Blessure cicatrisée


Tous et chacun ont vécu et vivront des évènements difficiles. Souvent, ils laisseront des blessures en mémoire. Nous avons le choix de ruminer pour entretenir ces douleurs ou se relever et s’en servir comme tremplin.
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Blessure cicatrisée



« La vie nous brise tous, mais une fois nos blessures cicatrisées beaucoup d’entre nous en ressortent plus forts. »


– Ernest Hemingway

Une nouvelle méthode pour accélérer la guérison des brûlures


    Du nouveau pour les traitements des grands brulés, un capteur permet de mieux répartir l’hydratation du corps ce qui permet de sauver plus de vie
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Une nouvelle méthode pour accélérer la guérison des brûlures

© getty.

Des scientifiques du centre de grands brûlés de Rotterdam ont mis au point un capteur capable de réguler précisément la répartition de l’hydratation du corps, une méthode qui permettrait d’aider la guérison des patients souffrant de brûlures

Leur séjour en soins intensifs devrait en être réduit et ils garderaient moins de cicatrices.

« Un traitement plus adéquat des patients souffrant de brûlures pourrait sauver des dizaines de vie chaque année. Une hydratation optimale est la solution », explique-t-on à l’unité des grands brûlés de l’hôpital Maasstad de Rotterdam.

« Nous ne disposions pas jusqu’ici d’une méthode fiable pour mesurer l’hydratation », explique le chirurgien Kees van der Vlies. « Tant la sous-alimentation que la sur-alimentation posent de graves problèmes ».

Une hydratation optimale agit en soutien des fonctions vitales, du rythme cardiaque, de la pression artérielle et de la température du corps. En outre, cela aide à combattre la rétention d’eau.

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Le Saviez-Vous ► Cette petite cicatrice sur le bras. Voici sa signification


La plupart des enfants nés avant 1970 ont une cicatrice ronde sur l’épaule gauche. Si mes souvenirs sont bons, cette vaccination était avant de commencer la maternelle. Aujourd’hui, dans beaucoup de pays, cette vaccination n’existe plus
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Cette petite cicatrice sur le bras. Voici sa signification

 

Certaines cicatrices dans notre corps peuvent raconter des histoires du passé et d’autres apparaissent subitement sur notre peau sans que nous connaissons leur histoire.

La petite cicatrice ronde que nous avons presque tous sur notre bras gauche généralement est la cicatrice du vaccin contre la variole.

Avant 1970, ce vaccin était très répandu. On employait le virus vaccinal vivant pour déclencher une réaction immunitaire qui protègerait les personnes vaccinées contre le virus de la variole. Après la vaccination, des gonflements et des irritations se forment sur cette zone et une sorte de couche externe se manifeste sur le bras en quelques semaines lorsque les boursoufflures se dégonflent.

Avez-vous déjà remarqué cette petite cicatrice ?

Pour faire passer le vaccin, une aiguille pénètre la peau et plonge le virus vaccinal vivant dans le bras de la personne à plusieurs reprises.

A chaque fois que l’aiguille passe par la peau, le vaccin se répand et des boursouflures et des gonflements se forment ensuite. C’est pour cette raison que les cicatrices sont étendues.

Juste après l’administration du vaccin, un petit grossissement apparaît sur la zone de la peau qui persiste durant une période de 6 à 8 heures au maximum. Ce gonflement disparaît et cette zone redevient normale deux mois plus tard. Le gonflement qui apparaît ressemble à une piqûre de moustique.

Cette partie commence alors à se dégonfler et forme un bouton qui décharge un certain fluide et forme un ulcère. Ce dernier guérit en formant une cicatrice. La durée de ce processus complet peut prendre entre 2 à 5 semaines,  mais il y a même des périodes où ce processus d’ulcération et de rétablissement se reproduit 2 à 3 fois.

La variole, cette maladie qui a engendré de graves maladies et causé des centaines de milliers de décès, a heureusement disparu dans presque tous les pays du monde occidental après le début des années 70. La vaccination n’est plus nécessaire sauf pour les personnes qui prévoient des voyages dans un pays où le virus est encore présent.

La vaccination contre la variole a été suspendue définitivement dans certains pays du monde.

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Le Saviez-Vous ► Pourquoi les méchants au cinéma ont souvent des problèmes de peau


Des dermatologues se sont intéressés aux problèmes de peau qu’on souvent les méchants. Est-ce pour dénoncer une forme de stéréotype ou tout simplement que les réalisateurs renforcent le côté sombre de la méchanceté
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Pourquoi les méchants au cinéma ont souvent des problèmes de peau

 

Des dermatologues se sont amusés à comparer les affections de la peau des 10 plus grands méchants et héros du cinéma. Sans grande surprise, les premiers cumulent les problèmes…

Au cinéma, les méchants cumulent les problèmes de peau

Quand la Reine se transforme en sorcière (Blanche-Neige et les Sept Nains,1937), les verrues apparaissent.

© GLADSTONEGANDER / DISNEYWIKIA

Verrues, cicatrices, alopécie (accélération de la chute des cheveux ou des poils)… Les plus grands méchants du cinéma cumulent les problèmes de peau, et non les héros, relèvent trois dermatologues américains dans la revueJAMA Dermatology. Ils ont récupéré la liste des 100 plus grands héros et méchants de l’American Film Institute (voir tableau ci-dessous) et se sont amusés à comparer l’état de la peau des 10 premiers noms. L’on retrouve des méchants célèbres : Hannibal Lecter (Le Silence des agneaux, sorti en 1991) Dark Vador (Star Wars, Episode V : l’Empire contre-attaque, 1980), Mr Potter (La Vie est belle, 1946)

Sur ces dix méchants, six souffrent de troubles dermatologiques. À l’image d’Hannibal Lecter et de Dark Vador, un tiers présente une alopécie importante. 30 % également souffrent d’une hyperpigmentation du contour des yeux (anormalement sombres), 20 % ont des rides faciales profondes et 20 % ont le visage ravagé de cicatrices. La Reine (Blanche-Neige et les Sept Nains, 1937), quant à elle, souffre également de verrues.

En comparaison, seuls deux héros (Indiana Jones dans Les Aventuriers de l’arche perdue, sorti en 1981, et Rick Blaine dans Casablanca, 1942) ont des problèmes de peau, et encore il s’agit « de cicatrices faciales, plus subtiles et plus courtes que celles des méchants », précisent les auteurs.

Faut-il conclure de cette analyse fantaisiste la mise en évidence de préjugés négatifs sur les maladies de la peau dans le septième art ? N’allons pas jusque-là. Les auteurs soulignent surtout un certain penchant des réalisateurs à utiliser les problèmes dermatologiques comme expression cinématographique de la méchanceté. Un moyen de renforcer le côté obscur de leurs personnages.

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Les paroles


Les paroles peuvent être bénéfiques ou faire beaucoup de mal. Nous sommes responsables de nos paroles et ce même si c’est pour faire des blagues envers quelqu’un
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Les paroles

 

Les paroles sont des armes puissantes qui peuvent faire beaucoup de mal.
Que ta langue ne ridiculise jamais personne.
Que ta grande bouche ne diminue personne
Une parole dure, une parole vive peut brûler longtemps dans le fond du coeur, y laisser une cicatrice.
Tolère que les autres soient autres, qu’ils pensent autrement, fassent autrement, sente autrement et parlent autrement.
Dans tes paroles doivent être des lumières
Les paroles doivent réconcilier, rapprocher et apaiser.
Là où les paroles deviennent des armes, on se retrouve face à face comme des ennemis.
La vie bien trop courte et notre monde bien trop petit pour en faire un champ de bataille

Glanure

La vie


Nous vivons tous des moments difficiles qui laissent des marques, et la vie continue et apporte aussi de bons moments
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La vie

 

Je porte de nombreuses cicatrices, mais je porte aussi des moments qui ne seraient jamais arrivés si je n’avais pas osé dépasser mes limites

Paulo Coelho

Quand on aime se faire mal


J’avoue ne pas comprendre ces gens qui optent pour les modifications corporelle. La scarification n’est pas sans risque, ces peaux qu’ils coupent, brûlent pour qu’elles laissent des cicatrices. Même si je suis contre de ce genre de mutilation, il faut choisir entre deux maux, je pense donc, qu’il est important de s’assurer que la personne est bien formée sinon, cela ne fait qu’augmenter les risques d’infections qui peuvent être graves
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Entrevue | Scarification

Quand on aime se faire mal

 

Pat Pierce et Adrian Fynch

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

La scarification, une forme extrême de modification du corps, gagne en popularité

À l’heure où les tatouages et les perçages sont presque devenus monnaie courante, les adeptes de la modifi­ca­tion corporelle se tournent maintenant vers la scarifi­ca­tion, dont le but est de laisser volontairement des cica­trices visibles sur la peau.

Pendant des heures, et malgré la douleur, ils se font délibérément brûler, couper, étirer et même peler la peau. Même si elle a souffert le martyre lors d’une première expérience, Adrian Fynch, 27 ans, coiffeuse et étudiante en sociologie de l’Université Concordia, se dit désormais une inconditionnelle de la scarification. Même si ce sera irréversible, elle souhaite maintenant se faire scarifier le visage.

Vous êtes tatouée, percée, même scarifiée. Pourquoi avoir décidé de recourir à ce moyen plutôt radical de modifier votre corps ?

Du plus loin que je me souvienne, les cicatrices m’ont toujours fascinée. Chaque marque sur la peau a sa petite histoire.

Enfant, je m’étais brûlé le doigt sur un poêle à bois. Je me souviens d’avoir beaucoup pleuré, mais j’étais fière de ma cicatrice parce qu’elle signifiait pour moi que j’avais réussi à passer à travers. Je fais le même parallèle avec la scarification. J’y ai recours par défi personnel. Elle fait mal, la guérison est plutôt longue, et j’ai envie de tester mes forces.

À 20 ans, vous avez vécu votre première expérience en vous faisant scarifier au bas du dos ?

C’est exact. Les cicatrices laissées par les coupures et les brûlures de la scarification sont très significatives à mes yeux. Elles représentent une vigne qui se déploie, ça évoque pour moi la force dans l’adversité.

Avez-vous beaucoup souffert lors de ces interventions ?

Celle dans le bas du dos m’a fait atrocement mal, surtout qu’il a fallu me brûler la peau pour arriver au résultat escompté. En tout et partout, ça a duré trois heures, et je dois le dire, je n’avais jamais autant souffert de ma vie. Une fois la scarification terminée, j’ai pris un taxi, et rendue chez moi, je me suis évanouie de fatigue tellement la douleur avait été difficile à supporter.

Il y a pourtant des gens qui trouvent l’expérience plutôt euphorisante ?

Certainement. Je n’ai pas du tout souffert pour celle sur le haut de ma cuisse.

J’aime souffrir quand le contexte s’y prête et que c’est volontaire. Je perçois la scarification comme un véritable rite de passage, une façon de prendre possession de son corps, et de se prouver qu’on existe. Il a aussi été prouvé qu’en présence de douleur, le corps sécrète des endorphines qui provoquent une sensation de bien-être, et de relaxation.

Vous n’êtes pas sans savoir que vos propos sont assez inusités ?

On a chacun nos intérêts et notre seuil de tolérance à la douleur. La scarification est pratiquée depuis le début de la civilisation, alors, pour moi, elle n’est pas si extrême que ça. Pour le reste, j’ai toujours été une personne timide. J’ai toujours eu peur de me blesser physiquement ou mentalement, mais avec la scarification, j’ai réalisé que la souffrance peut nous rendre encore plus forts. Elle permet aussi de constater que notre corps fonctionne très bien !

Les gens doivent penser que vous êtes une excentrique ?

Pour la majeure partie des gens, je le suis effectivement. Je l’avoue, je n’ai jamais été quelqu’un qui cadrait avec les autres. Je me suis toujours sentie à part des autres. Par contre, dans mon entourage, il y a des gens qui osent bien plus que moi.

Et qu’en pensent vos proches ?

Ils n’ont jamais été surpris par mes décisions. J’ai toujours été fascinée par les tatouages, le perçage. J’avais 4 ans lorsque j’ai vu des gens tatoués et percés dans la rue pour la première fois, et ça m’avait complètement séduite. Quant à mes parents, ils l’ont su après ma première scarification. Mon père est totalement en désaccord avec ma décision. Pour lui, c’est de l’automutilation. Ma mère est plus cool à ce sujet, mais elle n’apprécie pas la souffrance engendrée par cette procédure.

À quoi ressemble votre passé Adrian ?

Sans entrer dans les détails, je dirais que je n’ai pas eu une vie facile, mais je ne fais pas nécessairement de liens entre mon passé et mes choix personnels. Adolescente, je me suis automutilée en me coupant, mais ça n’est plus le cas maintenant. Les raisons qui me portaient à le faire n’ont aucun lien avec celles qui me poussent à recourir à la scarification aujourd’hui. Adolescente, je ne m’aimais pas, alors je me coupais, mais c’était en même temps une punition. Aujourd’hui, je vois plutôt la scarification comme une célébration.

Vous faites également des performances sur scène ?

En spectacle, je me suis déjà fait coudre les lèvres ensemble. Ça n’a pas laissé de cicatrices, car les points de suture ont été enlevés le jour même. On m’a déjà piqué le corps avec soixantaine d’aiguilles. Enfin, on m’a déjà fait, en direct sur scène, des scarifications sur le ventre et le haut de la cuisse.

Avez-vous l’intention de subir d’autres scarifications ?

J’aimerais plus de tatouages et de perçages. J’aimerais aussi me faire scarifier le visage, car j’ai toujours aimé les marques sur le visage, surtout chez les femmes. Évidemment, je préfère les cicatrices qui ont une signification, mais je n’ai quand même pas l’intention de me battre et de me faire blesser avec un couteau pour avoir une cicatrice…

Pat Pierce et Adrian Fynch

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

Il faut calculer 125 $ de l’heure pour recourir aux services de Pat Pierce.

« Le législateur doit s’en mêler » –Pat Pierce, perceur et scarificateur

Depuis 2006, en plus d’être perceur, Pat Pierce (Patrick Pacholik), propriétaire du Studio Mauve Body Art à Montréal, pratique également la scarification.

Même si ce procédé demeure encore exceptionnel, il gagne en popularité selon lui.

 

«Avec internet et les réseaux sociaux, la scarification pourrait faire boule de neige, comme ce fut le cas avec le tatouage et le piercing, qui ont littéralement explosé au cours des 10 dernières années», explique l’artiste.

Le problème est qu’au Québec, aucune législation n’encadre la pratique des salons de tatouages et de piercing en matière de sécurité et de propreté des instruments, ce qui inquiète l’homme de 41 ans.

«Contrairement à Toronto, aucun inspecteur à Montréal ne doit s’assurer que les studios de tatouages et de piercing respectent des normes d’hygiène précises. Pour le reste, n’importe qui peut s’improviser tatoueur, perceur ou scarificateur. C’est après avoir jeté un coup d’œil à des vidéos sur le web que certaines personnes s’improvisent scarificateurs. Elles n’ont reçu aucune formation, elles expérimentent sur les gens sans trop savoir ce qu’elles font», poursuit-il.

Pat Pierce ne mâche pas ses mots. À son avis, ces personnes sont dangereuses, elles font de la vraie mutilation et le législateur doit s’en mêler, car éventuellement, des accidents surviendront.

«Aux États-Unis, des personnes se sont même fait tatouer les globes oculaires. L’une d’entre elles a même perdu la vue à la suite du tatouage. Minimalement, l’hygiène des studios devrait être inspectée», affirme Pat Pierce, qui a appris son métier, entre autres, du légendaire Pierre Black, anciennement propriétaire du Studio Black Sun, rue St-Denis, à Montréal.

Quant à sa propre expérience de scarification, Pat Pierce avoue l’avoir trouvée horrible.

«Comme je voulais devenir scarificateur, je me devais de l’expérimenter. Ça a duré 40 minutes. La douleur était très intense, car on m’a coupé la peau juste en haut du sternum, un endroit très sensible. Même si j’ai trouvé l’expérience éprouvante, j’ai quand même l’intention de la revivre à nouveau. Une fois terminé, j’ai ressenti un sentiment de fierté et d’accomplissement comme rarement j’en avais vécu auparavant», a ajouté l’artiste des modifications corporelles.

Les risques de la scarification

Pour le Dr Daniel Barolet, dermatologue et professeur adjoint à l’Université McGill, les risques de la scarification sont nombreux. Une infection (bactérienne ou virale) peut se manifester puisqu’il y a une blessure générée intentionnellement. Ultimement, une infection non traitée convenablement peut avoir des conséquences majeures.

Cependant, le risque le plus fréquent est la mauvaise cicatrisation. Si le client ne guérit pas bien (selon sa génétique, l’endroit du corps à risque ou à la suite de soins inappropriés de la zone blessée), un phénomène de cicatrice hypertrophique (bombée) ou de chéloïde (cicatrice aberrante) peut survenir. Cela entraînera des douleurs et parfois une réduction de mobilité de la zone atteinte. Aussi, l’aspect cicatriciel de la peau deviendra inesthétique et parfois contraire à l’effet désiré.

Au Royaume-Uni, dans plusieurs États américains et au Manitoba, la scarification est interdite.

Photo Martin Alarie, Le Journal de Montréal

 

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