Le réchauffement actuel, une première en 2000 ans


Il faut vraiment être aveugle et inconscient de l’environnement pour ne pas s’apercevoir que le climat change et ce n’est pas pour le mieux. Après la révolution industrielle, le réchauffement est devenu global à 98 % dans le monde. Alors qu’est-ce qu’il faut de plus pour les climatosceptiques pour voir la réalité en face ?
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Le réchauffement actuel, une première en 2000 ans

Agence France-Presse
Paris

Au cours des 2000 dernières années, les températures mondiales n’avaient jamais augmenté aussi rapidement que maintenant, selon des données publiées mercredi qui, selon les experts, devraient couper l’herbe sous le pied des climatosceptiques.

Alors qu’une bonne partie de l’Europe subit son deuxième épisode de fortes chaleurs en un mois, deux études distinctes analysent 2000 ans de tendances de l’histoire climatique récente de notre planète. 

Les chercheurs ont utilisé des données de température compilées à partir de près de 700 indicateurs : des anneaux d’arbres, des carottes de glace, des sédiments lacustres et des coraux ainsi que des thermomètres modernes.

La première étude, publiée dans la revue Nature, met, par exemple, en évidence que lors du « petit âge glaciaire » (de 1300 à 1850) s’il a fait extraordinairement froid en Europe et aux États-Unis pendant plusieurs siècles, il n’a pas fait froid partout sur la planète.

« Lorsque nous retournons dans le passé, nous trouvons des phénomènes régionaux, mais aucun n’est mondial », explique Nathan Steiger de l’Université Columbia à New York. « Alors qu’actuellement, le réchauffement est global. 98 % du globe s’est réchauffé après la révolution industrielle », ajoute-t-il.

Un deuxième article, dans Nature Geoscience, examine la moyenne des variations de température sur de courtes périodes, de quelques décennies chacune. 

Leurs conclusions sont claires : à aucun moment depuis le début de notre ère, les températures n’ont augmenté aussi rapidement et aussi régulièrement qu’à la fin du XXe siècle. Quand après-guerre, la production (alimentée par les combustibles fossiles) et la consommation ont atteint des niveaux sans précédent. 

Ce résultat « souligne le caractère extraordinaire du changement climatique actuel », explique Raphael Neukom de l’Université de Berne en Suisse, coauteur de l’étude. 

Ces études « devraient enfin stopper les climatosceptiques qui prétendent que le réchauffement climatique observé récemment s’inscrit dans un cycle climatique naturel », souligne Mark Maslin de l’University College de Londres, commentant les travaux

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Pourquoi le climatoscepticisme est-il plus fort aux États-Unis qu’ailleurs ?


Ce n’est pas surprenant que les États-Unis affichent le plus haut taux de climatoseptiques. Il y en a ailleurs, et ces pays sont dépendants de l’énergie fossile et ont donc plus à perdre. Ce qui démontre bien que c’est l’argent qui prime et non l’environnement
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Pourquoi le climatoscepticisme est-il plus fort aux États-Unis qu’ailleurs ?

 

Aux États-Unis, l’actuel président lui-même est un climatosceptique ! Crédits : Flickr

par Yohan Demeure

On associe souvent l’image d’une personne climatosceptique avec des idées politiques de droite ou encore le fait d’être adepte des théories du complot. De nombreuses études ont été menées sur le sujet principalement aux États-Unis, mais retrouve-t-on le même phénomène ailleurs ?

Publiée en décembre 2017 dans la revue Nature Climate Change, une étude australienne a analysé des études portant sur le changement climatique dans 25 pays différents. Ces recherches permettent d’appuyer encore davantage l’idée qu’aux États-Unis plus qu’ailleurs, le déni des théories sur le réchauffement planétaire est encore plus marqué.

Il semble également que le lien entre climatoscepticisme et idéologie politique est plus profond aux États-Unis.

Les chercheurs estiment « qu’il existe une culture politique aux États-Unis qui offre un appui particulièrement fort aux citoyens désireux de mesurer la science du climat à travers leur vision du monde ».

Qu’en est-il des vingt-quatre autres pays d’où ont été tirés les autres textes analysés ? Il y a bien dans ces pays un lien entre les idéologies de droite (conservatisme) et un rejet des théories sur le climat, mais à la différence des États-Unis, ce lien n’est pas aussi puissant et le dialogue entre les différentes formations politiques est davantage possible sur les questions liées au changement climatique.

L’étude donne cependant un exemple de cas où la gauche et la droite de certains pays (dont les États-Unis) se sont associées à savoir dans les années 1970 lorsque les chlorofluorocarbones (CFC) responsables des dommages à la couche d’ozone ont fait l’objet réglementations. Malgré le désaccord de l’industrie chimique et sa volonté d’intervenir au minimum dans les affaires quotidiennes, la droite avait alors tenu bon.

En revanche, une corrélation plus puissante entre climatoscepticisme et rejet des théories sur le climat existe peut-être ailleurs. Ce qui est certain, c’est que cette idéologie concernerait davantage les pays encore très dépendants de la consommation d’énergies fossiles tels que les États-Unis, le Canada, l’Australie ou encore le Brésil et qui auraient donc le plus à perdre en admettant la réalité du changement climatique.

Sources : ZME ScienceAgence Science-Presse

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Le visage de Donald Trump gravé sur un iceberg pour dénoncer le réchauffement climatique


Bien que je trouve que Donald Trump ne vaut pas une statue, l’idée de faire son effigie sur un iceberg en Arctique est une idée qui me plait. Ceci est pour montrer au monde surtout aux climatosceptiques, que les changements climatiques sont une réalité vraiment inquiétantes.
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Le visage de Donald Trump gravé sur un iceberg pour dénoncer le réchauffement climatique

 

portrait trump iceberg

Le portrait de Donald Trump pourrait être gravé sur un iceberg.

PROJECT TRUMP MORE

Par Joël Ignasse

Une ONG finlandaise veut tailler un iceberg à l’effigie du président des Etats-Unis pour alerter contre le réchauffement du climat.

En juin 2017, Donald Trump, récemment investi, annonçait que les États-Unis se retiraient de l’Accord de Paris, conclu fin 2015 par plus de 190 pays sous l’égide de l’ONU. Le président Américain n’avait jamais caché son climatoscepticisme et avait annoncé durant sa campagne sa volonté de négocier « un nouveau traité, plus favorable au peuple américain ». Un an plus tard, le processus de Paris suit son cours sans les États-Unis et les oppositions contre la politique environnementale américaine se multiplie aussi bien

Trump va-t-il fondre ?

C’est dans ce contexte de réprobation qu’une ONG finlandaise, Melting Ice, vient de lancer un projet un peu fou mais qui, s’il se concrétise, sera vraiment spectaculaire et sans doute quelque peu effrayant. L’association veut en effet sculpter un immense portrait de Donald Trump sur un iceberg. L’œuvre mesurera près de 35 mètres de hauteur et 20 mètres de large. Un double glacé et glaçant du Mont Rushmore dans le Dakota du Sud où sont gravés les bustes de quatre anciens présidents des États-Unis. L’ambition de l’ONG étant de montrer au monde la réalité du changement climatique en observant l’effigie fondre au fil des mois dans une région, l’Arctique, qui n’est pas épargnée par le réchauffement mondial.

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Les climatosceptiques sont de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis que Trump est président


Depuis que Donald Trump est au pouvoir, il y a une augmentation des climatosceptiques. L’usage de la désinformation est son cheval de bataille qui a convaincu nombre de républicains pire des indépendants. Certains croient a ce que l’on dit, alors que d’autres préfèrent de baisser les bras face aux contradictions même si les signes sont visibles. Alors essayer de convaincre un climatosceptique. Selon l’auteur, la meilleure façon serait d’expliquer les techniques de désinformation pour comprendre qu’on veut les berner.
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Les climatosceptiques sont de plus en plus nombreux aux États-Unis depuis que Trump est président

 

On ne pourra pas empêcher le gouvernement de propager de fausses informations mais on peut inciter les gens à faire usage de leur esprit critique.

 

  • Par John Cook

Aux États-Unis, la dernière enquête Gallup révèle que les électeurs indépendants accordent moins d’importance au changement climatique qu’il y a un an. Au cours de l’année écoulée, ceux-ci ont été plus enclins à remettre en cause tant le réchauffement climatique et notre impact à cet égard que le consensus scientifique autour de son existence.

Alors qu’en 2017, il allait de soi pour 71% des électeurs indépendants que la majorité des scientifiques jugeaient que le réchauffement climatique était bien réel, ils ne sont plus que 65% cette année. Un écart significatif entre la perception publique du réchauffement planétaire et le consensus scientifique a longtemps persisté: plus de neuf climatologues sur dix s’accordent à dire que les humains sont à l’origine du réchauffement climatique, et les études entérinent un consensus de 97%. Depuis 2010, les sondages entretenaient en tout cas l’espoir que l’écart s’était réduit ces huit dernières années, ce que vient démentir ce nouveau sondage.

Et il n’y a pas que chez les indépendants que les choses bougent. L’an dernier, l’opinion publique américaine s’est radicalisée sur le sujet: les républicains y sont de moins en moins sensibles, et les démocrates s’y résignent plus facilement.

Cet infléchissement de l’opinion s’explique, entre autres, par les signaux que lui envoient les dirigeants politiques.

Il ressort d’une analyse portant sur 74 sondages réalisés entre 2002 et 2010 que les déclarations publiques ou les votes des représentants républicains opposés aux mesures et lois liées à l’environnement sont suivis d’un désengagement du public. États-Unis Rien d’étonnant, donc, à ce que les électeurs républicains fassent preuve d’un plus grand scepticisme à l’égard du changement climatique quand ils entendent le chef de l’Agence pour la protection de l’environnement évoquer les bienfaits du réchauffement climatique, ou le secrétaire à l’Énergie expliquer que les « océans » en sont responsables.

On a déjà assisté, entre 2009 à 2010, à un recul des craintes du public vis-à-vis du climat. Pour tenter d’en comprendre la raison, des chercheurs de l’université de Yale ont analysé ces changements d’opinion au regard d’études réalisées entre 2008 et 2011. Parmi les facteurs possibles figurent les conditions économiques et climatiques, ainsi que le bilan environnemental des élus locaux. Ils ont découvert que la modification des indices politiques tels que le bilan écologique d’un représentant du Congrès en était la cause majeure.

Tout dépend aussi de qui émanent ces indices politiques: une enquête exhaustive menée sur les sondages a souligné que l’affiliation politique était déterminante en la matière. L’être humain, qui possède un instinct grégaire, a tendance à adopter les mêmes croyances que le groupe social auquel il appartient et à suivre les positions prises par son chef de clan.

Force est de constater que le négationnisme climatique revendiqué par le gouvernement Trump a des conséquences. Il n’y a rien d’anodin à supprimer des sites du gouvernement toute référence au changement climatique, à nommer un climatosceptique à la tête d’une organisation telle que la NASA, qui mène des recherches clés sur le climat, ou encore à brandir, comme l’a fait le président, les températures glaciales comme preuves qu’il n’y a pas de réchauffement. Pour les chercheurs en sciences sociales, ce déluge de fausses informations de la part des responsables politiques aura forcément des répercussions, déjà présentes dans les sondages d’opinion.

Il y a 25 ans, le changement climatique représentait un enjeu bipartite. En 1989, George H. W. Bush jurait de « lutter contre l’effet de serre avec l’effet Maison-Blanche ». Mais, au début des années 1990, les think tanks conservateurs et les compagnies pétrolières ont commencé à propager de fausses informations qui ont peu à peu fait du changement climatique un sujet polémique. On a assisté, ces 14 derniers mois, à un condensé de ce qu’ont été plusieurs années de polarisation progressive à l’égard du climat.

Que les républicains soient moins enclins à croire au réchauffement climatique, cela n’a rien de surprenant, mais que les indépendants s’en inquiètent moins est préoccupant. Quand, à l’occasion de mes conférences sur la communication et le déni climatiques, on me demande comment convaincre un climatosceptique, je réponds qu’il vaut mieux se demander qui il faut essayer de persuader. Inutile, en effet, de perdre son temps à convaincre les 10% d’Américains qui sont toujours climatosceptiques en dépit de l’évidence.

Certains communicants sur le climat s’efforcent de sensibiliser les conservateurs et de dépolariser le sujet. Mais, avec des ressources limitées, il faut choisir ses batailles et actionner les leviers qui ont la plus grande portée. Il est préférable de communiquer sur la réalité du changement climatique auprès de la grande majorité indécise, dont font partie les électeurs indépendants, encore sensibles aux faits.

Mais qui dit sensibilité aux faits dit sensibilité à la désinformation. Confrontés à des messages contradictoires sans possibilité de distinguer le vrai du faux, les gens ont tendance à se désengager et à ne croire ni à l’un ni à l’autre. Le plus grand danger des fake news, ce ne sont pas tant les mensonges qu’elles véhiculent que la remise en cause de la validité des éléments factuels. C’est aussi une des raisons pour lesquelles républicains et démocrates ont des avis opposés à l’égard du climat. La désinformation divise.

La solution? Mes recherches, ainsi que d’autres, prouvent que la vaccination est le meilleur moyen de neutraliser la désinformation. En expliquant les techniques utilisées pour induire en erreur, on fournit aux gens les outils pour reconnaître la désinformation quand ils y sont confrontés et ne pas s’y laisser prendre. Une bonne dose d’esprit critique et d’éducation aux médias est nécessaire.

Mes recherches sur cette vaccination offrent une lueur d’espoir. Une fois avisées des techniques de désinformation, les personnes interrogées sont immunisées, quelle que soit leur appartenance politique. Nul n’aime se faire berner! On ne pourra pas empêcher le gouvernement de propager de fausses informations, mais on peut inciter les gens, et notamment les indépendants, particulièrement vulnérables à la désinformation, à faire usage de leur esprit critique afin de percer à jour les arguments fallacieux.

Une démocratie saine passe avant tout par une population bien informée, et il est fondamental de ne pas se laisser duper par les fausses allégations sur le climat. Si nous devons redoubler d’efforts en matière de communication à l’égard de la majorité indécise, la vaccination offre la possibilité de lutter contre la désinformation visant toutes les catégories de population.

Ce blogue, publié à l’origine sur le HuffPost américain, a été traduit par Catherine Biros pour Fast For Word pour le HuffPost France.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Depuis 2015, la Terre surchauffe


Pas besoin d’être un expert en météorologie pour s’apercevoir que le climat change. Depuis les 3 dernières années, des évènements météo on attirer plus d’une fois notre attention. Il serait temps que les climato septiques s’ouvrent les yeux
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Depuis 2015, la Terre surchauffe

 

canicule chine

La canicule assèche une rivière en Chine, en juillet 2017.

© JNDSB / IMAGINECHINA / AFP

Par Sciences et Avenir avec AFP l

Les trois dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées sur la Terre, a averti l’ONU en révélant des chiffres qui montrent un rythme « exceptionnel » du réchauffement au regard des données collectées depuis l’ère pré-industrielle.

« Il est désormais confirmé que les années 2015, 2016 et 2017 (…) sont les trois années les plus chaudes jamais enregistrées », a annoncé jeudi 18 janvier 2018, l’Organisation météorologique mondiale (OMM), agence spécialisée de l’ONU.

Selon l’OMM, ces trente-six mois « s’inscrivent clairement dans la tendance au réchauffement sur le long terme causée par l’augmentation des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre ».

Toutes les analyses montrent par ailleurs que les cinq années les plus chaudes dans les annales ont été enregistrées depuis 2010, a précisé la Nasa.

Des records chaque année

Sous l’effet du courant équatorial El Nino qui a été particulièrement intense, 2016 se trouve en tête avec 1,2°C de plus qu’à l’époque préindustrielle. L’ONU utilise la période 1880 – 1900 comme référence pour les conditions prévalant à cette période. L’année 2017 décroche quant à elle le record de l’année la plus chaude jamais constatée sans El Nino, qui réapparaît tous les trois à sept ans, poussant la moyenne des températures à la hausse et affectant les précipitations mondiales.

« Ces nouvelles données de température montrent que le monde se réchauffe rapidement », conclut Dave Reay, professeur à l’université d’Edimbourg, réagissant au rapport.

« Malgré des températures plus froides que la moyenne dans certaines parties du monde, le thermomètre a continué à monter rapidement sur l’ensemble de la planète à un rythme sans précédent depuis les quarante dernières années », a pointé le directeur du Goddard Institute for Space Studies de la Nasa, Gavin Schmidt.

L’OMM a rapporté que la température moyenne à la surface du globe en 2015 et 2017 dépassait de quelque 1,1°C celle de l’époque préindustrielle. Et la température moyenne en 2017 a été d’environ 0,46°C au-dessus de la normale calculée entre 1981 et 2010, montrent également les relevés. Selon les experts, il est quasiment impossible de départager 2015 et 2017 car la différence est inférieure au centième de degré, soit moins que la marge d’erreur.

Les glaces fondent

« Dix-sept des 18 années les plus chaudes appartiennent au XXIe siècle et le rythme du réchauffement constaté ces trois dernières années est exceptionnel. Ce dernier a été particulièrement marqué dans l’Arctique », avec la fonte accélérée des glaces, s’est alarmé le secrétaire général de l’OMM, le Finlandais Petteri Taalas. Cela « aura des répercussions durables et de grande ampleur sur le niveau des océans et sur la météorologie dans d’autres régions du monde », a-t-il ajouté.

« La température record devrait attirer l’attention des dirigeants mondiaux, y compris du président américain Donald Trump, sur l’ampleur et l’urgence des risques que les changements climatiques font subir aux populations, riches et pauvres, dans le monde », a estimé Bob Ward, du Grantham Research Institute on Climate Change de Londres.

Le climatosceptique M. Trump a annoncé le retrait des Etats-Unis de l’accord de Paris signé fin 2015, par lequel la communauté internationale s’est engagée à contenir le réchauffement « bien en-deçà » de 2°C.

« Avec la tendance actuelle du réchauffement, on peut déjà prévoir que d’ici 2060 ou 2070, on pourrait atteindre ce seuil », a déclaré à la presse à Genève Omar Baddour, coordinateur scientifique à l’OMM.

Et « si le réchauffement continue à être accéléré par davantage d’émissions de gaz à effet de serre, on pourra aussi atteindre ce seuil probablement bien avant ces dates », a-t-il mis en garde.

La hausse des températures ne représente qu’une partie du changement climatique, a noté l’ONU, soulignant que la chaleur de 2017 s’est accompagnée de conditions météorologiques extrêmes un peu partout dans le monde, qui ont entraîné « un ralentissement voire une régression économique », a fait observer M. Taalas.

L’ONU a utilisé les données émanant notamment de l’Agence américaine océanique et atmosphérique (NOAA), de la Nasa, du Centre Hadley du Service météorologique britannique, du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme (CEPMMT) et du Service météorologique japonais.

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Les extrêmes météo et le climat


Aujourd’hui, il a fait beau et doux, mais ce n’était pas le cas depuis plusieurs jours, le vent, de grands froids et pour finir une tempête de neige gigantesque qui a fait des morts tellement que les accumulations ont été spectaculaires surtout dans certaines régions du Québec. Cela peut paraitre un peu bizarre quand on ne fait que parler du réchauffement climatique et malheureusement, ce sont des atouts pour les climatospectiques qui distribuent l’argent pour les programmes de protection de l’environnement, comme on le voit présentement avec Donald Trump qui fait un vrai fiasco avec l’environnement, Ce n’est pas une bonne nouvelle pour personne
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Les extrêmes météo et le climat

 

Lendemain de tempête à Montréal

Lendemain de tempête à Montréal Photo : La Presse canadienne/Graham Hughes

Une vague de froid sibérien, suivie d’une fameuse tempête de neige. L’actualité météo des derniers jours n’a pas manqué de temps forts. Et comme chaque fois que l’hiver nous tape dessus à froids raccourcis, la vieille blague du « vous-repasserez-pour-le-réchauffement-climatique » est ressortie.

Un texte de Yanick Villedieu, animateur de l’émission Les années lumière

Tant qu’elle est dite sur le ton de la boutade, la phrase fait sourire. Mais dans la tête de plusieurs personnes, la phrase en question a valeur de vérité. Après tout, rien de plus contre-intuitif que de parler de réchauffement climatique quand on gèle, quand des personnes restent coincées dans leur véhicule et même en meurent, ou simplement quand on manie la pelle à neige à qui mieux mieux. Un animateur d’une radio privée de Québec, Éric Duhaime, a par exemple commenté un article du Journal de Québec intitulé « Un record de froid vieux de 45 ans battu à Québec ». Sur sa page Facebook, l’animateur a lancé « À quand le réchauffement climatique ??? ».

On pourrait s’amuser d’un tel commentaire, tant il est démagogique et usé. Ou croire que son auteur est un pince-sans-rire, mais son penchant pour les thèses climatosceptiques ne porte pas à croire qu’il faisait de l’humour. On pourrait aussi remarquer que la science n’est pas toujours facile à comprendre, justement parce qu’elle est souvent contre-intuitive. On pourrait aussi tout simplement répondre qu’il ne faut pas avoir inventé le bouton à quatre trous pour confondre le temps qu’il fait avec le climat, et la météorologie avec la climatologie.

On pourrait rire, effectivement, de cet entêtement à refuser les données de la science et la solidité du consensus des scientifiques du climat. Mais il faut rester vigilant. Les arguments climatosceptiques font encore mouche dans une partie de la population. Ils contribuent à repousser des décisions salutaires, et nécessaires, pour l’avenir de la planète. Ils confortent certains politiciens dans leur opposition aux mesures qu’il faut prendre, et rapidement, pour limiter les dégâts annoncés à cause des changements climatiques.

Ces arguments, surtout, peuvent contribuer à amener au pouvoir des politiciens ouvertement climatosceptiques et, du même coup, résolument opposés à tout ce qui s’appelle protection de l’environnement. On l’a vu aux États-Unis avec l’élection de Donald Trump, qui n’a rien trouvé de mieux à faire que de choisir un climatosceptique endurci, Scott Pruitt, pour diriger l’EPA, l’Agence de protection de l’environnement.

Il y a quelques jours, Scott Pruitt a déclaré sur les ondes d’une chaîne de télévision qu’il ne croit pas que le CO2 a un rôle important dans le climat. Parce que, selon lui, il y aurait « un énorme désaccord » quant à l’impact des activités humaines sur le climat.

Or, ce désaccord n’existe pas. Les scientifiques du GIEC, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, s’entendent pour faire des émissions de CO2 causées par l’humain, ainsi que d’autres gaz à effet de serre, la cause principale des changements climatiques en cours. L’EPA a formellement reconnu la même chose en 2009. Même de grandes compagnies pétrolières comme Exxon Mobil et Shell en conviennent.

Pas Scott Pruitt qui, de plus, plaide ouvertement pour la disparition de l’agence qu’il dirige. Il s’est bien sûr entouré de responsables tout aussi climatosceptiques et anti-réglementations environnementales que lui.

L’un d’entre eux a déjà déclaré que « le réchauffement climatique est la plus grande fraude de l’histoire de la science ».

Un peu plus d’un mois après être entré en fonction, le nouveau patron de l’EPA a déjà une feuille de route catastrophique. Et pas seulement pour les Américains, pour nous aussi. Il a mis en branle la déréglementation de la protection des eaux et veut sabrer le programme de protection des Grands Lacs, qui sont, soit dit en passant, aussi canadiens qu’américains. Il a arrêté un programme de collecte de données sur les émissions de méthane des puits de pétrole et de gaz. Il s’apprête à déréglementer les émissions polluantes des centrales au charbon. Il va diminuer les exigences sur les normes de consommation, donc d’émissions, des véhicules. Sans compter que la Maison-Blanche propose de réduire le budget de l’EPA de 31 %, et de diminuer son personnel de plus de 20 %.

Voilà pourquoi, quand le froid et la neige nous frappent durement, à quelques jours du printemps, il faut se rappeler que les extrêmes météo sont et seront favorisées par le changement climatique. Et pourquoi, aussi, il n’est pas bon non plus de faire des blagues sur le réchauffement climatique, qui serait en fait un refroidissement. Car il y a toujours des gens, des animateurs de radio et des politiciens qui prennent ces blagues au sérieux. Malheureusement pour nous. Et malheureusement pour notre planète.

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Changements climatiques: Shell savait depuis 30 ans


La pétrolière Shell avait fait un documentaire, il y a 30 ans sur les changements climatiques et des réfugiés climatiques. Ce qui est aberrant, c’est que Shell a aussi contribué financièrement à des groupes climatoseptiques pendant des décennies. C’est quoi la logique ?
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Changements climatiques: Shell savait depuis 30 ans

 

Shell a contribuer financièrement pendant des années à... (Photo archives REUTERS)

Shell a contribuer financièrement pendant des années à des groupes climatosceptiques.

PHOTO ARCHIVES REUTERS

 

Agence Science Presse

Il y a deux ans, on apprenait que la pétrolière Exxon connaissait depuis longtemps les conséquences possibles des gaz à effet de serre sur le climat. Voilà qu’un film produit en 1991 braque cette fois les projecteurs sur Shell.

Des changements climatiques se produisent « plus vite qu’à tout autre moment depuis la fin de l’ère glaciaire – des changements trop rapides pour que la vie puisse s’adapter » 

: c’était ce qu’on pouvait entendre dans le documentaire de 30 minutes Climate of Concern, signé non pas par Greenpeace mais par la pétrolière Shell.

Celle-ci avait produit ce film à des fins éducatives -il était destiné à être distribué dans les écoles et les universités- ce qui n’a pourtant pas empêché Shell de contribuer financièrement, pendant les deux décennies suivantes, à des groupes climatosceptiques.

Climate of Concern est manifestement tombé dans l’oubli, puisque son existence a été « révélée » cette semaine par le média en ligne néerlandais The Correspondant et le quotidien britannique The Guardian. Ce dernier a également mis la main sur un document « confidentiel » de 1986, dans lequel la direction de Shell prévient du risque que des changements « rapides et dramatiques » feront peser sur « l’environnement humain, les futurs niveaux de vie et les ressources alimentaires ».

Climate of Concern, qui expliquait correctement le consensus scientifique commençant alors à se cristalliser, évoquait même le risque de millions de réfugiés climatiques, un concept qui n’entrerait pas dans le langage courant avant les années 2000. 

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La sécheresse frappe les forêts de la planète


Les arbres dans le monde ne croissent plus comme avant et n’absorbent donc pas autant de CO2. Le résultat pourrait être néfaste pour nous. Sècheresses et feux de forêt, sans compter le surplus d’insectes que l’on voit présentement, pourrait s’intensifier
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La sècheresse frappe les forêts de la planète

 

La chaleur et la sécheresse limitent la croissance... (PHOTO JOSH EDELSON, archives Agence France-Presse)

La chaleur et la sécheresse limitent la croissance des arbres.

PHOTO JOSH EDELSON, ARCHIVES AGENCE FRANCE-PRESSE

CHARLES CÔTÉ
La Presse

Vanté comme un fertilisant par les climatosceptiques, le gaz carbonique rejeté par milliards de tonnes dans l’atmosphère par les humains n’a pas l’effet escompté : à cause de la sécheresse, les arbres ne poussent pas plus vite et n’en absorbent pas plus.

C’est ce qui ressort de deux études publiées récemment, l’une sur la forêt boréale canadienne et l’autre sur l’ensemble des forêts du monde.

Certains scientifiques – et c’est aussi un des arguments des climatosceptiques – comptaient sur la capacité des plantes d’absorber plus de gaz carbonique, le principal gaz à effet de serre (GES).

Des expériences en vase clos laissaient croire que cela pourrait se produire.

En effet, le gaz carbonique, ou CO2, est le principal matériau de construction des arbres. Les feuilles le capturent grâce à la photosynthèse, conservent le carbone pour créer le bois et libèrent l’oxygène.

DEUX TABLEAUX

La question se pose donc : s’il y a plus de CO2 dans l’atmosphère, les arbres pourront-ils pousser plus vite ?

Malheureusement, ce n’est pas ce qui se passe dans les forêts. C’est plutôt la sécheresse qui domine. Et elle joue sur deux tableaux.

« La capacité des arbres de croître plus vite en présence de CO2n’est pas vraiment là », affirme Martin Girardin, chercheur scientifique au Service canadien des forêts et professeur associé à l’UQAM.

M. Girardin et son équipe ont étudié plus de 2800 échantillons de croissance d’arbres prélevés à partir de 2001 sur 598 parcelles forestières d’un bout à l’autre du Canada. La recherche a été publiée dans la revue Proceedings de l’Académie des sciences des États-Unis.

Résultat : en dépit d’un taux plus élevé de CO2, on n’observe aucune augmentation du taux de croissance entre 1950 et 2002. Et ce, même si au cours de cette période, le taux de CO2dans l’atmosphère est passé de 300 à 390 parties par million, une augmentation de 30 %.

L’explication : la chaleur et la sécheresse limitent la croissance des arbres.

«Dans l’Est du pays, on pense que les canicules affectent beaucoup les arbres. Dans l’Ouest, c’est plus clair que la disponibilité de l’eau est le facteur dominant.»

Martin Girardin

Donc, les arbres n’ont pas capté plus de carbone, à tout le moins au-dessus du sol. En effet, on ne dispose pas de données sur la croissance des racines, une lacune de cette étude, note Christian Messier, titulaire de la chaire CRSNG/Hydro-Québec, sur le contrôle de la croissance de l’arbre, à l’UQAM.

« On avait beaucoup espéré que l’augmentation du CO2 accélérerait la croissance, mais on voit que ce n’est pas le cas », résume M. Messier.

L’autre recherche va plus loin sur le plan de la compréhension du phénomène.

Car même si la croissance des arbres n’est pas stimulée par le CO2, les forêts mondiales ont, au net, absorbé plus de CO2 que prévu entre 1998 et 2012, période où le réchauffement climatique a ralenti.

ENCORE LA SÉCHERESSE

Mais ce n’est pas pour les raisons que les scientifiques espéraient.

C’est ce que conclut l’équipe menée par Ashley Ballantyne, de l’Université du Montana, dont la recherche est publiée cette semaine dans Nature Climate Change.

La raison ? Encore la sécheresse. En effet, s’il y a moins d’eau, il y a moins de décomposition dans le sol des forêts. Et la décomposition est principale source de CO2 des écosystèmes forestiers.

L’ennui, c’est que cette tendance pourrait bien être passagère, avec le réchauffement qui est revenu en force en 2015 et 2016, deux années de chaleur record.

« Alors que le réchauffement reprend, on s’attend à ce qu’une plus grande part du carbone terrestre retourne dans l’atmosphère », concluent les auteurs.

En effet, explique M. Messier, la méthodologie des deux recherches ne tient pas compte des incendies et des infestations, deux facteurs qui contribuent à renvoyer du carbone dans l’atmosphère.

« C’est sûr que les feux vont augmenter dans les écosystèmes, dit-il. C’est déjà commencé. Les insectes aussi. »

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Changements climatiques: le coût de ne rien faire


On parle d’un nouveau record pour l’année 2016, un record de chaleur planétaire. Pourtant en Europe, ils parlent souvent du froid, en effet, il fait plus froid que d’habitude, alors qu’on parle d’un record de chaleur ?? C’est un dérèglement climatique. Sans compter qu’a travers le monde, nous sommes tous concerné par les changements climatiques et cela aura un coût plus élevé si nous ne sommes pas préparé pas aux conséquences multiples
Nuage

 

Changements climatiques: le coût de ne rien faire

 

Gerard Montpetit

Militant pour les énergies vertes de l’avenir

Pendant que nous célébrions le temps des fêtes en dégustant dindes et tourtières, nous avons été témoins de quelques colères de Mère Nature.

En Gaspésie et sur la Côte-Nord, cela a causé des dégâts importants. En aval de Sainte-Anne-des-Monts, une partie de la route 132 a été endommagée par des grandes marées exceptionnelles; on peut bien faire quelques réparations temporaires, mais il faudra éventuellement payer pour reconstruire la route à l’intérieur des terres. Dans la région de Sept-Îles, les vagues ont tellement érodé les berges que des propriétés ne sont plus habitables. Comme ce n’est pas la première année que ce problème se pose, on peut se questionner au sujet des coûts occasionnés par les dérèglements climatiques.

Selon La Presse ainsi que The Guardian, les catastrophes naturelles auraient causé pour 175 milliards de dollars de dommages en 2016. Certes, les tremblements de terre n’ont rien à voir avec les changements climatiques (même si ceux qui sont causés par l’injection des eaux de fracturation participent du même phénomène de dérèglement); mais des ouragans, des inondations et des sécheresses accompagnées de grands incendies comme ceux de Fort McMurray, si! Michael Bloomberg, l’ancien maire de New York, ainsi que le gouverneur de la banque d’Angleterre, Mark Carney, exigent que, désormais, les lois du marché tiennent compte des risques associés aux changements climatiques. Ces deux personnes sont des bonzes de la finance internationale; on ne peut les accuser d’être des activistes écologistes extrémistes qui veulent vivre en granola!

Il n’y a pas que les pourtours du golfe du Saint-Laurent qui risquent d’être endommagés suite aux changements climatiques. La hausse du niveau des mers inondera plusieurs villes côtières dont celles de la Floride et de la Louisiane. On se souviendra des effets terribles des ouragans Katrina et Sandy. Cet été, la Louisiane a subi une averse de pluie que l’on qualifie d’évènement qui arrive seulement une fois par 1000 ans! Pourtant, la hausse du niveau des mers exigera de déménager des villes, ou certains quartiers de villes. L’inondation permanente de villes côtières entraînera des pertes financières qui dépassent l’entendement. Et il y a près de 2 milliards d’humains qui demeurent à moins de 100 km des mers. Mais, tout comme des autruches, les climatonégationnistes qui se préparent à prendre les commandes des États-Unis refusent de faire face à cette réalité…

Ceux-ci confondent «réchauffement climatique» et «dérèglement climatique». Le réchauffement est une statistique au niveau de la planète; ça n’a rien à voir avec la météo de ma région, ni même de mon continent.

Présentement, il fait très froid en Europe, mais la température dans l’Arctique est bien plus élevée que la normale. Ainsi, on peut dire que la «moyenne» de 2016 indique un réchauffement planétaire. Le dérèglement indique que des systèmes météorologiques fonctionnent autrement. À titre d’exemple, le courant-jet et les courants marins ont une grande influence sur le climat. Le Gulf Stream amène de l’eau chaude du golfe du Mexique pour tempérer le climat de l’Europe de l’Ouest; depuis des millénaires, le climat des îles Britanniques est bien plus chaud que d’autres régions situées à une latitude similaire. Pourtant, certaines études semblent indiquer que les courants de l’océan Atlantique sont en train de s’effondrer. Ce genre de dérèglement signifierait qu’il ferait plus froid en Europe, mais que la température moyenne planétaire deviendrait bien plus chaude. Quels seraient les coûts de ne rien faire pour permettre que les «thermostats» de la planète fassent des «folies»?

Ignorer les dérèglements de nos systèmes climatiques en continuant à pomper des milliards de tonnes de carbone dans l’atmosphère, c’est comme apprécier le confort du Titanic et s’avancer à toute vitesse dans le «couloir des icebergs». Après tout, certains experts de l’époque avaient déclaré que ce navire était insubmersible! On connaît la suite!

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2016: l’année où la désinformation a pris un nouveau visage


Aujourd’hui beaucoup d’études sont faites sur divers sujets et publiées sur des médias, des revues scientifiques. Le problème, c’est qu’il y a beaucoup trop de désinformations que ce soit en politique, études médicales, et autres, alors que nous devons avoir l’esprit critique, pour éviter de croire sans faire d’effort.
Nuage

2016: l’année où la désinformation a pris un nouveau visage

 

Depuis des années, les neurosciences répètent que notre cerveau est programmé... (PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE)

Depuis des années, les neurosciences répètent que notre cerveau est programmé pour croire plutôt que pour réfléchir.

PHOTO ALAIN ROBERGE, ARCHIVES LA PRESSE

 

PASCAL LAPOINTE
Agence Science Presse

Des auteurs qui observaient les manoeuvres de marketing antiscience des compagnies de tabac, puis des pétrolières avaient tiré la sonnette d’alarme il y a longtemps. Plus récemment, d’autres avaient documenté la montée de courants anti-establishment qui réduisaient « la science » au rang d’une opinion parmi d’autres. En 2016, Facebook a confirmé que les craintes de ces auteurs étaient en dessous de la réalité.

Le problème n’est pas seulement que « sur Facebook, les fausses nouvelles sont plus populaires que les vraies nouvelles », comme l’avait titré en octobre une enquête du magazine BuzzFeed.

S’il ne s’agissait que de fausses nouvelles sur des chats à cinq queues ou des pingouins volants, on en aurait ri lors des fêtes de fin d’année. Le problème est que ces fausses nouvelles sont devenues un symbole de la fragilité de ce que nous pensions naïvement être une société de plus en plus rationnelle. Et derrière cette « guerre à la science », c’est une fragilité de la démocratie elle-même qui surgit au grand jour.

On ne devrait pourtant pas en être si étonné. Voilà des années que les neurosciences répètent que notre cerveau est programmé pour croire plutôt que pour réfléchir. Un corpus de connaissances brillamment vulgarisé en 2012 par le psychologue Daniel Kahneman dans son livre Thinking Fast and Slow, qui parle d’un cerveau « lent » – celui qui soupèse, réfléchit avant d’agir – et d’un cerveau « rapide » – celui qui juge sur-le-champ. Et le rapide est toujours dominant.

Notre cerveau est une « machine à sauter aux conclusions ».

 Il a évolué chez nos ancêtres animaux pour prendre des décisions à grande vitesse, pas pour faire l’effort de réfléchir.

Notre cerveau « fonctionne d’abord sur le principe de la loi du moindre effort ».

Au-delà des neurosciences, ce n’est pas non plus comme si les signaux d’alarme avaient manqué en politique. Après tout, on vous parlait sur ce site, il y a déjà 10 ans, des manoeuvres de l’administration d’alors de George W. Bush pour s’ingérer dans les rapports scientifiques de son propre gouvernement sur le climat ou sur la pilule du lendemain. Le gouvernement canadien de Stephen Harper s’est fait maintes fois reprocher le même type d’ingérence dans la décennie qui a suivi. En remontant plus loin encore, le créationnisme à la sauce américaine a « évolué », pour remplacer son image d’une croyance religieuse par celle d’une « opinion » cherchant « légitimement » à s’insérer dans le débat. Et des politiciens sont tombés dans le panneau.

Mais ce qui a changé depuis 10 ans, et qui a explosé en 2016, c’est que les outils du numérique ont permis aux opinions les mieux financées – ou les plus bruyantes – de renforcer des chambres d’échos où leurs partisans n’écoutent plus que ce qui conforte leurs propres opinions. C’est ainsi que des climatosceptiques et des antivaccination en deviennent encore plus polarisés, convaincus que l’autre camp représente l’establishment désireux d’étouffer leur « point de vue ».

Le futurologue Nicholas Carr, dans son livre Utopia is Creepy paru cette année, écrit que là où les utopistes imaginaient il n’y a pas si longtemps un futur qui, grâce à l’internet, serait gouverné par l’intelligence et le partage d’information, il y voit pour sa part un présent gouverné par le marketing et la désinformation virale.

La solution est pourtant connue : il faut améliorer l’esprit critique du citoyen. Entre autres, celui des ados, nous rappelait une nouvelle étude le mois dernier.

Or, « améliorer l’esprit critique » n’a rien de révolutionnaire : la solution est connue depuis l’époque où les relationnistes des compagnies de tabac réussissaient à faire croire qu’un scientifique qui écrit dans le Wall Street Journal que le tabac ne cause pas le cancer, c’est la même chose qu’un scientifique qui publie une étude sur le cancer dans Nature.

« Améliorer notre esprit critique », cela signifie prendre conscience qu’on doit toujours douter d’une opinion, même si elle confirme la nôtre. Ça signifie aussi, apprendre à distinguer un fait d’une opinion. Et améliorer l’esprit critique en science, ce n’est pas décrocher un doctorat en physique : c’est entre autres apprendre ce qui distingue une étude fiable.

Avec le recul du journalisme scientifique depuis 25 ans, c’est loin d’être gagné, mais le mouvement de vérification des faits entrepris dans plusieurs médias ces dernières années, et auquel se rattache le Détecteur de rumeurs créé cette année, permet de rêver à un retour du balancier. Et si 2017 devenait plutôt l’année où la lutte à la désinformation aura pris un nouveau visage ?

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