Au Pérou, une sépulture pré-Inca découverte grâce à des mini-robots


Le Pérou regorge aussi d’histoire avec la civilisation inca, mais aussi une civilisation avant celle des Incas. En archéologique, les robots sont vraiment très utiles. Grâce à eux, 3 galeries, ont été mises à jour, avec des sépultures des premiers humains connu dans ce coin du monde.
Nuage

 

Au Pérou, une sépulture pré-Inca découverte grâce à des mini-robots

 

Des robots miniatures munis de caméras ont permis à des archéologues de faire «la plus importante découverte des 50 dernières années» sur un site reculé du Pérou où prospérait une civilisation 2000 ans avant les Incas, ont annoncé les autorités le 21 août.

Au cours des dernières semaines, ces chercheurs ont pu découvrir, grâce à ces petites robots, trois galeries longtemps inexplorées sur le site archéologique Chavin de Huantar, situé dans la région d’Ancash, à environ 460 kilomètres au nord de la capitale Lima.

«Ces trois galeries souterraines contiennent les premières sépultures humaines de la période Chavin jamais découvertes», s’est félicité dans un communiqué le ministère de la Culture. «C’est la plus importante découverte des 50 dernières années sur le site cérémonial Chavin de Huantar».

Avant l’apogée de l’empire inca (1400-1532 environ), connu entre autres pour la cité du Machu Picchu, le Pérou a abrité nombre de civilisations dont Caral, Chavin, Wari et Chimu.

La culture Chavin, qui a prospéré entre 1300 et 550 avant JC, sinon davantage, aurait été la première civilisation péruvienne qui a travaillé le métal, l’or, l’argent et le cuivre.

Sur le site de Chavin de Huantar, inscrit depuis 1985 sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, les archéologues ont découvert de la poterie, des ustensiles et une sépulture intacte.

«Ces nouveaux résultats nous montrent un monde de galeries avec (chacune) leur propre organisation», a déclaré aux journalistes l’archéologue américain John W. Rick de l’université Stanford, précisant que le complexe de Chavin comptait 35 galeries de différentes époques dont plusieurs n’ont jamais été fouillées.

«Les archéologues ont travaillé pendant de nombreuses années pour comprendre le monde Chavin, mais nous n’avons gratté que la surface», a précisé le chercheur américain qui dirige les recherches sur place.

 Selon le ministère de la Culture, seulement 15% du site a été exploré.

Des pièces de cette civilisation se trouvent essentiellement au Musée de Lima. On en recense également dans les collections nationales américaines et au musée du Quai Branly à Paris.

 

 

http://journalmetro.com

L’énigme des quipus incas enfin élucidée ?


Difficile de comprendre un mode de communication quand il n’y a pas d’indices. Oui, il aurait pu en avoir, mais ils ont été détruits par des personnes qui n’aimaient ce qu’ils ne comprenaient pas. Dans la civilisation Incas, les quipus, cet assemblage de cordelettes est un vrai mystère qui a été peut-être enfin un début d’explication
Nuage

 

L’énigme des quipus incas enfin élucidée ?

 

Les quipus constituent un système d'écriture utilisant des successions de noeuds, le long de cordelettes, mis au point par les Incas. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Les quipus constituent un système d’écriture utilisant des successions de noeuds, le long de cordelettes, mis au point par les Incas. ©BRENDAN SMIALOWSKI / AFP

Par Bernadette Arnaud

Un méli-mélo de cordelettes mis au jour au Pérou va peut-être contribuer à élucider un des mystères les plus tenaces de la civilisation inca : celui des cordes nouées, une forme d’écriture originale.

COMMUNICATION. Rares sont les cordes nouées – les quipus (nœud, en langue quechua) – parvenues jusqu’à nous. La découverte de vingt-neuf d’entre elles sur le site d’Incahuasi dans la vallée de Canete, à 160 km sud de Lima au Pérou, constitue donc un événement archéologique exceptionnel comme l’a expliqué au New York Times Gary Urton, l’un des principaux spécialistes des quipus :

« Elles ont été retrouvées dans un entrepôt de stockage de produits agricoles (…) de cette cité bâtie au 15e siècle. »

A la tête du Khipu Database Project, ce chercheur du département d’études précolombiennes de l’Institut Dumbarton Oaks de l’université d’Harvard (Cambridge, Massachusetts), essaie depuis plusieurs années de démêler et déchiffrer  cet écheveau de vestiges incas. En compagnie de l’archéologue Alejandro Chu, il tente ainsi de découvrir une « pierre de Rosette » qui permettrait de percer enfin le mystère de ce qui semble être un étonnant système de communication.

Ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte »

Souvent dépeint comme étant un peuple sans écriture, les Incas avaient en réalité développé un ingénieux système de communication faisant appel à des dispositifs mnémoniques : les quipus. Il s’agissait d’une sorte de collier constitué d’un cordon principal auquel étaient rattachées de nombreuses cordelettes pendantes recouvertes de nœuds. Selon un code  particulier de ligatures, ces nœuds auraient permis de stocker de l’information.

 A Incahuasi, « ils semblent avoir été utilisés comme des livres de compte pour enregistrer les quantités d’arachides, de piments, d’haricots et de maïs qui entraient et sortaient de la cité », poursuit  Alejandro Chu.

Les Incas s’en seraient ainsi servis pour assigner des valeurs à des séries d’arrangements de « nœuds » selon le type de matière première utilisée pour la confection des quipus (coton ou laine), la torsion particulière des fibres ou à l’aspect (recto ou verso) des ligatures. Un usage codifié de couleurs contribuait également à permettre leur lecture.

Maitre du Quipu Inca

Le moyen le plus sûr de dévoiler ce secret des anciens Incas serait, bien sûr, de retrouver une traduction dequipu. En 1542, par exemple, des caciques indiens avaient été rassemblés pour effectuer des lectures pendant que des scribes espagnols notaient les traductions. Les chroniques de l’époque rapportent en effet que seule une élite, lesquipukamayuq (« maitres du Quipu ») était habilitée à « lire » ces ligatures, qu’ils égrainaient entre leurs doigts à la façon d’un chapelet. Mais ces précieuses transcriptions furent à leur tour victimes des exactions des conquistadors espagnols qui, craignant qu’ils ne contiennent des récits idolâtres, les firent systématiquement détruire…

Pour l’heure, Gary Urton a créé une base de données où sont enregistrés les 870 quipus actuellement connus et découverts au Pérou et au Chili.

« Les quipus d’Incahuasi, associés à des informations agricoles, seront peut-être plus faciles à déchiffrer que les autres », a-t-il confié.

Les chercheurs ont en effet pu constater que les quipus rattachés aux arachides, piments, haricots ou maïs possédaient des couleurs nettement distinctes. De là à ce qu’une couleur puisse être précisément attribuée à un des produits agricoles… et ce sont de premiers mots qui surgiraient enfin de  la nuit !

http://www.sciencesetavenir.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?


 

L’être humain a toujours eu peur de ce qu’il ne connait pas. Les phénomènes naturels ont été longtemps crains par les peuples et des légendes sont nées pour représenter leur plus grande crainte. Heureusement aujourd’hui, la science explique bien ces phénomènes
Nuage

Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?

Qu’elle soit totale ou partielle, l’éclipse n’effraie plus personne (ou presque) de nos jours. Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est annoncée par les astronomes. Le fait d’être capable de prévoir et de comprendre un tel événement est une révolution.

Il y a cinq siècles, les Incas – ignorant tout du fonctionnement de l’Univers – pensaient qu’un puma était en train de dévorer le Soleil lorsque la Lune le cachait. Et ils n’étaient pas les seuls à s’imaginer toutes sortes de scenarii rocambolesques. Retour sur les croyances passées autour de l’éclipse.

L’éclipse vue par les Incas : un puma dévorant le Soleil

Si aujourd’hui les scientifiques sont capables de fournir une explication rationnelle à la formation d’une éclipse, à une certaine époque, l’être humain redoutait de voir le Soleil disparaître à jamais.

La civilisation inca (XIIIe—XVIe siècle) voue un véritable culte au Soleil. Pour elle, une éclipse du Soleil est synonyme d’apocalypse.

Selon la croyance populaire, elle est la conséquence de la mort d’Int, le dieu du Soleil, dévoré par un puma. Dans la civilisation inca, le félin est le symbole des êtres surnaturels. Certains pensent qu’il est aussi à l’origine des orages : son rugissement est le tonnerre, les éclairs le reflet de ses yeux. Une éclipse solaire serait ainsi un combat entre le Ciel et la Terre. Pour effrayer l’animal, les Incas sortent dehors, prient, crient, et font un maximum de brouhaha.

Si le Soleil tient une place centrale dans la civilisation inca, la Lune aussi est vénérée. Alors quand l’astre disparaît, la panique s’empare du peuple.

D’après la légende, les éclipses de Lune surviennent lorsque l’astre se laisse emporter par un sommeil trop profond et dévie de son chemin habituel.

Conséquence : il risque de se perdre, pire, de tomber sur la Terre et d’écraser ses habitants ou d’être dévoré par un monstre. Pour réveiller la Lune, les Incas se mettent à faire le plus de bruit possible en jouant de toutes sortes d’instruments, en fouettant les chiens et en battant les enfants.

Autre hypothèse : ces cris de chiens et d’enfants sont provoqués par les Incas pour toucher en plein cœur la Lune et ainsi la tirer de son sommeil.

À la fin de l’éclipse, le peuple loue le dieu Pachacamac, soutien de l’univers, pour avoir participé à la survie de l’espèce humaine.

VIDÉO – Dans Le Temple du Soleil, Tintin se sert d’une éclipse pour effrayer les Incas :

Entrez la légende de la vidéo ici

© DR – YouTube

Les Incas n’étaient pas les seuls à redouter les éclipses

Chez les Mayas : l’interprétation est à peu près la même que celles des Incas. Seule différence : le mangeur de soleil est un jaguar. Quant aux éclipses de Lune, ce serait le Soleil le glouton.

Dans l’Égypte antique : derrière l’éclipse solaire se cache le serpent Apophis, qui tente d’attaquer Râ, le dieu du Soleil. De par sa puissance, Apophis essaie de faire chavirer la barque solaire qui traverse le ciel et ainsi créer le chaos : la fin de l’univers.

Dans la Grèce antique : certains racontent à l’époque qu’une éclipse se produit lorsqu’Artémis, déesse associée à la Lune, rend visite à Endymion. D’autres pensent que ce sont des magiciennes malveillantes qui tentent d’attirer la Lune sur la Terre.

Dans la Chine antique : c’est la faute de l’Empereur. Considéré comme le fils des cieux, il doit s’assurer que Terre et Ciel s’entendent bien. Pour le peuple, une éclipse est le résultat d’un mauvais gouvernement.

En Inde : selon la légende, il s’agit d’une vengeance du démon Rahû. Le dieu Soleil et la déesse Lune l’ont empêché de boire un élixir d’immortalité. La tête de Rahû a été tranchée puis jetée dans l’espace mais comme l’anti-dieux a réussi à boire quelques gouttes de la potion, il rôderait encore au-dessus de nos têtes. Avec un seul objectif : dévorer le Soleil et la Lune en guise de vengeance. Une éclipse serait le signe que Rahû est parvenu à ses fins mais, sa tête étant séparée de son corps, il ne pourrait digérer les astres et les recracherait au bout de quelques minutes.

En Afrique : d’après la tradition populaire, les Mandingues (peuple d’Afrique de l’Ouest) pensent qu’un chat interpose sa patte entre la Lune et la Terre. Pendant toute la durée de l’éclipse, ils chantent et dansent sans s’arrêter.

Par Cécile David

http://www.reponseatout.com

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?


Le 3 novembre 2013 l’Est américain, seules des phases partielles de cette éclipse seront visibles dans le sud de l’Europe (Espagne, sud de l’Italie et Grèce) et sur quasiment l’ensemble du continent africain. La science sait maintenant ce qu’est une éclipse, mais il fut un temps que ces phénomènes provoquer de grandes peurs chez les peuples
Nuage

Pourquoi les Incas avaient-ils peur des éclipses ?

 

Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est attendue par les astronomes. Un événement banal de nos jours, terrifiant pour nos ancêtres. Saviez-vous que les Incas pensaient que le Soleil allait se faire dévorer par un monstre céleste ?

Qu’elle soit totale ou partielle, l’éclipse n’effraie plus personne (ou presque) en 2013. Le dimanche 3 novembre, une éclipse solaire hybride est annoncée par les astronomes. Le fait d’être capable de prévoir et de comprendre un tel événement est une révolution. Il y a cinq siècles, les Incas – ignorant tout du fonctionnement de l’Univers – pensaient qu’un puma était en train de dévorer le Soleil lorsque la Lune le cachait. Et ils n’étaient pas les seuls à s’imaginer toutes sortes de scénario rocambolesques. Retour sur les croyances passées autour de l’éclipse.

L’éclipse vue par les Incas : un puma dévorant le Soleil

Si aujourd’hui les scientifiques sont capables de fournir une explication rationnelle à la formation d’une éclipse, à une certaine époque, l’être humain redoutait de voir le Soleil disparaître à jamais.

La civilisation inca (XIIIe—XVIe siècle) voue un véritable culte au Soleil. Pour elle, une éclipse du Soleil est synonyme d’apocalypse. Selon la croyance populaire, elle est la conséquence de la mort d’Int, le dieu du Soleil, dévoré par un puma. Dans la civilisation inca, le félin est le symbole des êtres surnaturels. Certains pensent qu’il est aussi à l’origine des orages : son rugissement est le tonnerre, les éclairs le reflet de ses yeux. Une éclipse solaire serait ainsi un combat entre le Ciel et la Terre. Pour effrayer l’animal, les Incas sortent dehors, prient, crient, et font un maximum de brouhaha.

Si le Soleil tient une place centrale dans la civilisation inca, la Lune aussi est vénérée.Alors quand l’astre disparait, la panique s’empare du peuple. D’après la légende, les éclipses de Lune surviennent lorsque l’astre se laisse emporter par un sommeil trop profond et dévie de son chemin habituel. Conséquence : il risque de se perdre, pire, de tomber sur la Terre et d’écraser ses habitants ou d’être dévoré par un monstre. Pour réveiller la Lune, les Incas se mettent à faire le plus de bruit possible en jouant de toutes sortes d’instruments, en fouettant les chiens et en battant les enfants. Autre hypothèse : ces cris de chiens et d’enfants sont provoqués par les Incas pour toucher en plein cœur la Lune et ainsi la tirer de son sommeil.

À la fin de l’éclipse, le peuple loue le dieu Pachacamac, soutien de l’univers, pour avoir participé à la survie de l’espèce humaine.

VIDÉO – Dans Le Temple du Soleil, Tintin se sert d’une éclipse pour effrayer les Incas :

© DR – YouTube

Les Incas n’étaient pas les seuls à redouter les éclipses

Chez les Mayas : l’interprétation est à peu près la même que celles des Incas. Seule différence : le mangeur de soleil est un jaguar. Quant aux éclipses de Lune, ce serait le Soleil le glouton.

Dans l’Égypte antique : derrière l’éclipse solaire se cache le serpent Apophis, qui tente d’attaquer Râ, le dieu du Soleil. De par sa puissance, Apophis essaie de faire chavirer la barque solaire qui traverse le ciel et ainsi créer le chaos : la fin de l’univers.

Dans la Grèce antique : certains racontent à l’époque qu’une éclipse se produit lorsqu’Artémis, déesse associée à la Lune, rend visite à Endymion. D’autres pensent que ce sont des magiciennes malveillantes qui tentent d’attirer la Lune sur la Terre.

Dans la Chine antique : c’est la faute de l’Empereur. Considéré comme le fils des cieux, il doit s’assurer que Terre et Ciel s’entendent bien. Pour le peuple, une éclipse est le résultat d’un mauvais gouvernement.

En Inde : selon la légende, il s’agit d’une vengeance du démon Rahû. Le dieu Soleil et la déesse Lune l’ont empêché de boire un élixir d’immortalité. La tête de Rahû a été tranchée puis jetée dans l’espace mais comme l’anti-dieux a réussi à boire quelques gouttes de la potion, il rôderait encore au-dessus de nos têtes. Avec un seul objectif : dévorer le Soleil et la Lune en guise de vengeance. Une éclipse serait le signe que Rahû est parvenu à ses fins mais, sa tête étant séparée de son corps, il ne pourrait digérer les astres et les recracherait au bout de quelques minutes.

En Afrique : d’après la tradition populaire, les Mandingues (peuple d’Afrique de l’Ouest) pensent qu’un chat interpose sa patte entre la Lune et la Terre. Pendant toute la durée de l’éclipse, ils chantent et dansent sans s’arrêter.

MAIS, AU FAIT, C’EST QUOI UNE ÉCLIPSE ?

Il existe deux types d’éclipse :

l’éclipse solaire, qui a lieu lorsque la Lune se retrouve entre le Soleil et la Terre. Elle ne peut se produire qu’au cours d’une nouvelle Lune. Une partie de la Terre est alors plongée dans la pénombre.

– l’éclipse lunaire, qui se produit lorsque la Terre se retrouve entre le Soleil et la Lune, ce qui ne peut arriver que pendant une pleine Lune. L’astre se trouve alors dans l’ombre de la Terre.

> De la Terre, une éclipse correspond à l’alignement des trois astres (Terre, Soleil et Lune).

Lorsque la lumière de l’astre est complètement cachée, les astronomes parlent d’éclipse totale. Sinon, il s’agit d’une éclipse partielle.

Deux autres sortes d’éclipses ont été identifiées par les astronomes :

– l’éclipse annulaire a lieu quand la Lune et le Soleil sont parfaitement alignés avec la Terre, mais que la taille visible de la Lune est inférieure à celle du Soleil. De la Terre, la Lune semble entourée d’un halo de lumière.

– l’éclipse hybride se situe entre l’éclipse totale et l’éclipse annulaire. Il s’agit d’une transition entre les deux phénomènes. Ce type d’éclipse est très rare. La dernière a eu lieu en avril 2005.

Grâce au progrès de la science, l’être humain a pu éloigner au fil des siècles quelques-unes de ses peurs irrationnelles… comme la crainte que le ciel ne lui tombe sur la tête.

Par Cécile David