En Chine, des cochons vivants sont utili­sés dans des crash tests de sièges pour enfants


Certain, c’est cruel, a quoi qu’ils pensent de prendre des cochons pour les lancer tout droit vers un obstacle pour tester des sièges d’enfants. C’est inadmissible de prendre des animaux même avec des médicaments pour atténuer le stress. Plusieurs cochons ont souffert avant de mourir.
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En Chine, des cochons vivants sont utili­sés dans des crash tests de sièges pour enfants


par  Adrien Gingold

Vague d’in­di­gna­tion en Chine, où 15 cochons vivants ont été utili­sés par des cher­cheurs pour être les cobayes de crash tests.

Sept d’entre eux sont morts sur le coup, les autres ont succombé à leurs bles­sures moins de six heures après le choc. Les défen­seurs des droits des animaux du monde entier accusent les cher­cheurs de cruauté, écri­vait The Inde­pendent vendredi 1er novembre.

Les quinze petits animaux n’avaient même pas deux mois, ils sont tous décé­dés des suites de ces tests fatals de sièges pour enfants. Sur les images, on peut voir que les cochons sont placés et atta­chés dans un siège avant d’être proje­tés avec violence contre un mur. Les cher­cheurs se sont justi­fiés en affir­mant que le comité éthique avait approuvé cette déci­sion. Ils expliquent que ces cobayes ont été choi­sis pour leur morpho­lo­gie ressem­blant à celle d’un enfant de six ans. Ils leur ont égale­ment admi­nis­tré un anes­thé­sique afin de réduire leur stress.

L’as­so­cia­tion PETA, par l’in­ter­mé­diaire de sa porte-parole Anne Meinert, a ferme­ment dénoncé ces pratiques :

« Lais­ser des animaux intel­li­gents et sensibles comme les porcs s’écra­ser sur les murs lors de tests à grande vitesse en Chine est tout simple­ment cruel. Cela entraîne des frac­tures, des ecchy­moses internes, des lacé­ra­tions et d’hor­ribles morts. »

L’ONG a égale­ment commenté avec bon sens que la morpho­lo­gie des animaux n’avaient rien à voir avec celle d’un jeune enfant, comme prétendu par les cher­cheurs.

Source : The Inde­pendent

https://www.ulyces.co/

Le Saviez-Vous ► Ces laboratoires secrets qui mènent leurs expériences sur des humains


Dans le passé, il y a eu beaucoup d’expériences faites sur des cobayes à leur insu. Certaines de ces expériences étaient d’une barbarie vraiment effrayantes. Beaucoup des cobayes sont resté avec des séquelles physiques et psychologiques. D’autres sont mort suites aux expériences ou encore se sont suicidé. On a essayé de cacher les faits ou défendre les auteurs de ces recherches.
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Ces laboratoires secrets qui mènent leurs expériences sur des humains

 

Des laboratoires top-secrets mènent depuis des années leurs expériences sur des cobayes humains. Une pratique aussi confidentielle qu’effrayante. Découvrez une séléction des expériences les plus choquants.

Quand la CIA efface la mémoire 

CIA

© REUTERS / LARRY DOWNING

Quand la CIA utilise du LSD pour des expériences sur la conscience

La CIA américaine a mené plusieurs projets pour effacer l’identité: Bluebird (ou Artichoke, 1951-1953) et МК ULTRA (MKSEARCH, année 1950-1960). Les principaux cobayes étaient des patients inertes des cliniques neurologiques, dont la plupart ignoraient tout des expériences menées sur eux. Bluebird avait pour but de créer un sérum de vérité infaillible. En utilisant des substances psychotropes et les électrochocs, les chercheurs provoquaient chez les sujets une amnésie artificielle, leur inculquaient de faux souvenirs et « multipliaient » leur identité.

Le projet MK ULTRA était incomparablement plus coûteux et global. Il étudiait toute la diversité des moyens d’impacter la raison (y compris des enfants): de la biologie à la radiologie. Par exemple, dans le cadre d’un des 149 sous-projets, plus de 1 500 soldats américains recevaient avec leur nourriture des produits psychotropes pour évaluer leur opérationnalité « sous l’emprise des substances ». L’information obtenue dans le cadre de MK ULTRA est utilisée aujourd’hui dans le travail des renseignements, même si en 1972 le projet a été fermé après un scandale et qu’une partie de sa documentation a disparu.

Pour une poignée de shekels 

Le Groenland du sud

© AP PHOTO / NORDFOTO

Un glacier révèle le secret de la base nucléaire secrète US au Groenland

L’armée israélienne a également mené des expériences sur ses soldats: on a appris en 2007 qu’entre 1998 et 2006, dans le cadre des projets secrets Omer-1 et Omer-2, des médecins militaires israéliens cherchaient un vaccin « contre une arme bactériologique similaire à l’anthrax ». Les 716 soldats participant aux expériences n’ont pas été informés des risques, des éventuelles conséquences et il leur était interdit d’évoquer les détails des recherches avec leurs proches.

En 2007, un groupe d’anciens sujets souffrant des conséquences de cette expérience – tumeurs, ulcères, bronchite, épilepsie – s’est adressé au ministère de la Défense pour se plaindre de leur mauvais état de santé. Ils ont été soutenus par le syndicat des médecins et l’organisation Médecins pour les droits de l’homme qui sont allés jusqu’à la Cour suprême pour exiger une enquête. Mais ils ont obtenu l’effet inverse: le tribunal n’a pas seulement décliné la requête mais il a interdit de publier une partie des informations sur l’expérience.

L’armée hésitait entre réagir en disant que rien ne s’était produit et mettre en avant que les soldats avaient accepté eux-mêmes. Il a été déclaré à la presse que les participants aux projets Omer étaient uniquement des volontaires qui savaient dans quoi ils s’engageaient et pouvaient quitter la partie à tout moment. Il a été suggéré aux victimes de s’adresser aux établissements médicaux où leur guérison promettait d’être longue, car les victimes ne disposaient pas de la moindre information sur les effets subis.

Le principal concepteur de l’expérience, le docteur Avigdor Sheferman (ancien directeur de l’Institut israélien de biologie), est parti ensuite au Canada pour mener des recherches identiques dans une compagnie médicale. Les résultats des projets Omer ont été remis à l’armée américaine pour plusieurs centaines de milliers de shekels.

Une véritable ségrégation médicale

Les États-Unis sont leaders de ce genre d’expériences. C’est dans ce pays qu’entre 1932 et 1972 se déroulait une expérience qu’on pourrait considérer à la fois comme un symbole de ségrégation raciale et de barbarie médicale. A Tuskegee, Alabama, le groupe médical sous la direction du docteur Clark Taliaferro avait pour objectif d’étudier tous les stades de la syphilis.

L’étude consistait à suivre un groupe de Noirs déjà contaminés. Pourquoi? Car à cette époque ils étaient encore considérés comme moins instruits et plus influençables. La plupart ignoraient leur maladie – c’était une condition de l’expérience. Toutes les manipulations étaient présentées comme des « soins du mauvais sang ». 76 des 399 participants sont restés en vie à l’issue de l’expérience. 128 personnes sont décédées de la syphilis et de ses complications. 40 hommes ont infecté leur femme et 19 enfants sont nés avec la syphilis.

En 1946 l’expérience a été élargie: une partie des médecins a été envoyée au Guatemala où pendant deux ans ils infectaient sciemment des soldats, des prostituées, des prisonniers, des mendiants ou des malades mentaux – jusqu’à 5 000 personnes au total.

C’est seulement en 1972 après la tribune d’un médecin dans le Washington Star qu’une commission spéciale s’est penchée sur les recherches à Tuskegee pour reconnaître leur illégitimité. Le gouvernement américain a alloué 9 millions de dollars pour aider les survivants, et 25 ans plus tard leurs proches ont entendu les excuses du président Bill Clinton. La trace latino-américaine n’a été découverte qu’en 2010 grâce à la publication des notes du docteur Cutler – l’un de ceux qui travaillaient pour ce programme au Guatemala. 750 victimes guatémaltèques ont porté plainte contre l’université Jones Hopkins, et Barack Obama a présenté ses excuses au peuple du Guatemala en la personne du président Alvaro Colom.

Des épidémies artificielles introduites dans le métro

Les chercheurs américains ne ménageaient pas vraiment leur grande nation. Des chimistes testaient sur les recrues l’effet toxique de l’ypérite (pour améliorer les masques à gaz), ou encore pulvérisaient des composants toxiques sur plusieurs villes canadiennes et américaines. Dans les années 1950, des épidémies artificielles ont été provoquées en Floride et en Géorgie. A la fin des années 1960, on a testé dans le métro de New York et de Chicago la vulnérabilité des passagers aux attaques biochimiques cachées en envoyant sous terre la bactérie Bacillus subtilis. En 1963-1969, le Pentagone a lancé sans avertissement sur les navires de sa marine plusieurs types d’armes chimiques et bactériologiques.

Les analystes de la radiation soignaient à différentes époques les adénoïdes avec des barres de radium et le cancer de l’estomac (les diagnostics étaient faux) avec des injections de plutonium, nourrissaient des futures mères avec des sels de fer radioactif sous la forme d’une boisson de vitamines, faisaient exploser des bombes atomiques dans le Nevada et sur les îles Marshall, testaient l’iode radioactif sur les femmes enceintes et en nourrissaient les nouveau-nés.

Des orphelins-cobayes

Les enfants ont toujours été les sujets les plus convoités par les chercheurs.

« L’étude de l’effet des jugements de valeur sur la fluidité verbale des enfants » réalisée en 1939 à l’université de l’Iowa, connue comme « Monster study », est une expérience horrible même si elle n’a pas provoqué de nombreuses morts ni d’invalidités et impliquait seulement une influence verbale.

Le psychologue Wendell Johnson et son aspirante Mary Tudor ont sélectionné dans un orphelinat 22 enfants de différents âges, et dans les cinq mois qui ont suivi Tudor rendait régulièrement visite à chacun d’entre eux pour une conversation de 45 minutes. Certains appréciaient ces échanges car Mary les félicitait pour leur capacité de lecture et leur élocution. Mais d’autres enfants, après quelques visites, ont commencé à éprouver des problèmes d’élocution, de comportement et de réussite à l’école parce que Tudor se moquait d’eux et leur reprochait de faire des fautes verbales.

Il faut dire que Johnson était guidé par un intérêt tout à fait scientifique: les véritables causes du bégaiement n’ont toujours pas été établies. Il supposait qu’il était possible de provoquer un bégaiement même en l’absence de prédispositions physiologiques.

Les successeurs de Johnson et de Tudor jugent que les travaux de ces derniers sont les plus exhaustifs sur le bégaiement, y compris les premières informations qu’ils ont pu recueillir sur le rôle des sentiments et des pensées du bégayant. Par contre, les enfants traumatisés ont vécu avec leurs complexes toute leur vie.

A l’issue de l’expérience, Mary Tudor est revenue plusieurs fois à l’orphelinat pour se repentir, espérant redonner aux enfants leur estime de soi. L’université, pour sa part, a tenu secrètes ces recherches jusqu’en 2001, date à laquelle la presse en a pris connaissance: l’établissement a alors présenté des excuses officielles aux victimes. En 2003, six d’entre elles ont saisi le parquet de l’État pour exiger de les indemniser pour préjudice moral. Quatre ans plus tard, ils ont obtenu 925 000 dollars pour tous les plaignants.

Une expérimentation pour éradiquer l’homosexualité dans un pays

Les victimes des expériences homophobes d’Aubrey Levin pourront difficilement compter sur une indemnité ou même une enquête officielle. Entre 1970 et 1989, l’armée sud-africaine faisait l’objet d’un « nettoyage » des recrues homosexuels. Les données officielles parlent de milliers de victimes mais nul ne connaît le chiffre réel. L’information sur ce programme a été révélée en 1995 dans le journal sud-africain Daily Mail and Guardian. Dans une interview le responsable du projet, ex-psychiatre en chef d’un hôpital militaire Aubrey Levin, affirmait:

« Nous ne considérions pas les gens comme des cobayes. Nous avions seulement des patients qui voulaient guérir et venaient de leur plein gré ». Il disait également pratiquer une « thérapie d’aversion sur les soldats homosexuels, sans pour autant recourir au choc électrique ».

Alors que s’est-il passé en Afrique du Sud à cette époque?

Près de 900 opérations de « réorientation sexuelle » ont eu lieu dans des hôpitaux sud-africains dans les années 1970-1980 dans le cadre de programmes pour éradiquer l’homosexualité. Certains patients étaient « soignés » à l’aide de drogues et d’hormones, d’autres ont subi des méthodes radicales – un traitement d’aversion. Dans le cadre de ce dernier on reproduisait une forme « inadmissible » de conduite (par exemple, l’excitation de l’homosexuel avec des images pornographiques) tout en provoquant des sentiments désagréables (par exemple, un électrochoc), avant de montrer une image positive (photo d’une femme nue) sans électrochoc.

La pratique traditionnelle admet le traitement d’aversion uniquement en dernier recours, et même dans ce cas le sentiment désagréable doit être équivalent à la piqûre d’une aiguille, et non faire voler en l’air les chaussures de l’individu, comme ce fut le cas dans les expériences de Levin. La mesure extrême du projet Aversion était la castration ou un changement forcé de sexe, et beaucoup de ceux qui l’ont subi ont choisi le suicide plutôt que de vivre dans un corps étranger. Finalement, la partie « scientifique » du projet fut un fiasco mais les seuls ennuis que ses instigateurs ont connu étaient avec leur propre conscience.

La conscience par intraveineuse

Certains ignorent que les exploits des chercheurs soviétiques dans l’élaboration de poisons ont même dépassé le niveau atteint par les expériences des nazis. Le « Cabinet spécial » (Laboratoire 1, Laboratoire X, Cellule), laboratoire toxicologique créé en 1921 par la direction du NKVD dirigé par le professeur Grigori Maïranovski, procédait à la recherche de poisons impossibles à identifier. Les expériences étaient menées sur des détenus condamnés à la peine capitale: 10 personnes pour chaque produit (sans compter les expériences sur les animaux).

L’agonie de ceux qui ne mourraient pas immédiatement était suivie pendant 10-14 jours avant de les achever. Le poison recherché a été finalement trouvé: le carbylamine-choline-chloride ou K-2, qui tuait en 15 minutes et sans traces (les médecins légistes indépendants diagnostiquait un décès pour insuffisance cardiaque). Grigori Maïranovski travaillait également sur le « problème de sincérité » pendant les interrogatoires avec des produits médicaux et élaborait des poisons en poussière qui tuaient quand on les respirait…

Au total, le Laboratoire 1 a fait entre 150 et 300 victimes (des criminels mais également des prisonniers de guerre), parmi lesquelles on peut également compter les médecins de la Cellule: des années plus tard Maïranovski, finalement condamné, écrivait que deux de ses collègues avaient mis fin à leur vie, que deux autres avaient perdu la capacité de travailler et que trois étaient devenus alcooliques.

Les testicules de jeunesse éternelle

La création d’un poison idéal sera probablement toujours d’actualité, tout comme la recherche de la pierre philosophale et de la fontaine de jeunesse. Par exemple, le professeur Preobrajenski du Cœur de chien écrit par Mikhaïl Boulgakov, pratiquait une méthode de rajeunissement assez répandue pour les années 1920: son homologue vivant aurait pu être le docteur américain Leo Stanley – à l’exception de leur mentalité. Ce médecin en chef d’une prison de San Quentin (Californie) était un adepte de l’eugénisme et testait différentes méthodes de purification de la race humaine: la chirurgie plastique (car la laideur extérieure provoque la laideur intérieure et inversement), les manipulations des glandes génitales et, pour finir, la stérilisation.

Il a commencé à mener des expériences sur le rajeunissement en 1918 en transplantant aux détenus âgés les testicules de jeunes criminels exécutés. La « matière première » a rapidement commencé à manquer et le docteur s’est alors orienté vers les animaux en utilisant des testicules de boucs, de sangliers et de cerfs. D’après ses rapports, les sujets éprouvaient un « gain de forces et se sentaient mieux » – on ignore s’il s’agissait d’un effet placebo ou d’un véritable rajeunissement mais le docteur promettait la seconde variante.

Un autre but de l’étude était de confirmer l’hypothèse selon laquelle le comportement criminel dépendait des problèmes hormonaux. Pour régler les deux problèmes, il fallait donc stériliser le sujet — 600 détenus ont subi ce traitement jusqu’en 1940. Certains d’entre eux ne voulaient pas avoir d’enfants, d’autres voulaient rajeunir: le docteur Stanley présentait la stérilisation comme un moyen permettant de rajeunir et de guérir, il avait promis à certains un régime de détention plus souple. Cependant, son véritable objectif était de pacifier les gènes « criminels » et l’instinct sexuel qui poussait selon lui le criminel à récidiver. Il a poursuivi ses recherches jusqu’en 1951, et compte tenu de sa contribution à la réforme des établissements médicaux cette activité ne paraît pas absolument insensée.

L’hôpital du docteur Cotton

Contrairement aux recherches d’Henry Cotton, l’élève d’Alzheimer en personne à 30 ans déjà (à partir de 1907) dirigeait un hôpital psychiatrique à Trenton (New Jersey). Le poste de médecin en chef lui accordait de vastes opportunités pour tester en pratique son hypothèse sur l’origine des troubles psychiques. Il estimait que les gens devenaient fous par infection et que le foyer de cette dernière se trouvait avant tout dans les dents malades — très proches du cerveau. Par conséquent, la première procédure subie par les patients de Cotton était l’arrachage de dents.

Si cela ne fonctionnait pas, on continuait de chercher l’infection au hasard (ou par ablation): dans les amygdales, la vésicule biliaire, l’intestin, l’estomac, les testicules, les ovaires… Même la famille de Cotton n’a pas échappé à cette « chirurgie bactériologique » (nom donné par l’auteur de la méthode): il a arraché les dents de son épouse, de ses deux fils et même les siennes. Ce dernier acte avait été précédé par une dépression nerveuse suite à l’ouverture d’une enquête dans sa clinique par une commission du sénat local.

Malgré les données reflétant une efficacité élevée de sa méthode (85% de guérison) diffusées activement par le docteur dans ses discours et ses articles, ainsi que la forte popularité de l’hôpital de Trenton (même les hommes aisés et les célébrités y envoyaient leurs proches pour une grande somme d’argent), en 1924 le conseil de tutelle a senti que quelque chose ne tournait pas rond et a consulté l’université Jones Hopkins. La docteure Phyllis Greenacre envoyée à l’hôpital pour vérifier les statistiques a découvert que seulement 8% des patients de Cotton guérissaient, 41,9% ne ressentaient aucune amélioration et 43,4% mourraient. Sachant que les 8% n’avaient pas subi de soins et que les 43,4% décédés avaient fait les frais de la pratique de Cotton.

L’enquête de la commission créée par le sénat local avait précisément pour but de découvrir les causes de cet état de fait mais elle a à peine eu le temps d’entamer son travail: des collègues de renommée et même des hommes politiques ont pris la défense de Cotton, qui a tranquillement repris son travail pour prendre sa retraite cinq ans plus tard. Personne n’a voulu poursuivre ses recherches.

Les bonnes nouvelles

Virus Zika

© REUTERS / IVAN ALVARADO

Des expériences scientifiques auraient provoqué la recrudescence de Zika

Au courant de l’été 2014, les utilisateurs anglophones de Facebook ont été surpris d’apprendre que 689 003 d’entre eux avaient joué le rôle de cobayes contre leur gré dans une expérience conjointe des chercheurs américains et du réseau social. Les résultats parus dans le magazine Proceedings of the National Academy of Sciences stipulaient:

« Les états émotionnels peuvent être transmis à d’autres individus à travers une infection émotionnelle, après quoi, sans en être conscients, ils peuvent éprouver les mêmes émotions ».

Cela signifie que la bonne et la mauvaise humeur sont contagieuses de la même manière que l’absence d’un contact direct n’empêche pas cette infection. L’expérience était simple: un groupe de sujets recevait dans son fil d’actualité des positifs, l’autre des messages négatifs. Les utilisateurs ont immédiatement réagi: les « heureux » ont commencé à publier des commentaires optimistes et le groupe attaqué par des posts négatifs a commencé à écrire des choses négatives.

Les militants ont critiqué les méthodes des chercheurs et ont même supposé que pour certains, le contenu négatif avait pu être « la dernière goutte » — mais avec autant de probabilité le contenu positif a aussi pu redonner espoir à quelqu’un. Dans l’ensemble, les deux manipulations peuvent être perçues comme un petit pas vers la sophistication des méthodes pour influencer le public. Par conséquent, il faut remettre en question et analyser tout ce qui tombe dans le champ de votre attention, sans oublier la probabilité qu’à chaque instant vous faites peut-être partie d’une expérience.

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Lavages de cerveau : les victimes du Dr Cameron réclament encore justice


Le docteur Ewen Cameron est mort peu temps avant la fin du programme, malheureusement, il ne répondra pas de ses actes. Des expériences dans les années 50 – 60 ont été faites à l’insu des victimes qui ont été dans une institution pour des troubles psychologies qu’il fallait payer. Ils ont été drogués au LSD, subit des électrochocs dans le but d’effacer leur mémoire pour insérer d’autres souvenirs qui ne sont pas à eux. Ces expériences ont été financé par la CIA.
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Lavages de cerveau : les victimes du Dr Cameron réclament encore justice

 

Le reportage de Michel Marsolais

La torture et le lavage de cerveau sont condamnés dans la plupart des pays du monde. C’est pourtant ce qui s’est passé à Montréal dans les années 50 et 60 sous le couvert de traitements donnés par un institut de l’Université McGill. Les victimes de ces expériences de lavage de cerveau et leurs familles se sont réunies pour une première fois à Montréal afin de demander justice.

Un texte de Michel Marsolais

Les larmes ont vite coulé dans la petite salle bondée. Des gens des quatre coins du pays sont venus exprimer leur frustration, leur colère ou leur désespoir face aux expériences menées à l’Institut Allan Memorial à Montréal, dès la fin des années 40, jusqu’en 1963.

Financées par la CIA, ces expériences de lavage de cerveau étaient menées à l’insu des patients, qui venaient se faire traiter pour des troubles psychologiques mineurs comme la dépression.

Dimanche, les familles des victimes se sont réunies pour une première fois afin de demander des excuses et pour entamer une poursuite contre le gouvernement fédéral.

Les expériences sont devenues de plus en plus barbares et destructrices jusqu’à la fin. Nous voulons faire l’histoire en amenant le gouvernement en justice Julie Tanny, la fille d’une victime

« Nous sommes tous victimes de ces terribles événements », assure Marilyn Rappaport, qui prend soin d’une sœur qui ne la reconnaît pas.

Des hommes et des femmes assis dans une petite salle écoutent une présentation

Des victimes et des proches victimes de traitements du Dr Cameron se sont rassemblées pour demander justice. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

Un projet pour effacer les mémoires

Sans le savoir, des centaines de Canadiens ont servi de cobayes pour des expériences dignes d’un film d’horreur qui se sont déroulées à l’Institut Allan Memorial de Montréal. Celui-ci été dirigé par Ewen Cameron, un médecin d’origine écossaise.

Pendant une quinzaine d’années, le Dr Cameron y menait le projet MK-Ultra de la CIA qui visait à effacer la mémoire d’un individu pour la remplacer par une nouvelle personnalité.

En plein cœur de la guerre froide, l’idée était de pouvoir contrôler mentalement des individus à des fins militaires. Des drogues comme le LSD, des électrochocs étaient largement utilisés pour déprogrammer les individus.

Des patients pouvaient être plongés dans le sommeil pendant des semaines pendant qu’une bande sonore répétait le même message.

L’Institut Allan Memorial à Montréal

Des familles brisées

La vie de centaines de patients a été littéralement détruite. Certains sont devenus très agressifs, d’autres, comme des enfants. Beaucoup ne reconnaissaient personne.

La mère d’Aline Fortin a été radicalement transformée par les traitements du Dr Cameron et les longs séjours au Allan Memorial. Les enfants se sont pratiquement retrouvés orphelins, le père est devenu alcoolique.

« Elle changeait complètement. On ne la reconnaissait pas. On trouvait ça curieux quand elle allait à l’hôpital, elle ne revenait pas guérie. C’était pire et on ne comprenait pas pourquoi », raconte Aline Fortin.

« Ce ne sera pas facile, mais nous avons une chance », estime l’avocat Alan Stein, qui portera cette cause.

Initialement, neuf patients avec de graves séquelles avaient été indemnisés par la CIA. Ensuite dans les années 90, le gouvernement canadien a indemnisé 77 patients dans le cadre d’un programme qui a pris fin depuis longtemps et qui n’admettait aucune responsabilité.

Depuis, on compterait moins d’une dizaine d’ententes hors cour avec d’autres familles pour des montants de 100 000 $, mais avec des clauses de non-divulgation.

Reconnaissance publique réclamée

Alison Steel, dont la mère ne s’est jamais remise de son passage à l’Institut Allan Memorial, a reçu une indemnisation l’an dernier. C’est cette résidente de Knowlton qui a initié la réunion des victimes directes et indirectes du Dr Cameron qui ne s’étaient jamais rencontrées.

Une femme parle avec un micro à la main.

Alison Steel est la fille de l’une des victimes. Photo : Radio-Canada/Marie-Laure Josselin

« Je suis encore très en colère », affirme-t-elle, avant de fondre en larmes.

Les familles veulent aussi une reconnaissance publique du tort qui leur a été fait et blâment les institutions – dont l’Université McGill – qui ont cautionné ces expériences.

Ironiquement, les victimes du Dr Cameron ont dû payer pour servir de cobaye, puisque ces expériences étaient prétendument des traitements.

Ewen Cameron est mort en 1967, peu après la fin du programme.

https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/

Le Saviez-Vous ► À quoi peuvent bien servir les mouches ?


Les mouches que l’on chasse de la main, ou muni d’une tapette à mouche, sont probablement vu par la plupart d’entre nous des insectes nuisibles. Pourtant, leurs présences sont importantes que ce soit dans les enquêtes criminelles, pour guérir des plaies, pour la pollinisation ne sont que quelques exemples de leur utilité
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À quoi peuvent bien servir les mouches ?

 

Crédits : tuhinkhamaru740/Pixabay

Chercher une réponse à cette question c’est se retrouver confronté à un nombre important d’articles pour lutter contre ces bestioles. Effectivement, les mouches agacent et nous souhaitons bien souvent en venir à bout à coup de tapette, de papiers tue-mouches, de mains agiles ou encore, d’insecticides. Mais, finalement, auraient-elles un autre objectif que celui de nous irriter ? Figurez-vous qu’elles sont plus utiles que nous l’imaginions…

Saviez-vous que les diptères (mouches, moucherons et autres taons) ne représentent pas moins de 15 à 20 % des espèces présentes sur notre planète ? Un chiffre d’autant plus stupéfiant que nous, mammifères, ne correspondons qu’à à peine un et demi pour cent des espèces terrestres. Alors, si les mouches ont une réelle utilité dans ce monde, leur nombre aurait de quoi nous satisfaire.

Les mouches, ces pollinisateurs méconnus

La disparition des abeilles que nous observons ces dernières années est éminemment inquiétante. La recherche d’autres pollinisateurs devient alors une préoccupation de taille. Et vous serez peut-être surpris par ces résultats, car les mouches apparaissent comme l’un des principaux pollinisateurs, notamment en hautes altitudes et dans la zone arctique.

Une aide médicale insoupçonnée

Et ce n’est pas tout ! Il existe des mouches qui ne se nourrissent que de tissus nécrosés, dont quelques mouches vertes. Ces dernières étaient utilisées dans certaines civilisations pour éviter la gangrène. Une méthode qui a été redécouverte pendant la Seconde Guerre mondiale. Les larves de mouches, lucilia sericata, se révèlent être de belles solutions pour nettoyer une plaie.

Toujours dans le domaine médical, les drosophiles (lesdites « mouches du vinaigre ») sont particulièrement utiles aux généticiens. Elles sont utilisées comme cobayes et ont d’ailleurs permis la confection du viagra.

 Quant aux dolicopodidae, elles servent d’indicateurs de la qualité d’un milieu naturel grâce à leur fuite des endroits pollués.

Par ailleurs, les calliphora viscina sont celles qui permettent aux enquêteurs de police d’estimer le moment du décès d’un individu grâce à la ponte d’œufs et de larves qui subvient dans les 48 heures après la mort.

Des détecteurs de truffes

Enfin, elles sont également profitables aux amateurs de truffes. Les mouches dites truffières, sont sollicitées dans le Périgord pour dégoter des truffes. Il s’agit de mouches qui déposent leurs larves dans ces tubercules alors, il suffit de les traquer pour mettre la main sur ces champignons.

Maintenant vous le savez, les mouches ne sont pas que ces insectes sournois aux pattes velues qui s’amusent à nous tourner autour, elles servent aussi de multiples causes, et pas des moindres ! Indices pour la police criminelle, repères pour la qualité environnementale, cicatrisantes, cobayes, truffières, elles sont aussi pollinisatrices ! Que de vertus pour un insecte que l’on cherchait à exterminer à tout prix…

Sources : Arte.tv ; çaminteresse.com ; swissinfo

http://lesavaistu.fr/

Antidouleurs pour humains: quand chiens et chats jouent aux cobayes


Les animaux de compagnie vivent plus longtemps, les maladies apparaissent avec les années. Ils peuvent souffrir des maladies similaires aux humains, mais on ne peut pas soigner les animaux avec les mêmes traitements que nous. Alors, il faut faire des recherches. Je crois que la médecine vétérinaire est plus « humain » dans ce genre de quête. Ce n’est aussi sauvage que ceux qu’on longtemps fait pour les cosmétiques par exemple
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Antidouleurs pour humains: quand chiens et chats jouent aux cobayes

 

Le professeur de médecine vétérinaire Éric Troncy a... (Photo fournie par Éric Troncy)

Le professeur de médecine vétérinaire Éric Troncy a créé une colonie regroupant quelques dizaines de félins, pour qu’ils connaissent le personnel et collaborent mieux lors des tests.

PHOTO FOURNIE PAR ÉRIC TRONCY

MARIE-CLAUDE MALBOEUF
La Presse

Depuis bientôt 10 ans, le professeur de médecine vétérinaire Éric Troncy constate à quel point la douleur chronique est un phénomène universel, qui n’épargne ni l’homme, ni la femme, ni leurs animaux de compagnie, et se manifeste chez eux de façons assez semblables.

Zones cérébrales atteintes, signes de la maladie, réponse aux analgésiques… Les ressemblances sont telles qu’enrôler des chiens ou des chats dans des essais cliniques accélérerait sans doute la mise au point d’antidouleurs plus efficaces, plaide le chercheur de l’Université de Montréal.

L’utilisation de chiens naturellement atteints de tumeurs est déjà en train de faire ses preuves pour mettre au point de nouveaux traitements contre le cancer.

« L’expérimentation animale se fait traditionnellement sur des rats et des souris, alors qu’ils nous ressemblent très peu », affirme le Dr Troncy.

« Prenez l’exemple des douleurs chroniques, elles affectent très majoritairement des femmes après la ménopause, alors que les chercheurs font leurs expérimentations sur de jeunes rats mâles en santé. Ça n’a sans doute pas grande logique. » – Le Dr Éric Troncy

Les molécules efficaces chez les rongeurs le sont donc très rarement chez les humains, dit-il, ce qui rend exceptionnelle la mise en marché de nouveaux médicaments. Le taux de succès est d’à peine 10 % en ce qui concerne les analgésiques.

Les rongeurs sont souvent génétiquement modifiés, reproduits dans le seul but d’aboutir en laboratoire et gardés en captivité pour l’entièreté de leur courte vie.

PLUS DIVERSIFIÉ

Les chiens et les chats ont un bagage génétique beaucoup plus diversifié. Ils partagent le même environnement complexe et changeant que leurs propriétaires. Et sont comme eux naturellement frappés par certaines maladies avec l’âge, explique un article du Dr Troncy publié en septembre dans la revue scientifique Pain.

Les chiens et les chats représentent donc de bien meilleurs modèles que les rongeurs, dit-il, surtout en ce qui concerne les maux complexes comme la douleur, le cancer ou la maladie d’Alzheimer.

« À partir du moment où une molécule fonctionne chez le chien, ce n’est pas dans 10 % des cas, mais dans 85 % des cas qu’elle fonctionne bien chez nous. »

À la fin du mois de novembre, le professeur de l’UdeM s’est joint à une douzaine de scientifiques invités à présenter leurs travaux aux représentants de l’industrie pharmaceutique et aux autorités réglementaires américaines – qui les ont encouragés à publier le tout et leur ont donné à nouveau rendez-vous dans deux ans.

« Ils ont pu voir combien l’évaluation de la douleur sur les animaux avait progressé ces dernières années. Aujourd’hui, on se rapproche beaucoup de ce qui se fait en médecine humaine, c’est beaucoup plus transposable. »

LES CHIENS SUIVIS AVEC UNE PUCE

L’équipe du chercheur a conçu des tests, validés sur plus de 400 chiens et chats atteints d’arthrose ou de cancers douloureux.

Les chiens étudiés sont recrutés dans les journaux et les cliniques vétérinaires et continuent de vivre à la maison. Pour les suivre à distance et enregistrer leur niveau d’activité, les chercheurs installent une puce dans leur collier.

« Quand le traitement fonctionne, l’animal fait de 40 à 50 minutes d’activité de plus par jour, étant plus confortable », rapporte le Dr Troncy.

Lors de visites à la Faculté de médecine vétérinaire, les bêtes passent sur des plaques conçues pour mesurer leurs progrès. Car en guérissant, le chien parvient à mettre graduellement plus de poids sur sa patte, ce qui génère de plus en plus de force.

PLUS DIFFICILE AVEC LES CHATS

Tester des chats s’est révélé plus complexe.

« Les chats étant moins sociables que les chiens, on n’était pas capables d’extraire des réponses pouvant indiquer si leur niveau de douleur était diminué, ils demeuraient très méfiants. »

Le chercheur a donc créé une colonie regroupant quelques dizaines de félins, confiés par des refuges.

« On les garde plusieurs années, alors ils connaissent le personnel et il y a beaucoup moins d’interférences. »

Les chats marchent parfois sur des tapis roulants miniatures. Pendant l’exercice, les chercheurs observent leur façon de bouger et mesurent l’ouverture de leurs articulations sur des photos prises aux rayons X.

« Quand une des hanches du chat est atteinte, tout le cycle de la marche change. »

Ce genre de tests permet de mesurer de façon objective l’amélioration apportée par les traitements.

Les chercheurs ne prélèvent aucun organe sur les chiens ou les chats étudiés et soignent leurs autres maladies, assure le Dr Troncy. La majorité des félins de la colonie sont adoptés par des étudiants de la Faculté de médecine vétérinaire après avoir participé à l’étude.

LUTTE CONTRE LE CANCER

Aux États-Unis, des vétérinaires et des médecins recrutent des chiens depuis déjà 10 ans dans le cadre d’études multicentriques à vaste échelle visant à valider l’utilité de différents composés anticancer. Ils sont regroupés au sein du Canine Comparative Oncology Trials Consortium, financé par les National Institutes of Health (NIH).

En prouvant qu’une nouvelle forme d’immunothérapie prolongeait la vie de chiens atteints d’ostéosarcome, ils ont convaincu la Food and Drug Administration américaine de mettre la mise au point de ce composé sur la voie rapide.

« Elle leur a permis de débuter tout de suite des essais chez l’humain, au lieu de passer trois ou quatre ans de plus à tester la toxicité du composé, puisqu’on a déjà regardé son innocuité lors des essais vétérinaires », précise le Dr Troncy.

Le professeur a bon espoir que la formule soit reprise dans son domaine de recherche. Les NIH ont récemment exprimé le désir de réduire de moitié le temps requis pour mettre au point de nouveaux antidouleurs, entre autres en raison de la vague de surdoses causées par les opiacés.

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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence


On sait que les Premières Nations depuis la Nouvelle-France ont souffert de la présence des blancs. Il n’y a pas tellement d’années, il y a eu des pensionnats pour faire oublier leur origine, leurs langues, leurs sciences. Ils ont vécu des violences, des abus sexuels séparés de leurs familles dès l’enfance, beaucoup sont morts sans explications. Et encore, on apprend que des enfants ont servi de cobaye pour trouver des traitements contre la tuberculose. Des pratiques pour les étudiants en médecine … Les actes ont été faits sans accords des parents qui étaient trop loin et ne se doutaient pas ce que l’on faisait à leurs enfants
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Des Autochtones victimes d’expériences médicales durant leur enfance rompent le silence

 

Florence Genaille, une autochtone ayant été victime d'expériences médicales pendant son enfance.

Florence Genaille n’était qu’une enfant lorsque des médecins ont réalisé des expériences médicales sur elle. Photo : Radio-Canada

Florence Genaille n’était qu’une petite fille quand, dans un sanatorium du Manitoba, des médecins l’attachaient avec des sangles à une couchette et lui faisaient passer un courant électrique dans le corps, tout en prenant des notes sur ses réactions, pendant que ses doigts s’agitaient et que ses bras et son cou étaient pris de spasmes.

En 1953, la fillette ojibwée de la Première Nation de Rolling River se trouvait dans un hôpital pour « Indiens », à proximité de Brandon, afin d’être soignée pour une tuberculose.

Maintenant septuagénaire, Mme Genaille ne croit plus qu’on essayait de la guérir. Selon la femme autochtone, c’étaient des expériences médicales dont elle était la malheureuse cobaye, un sentiment partagé par des centaines de survivants qui ont vécu des choses semblables.

Même si les sanatoriums sont fermés depuis plusieurs dizaines d’années, des historiens sont maintenant en train d’enquêter sur les allégations et de vérifier les comptes rendus des survivants.

« Je vous le dis, mes doigts commençaient à remuer, et c’était atrocement douloureux », raconte la femme de 72 ans. « Et là, de parvenir à la conclusion que notre peuple faisait l’objet d’expériences, c’est affreux à imaginer. »

Aucune preuve de tuberculose

Mme Genaille ne sait toujours pas pourquoi les médecins la soignaient par électrochocs, ni même pourquoi on l’a envoyée dans le sanatorium du sud-ouest de la province.

À l’époque, elle était élève dans un pensionnat à proximité de la ville de Brandon. Elle éprouvait une douleur assez intense dans une jambe, mais on en ignorait la cause, explique-t-elle. Finalement, les religieuses ont décidé de l’envoyer dans un sanatorium parce qu’elles pensaient que la fille était atteinte de tuberculose.

Pourtant, Florence Genaille n’a jamais été atteinte par cette maladie.

Plusieurs années après son séjour au sanatorium, un médecin a confirmé que les résultats des tests de dépistage de la tuberculose, qui décèlent toute présence, même ancienne ou latente de la bactérie, sont négatifs chez Mme Genaille.

Cette absence n’a toutefois pas mis des bâtons dans les roues des médecins du sanatorium. Ces derniers ont prescrit à la fillette une période de repos au lit si stricte qu’on ne lui permettait pas de quitter son matelas, même quand les infirmières changeaient les draps du lit.

Ça n’a pas non plus empêché les médecins d’entailler la cuisse de la fillette, le long du fémur, simplement pour en explorer l’intérieur, marquant à vie cette dernière qui en gardera comme séquelle un boitement permanent.

Même si cette procédure avait été administrée de bonne foi, précise le médecin actuel de la femme autochtone, elle était sans fondement et a été réalisée sans consentement.

D’énormes pouvoirs discrétionnaires

La professeure adjointe de l’Université de Winnipeg Mary Jane McCallum étudie présentement ce qui s’est passé dans les sanatoriums, parfois appelés « hôpitaux indiens ».

Elle dit avoir entendu un grand nombre d’histoires semblables à celle de Florence Genaille de la part d’autres survivants des sanatoriums et confirme que les « hôpitaux indiens » ont été, pendant très longtemps, les terrains de formation des étudiants en médecine.

Les parents des jeunes patients étaient souvent à plusieurs centaines de kilomètres, dans des réserves isolées, ignorant complètement les opérations pratiquées sur leurs enfants et incapables de s’y opposer.

Ça veut dire qu’il y avait beaucoup de questions sans réponse et d’énormes pouvoirs entre les mains des médecins. Mary Jane McCallum, professeure adjointe, Université de Winnipeg

Une douleur fulgurante

Le Manitobain Gerald McIvor est de l’avis de la professeure McCallum. En 1952, son frère Michael n’était qu’un petit enfant quand il a reçu un diagnostic de tuberculose et a été envoyé dans un sanatorium à Ninette, dans le sud-ouest de la province.

Des dizaines d’années plus tard, Michael portait toujours les cicatrices de son séjour au sanatorium, des rappels invalidants qui ont déformé son corps à l’endroit où les médecins avaient retiré une côte et un poumon, une technique utilisée comme traitement expérimental pour la tuberculose.

Gerald McIvor

En 1952, les médecins d’un sanatorium de Ninette ont opéré le frère de Gerald McIvor, Michael, et lui ont enlevé une côte et un poumon. Photo : Radio-Canada

« Il s’est toujours demandé : “Pourquoi? Pourquoi est-ce qu’ils m’ont fait ça?” », raconte M. McIvor, ajoutant que son frère, qui est mort en 2002, s’est toujours souvenu de la douleur foudroyante qu’il a ressentie.

Plusieurs années après la maladie de Michael, le Dr A. L. Paine, un éminent médecin qui avait été le surintendant médical du sanatorium à Ninette, a expliqué qu’il effectuait ces interventions chirurgicales en utilisant seulement un anesthésiant local.

Dans l’édition de janvier 1979 de la revue Canadian Family Physician, le Dr Paine a écrit, dans son étude intitulée « Tuberculosis: Past, present and future » (La tuberculose : le passé, le présent et le futur), qu’il employait un anesthésiant local « afin d’empêcher la propagation de la maladie au cours d’une anesthésie générale » et que les patients acceptaient volontairement cette méthode.

« Rétrospectivement, c’est dommage qu’il y ait eu autant d’interventions thoraciques qui ont engendré des difformités ou bien une réduction de la fonction respiratoire », a-t-il ajouté. « [Mais] bien des patients seraient morts sans intervention chirurgicale. »

Une question de quotas

La médecine a, depuis, fait de gros progrès, notamment en ce qui concerne la tuberculose.

Dans la première moitié du vingtième siècle, cette maladie représentait un important problème dans les réserves. Selon le raisonnement de l’époque, ce phénomène s’expliquait par le fait que les peuples autochtones vivaient dans la nature.

Toutefois, en vertu de la Loi sur les Indiens, il était légal d’enlever les enfants de leur famille si on les croyait atteints de tuberculose et de les envoyer dans un sanatorium. Parfois, comme c’était le cas pour Florence Genaille, les enfants y étaient même envoyés directement depuis les pensionnats.

Selon les historiens en médecine, comme la professeure adjointe Mary Jane McCallum, non seulement les enfants autochtones étaient utilisés comme cobayes par les étudiants en médecine, mais cela faisait partie d’une stratégie économique, car le financement des sanatoriums et celui des pensionnats étaient liés, en partie, à des quotas établis par le gouvernement.

Donc, même s’il existait de meilleures thérapies pour traiter les patients tuberculeux à partir des années 1950 – des traitements qui pouvaient même être administrés chez eux – les patients autochtones séjournaient bien plus longtemps dans ces sanatoriums, parfois même pendant des années, que le reste de la population canadienne.

Florence Genaille, Gerald McIvor et Mary Jane McCallum ne connaissent pas encore l’ampleur ni les motivations de ce qui s’est passé dans les sanatoriums et les « hôpitaux indiens » du Canada, mais ils veulent des réponses.

« Je pense que beaucoup de ces médecins-là ont se sont formés en faisant des expériences sur nous », dit Mme Genaille. « Sinon, pourquoi aurait-ce seulement été les gens comme moi qu’on gardait aussi longtemps et à qui on faisait subir ces atrocités », demande-t-elle.

Selon un texte de Donna Carreiro, CBC News

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Des chercheurs «gèlent» des patients avant de les ramener à la vie


Avec l’histoire vécue d’un jeune américain qui était supposé mort d’hypothermie est revenu à la vie au bout de 15 heures, des scientifiques voudraient bien avoir des volontaires pour étudier l’hypothermie qui serait un atout dans le domaine médical. Des volontaires ??
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Des chercheurs «gèlent» des patients avant de les ramener à la vie

 

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Les pieds dans la neige (image d’illustration) | stuartpilbrow via Flickr CC License by

Repéré par Vincent Manilève

L’hypothermie est de plus en plus étudiée par la communauté scientifique.

En février 2015, en plein milieu de la Pennsylvanie, Don Smith roulait sur une route enneigée quand il a aperçu le bout d’une botte sur le bord. Après s’être arrêté, il a vite réalisé qu’un homme était là, gelé sous la neige, et qu’il s’agissait de son fils Justin. Le site The Star, qui rapporte l’histoire, cite une interview donnée par Don à une télé locale:

«J’ai regardé et c’était Justin, allongé là. Il était bleu. Son visage, il était sans vie. J’ai cherché un pouls. J’ai cherché un battement de cœur. Il n’y avait rien.»

Et pour cause, les températures étaient largement négatives et Justin était resté comme ça pendant douze heures. Le constat sera le même pour les équipes de secours arrivées sur place. Justin va même être emballé dans un sac mortuaire et la police va procéder à une enquête. Sauf qu’un docteur des services d’urgence de l’hôpital du coin va tout de même pratiquer une réanimation cardio-pulmonaire. Avec succès puisque le jeune homme va être miraculeusement sauvé au bout de quinze heures. Il a été relâché au bout de six semaines et moins d’un an plus tard, il a tenu une conférence de presse pour remercier les urgences de ne pas l’avoir abandonné.

Ce miracle, aussi incroyable soit-il, n’est pas anodin. Le site Quartz explique que Justin n’est pas un cas isolé dans le genre.

«Une température du corps réduite veut dire que les cellules du corps ont un taux métabolique plus lent, écrit le site, donc elles ont besoin de moins d’énergie et peuvent survivre sans le flux respiratoire et sanguin normalement nécessaire pour vivre.»

Après l’hypothermie, l’hibernation?

Et le monde médical s’est saisi de ce phénomène, inspiré par des histoires miraculeuses comme celles de Justin Smith.

«Actuellement, les docteurs réduisent la température du corps sensiblement (de quelques degrés, rien d’aussi extrême que l’hypothermie accidentelle) pour soigner les bébés prématurés ou les blessures au cerveau.»

Mais bientôt, ils pourraient aller encore plus loin: l’université de Pittsburgh a commencé à utiliser l’hypothermie comme test sur des patients souffrant par exemple de blessure par armes à feu. Le but est de donner plus de temps aux médecins pour soigner la victime en ralentissant le processus de mort. Une solution saline froide remplace alors le sang pour accélérer le refroidissement.

Mais ce genre de méthode pose beaucoup de questions, et notamment celle de la capacité de la victime à donner son accord pour être un cobaye. Le Baltimore Sun a rapporté en octobre dernier que l’université du Maryland, qui procédait également à ce genre de tests, a dû faire toute une campagne de promotion dans les médias, dans les réunions publiques et même dans les églises pour convaincre de l’utilité de la méthode. Reste à savoir si les membres de communauté seront d’accord pour placer leur vie (et leur mort) entre les mains de ces docteurs aux méthodes un peu originales.

Et si le public donne effectivement son accord, un autre défi pourrait bientôt l’attendre: l’hibernation. Quartz conclut son article en disant que plus la science avancera et plus l’hibernation, prolongement de l’hypothermie, deviendra un objectif incontournable. Selon un spécialiste interrogé par le site, cet objectif pourrait être atteint… dans cent ans. 

http://www.slate.fr/