Le Saviez-Vous ► Vous avez tout le temps froid? Voici pourquoi


    C’est normal d’avoir froid quand la température est basse. Cependant, la sensation de froid peut être d’une autre origine que la température ambiante.
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    Vous avez tout le temps froid? Voici pourquoi

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    Par Nicole Pajer, HuffPost US

    Des experts nous expliquent les raisons de ce phénomène et ce que vous pouvez faire afin de vous réchauffer pour de bon.

    Quand les températures chutent, il est normal de vouloir s’emmitoufler. Même en sachant cela, vous avez l’impression d’être celui ou celle qui a toujours froid? Vous vous battez constamment avec votre moitié au sujet du radiateur? Vous portez une veste alors que vos amis se baladent tranquillement en tee-shirt? Vous avez la chair de poule non-stop?

    Certains facteurs spécifiques peuvent expliquer pourquoi vous avez toujours aussi froid. Découvrez ci-dessous les explications des experts ainsi que des conseils pour lutter contre ces symptômes:

    1. Votre thyroïde fait des siennes

    L’hypothyroïdisme, un trouble lié au fonctionnement en sous-régime de la glande thyroïde, pourrait expliquer votre état, selon Chirag Shah, médecin urgentiste spécialisée et cofondatrice d’Accesa Labs, un service d’analyse de tests sur la thyroïde. Si cette glande régule un certain nombre de processus métaboliques, elle agit aussi au niveau de la température du corps.

    « Les gens qui souffrent d’hypothyroïdisme ont souvent froid car ils ne produisent pas assez d’hormones thyroïdiennes. De fait, le métabolisme ralentit, ce qui entraîne la sensation de froid », précise-t-elle.

    2. Vous êtes âgé

    « Les personnes âgées peuvent être davantage sujettes à la sensation de froid étant donné que leur métabolisme est plus lent et qu’elles produisent moins de chaleur », explique Marcelo Campos, spécialiste en médecine interne chez Atrius Health, un grand groupe médical indépendant à but non lucratif implanté à Newton, dans le Massachusetts, aux États-Unis.

    Vos fonctions corporelles normales sont aussi susceptibles de s’affaiblir à mesure que vous vieillissez.

    « Des études montrent qu’à partir de la soixantaine la capacité de notre corps à conserver la chaleur s’amenuise, ce qui entraîne une sensation de froid plus marquée », indique Dawne Kort, médecin traitant et associé chez CityMD, prestataire de soins en urgence new-yorkais.

    Avec l’âge, la masse musculaire s’affaiblit, ce qui peut également jouer.

    3. Ça peut être lié à l’alimentation

    Josh Axe, nutritionniste clinicien et fondateur d’Ancient Nutrition et de DrAxe.com, indique que certains aliments peuvent intervenir dans la sensation de froid.

    « Les gens qui mangent énormément d’aliments froids contenant beaucoup d’eau ont, par définition, plus froid que les autres », explique-t-il.

     On pense aux smoothies, aux boissons glacées et aux salades. Pour remédier à cela, essayez de remplacer les smoothies par des soupes et les poêlées par des salades.

    4. Vous faites de l’anémie

    Chirag Shah explique que l’anémie ferriprive peut entraîner une sensation de froid plus marquée, le fer étant un minéral considéré comme l’un des composants clé des globules rouges.

    « Les globules rouges jouent un rôle important dans le transport de l’oxygène. Lorsqu’on manque de fer, ils ne peuvent pas fonctionner correctement, ce qui entraîne une sensation de froid, en plus d’autres symptômes. »

    L’anémie se manifeste également par ces symptômes: sensation de fatigue, étourdissement, accélération du rythme cardiaque et souffle court.

    Jacqueline Jacques, vice-présidente senior des affaires médicales chez Thorne Research, un complément alimentaire et une marque de tests de santé à domicile, indique que l’anémie peut aussi être due à des taux faibles de vitamine B12. Cela peut s’avérer problématique pour les végétarien.ne.s et véganes, étant donné que les œufs, la volaille, la viande et les produits laitiers comptent parmi les aliments riches en vitamines.

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    5. Vous êtes enceinte

    Généralement, la température corporelle augmente pendant la grossesse. Jacqueline Jacques précise que la température d’une femme attendant un enfant passe de 37 à environ 37,7°C.

    « Cela dit, les femmes enceintes sont plus susceptibles de souffrir d’anémie et de problèmes de circulation sanguine, particulièrement dans les jambes », explique-t-elle.

    Celles-ci se plaignent donc parfois d’une sensation de froid, surtout au niveau des pieds et des mains.

    6. Vous êtes déshydraté

    Carol Aguirre de Nutrition Connections, un centre de conseil en nutrition situé en Floride, nous explique que l’eau active le métabolisme en aidant à décomposer les aliments, ce qui crée de l’énergie et de la chaleur.

    « Un manque d’eau ralentit le métabolisme et empêche le corps de produire assez d’énergie pour vous garder au chaud », souligne-t-elle.

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    7. C’est peut-être un problème hormonal

    Selon les experts, différentes hormones produites par les hommes et les femmes peuvent avoir un effet sur la température corporelle.

    À titre d’exemple, « l’œstrogène entraîne généralement la dilatation des vaisseaux sanguins, la dispersion de la chaleur, ainsi qu’une chute de la température corporelle, souligne Dawne Kort. La progestérone, ou les progestatifs, ont généralement l’effet contraire. »

    C’est pourquoi, en fonction du cycle menstruel et des niveaux hormonaux, des changements dans la température du corps et dans la sensibilité au froid peuvent intervenir.

    « Chez l’homme, des niveaux de testostérone plus élevés peuvent réduire la sensibilité au froid en désensibilisant l’un des principaux récepteurs de froid présent dans la peau », ajoute-t-elle.

    8. Les femmes ont souvent plus froid que les hommes

    Une étude menée par l’Université de l’Utah a démontré que les mains des femmes sont souvent bien plus froides que celles des hommes. Selon Jacqueline Jacques, elles montrent une plus grande tendance à l’anémie et à l’hypothyroïdisme, deux troubles liés à la sensation de froid.

    9. Vous avez une mauvaise circulation du sang

    Si vos mains et pieds sont gelés mais que le reste de votre corps se porte bien, vous souffrez peut-être d’un problème de circulation qui empêche votre sang d’atteindre les extrémités. Pour Dawne Kort, cela peut être lié à une maladie cardiovasculaire.

    « Cela indique que votre corps ne pompe pas le sang de manière efficace ou qu’un blocage de l’artère empêche le sang d’atteindre vos extrémités. Le fait de fumer peut aussi entraîner des problèmes de circulation car cela comprime les vaisseaux sanguins. »

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    10. Votre anxiété vous joue des tours

    « Les personnes souffrant de troubles anxieux ont généralement plus froid que les autres », indique Maryam Jahed, fondatrice et directrice générale de Airo Health, un système portatif qui évalue l’anxiété de l’utilisateur.

    Selon elle, la sensation d’anxiété active le complexe amygdalien, la partie du cerveau qui protège le corps et répond au danger.

    « Le corps mobilise alors toutes ses réserves et son énergie pour vous protéger », nous dit-elle.

    Elle explique aussi que cela peut donner une sensation de froid car le corps se concentre afin d’apaiser la personne et ne dispose donc pas du flux sanguin nécessaire pour la garder au chaud.

    « C’est pour cela que l’on a généralement plus froid au niveau des extrémités. Il est plus difficile pour le sang d’atteindre celles-ci et de garder le corps chaud. »

    11. Votre IMC est trop bas

    Votre indice de masse corporelle et votre poids agissent sur la sensation de froid ressentie. La quantité de graisse et de muscles de votre corps est également un facteur.

    « Les muscles sont plus actifs au niveau métabolique, ce qui génère plus de chaleur. La graisse agit comme un isolant et cela peut réduire la quantité de chaleur que vous perdez », reprend Marcelo Campos.

    À l’inverse, une rapide perte de poids ou un régime restrictif peuvent augmenter la sensation de froid.

    Puisque le corps brûle des calories pour produire de la chaleur, « quand on réduit les calories, on diminue le carburant qui garde le corps chaud », souligne Jacqueline Jacques.

    « De plus, notre corps est programmé pour éviter l’état de famine. Si vous réduisez les calories de manière drastique ou si vous perdez du poids trop rapidement, notamment en raison d’un régime draconien, ou si vous souffrez de troubles de l’alimentation, votre corps essaie de vous préserver en ralentissant votre métabolisme. De fait, vous brûlez peu d’énergie et vous avez froid. »

    Quand faut-il s’inquiéter?

    Si vous êtes vraiment à plat à cause d’un virus ou d’une période de travail très intense, il se peut que vous ayez froid, ce qui est juste un symptôme temporaire que produit votre corps après avoir été trop sollicité. Cela dit, si vous remarquez que vous avez vraiment plus froid que les gens qui vous entourent, et de façon régulière, ou que vous n’aviez jamais froid auparavant mais que vous frissonnez désormais tout le temps, consultez un médecin.

    Si vous êtes confronté à un nouveau symptôme de sensation de froid en plus d’autres symptômes (gain ou perte de poids, fatigue, rythme cardiaque élevé, perte de cheveux, constipation ou souffle court), consultez un spécialiste.

    Cet article, publié sur le HuffPost américain, a été traduit par Laura Pertuy pour Fast ForWord.

  • https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi avez-vous toujours froid? Voici les 11 raisons médicales


Avec la canicule, je connais une seule personne qui doit être contente de ces chaleurs difficiles à supporter. La sensation de froid, alors que la température est normale est probablement dût à un trouble médical.
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Pourquoi avez-vous toujours froid? Voici les 11 raisons médicales

 

Vous avez souvent froid aux mains ou aux pieds ou avez parfois le frisson? Des experts expliquent les 11 raisons médicales pourquoi vous avez toujours froid.

PAR MARISSA LALIBERTÉ

Vous avez toujours froid car vous souffrez d’une carence en vitamine B12 ou en fer

« Ce problème pourrait provenir d’une carence en fer ou en vitamine B12», explique d’entrée de jeu Andrea Moss, coach en nutrition.

L’anémie due à un manque de fer ou de vitamine B12 peut causer une sensation de froid, des engourdissements et une baisse d’énergie, dit-elle. La vitamine B12, comme le fer, est surtout d’origine animale, et il est possible que les végétariens aient de la difficulté à en obtenir suffisamment. On trouve de la B12 dans les œufs, le yogourt et le fromage. Les végétaliens peuvent toujours saupoudrer de levure nutritionnelle (une poudre à goût de fromage) leur maïs éclaté ou leurs pommes de terre au four.

Assurez-vous également de consommer assez de fer que l’on retrouve notamment dans la viande et les légumes verts. Et afin d’optimiser l’absorption du fer, consommez ces aliments avec des fruits et légumes riches en vitamine C, comme des poivrons rouges, par exemple.

Vous avez un problème de thyroïde

Quand votre corps ne produit plus assez d’hormones thyroïdiennes pour réguler votre métabolisme, vous pouvez finir par vous sentir frigorifié tout le temps, note Margarita Rohr, MD, spécialiste de médecine interne au Centre médical Langone de l’université de New York. Vous observez les symptômes d’une maladie thyroïdienne tels que la perte de cheveux ou la constipation? Demandez à votre médecin de vous faire subir des tests sanguins pour dépister une éventuelle hypothyroïdie, recommande-t-elle.

Vous devez prendre du poids

Avoir un poids insuffisant peut vous donner froid pour deux raisons, note Alyssa Tucci. D’abord, le gras fonctionne comme un isolant, alors une carence en gras peut empêcher votre corps de retenir la chaleur. Ensuite, réduire votre apport en calories ralentit votre métabolisme et votre corps dispose de moins d’énergie pour se réchauffer.

«Votre corps est malin : il ne veut pas dépenser d’énergie s’il s’inquiète d’une raréfaction de l’énergie», expose Alyssa Tucci.

 Si vous essayez de prendre du poids, privilégiez les aliments à forte teneur en calories chargés en bon gras. Parmi ceux-ci, le beurre de noix, les yogourts grecs de lait entier et les fruits secs.

Vous avez toujours froid car vous ne dormez pas assez

Bien que les recherches liant sommeil et sensation de froid aient donné des résultats mitigés, on sait que le manque de sommeil peut ralentir votre métabolisme, ce qui peut causer une sensation de froid durant la journée, commente Andrea Moss. Par ailleurs, votre température corporelle fluctue durant la nuit et votre corps s’habitue à ce cycle, ajoute Margarita Rohr. Si vous restez éveillé plus tard qu’à l’habitude, il est probable que votre température corporelle baisse comme si vous étiez endormi.

Vous êtes déshydraté

Quand votre corps manque d’eau, la circulation sanguine n’est pas aussi efficace, soutient Alyssa Tucci. L’eau aussi retient la chaleur, ce qui signifie que la déshydratation pourrait priver votre corps des effets bénéfiques de la rétention de chaleur associée à l’eau. Pour être bien hydraté, il faut boire entre un et deux litres d’eau par jour, recommande-t-elle

Votre diabète connaît des complications

Le diabète peut causer des neuropathies périphériques qui endommagent les nerfs responsables des sens. Cette complication du diabète peut entraîner une sensation de froid, de la douleur ou des bouffées de chaleur sans raison apparente.

«Ce n’est pas forcément physique, juste une sensation, dit-elle. Le message envoyé au cerveau par les pieds et les mains est erroné.», explique Margarita Rohr.

Vous avez toujours froid car vous ne mangez pas assez de gras

Vos fringales hivernales pour les plats copieux et mijotés existent pour une raison précise

«Le gras nous aide à nous sentir rassasiés et plus chauds», explique Andrea Moss.

Les régimes faibles en gras qui remplacent les bons aliments tels que l’avocat, les noix et les graines par des aliments qui nous refroidissent tels que les fruits et les jus pourraient expliquer les sensations de froid, dit-elle.

Vous souffrez du syndrome de Raynaud

Un faible pourcentage de la population souffre du syndrome de Raynaud, qui cause des spasmes artériels des mains, des pieds et du visage, commente Margarita Rohr.

«Lorsque vous êtes exposé au froid, dit-elle, les spasmes nuisent à l’irrigation de ces régions, qui tendent alors à devenir plus froides.»

Une mauvaise circulation sanguine

Vos extrémités sont froides et cela n’est pas lié à un mal chronique? C’est peut-être simplement que vous avez une mauvaise circulation sanguine. Andrea Moss suggère de faire de l’exercice régulièrement et d’essayer l’acupuncture. Ce faisant, vous pourriez accroître la sensation de chaleur dans les mains et les pieds.

Vous devez augmenter votre masse musculaire

La masse musculaire peut produire de la chaleur et garder votre corps bien au chaud, confirme Margarita Rohr. Assurez-vous de rester actif et de garder de bonnes habitudes en matière d’exercices, dit-elle.

Vous êtes une femme

La température des femmes tend à être légèrement plus élevée que celle des hommes. Toutefois, une étude de l’université de l’Utah a découvert que leurs mains sont en moyenne plus froides de 1,5°C (3°F) que celles des hommes.

« Ce n’est pas énorme, mais ça pourrait expliquer, du moins en partie, pourquoi certaines femmes éprouvent plus souvent une sensation de froid », conclut Margarita Rohr.

Tiré de Rd.com: Always Cold? Reasons You’re Cold All the Time

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Le Saviez-Vous ► Quelles sont ces hormones qui rythment notre journée?


Les hormones sont très importantes pour le corps. Il se présente à toutes les étapes de la journée que ce soit pour le réveil, la faim, l’énergie, la fatigue … Quand une hormone ne fonctionne pas très bien, ou qu’on ne respecte pas notre horloge biologique, le corps en ressent
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Quelles sont ces hormones qui rythment notre journée?

 

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Morgane Goffin

Ah, les fameuses hormones! On leur en met souvent un paquet sur le dos lors de l’adolescence ou de la ménopause mais on oublie bien souvent que ce sont elles qui nous guident chaque jour. Le réveil, la sensation de faim, les pics d’énergie ou les envies de sieste, tout cela est induit par nos hormones. Alors, qui fait quoi et à quel moment de la journée?

Comment fonctionnent les hormones?

Les hormones sont des substances chimiques produites par le système endocrinien qui, à travers la circulation sanguine, assurent une fonction de communication dans notre organisme. Ces petites messagères influencent, de jour comme de nuit, de nombreux processus corporels mais aussi comportementaux. C’est dire si elles ont un rôle important! Elles interviennent, par exemple, dans la régulation de la croissance, du niveau d’énergie, du sommeil ou de notre activité physique.

Ces hormones suivent un rythme bien précis, basé sur une journée de 24 heures et sur l’alternance des saisons. De par la cadence actuelle de la société, cette petite horloge biologique est souvent contrariée. Savoir ce qui guide nos activités journalières peut aider à harmoniser la vie de tous les jours et le rythme biologique.

Le réveil

Deux hormones contribuent à mettre le corps en mouvement le matin: il s’agit du cortisol et de la ghréline. La première, qui atteint son pic entre 6h et 8h, puise dans le stock de sucre contenu dans le sang pour activer le niveau d’énergie. La seconde provoque une sensation de faim car le corps ne peut pas tenir longtemps sans réserves. Sans ces deux-là, difficile de soulever les paupières! Le petit déjeuner augmente le taux de sucre et, pour que celui-ci reste constant, l’hormone qu’on appelle l’insuline entre en action en favorisant son absorption par les muscles, les tissus adipeux (contenant les cellules graisseuses) et le foie.

Le début de la journée

De 9h à 11h, le corps est au top de sa forme physique et intellectuelle. C’est le moment de s’atteler aux tâches les plus compliquées avec un maximum de concentration. On dit merci aux hormones thyroïdiennes qui augmentent la consommation d’énergie de l’organisme.

Une heure plus tard, vers 12h, la ghréline fait de nouveau son effet. C’est l’heure de manger: le corps se relâche et l’activité diminue.

L’heure de la sieste

On l’a tous expérimenté, après la pause de midi, l’organisme prend un sacré coup de mou. En fait, on ferait bien une petite sieste et celle-ci serait tout indiquée! En cause: la diminution du cortisol, cette hormone qui agit au réveil. C’est le moment de se livrer à des activités moins gourmandes en énergie.

Un nouveau pic d’énergie

À partir de 16h, la vitalité revient grâce à l’insuline qui module le taux de sucre. La température du corps est plus élevée et la mémoire à court terme est optimale. C’est l’occasion d’abattre encore quelques tâches avant la fin de la journée. Et puis, jusqu’à 20h, c’est aussi le moment parfait pour faire du sport. Pendant celui-ci, on libère de l’endorphine qui procure une sensation de bien-être.

L’heure intime

Entre 17h et 19h agit un phénomène moins connu mais pourtant très intéressant. Les taux de testostérone, responsable de la libido, et de la sérotonine, hormone de l’émotivité, augmentent pour initier des moments de passion.

L’heure du coucher

À partir de 20h, les premiers signes de fatigue se font sentir. La mélatonine, qui prépare notre endormissement, grimpe tout doucement. Étant dépendante de l’absence de lumière, son action est diminuée en été, lorsque le soleil se couche tard. C’est aussi pour cette raison, qu’il est difficile de s’endormir en journée.

Pendant la nuit, la leptine, hormone de la satiété, et la vasopressine, hormone antidiurétique, veillent sur notre sommeil. La première régule notre faim tandis que la seconde nous évite d’aller aux toilettes. C’est aussi le moment où notre corps se repose et permet à notre énergie de se rétablir pour le lendemain.

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Les plaquettes sanguines jouent aussi un rôle de défense


On a toujours appris quand un virus, une bactérie, ou autre intrus rentrait dans le corps, que les globules blancs sont les premiers répondants. En réalité, se sont les plaquettes sanguines Armé de cette nouvelle connaissance, les chercheurs croient qu’il serait possible de diminuer les plaquettes sanguines pour des maladie auto-immunes, arthrite rhumatoïde ou encore le lupus.
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Les plaquettes sanguines jouent aussi un rôle de défense

 

Représentation du sang humain

Un millilitre de sang comprend plus d’un milliard de globules rouges, 400 millions de plaquettes et environ 5 millions de globules blancs. Photo : iStock

Les plaquettes du sang jouent un rôle insoupçonné à ce jour dans la réponse immunitaire du corps humain, ont établi des chercheurs de la Faculté de médecine de l’Université Laval à Québec.

Un texte d’Alain Labelle

Le rôle central des plaquettes sanguines dans la coagulation du sang et la cicatrisation est bien connu.

Le Pr Éric Boilard et ses collègues affirment qu’elles font office de premières répondantes immunitaires lorsqu’un virus, une bactérie ou un allergène entre dans la circulation sanguine.

Le saviez-vous?
Les plaquettes sanguines, également appelées thrombocytes, sont des cellules dépourvues de noyau fabriquées au niveau de la moelle osseuse. Elles sont l’un des éléments qui composent le sang avec les globules rouges et blancs. Un taux normal de plaquettes permet d’éviter une hémorragie (taux trop bas) ou encore des caillots dans le sang (taux trop élevé).

Illustration d'une plaquette sanguine

Illustration d’une plaquette sanguine Photo : iStock/royaltystockphoto

La réponse inflammatoire

Lorsqu’un corps étranger apparaît pour la première fois dans le sang, il entraîne la formation d’anticorps qui se collent par la suite à l’intrus, formant des complexes antigène-anticorps qui déclenchent une réponse inflammatoire.

La médecine savait déjà que les plaquettes sanguines possèdent des récepteurs qui reconnaissent ces complexes antigène-anticorps. C’est d’ailleurs cette connaissance qui a mené l’équipe québécoise à les soupçonner de participer au processus inflammatoire.

Pour établir ce rôle, l’équipe a créé dans le sang de souris des complexes antigène-anticorps à l’aide d’un virus, d’une toxine bactérienne et d’une protéine allergène.

Les résultats montrent que, dans les trois cas, la réponse a été similaire. Les rongeurs ont montré les symptômes classiques de l’état de choc septique ou anaphylactique :

  • une baisse de la température corporelle;
  • des tremblements;
  • une altération des fonctions cardiaques;
  • une vasodilatation;
  • une perte de conscience.

Les chercheurs ont ensuite refait les mêmes tests avec des souris chez lesquelles ils avaient éliminé presque toutes les plaquettes ainsi qu’avec des souris dépourvues de récepteurs des complexes antigène-anticorps sur les plaquettes.

Ces souris n’ont eu aucune réaction physiologique.

Cela démontre clairement le rôle clé des plaquettes dans le processus. Ce sont les plaquettes, et non les globules blancs, qui sont les premiers acteurs à entrer en scène dans la réponse immunitaire. Éric Boilard

Les chercheurs ont ainsi établi que l’état de choc des souris résultait de la libération de sérotonine par les plaquettes.

Il s’agit de la même molécule que le neurotransmetteur du cerveau, mais celle retrouvée dans les plaquettes est produite par des cellules de l’intestin. Éric Boilard

« Les plaquettes entreposent la sérotonine. « Elles renferment 90 % de toute la sérotonine du corps et elles la libèrent dans certaines conditions », précise Éric Boilard.

Le saviez-vous?

Un millilitre de sang comprend plus d’un milliard de globules rouges, 400 millions de plaquettes et environ 5 millions de globules blancs.

De nouveaux traitements

Cette découverte ouvre la porte à de nouvelles façons de traiter les patients en état de choc septique résultant d’infections virales ou bactériennes ainsi que les personnes atteintes de maladies auto-immunes comme l’arthrite rhumatoïde et le lupus.

Concrètement, ces travaux permettent d’établir que la transfusion de plaquettes aux patients en état de choc septique ou anaphylactique pourrait aggraver leur état en augmentant la quantité de sérotonine dans le sang.

La transfusion demeure importante, surtout que ces patients présentent souvent des taux de plaquettes très bas, mais pour prévenir cette éventualité il faudrait bloquer le récepteur du complexe antigène-anticorps sur les plaquettes avant la transfusion.

Éric Boilard

L’équipe évalue maintenant le rôle du récepteur des complexes antigène-anticorps des plaquettes dans les maladies auto-immunes comme l’arthrite et le lupus.

On pense qu’en bloquant ce récepteur, il serait possible d’améliorer l’état des malades sans affecter les autres fonctions des plaquettes. Éric Boilard

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Proceedings of the National Academy of Sciences(PNAS).

http://ici.radio-canada.ca/

Santé cardiaque : il n’est pas trop tard pour les sédentaires!


Pour avoir une meilleure santé cardiaque et ce même si la personne à été sédentaire toute sa vie, il est possible grâce à des activités physiques de redonner une protection au coeur tout aidant pour paraître plus jeune
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Santé cardiaque : il n’est pas trop tard pour les sédentaires!

 

Trois personnes s'entraînent en aérobie.

Plusieurs recherches ont déjà montré que les comportements sédentaires augmentent le risque de maladie cardiaque. Photo : iStock

Les personnes sédentaires reçoivent en cette nouvelle année un puissant incitatif à se remettre en forme. Selon un étude de médecins américains, les personnes inactives âgées entre 45 et 64 ans peuvent réduire de façon significative le risque de souffrir d’insuffisance cardiaque, malgré des décennies de sédentarité, en faisant de l’exercice.

RADIO-CANADA AVEC BBC

Un texte d’Alain Labelle

Pour y arriver, ces personnes doivent cependant investir du temps et de l’énergie. Pour renverser la tendance, elles doivent réaliser des exercices aérobiques de quatre à cinq jours par semaine pendant deux ans.

La clé d’un cœur en meilleure santé à l’âge moyen est une bonne dose d’exercice, au bon moment dans la vie. Dr Benjamin Levine, Institute for Exercise and Environmental Medicine

Le Dr Benjamin Levine et ses collègues ont, dans un premier temps, analysé le cœur de 53 participants en santé de 45 à 64 ans, mais qui ne s’étaient jamais vraiment entraînés sur une base régulière.

Le saviez-vous?

Plusieurs recherches ont déjà montré qu’un style de vie sédentaire augmentait le risque de maladie cardiaque.

Les participants ont été divisés en deux groupes, l’un suivant une routine d’exercices aérobiques qui progressait en intensité au cours des deux années et l’autre faisant du yoga, de l’entraînement d’équilibre et de musculation trois fois par semaine, également pendant deux ans.

Un entraînement correspondait à une session de 30 minutes, sans compter les étirements.

Les résultats montrent que le groupe faisant de l’exercice aérobique a présenté une amélioration de 18 % de son apport maximal en oxygène pendant l’exercice et une amélioration de plus de 25 % de sa plasticité dans le muscle ventriculaire gauche du cœur. Ces deux marqueurs sont reconnus comme des indicateurs d’un cœur en bonne santé.

Toutefois, aucune amélioration notable n’a été observée dans le deuxième groupe.

Nous constatons, d’une certaine manière, qu’il est possible de rajeunir ou de faire en sorte que les cellules du cœur, et aussi dans les vaisseaux sanguins d’ailleurs, ressemblent à des cellules plus jeunes grâce à un programme d’exercice. Dr Richard Siow, King’s College London

Selon les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Circulation, ces résultats ont également des ramifications pour les maladies liées au déclin cognitif, comme la démence, parce que l’amélioration de la fonction cardiaque facilite la circulation sanguine vers le cerveau.

En 2008, une étude britannique avait montré que les personnes actives physiquement durant leurs loisirs paraissaient biologiquement plus jeunes de dix ans que celles qui sont sédentaires.

http://ici.radio-canada.ca

Les varices: une question de beauté et surtout de santé


Ah les varices, même si c’est surtout les femmes qui peuvent en souffrir, les hommes aussi peuvent avoir des varices. Les personnes qui sont héréditairement prédisposées devraient prendre des bonnes habitudes. Sinon, même si les varices sont là, la sédentarité est la pire ennemie. Il existe des traitements, car les varices ce n’est pas juste esthétiques, ils peuvent entraîner de gros problème
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Les varices: une question de beauté et surtout de santé

 

ZLIKOVEC VIA GETTY IMAGES

Jacques Beaulieu

Communicateur scientifique

    Les varices peuvent cacher un problème sous-jacent plus grave ou encore entraîner des conséquences sévères pour leur santé.

    Les risques de souffrir de varices sont plus grands dans certaines familles héréditairement prédisposées.

    Plusieurs croient à tort que les varices sont un problème essentiellement esthétique. C’est qu’ils ignorent que les varices peuvent cacher un problème sous-jacent plus grave ou encore entraîner des conséquences sévères pour leur santé.

    Les varices sont des veines dilatées, bosselées et bleutées que l’on retrouve surtout en surface des jambes. On en retrouve aussi, mais bien plus rarement à d’autres endroits, près de l’anus ou de la vulve. Les veines sont des vaisseaux sanguins qui ramènent le sang des extrémités du corps vers le cœur (par comparaison aux artères qui amènent le sang du cœur vers les extrémités). Dans les jambes, les veines font face à un problème particulier, c’est celui de la gravité. Le sang, comme tout autre élément sur cette terre, est attiré vers le sol. Le cœur aurait besoin de beaucoup plus de force pour faire remonter ce sang le long des deux jambes si ce n’était de trois mécanismes naturels qui l’aident dans cette fonction : les parois des veines, les valvules et les muscles des pieds et des mollets.

    Une circulation à 2 niveaux

    Le sang remonte des pieds à la hanche par deux circuits veineux. Le circuit profond assure environ 95% du retour sanguin. Un circuit superficiel composé de la veine saphène (dérivé d’un mot grec signifiant apparent) permet un retour veineux de la surface de la jambe vers le circuit veineux profond. Dans la plupart des cas, les varices sont dues à un problème des veines saphènes. Parfois, beaucoup plus rarement, il peut y avoir une inflammation au niveau des veines profondes (phlébite) qui provoquent la formation d’un caillot qui bloque la veine. Le sang n’a alors d’autre choix que de refluer en surface et risque alors de former des varices. Ainsi, selon Santé Canada : L’apparition clinique des varices correspond habituellement à la première manifestation de ces veines sur une ou deux jambes. Ces veines variqueuses ont généralement une coloration bleue et peuvent être en relief. La jambe atteinte de varices peut également présenter les symptômes suivants :

  • endolorissement

  • décoloration

  • inflammation

  • enflure

  • sensation de lourdeur

  • crampes

Les varices peuvent être apparentes et très marquées, ou bien très petites et à peine visibles.

L’aggravation des varices se caractérise par le fait qu’elles deviennent permanentes, plus grosses ou plus nombreuses, qu’elles requièrent une intervention chirurgicale ou qu’elles entraînent une thrombophlébite superficielle.

( http://www.veterans.gc.ca/fra/services/after-injury/prestations-invalidite/benefits-determined/entitlement-eligibility-guidelines/varicose )

Lorsque les mécanismes fonctionnent mal

Les risques de souffrir de varices sont plus grands dans certaines familles héréditairement prédisposées. Ils augmentent aussi avec l’âge, les parois veineuses perdant leur élasticité en vieillissant. L’exposition aux œstrogènes altère aussi la qualité des parois veineuses ce qui fait en sorte que l’on retrouve 4 fois plus de femmes que d’hommes qui présentent des varices. Le deuxième mécanisme qui risque de mal fonctionner se situe au niveau des valvules. Ce sont de petites valves situées à l’intérieur de la veine qui se ferment lorsque le sang a tendance à vouloir redescendre (à aller à contrecourant). Il arrive que ces valvules ne fonctionnent plus correctement. Il se forme alors des accumulations de sang dans des veines ce qui entraînera la rupture d’une autre valvule. La pire des situations pour une veine de jambe est la position stationnaire debout ou assise. La meilleure est la marche. Sédentarité et obésité font donc bon ménage avec les varices. Parmi les autres facteurs prédisposant aux varices, notons les expositions à des fortes chaleurs (bains de soleil, saunas ou bains très chauds), le soulèvement fréquent d’objets très lourds (travailleurs en manutention, haltérophiles) et la prise de pilules anticonceptionnelles.

Trois phases

En somme, les varices sont la conséquence d’une insuffisance veineuse chronique. Il existe quelques signes avant-coureurs qui se manifestent durant la première phase de la maladie variqueuse : sensation de fourmis dans les jambes, crampes durant la nuit et enflures surtout au bas des jambes. La deuxième phase verra l’apparition des varices avec le maintien des problèmes rencontrés en phase 1. En troisième phase, pourront se manifester les complications suivantes : eczéma, ulcère variqueux ou dermite ocre (coloration permanente d’une partie de la peau, habituellement vers le mollet). La phlébite (inflammation de la veine) ou même la thrombophlébite (inflammation avec formation d’un caillot sanguin) peuvent aussi survenir. Si le caillot sanguin se déplace, il pourra bloquer d’autres veines importantes et provoquer des embolies cardiaques, pulmonaires ou cérébrales.

Pour soulager les symptômes et freiner l’évolution des varices

En surélevant les jambes de sorte que les pieds reposent plus élevés que le cœur, vous facilitez le retour du sang vers le cœur. Faire cet exercice le plus souvent possible ou au moins 4 fois par jour par séances de 10 à 15 minutes est donc un moyen simple et efficace. Il faut aussi penser souvent à varier sa posture en évitant, par exemple, de rester assis (travail de bureau) ou debout trop longtemps (infirmières, serveuses). Les douches froides sur les jambes constituent un remède souvent fort efficace. À l’inverse, il faut éviter les expositions à la chaleur : bains très chauds, saunas, bains de soleil, salons de bronzage et épilations à la cire chaude. À l’exception des bas de contention qui sont spécialement conçus pour prévenir et traiter les varices (bas support), il faut éviter les vêtements serrés comme les jeans ajustés, les gaines et les bas qui serrent aux chevilles et aux genoux. Des souliers trop étroits et tous les souliers à talons hauts devraient aussi être évités.

Les traitements

Si ces mesures n’ont pas réussi à contenir le problème, il existe trois autres niveaux d’intervention. Les médicaments, comme les anti-inflammatoires, peuvent soulager certains symptômes. D’autres médicaments appelés veinotoniques ou phlébotoniques aident à renforcir et à assouplir la paroi des veines. Tous ne sont pas du même avis quant à leur utilisation.

Un deuxième niveau d’intervention consiste pour le médecin à injecter une solution irritante dans les petites veines variqueuses de surface. Sous l’action de cette solution, ces veines se ferment, deviennent inutiles et disparaissent. L’opération ne requiert aucune anesthésie et est indiquée pour les varices débutantes et les celles en toile d’araignées. Elle exige parfois plusieurs séances de traitement. Cette technique ne prévient cependant pas l’apparition de nouvelles varices.

Dans les cas plus lourds, diverses chirurgies sont proposées. La veinotomie permet d’extraire de petites veines atteintes. Divers lasers peuvent traiter les varices tant en surface de la peau qu’à l’intérieur de la veine. Le CHIVA est une chirurgie qui permet de réduire la pression veineuse tout en conservant la veine. La chirurgie veineuse peut aussi s’effectuer sous endoscopie.

 Finalement existe l’éveinage («stripping») où par chirurgie, on enlève les veines affectées. Cette dernière requiert une hospitalisation.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Mille études de la NASA


La NASA a fait de grands progrès dans ses recherches et continu a explorer de plus en plus loin tout en s’intéressant à la vie, la santé des astronautes et les similarités sur terre qu’ils pourraient trouver dans l’espace
Nuage

 

Mille études de la NASA

 

Il y a 3,4 milliards d'années, deux mégatsunamis,... (Photo : ESA / DLR / FU Berlin)

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire.

MATHIEU PERREAULT
La Presse

À la fin janvier, la NASA a rendu publiques et gratuites près de 1000 études scientifiques publiées depuis plus d’un demi-siècle par ses chercheurs. Auparavant, ces études étaient souvent payantes. Voici un aperçu des résultats les plus marquants.

Mémoire sur papier

De la mémoire informatique pliable. Tel est l’exploit qu’ont réussi des chercheurs coréens, avec du financement de la NASA. L’avantage de cette technologie est qu’elle pourrait être fabriquée au besoin sur une mission spatiale à long terme, à bas coût, notamment pour des capteurs installés sur les vêtements des astronautes.

Source : Nature

Le coeur des vétérans d’Apollo

La moitié des astronautes qui ont été sur la Lune sont morts du coeur, une proportion quatre à cinq fois plus élevée que chez les autres astronautes, ont calculé des chercheurs de la NASA. Une partie du problème est liée à l’apesanteur, qui affecte la circulation sanguine, notamment dans la veine jugulaire, ont observé d’autres chercheurs lors de vols paraboliques simulant l’absence de gravité. D’autres chercheurs ont étudié les effets néfastes des radiations solaires, plus intenses loin de la Terre, sur les mitochondries, les usines énergétiques des cellules humaines. Ces radiations ont aussi un effet sur les os que pourrait contrer l’alimentation, notamment des prunes séchées. Une autre étude a noté que 20 % des astronautes ayant séjourné sur la Station spatiale internationale ont eu des hypersensibilités cutanées ou respiratoires.

Tsunamis sur Mars

Il y a 3,4 milliards d’années, deux mégatsunamis, avec des vagues allant jusqu’à 120 m de hauteur, ont déferlé sur les plaines du nord de Mars après que deux météorites sont tombés dans un océan ou aient fait fondre une calotte glaciaire. L’équipe internationale de chercheurs qui a publié ces résultats l’an dernier, à partir de données de la sonde Mars Odyssey, a calculé que les deux tsunamis, survenus à quelques millions d’années d’intervalle, ont déferlé jusqu’à 500 km à l’intérieur des terres. Ces tsunamis étaient présumés, mais leurs itinéraires n’avaient jamais été élucidés.

Saturne dès 1961

L’une des premières publications des spécialistes de la NASA examinait la possibilité d’utiliser des panneaux solaires pour alimenter en énergie les missions à longue distance dans le système solaire. L’étude notait que Pioneer V, une sonde ayant exploré l’espace entre la Terre et Vénus, ne disposait que de 30 watts. L’estimation des besoins d’une sonde vers Saturne était de 1000 watts et pour Mars, de 500 watts. Le calcul n’était pas loin de la réalité : les sondes en orbite actuellement autour de Mars bénéficient de 1000 watts.

Sources : NASA, PNAS

La vie sur Titan…

Titan, une lune de Saturne, est le seul corps céleste de notre système solaire qui a des océans liquides à sa surface, notaient l’an dernier des chercheurs de la NASA dans une étude. Il s’agit d’hydrocarbures et non d’eau, mais comme il est beaucoup plus facile de les examiner que les océans souterrains d’autres endroits qui pourraient abriter la vie, comme la lune Europe de Jupiter, il pourrait valoir la peine d’y envoyer une sonde. D’autres chercheurs de la NASA ont d’ailleurs proposé que les brouillards de Titan, aussi la seule lune du système solaire à avoir une atmosphère, pourraient être similaires à l’atmosphère des débuts de la Terre. Les étudier pourrait donc nous éclairer sur les conditions existant au début de la vie terrestre.

… et les limites de la vie

La NASA finance beaucoup de recherches sur les régions de la Terre qui sont les moins propices à la vie. Des chercheurs ont ainsi découvert l’un des seuls endroits où il n’y a aucune activité microbienne, dans les vallées arides de McMurdo en Antarctique, où la température moyenne est de -23 et le mercure ne dépasse jamais zéro. Les microbes de cette région se réveillent quand on les réchauffe en laboratoire, mais il y en avait 10 000 à 100 000 fois moins que dans le pergélisol contenant de l’eau glacée. À l’opposé, d’autres chercheurs ont trouvé une abondance de microbes à 1,6 km sous les fonds océaniques, au beau milieu de l’Atlantique, lors d’un forage à 4,5 km sous la surface de l’océan. La division de l’exobiologie de la NASA s’intéresse quant à elle aux différents bouillons de culture qu’il faudra concocter pour examiner en laboratoire des microbes extraterrestres qui ne se nourriront peut-être pas des mêmes éléments que ceux de la Terre.

http://www.lapresse.ca/