Le Groenland réplique à Trump: l’île n’est pas à vendre


 

Il fut un temps que Donald Trump, avant d’acquérir la présidence des États-Unis voulait acheter le Groenland pour ses richesses. Il semble que ce désir soit toujours présent. Étant un dur de dure climato-septique, cela aurait été un désastre environnemental, surtout que les changements climatiques ont des conséquences sur cette île arctique. Le Groenland a répondu à cette annonce … Heureusement, il n’est pas à vendre.
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Le Groenland réplique à Trump: l’île n’est pas à vendre

 

(Stockholm) Les autorités groenlandaises ont rappelé vendredi que leur île n’était pas à vendre après des révélations dans la presse américaine selon lesquelles Donald Trump aurait jeté son dévolu sur l’immense territoire autonome danois.

AGENCE FRANCE-PRESSE

La veille, le Wall Street Journal a rapporté que l’ancien homme d’affaires new-yorkais, qui fut autrefois un magnat immobilier de renom avant de se lancer dans la politique et de devenir président des États-Unis, se serait enquis plusieurs fois auprès de ses conseillers à la Maison-Blanche de la possibilité pour les États-Unis d’acheter ce territoire de 56 000 habitants.

« Le Groenland est riche en ressources précieuses […]. Nous sommes ouverts aux affaires, pas à la vente », a rétorqué sur Twitter vendredi le ministère groenlandais des Affaires étrangères.

Joint par l’AFP, le cabinet de la première ministre Mette Frederiksen n’a pas souhaité faire de commentaire dans l’immédiat.

« Ce doit être un poisson d’avril », a de son côté tweeté l’ancien chef du gouvernement danois Lars Løkke Rasmussen (Parti libéral).

Le Groenland est une gigantesque île arctique, grande comme quatre fois la France, riche en ressources naturelles (pétrole, gaz, or, diamant, uranium, zinc, plomb) et où les effets du réchauffement climatique sont manifestes.

La fonte des glaces, qui entraîne la hausse du niveau des mers, y a été multipliée par quatre entre 2003 et 2013.

Depuis son élection en 2016, le président climato-sceptique a notamment retiré les États-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et a systématiquement cherché à détricoter les réglementations environnementales adoptées pendant les huit ans de la présidence du démocrate Barack Obama, son prédécesseur.

Le Groenland était une colonie danoise jusqu’en 1953, date à laquelle il est entré dans la « Communauté du Royaume » danois. En 1979, l’île a obtenu le statut de « territoire autonome », mais son économie dépend toujours fortement des subsides versés par Copenhague.

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La mécanique du réchauffement climatique à l’origine du froid extrême


Je crois que Donald Trump ne devrait s’occuper à temps plein que du golf et pas autre chose. Ce qui est moi drôle, le vortex polaire que nous avons connu, le froid intense de janvier ne sera pas des évènements isolés. Brrrrr .. Les froids, ,les chaleurs, les pluies qui n’arrête plus, seront de plus en plus présent quelque part sur la Terre
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La mécanique du réchauffement climatique à l’origine du froid extrême

 

Une femme marche par grand froid.

La vague de froid intense qui s’abat sur le nord des États-Unis a fait une douzaine de morts. Photo: The Associated Press / John Minchillo

La vague de froid extrême qui s’abat sur le centre des États-Unis et sur le Canada, des Prairies à la Nouvelle-Écosse, donne des munitions à certains sceptiques, dont le président américain, qui se demandent où est donc passé le réchauffement climatique. Or, c’est bel et bien le même phénomène qui est derrière ce froid brutal. Comment est-ce possible?

D’après un texte de Nicole Mortillaro, de CBC News

C’est presque devenu une coutume. Dès que du temps glacial s’abat sur le nord-est ou le centre des États-Unis, Donald Trump souligne l’absurdité apparente de la situation, dans un contexte où la communauté scientifique met en garde la population mondiale contre les effets du réchauffement climatique.

« Dans le magnifique Midwest […] les gens ne peuvent même pas tenir quelques minutes dehors tellement il fait froid. Mais que se passe-t-il avec le réchauffement climatique? On t’en supplie, revient. Nous avons besoin de toi! », a-t-il écrit mardi sur Twitter.

Pourtant, ce sont bel et bien les changements climatiques qui sont responsables de cette vague de froid, et ce, en raison d’un phénomène que vous connaissez probablement, celui du vortex polaire ou tourbillon arctique.

Il s’agit d’une masse d’air froid qui se forme sur l’Arctique au cours de l’hiver et qui tourne sur elle-même, comme une toupie. Or, sa vitesse de rotation peut changer selon les influences du courant-jet, une bande d’air qui se déplace rapidement et qui marque la limite entre deux masses d’air distinctes.

Une image infrarouge de la NASA montre le vortex polaire au-dessus de la terre.

Le vortex polaire est la masse mauve qui se trouve au-dessus de l’Arctique et le courant-jet correspond à la ligne bleue qui délimite cette masse froide de l’air chaud plus au sud. Photo : NASA

« Le vortex polaire est bien connu, et cette masse d’air bouge et se trouve souvent déplacée. Présentement, le courant-jet l’a repoussée jusque dans le Midwest américain », explique la météorologue de CBC, Johanna Wagstaffe. « Parfois, elle peut aussi se diviser sous l’influence du courant-jet et donc faire un peu de surplace quelque part. »

C’est exactement ce qui se produit présentement : le courant-jet a divisé le vortex polaire en trois bras qui descendent plus au sud qu’à l’habitude.

Plus marqué et plus fréquent

On étudie ce phénomène depuis peu, mais les observations suggèrent que sa fréquence et son intensité devraient s’accentuer. C’est-à-dire que sous l’influence du courant-jet, le vortex polaire devrait descendre au sud plus souvent et entraîner des températures de plus en plus froides.

Auparavant, le courant-jet bougeait de manière relativement stable autour de l’hémisphère nord. Mais récemment, il affiche des ondulations du nord au sud plus prononcées, ce qui permet à l’air froid de l’Arctique de descendre beaucoup plus au sud et, inversement, à l’air chaud du golfe du Mexique de monter beaucoup plus au nord.

Un dessin fourni par la NASA montre une bande d'air et ses ondulations près de l'hémisphère nord.

Cette image illustre les ondulations prononcées que peut présenter le courant-jet, transportant les masses d’air froid au sud et les masses d’air chaud au nord. Photo : NASA

L’air de l’Arctique, qui se réchauffe deux à trois fois plus vite que le reste de la Terre, est à l’origine de ces ondulations plus prononcées dans le mouvement du courant-jet.

« Nous avons observé ce phénomène, c’est prouvé, affirme Johanna Wagstaffe. Et tous nos modèles climatiques montrent que cette tendance va persister. »

« Cela ne signifie pas simplement plus de sécheresse et de chaleur. Cela implique aussi plus de vagues de froid extrême et de systèmes dépressionnaires, que ce soit de la pluie ou de la neige, qui demeurent en place plus longtemps qu’auparavant. »

Climat ou température?

Il est impératif de savoir distinguer climat et température quand vient le temps de discuter de changement climatique.

La température représente l’état de l’atmosphère à un endroit et un moment précis, et se détermine grâce à la mesure de facteurs comme le vent ou l’humidité. Or, le climat est déterminé par la moyenne des mesures de ces facteurs sur une longue période de temps.

Une vague de froid ne signifie donc pas que les changements climatiques n’existent pas. En fait, au moment même où le froid engourdit une partie de l’Amérique du Nord, on enregistre des températures anormalement élevées ailleurs.

« L’atmosphère tente toujours de balancer son énergie, explique Mme Wagstaffe. Donc, présentement, de l’autre côté de la planète, dans le nord de l’Europe et de la Russie, ils battent des records de chaleur pour cette période-ci de l’année. »

Les changements climatiques ne se produisent pas à un endroit donné et un moment précis. C’est un phénomène global, qu’on observe sur une longue période de temps.

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La chaîne météo américaine a donné une bonne leçon à Trump sur la différence entre météo et climat


Donald Trump a ironisé sur la vague de froid qui sévit en Amérique du Nord, car une partie des États-Unis comme aussi une partie du Canada, la vague de froid dure encore. En étant un climato-sceptique reconnu, s’est faire remettre à sa place par une chaîne météo américaine
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La chaîne météo américaine a donné une bonne leçon à Trump sur la différence entre météo et climat

 

BRENDAN SMIALOWSKI VIA GETTY IMAGES

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La chaîne météo américaine a donné une bonne leçon à Trump sur la différence entre météo et climat.

Une correction en 280 caractères. Donald Trump, connu pour ses positions climato-sceptiques, s’est fait reprendre par The Weather Channel, la chaîne météo américaine, après un tweet ironique sur le réchauffement climatique et la vague de froid qui frappe actuellement l’Amérique du Nord.

« Dans l’est, cela pourrait être la veille du jour de l’an LA PLUS FROIDE jamais enregistrée. Peut-être qu’on pourrait utiliser un peu de ce bon vieux réchauffement climatique que notre pays, mais aucun autre pays, s’apprêtait à payer DES TRILLIONS DE DOLLARS pour s’en protéger. Couvrez-vous! », a tweeté le président américain.

Mais il aurait mieux fait de s’abstenir. Car en plus des réactions des internautes, ce tweet a valu à Donald Trump une leçon en trois points de The Weather Channel.

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« 1. Il y a une différence entre la météo et le climat.

2. Des vagues de froid continueront à se produire même avec le réchauffement climatique.

3. 2017 fera partie des trois années les plus chaudes jamais enregistrées. »

La chaîne américaine a ensuite publié un article, dans lequel elle étrille l’administration Trump « qui a prouvé à maintes et maintes reprises qu’elle ignore les constatations scientifiques ». Elle rappelle également plusieurs définitions de la météo et du climat, et précise -en passant- que « les épisodes de froid dans l’Est sont liés au réchauffement climatique ». Boom.

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« Permettez-nous de clarifier la différence entre la météo et le climat. »