assoit , si nous sommes toujours en colère, on se couche. En changeant de position cela peut aider, sinon il est mieux de s’éloigner
Nuage

 

Colère

 

Je ne me mets plus en colère … J’observe, je réfléchis et je m’éloigne si nécessaire.

Inconnu

Rester en colère


C’est normal d’être en colère, mais rester sur sa colère, on se fait plus de tort à nous qu’aux autres.
Nuage

 

Rester en colère

 

Rester en colère, c’est comme saisir un charbon ardent avec l’intention de la jeter sur quelqu’un. C’est vous qui vous brûlez

Bouddha

Science décalée : les gens coléreux voient vraiment la vie en rouge


Vous connaissez le terme voir rouge ? Quand nous sommes en colère, nous voyons rouge, c’est symbolique. Est-ce vraiment le cas ? Les personnes qui aiment la couleur rouge, sont-elles hostiles, colériques ?
Nuage

 

Science décalée : les gens coléreux voient vraiment la vie en rouge

Par Janlou Chaput, Futura

Les personnalités agressives ont tendance à voir plus de rouge dans le décor que les individus plus calmes, selon une étude de 2014. Un phénomène qui viendrait de l’époque où nos ancêtres vivaient de la chasse et de la cueillette. Comme quoi, les goûts et les couleurs ont peut-être une racine plus profonde que ce que l’on pouvait penser.

Lorsque la personne en face de nous nous prévient qu’elle voit rouge, il faut se préparer au pire. Et si cette expression avait une vérité scientifique ? C’est ce que laissent entendre des psychologues états-uniens dans la revue Journal of Personality. Une conclusion qui mérite de plus amples explications.

Le contexte : des couleurs psychologiques

Chacun ses goûts. Et lorsqu’on demande à chacun sa couleur préférée, les réponses varient fortement : bleu, rouge, vert olive ou encore rose fuchsia, pour ceux et celles qui aiment la précision. Bref, une tendance à la diversité, qui caractérise si bien l’humanité.

Oui mais il est malgré tout certaines constantes qui sous-entendent que nos préférences ne relèveraient pas uniquement de l’esthétique. Des études précédentes soulignaient une association entre la couleur rouge et la sensation d’agressivité, et ce à travers de nombreuses cultures humaines. Y compris dans la nôtre, où cette teinte symbolise l’interdit et du risqué (jusque dans les symboles de la circulation : sens interdit, feu tricolore, annonce d’un danger, etc.. C’est aussi la couleur du sang, qui, lors des grosses colères, s’accumule notamment au niveau de la tête et nous fait devenir tout rouge.

Adam Fetterman, de l’université du Dakota du Nord (États-Unis), a voulu creuser la question : les personnes les plus agressives sont-elles celles qui préfèrent le rouge ? Autrement dit, les goûts pour les couleurs révèlent-ils une certaine psychologie ? Il semble que oui.

Le rouge est la couleur de la colère et du combat. © Bring Back Words, Flickr, cc by 2.0

Le rouge est la couleur de la colère et du combat. © Bring Back Words, Flickr, cc by 2.0

L’étude : le rouge de la colère

Cette recherche consiste en plusieurs petites expériences auprès de 376 étudiants. Dans un premier temps, on interrogeait les participants sur leur couleur préférée, avant de leur faire passer un test de personnalité. Ceux qui manifestaient le plus d’hostilité vis-à-vis de leurs pairs avaient tendance à préférer le rouge.

Lors d’une deuxième épreuve, chacun était invité à observer une image où du rouge et du bleu délavés étaient mêlés, de telle sorte qu’aucune des deux couleurs ne prédomine sur l’autre. Pourtant, les auteurs ont demandé aux étudiants de définir laquelle des deux teintes était la plus représentée. Ceux qui ont répondu le rouge avaient globalement une personnalité 25 % plus hostile que leurs homologues manifestant plus d’intérêt pour le bleu.

Enfin, pour couronner le tout, les scientifiques ont placé les participants dans plusieurs scénarios, dans lesquels ils devaient faire face à un danger et disposaient de diverses possibilités pour s’en sortir. Les personnes qui expliquaient vouloir se défendre plutôt que fuir étaient plus enclines à préférer… le rouge.

L’œil extérieur : un héritage ancestral

À la lueur de leurs expériences, les auteurs écrivent dans leur article que les pensées agressives sont implicitement associées à la couleur rouge, et donc les personnes pleines d’inimitié sont plus à même de percevoir cette teinte autour d’eux. L’hostilité fait donc voir la vie en rouge.

Mais d’où viendrait cette particularité ? Les scientifiques pensent trouver la réponse dans notre passé. Nos ancêtres chasseurs-cueilleurs, et peut-être même avant encore, ont dû apprendre à se méfier de ce qui est écarlate et ainsi l’associer au danger : des fruits toxiques, des insectes dangereux ou du sang qui coule, synonyme de blessure ou de mort. Cette symbolique serait si solidement ancrée dans nos esprits qu’elle altérerait encore notre perception du monde.

https://www.futura-sciences.com