Des archéologues exhument les vestiges d’une cité vieille de 5000 ans en Israël


En Israël, la plus vieille ville du Moyen-Orient vient de refaire surface. Cette cité a été érigée à la fin du 4e siècle avant JC. Elle n’aurait pas tout à fait 1 km carré, mais aurait eu environ 6 milles habitants vivant d’agriculture et commerce avec les environs. Présentement, les fouilles ne sont qu’à 10 % et les archéologues ne savent pas encore pourquoi cette cité à déclinée.
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Des archéologues exhument les vestiges d’une cité vieille de 5000 ans en Israël


Par Emeline Férard

L’Autorité israélienne des antiquités (AIA) a annoncé avoir mis au jour au nord de Tel Aviv les vestiges d’une cité construite il y a 5.000 ans. Elle aurait représenté à son époque l’une des plus grandes villes du Proche-Orient, abritant plusieurs milliers d’habitants.

Une antique cité perdue vient de refaire surface en Israël. Les archéologues ont découvert ses vestiges sur le site de En Esur, dans la vallée de Wadi Ara, à une cinquantaine de kilomètres au nord de Tel Aviv. La région avait déjà fait l’objet de fouilles dans les années 1960 et 1990 mais un important projet de construction a déclenché, il y a deux ans, de nouvelles excavations

Ce week-end, l’Autorité israélienne des antiquités (AIA) a dévoilé les premiers résultats du projet et ils se sont révélés au delà des attentes. D’après les estimations, la cité entourée d’un mur de fortification s’étend sur 650 dounams (0,65 kilomètre carré).

« C’est plus de deux à trois fois plus grand que les plus grands sites (de cette région) remontant à cette période », a expliqué l’archéologue Yitzhak Paz à CNN.

Une cité vaste et densément peuplée

Cette immense ville aurait été construite à la fin du 4e millénaire avant notre ère, sur un ancien village vieux de 7.000 ans. Une datation qui ferait d’elle l’une des plus anciennes cités découvertes au Proche-Orient. Mais les lieux n’étaient pas simplement étendus, ils étaient aussi densément peuplés. Jusqu’à 6.000 habitants auraient vécu à cet endroit.

« C’est le New York de l’âge du bronze de notre région », ont expliqué les responsables des fouilles dans un communiqué. « Une ville organisée et cosmopolite » dont les vestiges témoignent de l’importance. « Pour la première fois, nous trouvons un site qui comprend toutes les caractéristiques d’une organisation, y compris une fortification, une planification urbaine, des espaces publics et plus », a souligné Yitzhak Paz.

Les ruines suggèrent que les habitants vivaient de l’agriculture et du commerce avec les régions voisines. En plus des constructions urbaines, les fouilles ont révélé des millions de fragments de poterie, des outils en silex, des récipients en pierre ainsi que des os d’animaux brûlés et des figurines. Ces deux derniers se trouvaient dans un vaste temple probablement dédié à des rituels religieux.

En plus des constructions urbaines, les archéologues ont mis au jour de nombreuses figurines humaines et animales. – Clara Amit/Israel Antiquities Authority

Cette découverte suggère que les populations du Proche-Orient ont commencé à bâtir des cités bien plus tôt que ce qu’on pensait jusqu’ici. Cela signifie qu’à cette époque, elles disposaient probablement déjà du système nécessaire pour organiser une ville entière.

« Une telle cité ne pourrait pas se développer sans une influence directrice et un mécanisme administratif », ont souligné les archéologues.

Un mystérieux abandon

« Il ne fait aucun doute que ce site change considérablement ce que nous savons de cette période et du début de l’urbanisation en Israël », ont-ils poursuivi.

Pour l’heure, seuls 10% du site ont été excavés mais de nombreuses questions demeurent, notamment sur la chute de la cité. Les observations suggèrent qu’elle aurait été abandonnée au IIIe millénaire avant notre ère. Pourquoi ? On l’ignore.

« Certaines recherches tentent d’étudier des causes naturelles telles que la hausse de l’humidité qui a déclenché un processus d’inondation à travers la plaine côtière. Il est possible que le site ait été inondé et que la vie y soit devenue insupportable », a avancé Yitzhak Paz pour CNN.

L’hypothèse reste cependant à confirmer. Aucune trace de destruction violente ni de catastrophe naturelle soudaine n’a été identifiée.

Des analyses supplémentaires devraient permettre d’en apprendre plus sur l’histoire de la cité qui n’échappera malheureusement pas aux travaux de construction d’échangeur dirigés par Netivei Israel, la compagnie nationale de transport. D’après l’AFP, celle-ci aurait décidé de modifier ses plans, en construisant la route à une hauteur plus élevée, afin de préserver les ruines.

Néanmoins, les archéologues ont indiqué, selon le quotidien Haaretz, que le site de fouilles et de construction ne représentait que 10% de la cité. Les environs pourraient ainsi receler d’autres découvertes majeures remontant à plusieurs millénaires.

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Le Saviez-vous ► Palmyre, un site historique unique au monde


Personnellement, je m’inquiète plus des victimes de l’État Islamique qui pour moi, combattent pour de faux prétextes, cependant, je trouve dommage que les vestiges du passé soient détruits pour les leçons d’histoire de la civilisation
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Palmyre, un site historique unique au monde

Photo: OSEPH EID/AFP/Getty

La fiancée du désert:

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Perle du désert, Fiancée du désert ou Venise des sables, la cité antique de Palmyre, située en marge du désert de Syrie, a eu beaucoup de surnoms au fil du temps. Elle a en effet été construite à un endroit stratégique au nord-est de l’actuelle ville de Damas, où se trouvaient des sources d’eau, propres aux oasis, qui pouvaient alimenter les chameaux venant ou quittant vers l’Asie en passant par le désert syrien. Elle a été une zone d’arrêt pour les caravanes dès le 3ème millénaire avant notre ère et portait jadis le nom de Tadmor, soit la cité des dattes. 

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Plus le commerce s’est accru en Méditerranée au cours de l’Antiquité, plus des points d’arrêts avant de continuer sur la mythique route de la soie devinrent importants. Le site de Palmyre devint ainsi le carrefour des rencontres commerciales entre l’Orient et l’Occident pour des produits comme la soie, mais aussi les épices.

Un mélange culturel unique:

Bas-relief funéraire
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Cette position géographique stratégique finit par intéresser l’Empire romain qui avait établi un commerce de luxe avec l’Orient, échangeant du verre, des métaux et du vin contre les soieries et les précieuses épices. C’est au 1er siècle de notre ère, dans les sources romaines, que l’oasis commença à être connue sous le nom de Palmyre, la cité des palmiers. Elle fut annexée à l’Empire romain sous Tibère en l’an 14 et devint ainsi une alliée économique de l’Empire romain. 

Le majestueux théâtre, tel qu’il était avant décembre
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Les fouilles archéologiques à Palmyre sont importantes pour comprendre cet important commerce de l’Empire romain, pour lequel nous manquons d’informations. Par cette alliance avec la puissante Rome, Palmyre devint une cité très riche, qui chargeait des taxes sur les produits qui transitaient sur son territoire en échange d’eau et parfois du gite pour les commerçants voyageurs. Elle développa de ce fait une architecture monumentale et fabuleuse, avec des monuments colorés à l’origine, qui témoignait de sa richesse et de sa puissance. Palmyre est un site historique unique à cet égard car les monuments mélangent un style à la fois oriental (persan-phénicien) et gréco-romain. Temples dédiés à des divinités orientales comme Bel, une longue colonnade de 1.1 kilomètres faite de colonnes massives de plus de 9 mètres, un théâtre romain gigantesque et des tombes témoignant de la richesse des habitants, le site de Palmyre offre une vue inégalée sur un passé luxueux en plein désert.

L’état des destructions:

Photo: AP

Depuis l’occupation du site par l’État islamique en 2015, plusieurs des joyaux de Palmyre ont hélas été détruits et endommagés, incluant le musée. Malgré tout, l’UNESCO estimait au printemps que 80% du site était encore en état. Ce n’est hélas plus le cas. L’organisation a repris le site à la mi-décembre et depuis quelques jours, les images satellites confirment les craintes des spécialistes du site: le théâtre, qui était encore intact, a été sérieusement mutilé, soit par des pioches et/ou des explosifs. 

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Le tétrapyle, cette structure de 16 colonnes qui servait à marquer un carrefour de rues, semble avoir été détruit en grande partie également. 

L’objectif de l’État islamique est entre autres d’effacer la mémoire d’un passé qui ne correspond pas à leur vision. La meilleure arme dans un tel cas reste de s’intéresser davantage à l’histoire de ces sites marquants du patrimoine de l’humanité, afin que le souvenir des grands bâtisseurs et commerçants de l’Antiquité ne meurt jamais…

Spécialisée en histoire ancienne, Evelyne Ferron

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Iran : découverte d’une cité antique vieille de 2000 ans


Une autre belle découverte archéologique, cette fois-ci en Iran, une galerie contenant une soixantaine de pièces et des squelettes qui vont raconter une veille histoire de la vie en ces temps reculés au début de notre ère
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Iran : découverte d’une cité antique vieille de 2000 ans

En Iran, des archéologues viennent de trouver une cité antique

VIDÉO – Une équipe d’archéologues de l’Organisation iranienne du patrimoine culturel a réussi à identifier 60 pièces et salles, sous la ville actuelle de Sâmen. Ce nouveau site historique, qui daterait de Mithridate 1er (195-135 av. J-C), est situé à environ 400 km de la capitale, Téhéran.

Depuis longtemps, les anciens de Sâmen parlaient comme d’un secret de maisons enfouies dans le sol. Depuis 2007, pour vérifier ces rumeurs ancestrales, une équipe archéologique de l’Organisation iranienne du patrimoine culturel effectue des fouilles sur un périmètre de trois hectares, à l’endroit indiqué par les sages de la cité.

Ce travail minutieux et difficile, – la roche est granitique – vient de porter ses fruits puisqu’a été découverte, à 6 mètres sous terre, une galerie entrecoupée d’une soixantaine de pièces. Ce nouveau site historique, qui daterait de Mithridate 1er (195-135 av – J.C.), est situé à environ 400 km de Téhéran, la capitale iranienne.

Les experts iraniens ont aussi exhumé durant ces fouilles une centaine de squelettes. Disposés dans une position caractéristique de l’époque arsacide – la dynastie des rois parthes qui a régné sur la région de 250 av-J.C. à 224 ap-J.C. – ces restes humains ont été retrouvés disséminés dans neuf des pièces mises au jour.

C’est en 2005 que les services régionaux des télécommunications de la province de Hamedân ont découvert accidentellement quelques espaces bâtis souterrains, lors des travaux de pose de câbles de fibre optique. Aussi intéressés qu’intrigués, les responsables du chantier avaient immédiatement sécurisé les lieux et alerté les autorités culturelles du pays. Leur intelligence vient aujourd’hui, d’être récompensée par cette formidable découverte archéologique

http://www.lefigaro.fr

Des archéologues découvrent une épée de 2.300 ans quasi neuve


Une épée de 2.300 ans a été trouvée dans une cité antique de la Chine. Une arme tellement bien conservée que sa lame pourrait être encore utilisée et être mortelle
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Des archéologues découvrent une épée de 2.300 ans quasi neuve

 

Vendredi passé, des archéologues chinois ont été étonnés par leur découverte dans les ruines de la cité antique de Chengyang (Chine): une épée vieille de 2.300 ans. © (capture d’écran).

L’épée, vieille de 2.300 ans, a été découverte dans les ruines de la cité antique de Chengyang (Chine). Quasi neuve et toujours aussi létale, elle donnait l’impression d’être prête à aller au combat, comme le précise le Daily Mail.

Vendredi passé, des archéologues chinois ont été étonnés par leur découverte dans les ruines de la cité antique de Chengyang (Chine): une épée vieille de 2.300 ans.

Comme on peut le voir sur les images, l’arme, en parfait état de conservation, donnait l’impression d’être prête à aller au combat. Malgré les années, sa capacité létale est restée intacte, ce qui démontre une fois de plus le haut niveau artisanal atteint par le peuple chinois à l’époque.

À côté de son propriétaire

Selon les premières informations, l’épée remonte à 475 et 221 avant JC, une période où les guerriers chinois faisaient la loi. Durant des siècles, l’arme est restée à côté de son propriétaire. Les archéologues ont trouvé le cercueil dans les ruines de la cité antique de Chengyang.

Chengyang est la cité antique la plus grande et la mieux protégée de l’ancien royaume de Chu. Elle se trouve à 25 km de la ville de Xinyang (province du Henan).

http://www.7sur7.be/

Découverte d’un nouveau monument dans la cité antique de Pétra


Une autre découverte archéologique sur un site déjà très connu en Jordanie. La cité Pétra a donc d’autres secrets à dévoiler et c’est grâce encore à l’avancement de la technologie.
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Découverte d’un nouveau monument dans la cité antique de Pétra

 

L'archéologue américain, Christopher A. Tuttle, effectuant des fouilles sur le site de la cité antique de Petra.

L’archéologue américain, Christopher A. Tuttle, effectuant des fouilles sur le site de la cité antique de Petra.    PHOTO : (COUNCIL OF AMERICAN OVERSEAS RESEARCH CENTERS/G. AL FAQEER VIA AP)

Des images captées par satellite et drone ont mené à une nouvelle découverte dans la cité antique de Pétra : une énorme plateforme en pierre de construction humaine cachée sous le sable.

ASSOCIATED PRESS

De nouvelles fouilles sur le site de la cité antique de Pétra révèlent l'existence d'une plateforme en pierre.

De nouvelles fouilles sur le site de la cité antique de Pétra révèlent l’existence d’une plateforme en pierre.   PHOTO : COUNCIL OF AMERICAN OVERSEAS RESEARCH CENTERS/I. LABIANCA VIA AP

Cette plateforme a peut-être servi pour des cérémonies en raison de la présence de colonnes et d’un escalier monumental sur l’un de ses côtés, a expliqué Christopher A. Tuttle, le directeur général du Conseil des centres de recherche américains à l’étranger. Seules des fouilles pourraient fournir davantage de renseignements, mais aucune n’est prévue pour le moment, a-t-il précisé.

Située en Jordanie, Pétra est un immense site archéologique comprenant des tombes et des monuments taillés dans du roc rosé il y a quelque 2000 ans par les Nabatéens, un peuple de marchands. L’édifice le plus célèbre de la ville est le Khasneh, où des scènes du film Indiana Jones et la dernière croisade ont été tournées dans les années 1980.

Les scientifiques s’intéressent à Pétra depuis 200 ans et M. Tuttle travaille sur le site depuis près d’une décennie.

Des touristes visitent régulièrement Pétra, en Jordanie.

Des touristes visitent régulièrement Pétra, en Jordanie.   PHOTO : MENAHEM KAHANA

La plateforme se trouve à environ 900 mètres de la cité, mais à l’écart des chemins empruntés par les touristes et des principaux monuments, a souligné Christopher A. Tuttle. Si elle n’est pas clairement visible depuis le sol ou les collines voisines, ses contours apparaissent sur les photos prises par satellite et drone.

Les archéologues ont marché sur cette plateforme pendant des années sans même réaliser son existence, a mentionné M. Tuttle, qui a collaboré avec Sarah Parcak de l’Université de l’Alabama à Birmingham pour effectuer cette découverte, explorant le terrain pendant que Mme Parcak analysait les données enregistrées par satellite.

Selon les conclusions du duo publiées le mois dernier dans le Bulletin of American Schools of Oriental Research, la plateforme a été construite à partir d’un plateau naturel.

Elle mesure 56 mètres sur 49, soit l’équivalent de six terrains de basketball.

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