Le Saviez-Vous ► Saviez-vous que ces progrès de notre quotidien ont été acquis grâce à la conquête spatiale ?


Comme bien des gens, je trouve que les dépenses pour l’exploration spatiale sont exorbitant en rapport des besoins urgents sur la Terre. Cependant, il faut être réaliste, sans ces conquêtes, bien des choses utiles n’existeraient probablement pas.
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Saviez-vous que ces progrès de notre quotidien ont été acquis grâce à la conquête spatiale ?

 

airbag accident voiture

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par Yohan Demeure

Il y a quelques jours, la NASA a fêté ses 60 ans d’existence. Il est vrai que les programmes spatiaux sont très onéreux, et qu’il y existe évidemment beaucoup d’autres problèmes sur Terre plutôt que de s’occuper de l’espace. Cependant, la conquête spatiale a permis d’innombrables progrès dans des domaines parfois étonnants !

Sur Terre, nous profitons aujourd’hui d’inventions et d’innovations issues des programmes spatiaux. Depuis que la NASA a été créée le 29 juillet 1958 par le président américain de l’époque Dwight D. Eisenhower, le budget faramineux de l’agence spatiale américaine revient régulièrement dans les conversations. Mais quels sont les progrès réalisés sur Terre grâce aux programmes spatiaux ?

Citons tout d’abord les satellites, qui sont des milliers à avoir été placés en orbite autour de notre planète. Ceux-ci permettent entre autres d’assurer les services de téléphonie mobile, de météorologie, de cartographie et de photographie de la surface de la Terre. Évoquons également les systèmes de positionnement tels que GPS et Galileo.

search GPS coordinates

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La conquête spatiale a révolutionné l’informatique. En effet, le programme Apollo a par exemple nécessité des capacités pointues en programmation, ainsi que la mise au point de systèmes embarqués très performants. Citons également les sondes, ayant mis au défi les ingénieurs en ce qui concerne la miniaturisation des équipements.

D’autres objets de notre quotidien ont été démocratisés après certains progrès spatiaux – et le moins que l’on puisse dire, c’est que la liste est longue ! Citons les pneus radiaux et les airbags de nos voitures, les poêles en téflon, les cœurs artificiels, les pompes à insuline, les couvertures de survie, les fauteuils roulants, les capteurs photo de nos smartphones, les matelas à mémoire de forme, les freins du TGV ou encore l’Imagerie par résonance magnétique (IRM).

 

Sources : Ouest FranceLe Matin Online

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle


Avec les années d’essais, la transplantation d’organe, on évoluée, les réussites ont été plus grandes quand ils ont compris le rejet des greffons et ont pu réussir à contourner le problème. La liste est longue sur les organes qui ont été transplantés, tel que le coeur, rien, visage, peau, utérus etc ..
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La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle

 

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Corps morceaux

La transplantation a fait d’incroyables progrès depuis le 20e siècle

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Il y a 50 ans, en 1967, Christiaan Barnard réalisait la première greffe de coeur

En novembre 1967, Christiaan Barnard réalisait la première transplantation cardiaque en Afrique du Sud. 50 ans après, retour sur les dates clés ayant marqué le progrès médical dans le domaine de la greffe

Cinquante ans après la première transplantation cardiaque réalisée par Christiaan Barnard en Afrique du Sud le 23 novembre 1967, voici un rappel des grandes premières en matière de greffes d’organes, de membres et de tissus.

Les années 50 : 1ers essais sur le rein

REIN – DONNEUR DECEDE. Juin 1950 à Chicago (Etats-Unis) : le Dr Richard Lawler transplante le rein d’une personne décédée sur une femme atteinte d’une affection rénale. Le rein greffé est rejeté au bout de dix mois mais la patiente survit cinq ans.

REIN – DONNEUR VIVANT. Deux ans plus tard, la France se distingue avec la première greffe à partir d’un donneur vivant par l’équipe de Jean Hamburger à l’hôpital Necker à Paris. Le jeune receveur décède 21 jours après l’opération.

REIN – DONNEUR JUMEAU – En 1954 à Boston, l’équipe du Dr Joseph Murray réalise la première transplantation réussie d’un organe venant d’un donneur vivant : il s’agit de la transplantation d’un rein entre vrais jumeaux.

Les années 60 : on comprend la raison du rejet de greffe

1958-1964 Les travaux du Pr Jean Dausset aboutissent à la découverte du système HLA, une sorte de carte d’identité génétique de l’Homme, qui lui vaut le prix Nobel de Médecine en 1980. On comprend alors que pour qu’une greffe réussisse, il faut des systèmes HLA du donneur et du receveur proches et affaiblir le système immunitaire du receveur pour empêcher le rejet du greffon.

PEAU. En novembre 1869, le médecin suisse Jacques-Louis Reverdin réalise à Paris la première greffe moderne de peau : il a l’idée de couvrir avec de l’épiderme une plaie sur le coude gauche d’un malade en prélevant de la peau sur le bras droit du même patient.

FOIE. Mars 1963 à Denver (Etats-Unis) : la première greffe de foie est tentée par le professeur Thomas Starzl. Le patient décède peu après l’intervention.

POUMON. Juin 1963 à Jackson (Etats-Unis) : le Dr James Hardy réalise la première greffe de poumon. Le patient survit 18 jours.

CŒUR. Décembre 1967 au Cap (Afrique du Sud) : le Dr Christiaan Barnard effectue la première transplantation cardiaque. Le greffé survit 18 jours.

Les années 80 : arrivée de la ciclosporine, immunosuppresseur qui diminue le risque de rejets

La découverte des effets immunosuppresseurs de la ciclosporine, dérivé d’un champignon microscopique, a donné un nouvel élan aux greffes à partir du début des années 1980, permettant de réduire fortement les risques de rejet. Quelques années après en 1986 en France, les Prs Jean Dausset et Jean Bernard créent un Registre national de volontaires au don de moelle osseuse pour offrir aux malades sans famille une chance de trouver un donneur compatible.

CŒUR ARTIFICIEL. En décembre 1982, la première greffe d’un cœur artificiel, l’appareil américain Jarvik 7, est réalisée en à l’hôpital de Salt Lake City (Etats-Unis). Le greffé survit 122 jours.

Les années 90 : Bioéthique et greffe de main

En 1994 la loi de Bioéthique, relative au respect du corps humain, au don et utilisation des éléments du corps humain, est mise en vigueur en France.

LARYNX. Janvier 1998 (annoncée en 2001) à Cleveland (Etats-Unis) : greffe de larynx réussie sur un homme qui avait perdu ses cordes vocales dans un accident de moto.

MAIN.  Septembre 1998 à Lyon (France) : l’équipe du Pr Jean-Michel Dubernard greffe sur un Néo-zélandais de 47 ans la main d’un donneur (allogreffe). Clint Hallam se fera amputer en février 2001, après avoir abandonné son traitement anti-rejet.

Les années 2000 : le début de la greffe de visage

DEUX MAINS. Janvier 2000 : greffe des deux mains et de la partie inférieure des avant-bras, réalisée par le Pr Dubernard.

LANGUE. Juillet 2003 à Vienne (Autriche) : première transplantation de la langue réalisée sur un patient atteint d’un cancer.

VISAGE PARTIEL. Novembre 2005 à Amiens (France) : greffe de visage partielle (nez-lèvres-menton) sur une femme défigurée par son chien, réalisée par les équipes des professeurs Dubernard et Bernard Devauchelle.

PENIS. Une première greffe de pénis est pratiquée avec succès sur un Chinois en 2006. Celui-ci demande ensuite que l’organe soit retiré en raison de problèmes psychologiques.

Les années 2010 : greffe d’utérus fonctionnel réussie

VISAGE. Mars 2010 à Barcelone (Espagne) : une équipe de l’hôpital Vall d’Hebron dirigée par Joan Pere Barret réalise la première greffe totale réussie du visage sur un homme souffrant de difformité après un accident.

VISAGE ET OREILLES. Août 2015 à New York : l’équipe du professeur Eduardo Rodriguez au centre NYU Langone de New York réalise une greffe totale du visage avec cuir chevelu, oreilles et conduits auditifs, présentée comme la plus complète à ce jour.

UTERUS. Septembre 2014 à Gothenburg (Suède) : pour la première fois une femme donne naissance à un bébé après avoir bénéficié d’une greffe d’utérus.

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Impression en 3D d’un cœur en silicone


On cherche à remplacer le manque de donneurs de coeur pour les transplantations cardiaque. Déjà le coeur artificiel Carmat a fait beaucoup de progrès. En Suisse, ils ont réussi presque à fabriquer un coeur avec l’imprimante 3D, mais il faut encore améliorer le prototype avant de penser à des essais cliniques
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Impression en 3D d’un cœur en silicone

 

 

coeur en silicone

Le cœur en silicone, imprimé en 3D, ressemble à l’organe humain et pompe le sang de la même manière.

ZURICH HEART

Sylvie Riou-Milliot

Spécialiste santé au magazine Sciences et Avenir

Des chercheurs suisses sont parvenus à concevoir un cœur en silicone à l’aide d’une imprimante 3D qui, pour l’instant, ne peut battre que durant trente minutes.

CARDIOLOGIE. C’est un cœur doux qui bat (presque) comme celui d’un être humain. Les chercheurs du laboratoire de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ ) viennent d’avoir recours à l’impression 3D pour imprimer un cœur 100 % en silicone.

Ce prototype comporte deux ventricules, gauche et droit, comme dans un véritable cœur humain. Mais les deux cavités ne sont pas, comme dans la réalité, séparées par une paroi, le septum. Les ingénieurs ont conçu une chambre supplémentaire qui joue le rôle de l’incontournable pompe, nécessaire à la propulsion du sang vers le restant du corps. Pour cela, un dispositif gonflable permet, selon la quantité d’air mise sous pression, de gonfler ou de dégonfler la chambre.

26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque

Affichant un poids de 390 grammes et un volume de 679 cm3, des valeurs très proches des dimensions humaines, “il s’agit d’ un monobloc en silicone”, explique dans le communiqué de l’EPFZ  son développeur, NIcholas Cohrs, étudiant en doctorat qui a travaillé avec Anastasios Petrou.

 

Mais attention, pas d’emballement, ce modèle n’est absolument pas prêt pour une implantation chez l’humain. Car si la ressemblance anatomique avec un cœur humain est parfaite et s’il est trois fois plus léger que celui développé par la société de biotechnologie française Carmat, ce cœur siliconé a encore des progrès à faire. Il ne résiste en effet qu’à 3000 battements, soit à environ 30 minutes de fonctionnement !

Forte de cette première étape de faisabilité franchie avec succès, l’équipe zurichoise va donc devoir poursuivre ses travaux et tenter d’en améliorer nettement les performances. La course vers le cœur artificiel parfait sera rude, car ‘autres travaux sont en cours, le plus avancé dans les essais cliniques restant celui développé en France par Carmat.

 Aujourd’hui, 26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque et les donneurs sont peu nombreux. 

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Cœur artificiel Carmat : "Je me suis senti revivre"


Des essais de coeur artificiel continue à être étudié chez des patients en Europe qui sont en phase terminale. Il semble que cela soit très prometteur pour l’avenir et ainsi permettre de sauver des vies sans avoir recours aux dons d’organe
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Cœur artificiel Carmat : « Je me suis senti revivre »

 

Un coeur artificiel Carmat photographié le 24 septembre 2009 à Vélizy. (c) Afp

Un coeur artificiel Carmat photographié le 24 septembre 2009 à Vélizy. (c) Afp

Dans un long entretien accordé au JDD, le deuxième patient à avoir bénéficié de la prothèse de cœur intégral développée par Carmat se confie sur son second souffle, et son activité physique presque retrouvée.

Le deuxième patient ayant reçu un coeur artificiel Carmat, implanté le 5 août 2014, s’est confié au Journal du dimanche, assurant notamment s’être « senti revivre » dès le jour de l’opération. Cet homme de 69 ans, qui préfère rester anonyme car il « ne (veut) pas être une bête curieuse », dit « avoir tout à fait récupéré ». Opéré le 5 août 2014 à Nantes, il est rentré chez lui le 2 janvier.

« Je marche, je me lève et je me penche dix à quinze fois chaque jour, sans problème. Je garde mon équilibre. Je ne suis pas dérangé. Je n’y pense même pas. Je fais comme autrefois », raconte le deuxième patient, un ancien commercial père de deux enfants et quatre fois grand-père. « En fait, pratiquement dès le jour où j’ai été opéré je me suis senti revivre. C’était assez formidable car j’ai senti tout de suite une clarté de réflexion plus nette. Tout reprenait vie », poursuit-il dans ce long entretien.

Ne pas oublier de charger les batteries »…

Le nouveau coeur, qui fonctionne avec des batteries d’approvisionnement, »on arrive à l’oublier facilement ». Toutefois, « il ne faut pas oublier de charger les batteries », précise le patient. « Pour cela je tiens un tableau dans lequel je note les heures et les changements, pour vérifier qu’elles tiennent comme il faut. Ce n’est pas compliqué » indique cet homme qui fait l’objet d’un suivi médical régulier avec un rendez-vous hebdomadaire à l’hôpital. « Quasiment depuis le début, je n’ai pas l’impression de porter quelque chose d’étranger. Ce cœur, c’est moi. Il est devenu moi », assure celui qui s’est fixé comme horizon « vingt ans après l’opération ». « Etre centenaire, s’il y a moyen, pourquoi pas ? »

LIREVIDEO. Comment fonctionne précisément le cœur Carmat ?

Le professeur Daniel Duveau, le chirurgien qui a réalisé l’opération au CHU de Nantes, a précisé sur BFMTV que le patient pratiquait même le vélo depuis son retour chez lui et non plus seulement le vélo d’appartement comme il le faisait à l’hôpital après l’intervention.

« Cela a été une grande surprise pour nous. Nous lui avions bien sûr prescrit de faire du vélo d’appartement pour sa rééducation », a confié le chirurgien à la chaîne de télévision. Il rapporte que lors d’une visite, le greffé a dit aux médecins, interloqués : « Vous dites ‘vélo d’appartement’ ? Non, je fais du vrai vélo ! Mais je fais attention dans les côtes. »

De nouvelles implantation à venir

Le président de Carmat, la société qui a conçu et développé le cœur artificiel implantable, Jean-Claude Cadudal avait confié en février son « besoin d’avoir plusieurs patients implantés » pour disposer de données valables sur le plan statistique mais n’a pas voulu révéler si d’autres interventions avaient été menées depuis les deux premières rendues publiques.

Le cœur Carmat est actuellement dans la première des deux phases d’essais cliniques prévues avant une homologation et commercialisation de l’appareil dans l’Union européenne.

Cette première phase prévoit l’implantation sur un total de quatre patients afin de « tester la sécurité de la prothèse » et évaluer la survie des malades.

Les personnes implantées sont toutes des malades du cœur en phase terminale de leur maladie.

La deuxième phase prévoit l’implantation du coeur artificiel sur « une vingtaine de patients » pour examiner en plus de la survie « des aspects plus qualitatifs d’efficacité », de « qualité de vie » et de « confort du patient », selon cette société française cotée à la bourse de Paris.

Une première prothèse avait été implantée le 18 décembre 2013 à Paris sur un malade de 76 ans, Claude Dany, mais ce dernier avait succombé 74 jours plus tard à la suite de l’arrêt inopiné de la machine.

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Décès du premier porteur d’un coeur artificiel autonome


Même si cet homme est mort, il a eu droit a un sursit et a pu faire avancer la science en santé cardiaque. Bien sûr, il y aura des ajustements autant par la façon de faire, que l’appareil lui-même, mais c’est un pas en avant. Juste espérer que le coût baissera dans les années à venir pour que ce ne sont pas juste les riches qui en profitent
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Décès du premier porteur d’un coeur artificiel autonome

 

Un employé de la compagnie Carmat travaille sur... (Photo FRANCK FIFE, Archives AFP)

Un employé de la compagnie Carmat travaille sur un coeur artificiel connecté à une machine simulant le système circulatoire du corps humain, en 2009.

PHOTO FRANCK FIFE, ARCHIVES AFP

LISABETH ZINGG
Agence France-Presse
PARIS

Le malade de 76 ans qui avait bénéficié de la première implantation d’un coeur artificiel autonome conçu par la société française Carmat est décédé dimanche à Paris, 75 jours après avoir reçu cette prothèse cardiaque porteuse de grands espoirs pour des patients ne pouvant bénéficier d’une greffe.

 

Le coeur artificiel bioprothétique Carmat

PHOTO FRANCK FIFE, AFP

«Soixante-quinze jours après l’implantation du premier coeur artificiel bioprothétique Carmat chez un homme de 76 ans souffrant d’une insuffisance cardiaque terminale, le malade est décédé le 2 mars 2014», a annoncé lundi l’Hôpital européen Georges-Pompidou.

L’établissement a rendu hommage à ce patient en fin de vie qui «pleinement conscient de l’enjeu, a, par sa confiance, son courage et sa volonté, apporté une contribution mémorable aux efforts engagés par les médecins pour lutter contre une maladie en pleine évolution».

Souffrant d’insuffisance cardiaque terminale, le patient dont l’identité n’a pas été rendue publique, avait été choisi pour recevoir le premier coeur artificiel autonome Carmat pour pallier la pénurie de coeurs à greffer mais aussi apporter une solution aux contre-indications à la transplantation.

Des coeurs artificiels sont implantés dans le monde depuis une dizaine d’années mais il s’agissait de machines temporaires, posés dans l’attente d’une greffe.

En outre, jusqu’à présent la mise en place de «coeurs artificiels» devaient être accompagnées de traitements anti-coagulation lourds, ce qui avait pour gros inconvénient d’accroître fortement les risques d’hémorragies. L’espoir avec Carmat est précisément de se passer de tels traitements.

L’intervention qui avait duré une dizaine d’heures avait été réalisée le 18 décembre dernier dans le service du Pr Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.

Prothèse high tech et coûteuse

Peu après l’intervention, le Pr Fabiani avait souligné le caractère innovant de la prothèse Carmat, « un coeur artificiel total, biologique et définitif», capable de remplacer totalement la pompe cardiaque.

Il soulignait également qu’il était «totalement biologique à l’intérieur», une caractéristique essentielle pour éviter que le sang – comme il le fait sur des surfaces étrangères, non biologiques – ne forment des caillots.

Aucune réaction n’a pu être immédiatement obtenue auprès de la société Carmat, cotée en bourse, qui avait annoncé dès le 20 décembre que plusieurs autres implantations auraient lieu prochainement à Paris et en province.

Cette première phase destinée à «tester la sécurité de la prothèse» et portant sur un total de quatre patients, devait être suivie par une deuxième phase, avec une vingtaine de patients, focalisée sur des «aspects qualitatifs d’efficacité» de la prothèse conçue pour durer «au moins cinq ans».

Mais tous les patients en insuffisance cardiaque ne pourront pas en bénéficier. Cet appareil de 900 grammes, plus lourd qu’un coeur humain (300 g), ne peut pour l’instant être implanté que chez des personnes corpulentes : il est compatible avec 70% des thorax des hommes et 25% de ceux des femmes.

Autre obstacle, le prix. Ce coeur high-tech coûte environ 160 000 euros (soit 244 300 $CAN), autant qu’une greffe et ses suites opératoires. Seuls les plus fortunés, sauf si la Sécurité sociale le rembourse, pourront se l’offrir.

Dans son communiqué, l’hôpital Georges Pompidou relève que les causes du décès du patient de 76 ans «ne pourront être connues qu’après l’analyse approfondie des nombreuses données médicales et techniques enregistrées».

Mais il souligne également «l’importance des premiers enseignements» que les médecins impliqués ont pu tirer de cette expérience «concernant la sélection du malade, le suivi postopératoire, le traitement et la prévention des difficultés rencontrées».

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Le patient au coeur artificiel se porte «aussi bien que possible»


Les premiers résultats du coeur transplanté semble bien fonctionné. C’est encourageant pour l’avenir des patients dont un donneur s’avère difficile, mais qui pourrait quand même avoir une bonne qualité de vie
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Le patient au coeur artificiel se porte «aussi bien que possible»

 

Le Pr Daniel Duveau avait réalisé l'intervention avec... (PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS)

Le Pr Daniel Duveau avait réalisé l’intervention avec le professeur Christian Latrémouille (au centre) le 18 décembre à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, dans le service du professeur Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier (à gauche), concepteur du projet.

PHOTO BENOIT TESSIER, ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse

Le Français de 75 ans, premier patient à porter un coeur artificiel Carmat, se porte «aussi bien que possible» selon le Pr Daniel Duveau cité par le Journal du Dimanche.

«Il est réveillé, s’alimente seul et parle avec sa famille. Nous pensons l’asseoir et le mettre debout bientôt, sans doute dès ce week-end», ajoute le chirurgien qui a vu le patient jeudi.

Le Pr Duveau avait réalisé l’intervention avec le professeur Christian Latrémouille le 18 décembre à l’hôpital européen Georges-Pompidou, à Paris, dans le service du professeur Jean-Noël Fabiani, sous la direction du Pr Alain Carpentier, concepteur du projet.

Le patient «est toujours en soins intensifs où il est choyé par l’équipe d’anesthésie-réanimation des professeurs Cholley et Méléard», précise encore le Pr Duveau.

Pour lui, le patient est «un battant au dynamisme remarquable» et reste «confiant»: «quand sa femme et sa fille s’en vont il leur lance « à demain! ». Il n’a qu’une envie profiter de la vie. Il est impatient de sortir de réanimation, de sa chambre… et de l’incertitude», poursuit le chirurgien.

Un bilan de santé d’étape doit être publié lundi, selon le JDD.

Carmat avait annoncé le 20 décembre que plusieurs autres implantations auraient lieu.

«Un certain nombre de malades sont en train d’être sélectionnés, il est probable que dans les semaines qui viennent d’autres implantations soient faites», soit à l’hôpital Georges-Pompidou, soit à Marie-Lannelongue au Plessis-Robinson ou encore au CHU de Nantes, affirmait le docteur Philippe Pouletty, cofondateur de Carmat.

Le coeur Carmat est destiné aux malades en assistance cardiaque terminale.

Des coeurs artificiels sont implantés dans le monde depuis une dizaine d’années, mais il s’agissait de machines temporaires, posées dans l’attente d’une greffe.

Le coeur artificiel Carmat est, lui, autonome. Il vise à pallier la pénurie de coeurs à greffer, mais aussi à apporter une solution aux contre-indications à la transplantation.

Ce coeur à armature de plastique dur comme le métal reproduit la physiologie de l’organe normal avec ses deux ventricules et ses battements à l’aide de moto-pompes.

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Première implantation d’un cœur artificiel total


C’est une très belle avancée en cardiologie qui avec le temps sera sûrement une option à défaut de don d’organe ou de dernier recours si cela permet de redonner encore de belles années a vivre
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Première implantation d’un cœur artificiel total

 

 

Image de synthèse du cœur artificiel conçu par la société Carmat, dont un premier exemplaire a été implanté sur un patient en insuffisance cardiaque terminale le 18 décembre 2013. Le principe est celui d’une pompe raccordée au système sanguin. | Carmat SA

C’est une première mondiale, qui était attendue depuis des années. Le cœur artificiel total Carmat, mis au point par le professeur Alain Carpentier, a été implanté pour la toute première fois chez l’homme mercredi 18 décembre.

L’intervention a été réalisée par l’équipe de l’Hôpital européen Georges-Pompidou (Paris), l’une des trois retenues pour cette phase initiale d’essais cliniques qui portera au final sur quatre patients en insuffisance cardiaque terminale.

« Cette première implantation s’est déroulée de façon satisfaisante, la prothèse assurant automatiquement une circulation normale à un débit physiologique, écrit la société Carmat dans un communiqué. Le patient est actuellement sous surveillance en réanimation, réveillé et dialoguant avec sa famille. »

« Nous nous réjouissons de cette première implantation, mais il serait bien entendu prématuré d’en tirer des conclusions, car il s’agit d’une seule implantation et d’un délai post-chirurgical encore très court », précise Marcello Conviti, directeur général de Carmat, dans ce même communiqué rendu public juste après la fermeture de la Bourse. La société est en effet cotée.

CALENDRIER BOUSCULÉ PAR DES FUITES

De fait, aucune communication n’était prévue à ce stade. Une autorisation pour un essai dit de faisabilité avait été accordée le 24 septembre par l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) et Carmat devait attendre que les quatre patients prévus aient été opérés pour faire une annonce.

« La communication de résultats intermédiaires ou définitifs se fera dans le respect des considérations éthiques et réglementaires, et notamment après avis des différents comités indépendants d’analyse et de surveillance de l’étude, ainsi que du comité scientifique de Carmat », prévoyait la société en septembre dernier. Mais le calendrier a été bousculé par des fuites.

Ce projet, porté par le professeur Alain Carpentier depuis vingt ans, est celui d’une bioprothèse entièrement implantable, qui s’adapte à l’effort et devrait redonner son autonomie au patient. Proche du cœur humain, elle est constituée de quatre valves et de deux ventricules. A terme, elle pourrait devenir une alternative aux greffes chez les patients en insuffisance cardiaque chronique terminale, ou en défaillance cardiaque aiguë irréversible due à un infarctus massif.

Le succès de cette première phase d’essais sera notamment évalué par le taux de survie à un mois ou par la possibilité d’une transplantation si le patient y est éligible, indiquait la société Carmat en septembre

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