Le Saviez-Vous ► Godzilla, le monstre fictif qui représente nos craintes bien réelles


Avec le nouveau film de Godzilla, des chercheurs se sont intéressés au personnage fictif par son évolution depuis sa création en 1954. Cette année-là, le Japon a voulu relier ce monstre de la crainte de l’arme nucléaire. À cette époque, il mesurait 50 mètre et celui de 2019 mesure maintenant 120 mètre. Au cours des années les craintes on évoluer aussi et Godzilla semble représenter les peurs qui étrangement semblent aussi aller dans le même sens des dépenses militaires pas juste pour la guerre, la sécurité alimentaire, le manque d’eau et provoque l’instabilité mondiale. Enfin, bien des films de catastrophes représentent souvent des craintes, comme les changements climatiques, les séismes, volcan, contagion etc ..
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Godzilla, le monstre fictif qui représente nos craintes bien réelles


On voit le monstre « Gojira » en train de dévorer un train, dans une ville.

Image tirée du premier film, « Gojira », de 1954. Photo: Toho Company Ltd

Renaud Manuguerra-Gagné

Au cours de ses 65 ans de règne sur nos écrans, Godzilla, roi des monstres cinématographiques, a plus que doublé de taille. Cette croissance exceptionnelle s’explique par de meilleurs effets spéciaux et une industrie qui en demande toujours plus; mais pour certains chercheurs, un autre élément influerait sur la taille du monstre : notre angoisse collective!

Godzilla est l’un des monstres les plus connus du cinéma, ayant paru dans 35 films depuis 1954, ainsi que dans plusieurs bandes dessinées, mangas et séries télévisées.

L’apparence du monstre a subi bien des transformations au cours de ses décennies d’existence, mais peu importe son format, il est toujours resté synonyme de destruction à grande échelle.

Le personnage est aussi parvenu à maintenir une présence quasi constante dans la culture populaire, tandis que bien d’autres monstres du cinéma des années 50 ont sombré dans l’oubli.

Pour deux chercheurs du Dartmouth College, une université américaine, la fascination qu’exerce encore aujourd’hui ce personnage n’est pas uniquement due à notre amour des films-catastrophes ou à la qualité – variable – des histoires qui y sont racontées.

Ce qui a commencé par une discussion amusante à propos du nouveau film Godzilla : roi des monstres a rapidement évolué en une analyse sérieuse, parue il y a quelques jours dans la revue Science(Nouvelle fenêtre).

Pour ces chercheurs, si Godzilla maintient l’attention du public, c’est parce que sa forme et surtout sa taille évoluent en réponse à l’angoisse collective ressentie par l’humanité au moment de la parution d’un de ces films.

Frise dessinée qui montre l'évolution de la taille de Godzilla.L’évolution de la taille de Godzilla au fil des ans. Photo : N. CARY/SCIENCE

Un monstre créé par un drame réel

Dès sa conception en 1954, Godzilla se voulait une métaphore de la crainte de l’arme nucléaire. Sa première apparition était une réponse directe à un grave accident qui a secoué la population japonaise en 1954.

Le monde était alors en pleine guerre froide : les États-Unis et l’Union soviétique étaient dans une course pour concevoir et tester de nouvelles armes nucléaires. Pour les Américains, l’un des plus importants lieux de test était l’atoll de Bikini, un archipel au milieu de l’océan Pacifique.

Le 1er mars 1954, les Américains y ont fait exploser leur plus puissante arme atomique, une bombe à hydrogène nommée « Castle Bravo ». Selon leurs calculs, l’explosion devait avoir une puissance équivalente à 6 mégatonnes de TNT, et une région de 150 000 kilomètres carrés autour de l’emplacement de test avait été interdite d’accès.

Or, la bombe s’est avérée plus puissante que prévu, explosant avec une force de 15 mégatonnes de TNT, 6000 fois plus puissante que les bombes qui ont frappé Hiroshima ou Nagasaki en 1945.

Les retombées de l’explosion ont largement dépassé la zone d’interdiction et ont exposé à de très fortes doses de radiations un bateau de pêcheurs japonais qui passait à proximité.

De retour au Japon, ces pêcheurs, qui avaient subi de multiples brûlures, ont tous reçu un diagnostic de syndrome d’irradiation aiguë. L’un des 24 membres de l’équipage en est mort, et les autres ont dû être hospitalisés pendant plusieurs mois.

L’histoire a fait le tour du Japon et rouvert les plaies collectives laissées par les deux bombes atomiques qui avaient frappé le pays neuf ans plus tôt.

Huit mois après l’incident, le film Gojira arrivait sur les écrans au Japon. On y présentait un monstre qui rejoignait la surface après les tests nucléaires américains et qui réduisait en cendres les villes japonaises, à la manière d’une bombe atomique.

Une analyse sérieuse d’un personnage fictif

En 1954, Godzilla faisait environ 50 mètres de haut. Dans le plus récent film, paru en 2019, le monstre fait 120 mètres de haut, soit plus du double de sa première incarnation.

Les chercheurs ont amorcé leur réflexion en évaluant la plausibilité biologique d’une telle croissance. Dans les films, Godzilla a toujours été dépeint comme une espèce inconnue de cératosaure, un dinosaure carnivore bipède de l’ère jurassique.

Une telle appartenance voudrait dire qu’il a peu évolué en presque 155 millions d’années. Puis, à partir de 1954, son corps a subi des transformations accélérées.

En comparant sa croissance à celle d’autres dinosaures de la période jurassique, les chercheurs ont calculé, à la blague, que Godzilla grandissait 30 fois plus rapidement que ne le feraient des espèces animales sauvages. Pour eux, cette croissance était donc due à une forte pression sélective, le résultat d’une menace externe le poussant à s’adapter.

La crainte d’une menace plus grande que nature

On voit Godzilla qui crache du feu vers le ciel.L’affiche du film de 2019 « Godzilla : roi des monstres » Photo : Warner Bros.

Bien que les chercheurs reconnaissent qu’une part des pressions sur ce personnage fictif vient de l’industrie du cinéma elle-même, ils ont voulu aller plus loin en observant les stress vécus par le public au cours de l’évolution du monstre.

Même s’il est difficile d’évaluer l’angoisse collective humaine avec précision, les chercheurs ont pu utiliser un équivalent facilement accessible : les dépenses militaires. Ils expliquent que, de tout temps, les investissements militaires de superpuissances comme les États-Unis reflétaient l’état des tensions politiques et sociales à travers le monde.

Ces investissements ne reflètent pas uniquement les conflits armés, comme les risques de guerre nucléaire ou les menaces du terrorisme. Dès 2003, un premier rapport du Pentagone associe les changements climatiques à un effet déstabilisant capable de modifier la sécurité alimentaire ou les ressources en eau. Depuis, d’autres directives et dépenses ont permis de s’y préparer.

En comparant la taille de Godzilla avec les dépenses militaires américaines, les chercheurs ont constaté une très forte corrélation entre les deux. Le monstre gagne en taille au cours de la période allant de 1954 aux années 1990, suivant le climat politique de la guerre froide. Il perd ensuite de sa masse pendant une brève période d’accalmie, puis reprend sa croissance accélérée avec une hausse de l’instabilité mondiale.

Pendant ce temps, le discours des personnages des films change, passant de la dénonciation de l’arme nucléaire à des réflexions sur les dommages environnementaux causés par l’humain, dans les plus récents films.

Pour les chercheurs, dans tous les cas, ce monstre représente une menace plus grande que nature, qui ne peut être affrontée qu’en mettant de côté nos différends et en travaillant ensemble pour le bien commun.

Cette fable permet à un monstre vieux de 65 ans de maintenir son règne sur nos écrans encore aujourd’hui.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi mange-t-on du popcorn au cinéma?


Quand vous allez au cinéma vous acheter du pop-corn ? Cette tradition américaine ne date pas d’hier. Durant les temps difficiles, le cinéma et le maïs soufflé était une activité abordable… Aujourd’hui, c’est tout autre chose, mais bon
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Pourquoi mange-t-on du popcorn au cinéma?


pop corn cinema


Crédits : Pexels/rawpixel.com

par Méline

Que l’on aille voir le dernier blockbuster ou que l’on préfère les productions indépendantes, manger du popcorn devant les films semble être devenu un incontournable des salles obscures. Mais d’où vient donc cette étrange tradition ?

Une tradition américaine

C’est en effet aux États-Unis que nous devons la présence du popcorn dans les salles de cinéma. Pourtant cette tradition n’a pas toujours été une évidence !

Le popcorn se démocratise en 1893, lorsqu’un confiseur de l’Illinois met au point une machine ambulante permettant de faire éclater et de transformer le maïs. La machine est alors présentée à l’Exposition universelle de Chicago, et attire l’attention d’un homme d’affaires qui décide de l’acheter et de la distribuer dans tout le pays. Peu à peu, les chariots à popcorn trouvent leur place près de l’entrée des cirques, fêtes foraines, événements sportifs et – des années plus tard – des cinémas.

Cependant, ces vendeurs ambulants sont dans un premier temps très mal vus par les propriétaires de cinémas, car la friandise est alors perçue comme trop populaire pour les établissements luxueux de l’époque !

Mais l’arrivée des films parlants change les choses : beaucoup plus de personnes vont au cinéma et l’activité se popularise petit à petit. Il faudra cependant attendre la Grande Dépression et la Seconde Guerre mondiale pour que le popcorn trouve enfin définitivement sa place dans les salles obscures

Le popcorn au cœur de l’histoire…

En 1929, la Grande Dépression frappe les États-Unis de plein fouet et répand chômage, faim et misère à travers le pays. En pleine crise économique, les Américains cherchent alors un moyen abordable pour se distraire et oublier leurs conditions de vie difficiles. Ils se tournent donc vers le cinéma, une industrie qui est en plein essor.

Le popcorn vendu à l’entrée des salles – peu coûteux à fabriquer – est un plaisir très abordable que beaucoup peuvent alors se permettre ! Le succès est tel que les propriétaires des salles obscures se laissent peu à peu convaincre, et commencent à proposer aux vendeurs de popcorn une place privilégiée dans le hall d’entrée de leurs bâtiments en échange d’une petite taxe.

Mais c’est avec la Seconde Guerre mondiale que le popcorn atteint son apogée et sécurise une fois pour toutes sa présence dans les salles de cinéma. L’industrie d’Hollywood est alors le premier moyen de divertissement, et la consommation de popcorn augmente de manière considérable. Les cinémas encouragent désormais pleinement cette relation qui leur garantit une fréquentation régulière. Le public est incité à l’achat à travers de nombreuses affiches et spots publicitaires.

Une nouvelle fois, le popcorn est avantagé par sa nature peu coûteuse : sa fabrication est en effet très simple est ne nécessite que quelques ingrédients faciles à trouver malgré le rationnement en vigueur à l’époque.

Et de nos jours ?

Actuellement, le popcorn est un véritable symbole de l’industrie du cinéma, et demeure un incontournable des salles obscures. Aux États-Unis, on estime que la  vente de confiserie et de boisson représenterait presque la moitié du revenu des salles !

Si certain·e·s remettent parfois en cause la légitimité de sa présence au cinéma – car jugé gênant est trop populaire – le popcorn semble tout de même avoir de beaux jours devant lui !

https://lesavaistu.fr

Cette app vous force à regar­der des pubs pendant 20 min pour gagner une place de cinéma


Une application qui utilise le téléphone pour vous surveiller pendant 20 minutes de publicités, si le regard est ailleurs, ou qu’il y a un manque de concentration, la pub arrête. Tout cela pour gagner une place au cinéma. Comme si on est pas assez bombardé de publicité en tout genre. Franchement, non merci !
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Cette app vous force à regar­der des pubs pendant 20 min pour gagner une place de cinéma

 

Crédits : Warner Bros

Impos­sible de regar­der ailleurs, de passer la publi­cité au bout de quelques seconde, ou de s’au­to­ri­ser une petite distrac­tion pendant les 15 minutes de publi­cité

 L’ap­pli­ca­tion PreS­how propose à ses utili­sa­teurs de rempor­ter des places de cinéma, s’ils visionnent 15 à 20 minutes de publi­cité. Le service, qui fait l’objet d’une campagne de finan­ce­ment sur KickS­tar­ter depuis le 21 mars, réclame d’abord de s’iden­ti­fier à l’aide de la recon­nais­sance faciale d’Apple, rapporte le site Indie Wire.

Si l’uti­li­sa­teur se détourne de l’ap­pli­ca­tion alors que les publi­ci­tés sont en train d’être diffu­sées, l’image se met auto­ma­tique­ment sur pause, et une alerte prenant la forme d’un cadre rouge se forme autour de l’écran.

« Pendant que vous regar­dez les annonces, l’ap­pa­reil photo de votre télé­phone surveille votre niveau d’at­ten­tion », confirme Stacy Spikes, le créa­teur de l’ap­pli­ca­tion, et de MoviePass, un service d’abon­ne­ment au cinéma. « Vous vous éloi­gnez, ou une partie de votre visage s’obs­cur­cit ? L’an­nonce s’in­ter­rompt après cinq secondes », explique-t-il.

Sur le site Kick Star­ter, le PDG reven­dique une passion pour le cinéma, qui l’au­rait poussé à créer cette appli­ca­tion.

« De nos jours, tout le monde peut s’as­seoir sur son canapé, appuyer sur un bouton et regar­der un film à la télé­vi­sion, ou sur n’im­porte quel appa­reil. Certes, c’est pratique. Mais c’est loin d’être une expé­rience ciné­ma­to­gra­phique », déplore-t-il.

C’est donc pour démo­cra­ti­ser le cinéma et permettre aux gens de vision­ner des films « sans distrac­tion, avec la meilleure qualité dispo­nible » que Stacy Spikes aurait lancé PreS­how. 

« L’ap­pli­ca­tion rend le fait d’al­ler au cinéma beau­coup plus acces­sible et abor­dable », conclut-il.

Faut-il encore accep­ter d’être surveillé par son propre télé­phone !

Sources : Indie Wire

https://www.ulyces.co/

Un cinéma pour chiens va ouvrir ses portes en Angleterre !


Les chiens, n’aimeraient-ils pas mieux une sortie en plein air avec leur maitre que d’aller s’endormir dans un cinéma.
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Un cinéma pour chiens va ouvrir ses portes en Angleterre !

 

 

chien au cine

Pet Place, une chaîne de magasins de produits pour animaux de compagnie, lance un nouveau projet : un cinéma pour les chiens et leurs maîtres !

Ce sont plus de 100 000 livres sterling d’investies dans ce projet de cinéma canin qui ouvrira ses portes à côté d’un magasin de produits pour animaux de l’enseigne.

Le cinéma proposera des friandises adaptées pour les maîtres et les chiens, comme du chocolat, des gâteaux et du popcorn. Diverses boissons seront aussi proposées à la clientèle du cinéma, comme de la bière ou du Prosecco pour les humains et des boissons à base de fleur de sureau et diverses herbes aromatiques pour les chiens.

Le cinéma pourra accueillir 40 personnes et 50 chiens à la fois, avec des transats pour les maîtres et des tapis pour les toutous. Il faudra payer 10 livres sterling, soit un peu plus de 11 euros pour deux places – une canine, et une humaine.

Tous les films à l’affiche concerneront les animaux, comme les 101 Dalmatiens ou Comme des bêtes.

https://wamiz.com/

Des affiches de cinéma géantes peintes à la main, une tradition de Taïwan


De très belles affiches peint à la main pour annoncer en primeurs les films au cinéma. Alors qu’aujourd’hui, tout ce fait avec la technologie numérique, à Taiwan, c’est une tradition de faire les affiches à la main
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Des affiches de  cinéma géantes peintes à la main, une tradition de Taïwan

 

Taiwan a pour tradition de faire peindre à la main de grandes bâches ou plaques de bois pour annoncer les sorties des films, sur la devanture des cinémas.

Ces images très colorées et géantes rythment la vie culturelle des taïwanais depuis le début du siècle dernier, et la population a beaucoup de tendresse pour ces éléments visuels urbains.

Pourtant la culture numérique est en train de les faire progressivement disparaître. Les peintres possédant les techniques pour réaliser des peintures de cette taille sont maintenant bien peu nombreux. Dans un article très détaillé, le site du ministère des affaires étrangères de Chine raconte la petite histoire de deux de ces artistes aux parcours très différents, parmi les derniers à exercer ce métier.

Après une vie à produire ces affiches (ils ont tous les deux commencé très jeune comme apprentis), ils utilisent chacun des techniques et des supports différents, ce qui rend leur travail très personnel. Et si ils n’ont pas forcément reçu un enseignement classique de la peinture, ils sont depuis récemment en mesure de transmettre leur savoir-faire à des stagiaires pour qu’il perdure, grâce à l’engouement des taïwanais pour sauver cette tradition.

http://www.laboiteverte.fr/

Ce garçon de 6 ans est devenu multi-millionnaire sur YouTube


Depuis l’âge de 3 ans, les parents de cet enfant le filment à chaque fois qu’il reçoit un cadeau. Il fait des critiques sur les jouets et sur le cinéma. En un an, sa chaîne de vidéo a gagné 11 millions de dollars.
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Ce garçon de 6 ans est devenu multi-millionnaire sur YouTube

 

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les méchants au cinéma ont souvent des problèmes de peau


Des dermatologues se sont intéressés aux problèmes de peau qu’on souvent les méchants. Est-ce pour dénoncer une forme de stéréotype ou tout simplement que les réalisateurs renforcent le côté sombre de la méchanceté
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Pourquoi les méchants au cinéma ont souvent des problèmes de peau

 

Des dermatologues se sont amusés à comparer les affections de la peau des 10 plus grands méchants et héros du cinéma. Sans grande surprise, les premiers cumulent les problèmes…

Au cinéma, les méchants cumulent les problèmes de peau

Quand la Reine se transforme en sorcière (Blanche-Neige et les Sept Nains,1937), les verrues apparaissent.

© GLADSTONEGANDER / DISNEYWIKIA

Verrues, cicatrices, alopécie (accélération de la chute des cheveux ou des poils)… Les plus grands méchants du cinéma cumulent les problèmes de peau, et non les héros, relèvent trois dermatologues américains dans la revueJAMA Dermatology. Ils ont récupéré la liste des 100 plus grands héros et méchants de l’American Film Institute (voir tableau ci-dessous) et se sont amusés à comparer l’état de la peau des 10 premiers noms. L’on retrouve des méchants célèbres : Hannibal Lecter (Le Silence des agneaux, sorti en 1991) Dark Vador (Star Wars, Episode V : l’Empire contre-attaque, 1980), Mr Potter (La Vie est belle, 1946)

Sur ces dix méchants, six souffrent de troubles dermatologiques. À l’image d’Hannibal Lecter et de Dark Vador, un tiers présente une alopécie importante. 30 % également souffrent d’une hyperpigmentation du contour des yeux (anormalement sombres), 20 % ont des rides faciales profondes et 20 % ont le visage ravagé de cicatrices. La Reine (Blanche-Neige et les Sept Nains, 1937), quant à elle, souffre également de verrues.

En comparaison, seuls deux héros (Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’arche perdue, sorti en 1981, et Rick Blaine dans Casablanca, 1942) ont des problèmes de peau, et encore il s’agit « de cicatrices faciales, plus subtiles et plus courtes que celles des méchants », précisent les auteurs.

Faut-il conclure de cette analyse fantaisiste la mise en évidence de préjugés négatifs sur les maladies de la peau dans le septième art ? N’allons pas jusque-là. Les auteurs soulignent surtout un certain penchant des réalisateurs à utiliser les problèmes dermatologiques comme expression cinématographique de la méchanceté. Un moyen de renforcer le côté obscur de leurs personnages.

https://www.sciencesetavenir.fr/