Le cocon de ce papillon tropi­cal ressemble à un bijou en or


Le Mechanitis polymnia est un beau papillon, mais son cocon est extraordinaire. Longtemps, des gens ont cru que la chrysalide contenait des particules d’or, jusqu’à les savants puissent expliquer ce phénomène qui sert d’une très bonne protection contre les prédateurs.
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Le cocon de ce papillon tropi­cal ressemble à un bijou en or

Crédits : Biolo­gia Vida/DR

par  Suzanne Jovet

Mecha­ni­tis polym­nia est un papillon d’Amé­rique latine, parti­cu­liè­re­ment présent du Mexique aux forêts tropi­cales amazo­niennes. Mais ce papillon d’as­pect ordi­naire fascine les scien­ti­fiques pour sa chry­sa­lide dorée. Long­temps soupçonné de conte­nir de véri­tables parti­cules d’or, les cher­cheurs ont réta­bli la vérité. L’as­pect doré du cocon consti­tue en réalité une arme de défense essen­tielle à sa survie.

L’as­pect métal­lique du cocon de Mecha­ni­tis polym­nia provient de la chitine, une molé­cule égale­ment présente dans les écailles de pois­sons ou les cara­paces de certains insectes. C’est un méca­nisme de défense natu­rel très effi­cace, car les chry­sa­lides de papillons consti­tuent un repas facile riche en protéines. Mais dans la forêt tropi­cale, les préda­teurs confondent ainsi la chry­sa­lide métal­li­sée avec une goutte d’eau.

 « Ils sont en réalité très diffi­ciles à voir dans la nature », explique le Dr Keith Will­mott, expert en papillons tropi­caux.

De plus, les oiseaux, reptiles et arai­gnées géantes ont tendance à fuir lorsqu’ils détectent le reflet de leur propre mouve­ment sur la chry­sa­lide ultra-brillante, le prenant pour une menace immi­nente. C’est bien la preuve qu’ils sont flip­pants.

Source : Biolo­gia Vida

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Des fourmis rouges adeptes de l’esclavagisme


Un comportement assez étrange des fourmis rousses, ils s’infiltrent dans des colonies pour enlever des cocons et ensuite les élevé comme des esclaves. Des fois, c’est étranges comment certains comportements ressemblent à ceux des humains
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Des fourmis rouges adeptes de l’esclavagisme

 

Nathalie Mayer
Journaliste

Dans le monde des fourmis, il s’en passe parfois de belles. Certaines, par exemple, n’hésitent pas à réduire leurs voisines en esclavage. Les chercheurs tentent aujourd’hui de comprendre comment elles ont pu en arriver là.

Les fourmis peuvent parfois se montrer cruelles. C’est le cas notamment des fourmis rousses de l’espèce Formica sanguinea. Chaque été, elles infiltrent le nid d’une autre espèce — la Formica fusca, par exemple — pour kidnapper des cocons qu’elles élèveront comme des esclaves. Un comportement étonnant que des chercheurs tentent aujourd’hui d’expliquer.

À l’université de Lausanne (Suisse), ils ont séquencé et cartographié le génome de 15 espèces de Formica. Ils ont ainsi pu établir un arbre généalogique. À sa base, toutes les espèces de fourmis Formica formaient des colonies sans avoir recours à l’esclavagisme. Rapidement, certaines se sont cependant mises à parasiter des espèces voisines pour qu’elles élèvent leurs petits.

Les Formica sanguinea font partie du sous-genre Raptiformica. Elles réduisent les fourmis du sous-genre Serviformica, comme les Formica fusca, en esclavage. © Schmutzler-Schaub, Fotolia

Les Formica sanguinea font partie du sous-genre Raptiformica. Elles réduisent les fourmis du sous-genre Serviformica, comme les Formica fusca, en esclavage. © Schmutzler-Schaub, Fotolia

Un comportement inscrit dans les gènes ?

Et il semblerait que ce soit ces mêmes espèces qui aient évolué ensuite vers l’esclavagisme. En effet, les espèces présentant ces deux types de comportements partagent les mêmes branches de l’arbre généalogique. Mais, sachant qu’il existe pas moins de 175 espèces de Formica, ces conclusions sont-elles fiables ?

Des études plus détaillées seront nécessaires pour s’en assurer. En attendant, les chercheurs tentent aussi d’identifier les gènes responsables de ce comportement, peut-être des gènes codant pour une sorte de déguisement chimique permettant aux fourmis esclavagistes de s’infiltrer sans trop de risque dans le nid de leurs proies…

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