Le mystère des vampires polonais résolu


 

Il y a fort longtemps, quand une épidémie sévissait dans une population, on croyait que c’était le mal qui en était la cause. En Pologne, ce mal portait le nom de vampirisme qui a guidé l’ignorance de la maladie inconnue
Nuage

Le mystère des vampires polonais résolu

Les étranges sépultures de prétendus vampires en Pologne, semblent finalement trouver explication. Ces squelettes enterrés aux alentours du 17ème et 18ème siècles dans le cimetière de Drawsko, avaient été retrouvés avec une pierre dans la mâchoire et une hachette sous la gorge.

Manifestement, les chercheurs savaient que ces défunts étaient craints et considérés comme des vampires par la population de l’époque, mais pourquoi? 

À l’époque, le vampirisme était une croyance populaire. On accusait de vampires les personnes non baptisées ou encore les victimes de mort violente. Pour les empêcher de revenir hanter les vivants, on bloquaient la mâchoire des défunts à l’aide d’une pierre et plaçait une petite machette, ou faucille, au niveau du cou ou de l’abdomen: si le vampire venait à se réveiller, il se couperait la tête ou s’éventrerait aussitôt. 

vampires polonais sépultures

Les défunts découverts en Pologne ne semblaient cependant ni étrangers, ni victimes de mort violente, laissant à nouveau planer le mystère de ces sépultures. Suite à de plus récentes recherches et analyses chimiques, une équipe de chercheurs a conclu qu’il s’agissait probablement des premières victimes d’une large épidémie de choléra. Les habitants d’alors ne connaissant pas la maladie, les malades ont été perçus comme des vampires.

Les scientifiques mènent toutefois d’autres analyses sur les fameux squelettes afin d’en apprendre davantage sur leurs histoires.

http://www.canald.com/

Le Saviez-Vous ► Top 10 des épidémies les plus meurtrières de l’Histoire, finalement la gastro c’est pas si mal


Les grandes épidémies de l’histoire ont fait des millions de victimes, certains ont presque irradié un peuple. Difficile de rivaliser avec une minuscule bactérie qui a su faire sa propre loi de vie et de mort
Nuage

Top 10 des épidémies les plus meurtrières de l’Histoire, finalement la gastro c’est pas si mal

 

source photo : James Maher

Vous êtes paniqué à l’idée de choper le Coronavirus (ou toute autre merde) et de mourir dans d’atroces souffrances ? Rassurez-vous : ce sera toujours moins pire que la peste bubonique ou la grippe espagnole.

  1. La peste noire (1347-1352)

    Causée par la bactérie yersinia pestis, la peste noire a tué entre 25 et 50 millions de personnes en Europe entre 1347 et 1352, soit 30 à 50% de la population. Pour votre gouverne, la peste bubonique se transmet par piqûre de puce et se caractérise par l’apparition d’un joli petit bubon à l’aine ou dans le creux de l’aisselle. Pour ce qui est du traitement, les médecins de l’époque (qui n’étaient pas très au point) conseillaient brûler des troncs de choux et des pelures de coing, l’abstinence sexuelle et les processions religieuses pour éloigner les démons. Ça marchait bof.

  2. La grippe espagnole (1918)

    Due à la souche H1N1, la grippe de 1918 dite « grippe espagnole » aurait tué 30 millions de personnes selon l’Institut Pasteur. Originaire de Chine, cette pandémie ultra meurtrière doit son nom au fait que le roi d’Espagne Alphonse XIII en a été l’une des victimes des plus célèbres. Un peu comme pour le nuage radioactif de Tchernobyl, les médias français de l’époque ont préféré laisser croire que la grippe ne touchait que l’Espagne pour que l’ennemi allemand ne sache pas que l’armée française était affaiblie. Ça n’a pas empêché 408 000 Français de calancher.

  3. La peste de Justinien (541-542)

    Comme la peste noire, la peste de Justinien a été causée par la bactérie yersinia pestis qui tua environ 25 millions de personnes à travers le monde, et tout particulièrement autour du bassin méditerranéen. Importée d’Égypte via les cargaisons de grains où grouillaient tout plein de rats contaminés (yummy), la peste de Justinien avait comme particularité la nécrose de la main (yummy encore). Il s’agit de la première occurrence historique de la peste bubonique.

  4. Le sida (depuis 1981)

    C’est le 5 juin 1981 que commence officiellement l’épidémie de Sida, lorsque les médecins notent une recrudescence de cas de pneumocystose chez cinq hommes homosexuels à Los Angeles. Dans les mois qui suivent plusieurs cas d’immunodépression sont constatés à travers les États-Unis. Sur les origines de l’épidémie, la plupart du corps médical parle d’une transmission du singe à l’humain au début du XXe siècle. Depuis 1981, le sida a tué plus de 25 millions de personnes à travers le monde.

  5. La peste Antonine (165-190)

    Attribuée à la variole ou à la rougeole (mais en tout cas pas à la peste bubonique), la peste Antonine doit son nom à la dynastie qui régnait à l’époque sur l’Empire romain. Elle tua 5 millions de personnes, dont deux empereurs : Lucius Verus et Marc Aurèle. Pour beaucoup d’historiens, cette épidémie correspond au début de l’affaiblissement de l’Empire romain, dû en partir à l’importante réduction de sa population.

  6. La grippe asiatique (1956-1958)

    Identifiée pour la première fois dans la province du Guizhou en Chine, la grippe asiatique est née de la mutation des canards sauvages en les combinant avec une souche humaine de grippe. Après l’Asie, elle s’est répandue un peu partout dans le monde causant 2 millions de décès selon l’OMS. Les États-Unis auront été l’un des pays les plus touchés avec 69 800 morts, mais l’épidémie aurait pu être encore plus meurtrière si un vaccin n’avait pas été rapidement trouvé.

  7. La variole et les Amérindiens (1492-1650)

    Si les Amérindiens ont bien sûr été largement exterminés par les colons, les historiens ont depuis largement convenu que c’était les différentes épidémies qui avaient largement participé à leur disparition. Ramenée directement d’Europe à une population qui n’y avait jamais été confrontée, la variole a ainsi en grande partie décimé la population amérindienne qui avait été réduite de 90% en 1650. Due à un poxvirus, la variole a comme conséquence directe l’apparition de centaines de petites pustules partout sous le corps, puis la mort. La maladie a heureusement été éradiquée le 26 octobre 1977. Fini les pustules.

  8. La troisième pandémie de choléra (1852-1860)

    Autrefois concentré au niveau du delta du Gange, le choléra s’est répandu dans toute l’Inde au XIXe siècle porté par les voyageurs qui parcouraient le pays. C’est comme ça qu’en 1852, la maladie a fini par atteindre la Russie où elle a fait plus d’un million de morts, puis le reste de l’Europe où elle a continué son boulot. Pour info, si vous n’avez jamais eu le choléra, les principaux symptômes sont une diarrhée douloureuse et des vomissements de fluides clairs.

  9. La grande peste de Londres (1665)

    Apportée par des bateaux en provenance des Pays-Bas, la peste bubonique a tué 20% de la population de Londres durant l’hiver 1664-1665, soit presque 100 000 personnes. C’est une autre joyeuseté, le grand incendie de Londres en septembre 1666, qui aida à définitivement éradiquer la maladie puisque ce sont les quartiers les plus insalubres de Londres, là où la peste était la plus présente, qui furent les plus détruits par les flammes. Une manière comme une autre de régler le problème.

  10. La peste d’Athènes (430-426 av.JC)

    La peste d’Athènes n’était en fait pas la peste, mais le typhus. Provoqué par les bactéries de la famille des rickettsies qui sont très présentes chez les rongeurs (décidément ceux-là faut s’en méfier), le typhus a des symptômes assez désagréables du type hémorragie des gencives, saignements de nez, rougeur au niveau du visage, fièvre dépassant les 40°C et délires. Cette épidémie qui a eu lieu durant la deuxième année de la guerre du Péloponnèse a fait entre 70 000 et 80 000 morts, dont le grand Périclès et deux de ses fils. Sale temps pour avoir un rat domestique.

Un tonnerre d’applaudissements pour la peste, grande star de ce classement.

http://www.topito.com

Résistance aux antimicrobiens: «Une menace grave pour la santé»


Alors que les technologies vont de plus en plus loin, de plus en plus vite, la médecine humaine et animale se trouve vers un tournant qui risque de prendre un grand recul au combat contre les virus, les bactéries … Ce qui était une maladie mortelle hier, pourrait le redevenir demain
Nuage

 

Résistance aux antimicrobiens: «Une menace grave pour la santé»

 

Un projet-pilote d’élevage industriel de poulets sans antibiotiques est en cours au Québec. Il est difficile d’en élever en grand nombre sans faire monter en flèche le taux de mortalité.

PHOTO: ALAIN ROBERGE, LA PRESSE

 

Marie Allard
La Presse

Le monde est sur le point de perdre les médicaments miracles que sont les antimicrobiens, tant les virus et bactéries résistants se multiplient, prévient l’OMS. Pour restreindre leur dissémination dans la viande et l’environnement, l’Europe a interdit l’usage d’antibiotiques destinés à stimuler la croissance du bétail. Un juge américain veut pousser nos voisins du Sud à faire pareil. Chez nous? C’est toujours permis.

Une écorchure au genou d’un enfant pourrait bientôt redevenir mortelle. La pose d’une prothèse de la hanche, les transplantations d’organe, la chimiothérapie? Cela sera bien difficile à réussir, voire trop dangereux pour être tenté. Pareil pour le soin des prématurés. Une ère post-antibiotiques s’ouvre, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), et elle est effrayante.

«Nous sommes en train de perdre nos antimicrobiens de première intention», a déclaré Margaret Chan, directrice générale de l’OMS, dans un récent discours au Danemark.

Les bactéries, virus et parasites sont de moins en moins vulnérables à l’attaque des traitements classiques, qui ont révolutionné la médecine dans les années 40.

Cette résistance grandissante aux antimicrobiens est «une menace grave et croissante, d’envergure mondiale, pour la santé, a indiqué Mme Chan. Si les tendances actuelles ne s’infléchissent pas, l’avenir est facile à prédire, a-t-elle précisé. Selon certains experts, nous sommes en train de revenir à l’époque d’avant les antibiotiques.» Soit quand la tuberculose, la lèpre ou la syphilis n’étaient pas maîtrisées.

Déjà, 650 000 personnes ont souffert de tuberculose multirésistante dans le monde en 2010, selon l’OMS. Des cas sont signalés au Canada et dans 63 autres pays. Seulement un peu plus de la moitié des malades en guérira. Autre exemple: une inquiétante souche de gonorrhée résistante à tous les antibiotiques a fait son apparition, notamment à Toronto.

Pathogènes résistants: 50% plus de mortalité

Les solutions de rechange sont moins efficaces et plus chères.

«La résistance aux antimicrobiens multiplie au moins par deux le coût du traitement d’une infection bactérienne», estime l’Agence de la santé publique du Canada. La mortalité, quant à elle, augmente d’environ 50%.

Et l’espoir de trouver de nouveaux médicaments miracles est faible. Les antibiotiques représentent moins de 5% des produits qui font actuellement l’objet de recherche et de développement, selon l’OMS.

«La filière est pratiquement tarie, notamment pour les bactéries à Gram négatif (choléra, salmonelle, E. Coli, etc.), a précisé la Dre Chan, diplômée de l’Université Western Ontario. L’armoire est presque vide.» Autre problème: le secteur pharmaceutique craint que les nouveaux antimicrobiens ne deviennent inefficaces avant d’être rentabilisés.

Le ministère de la Santé est préoccupé

Au Québec, le ministère de la Santé (MSSS) «est préoccupé par l’antibiorésistance», a assuré Noémie Vanheuverzwijn, relationniste du MSSS.

 

Parmi les mesures prises récemment, les hôpitaux devaient nommer avant le 1er avril une entité responsable de «la mise en oeuvre d’un programme d’usage optimal des antibiotiques au palier local», a-t-elle indiqué.

Un plan d’action et un bilan annuel des progrès accomplis doivent désormais être remis aux conseils d’administration des hôpitaux.

Un système de surveillance intégrée de l’antibiorésistance est également créé par l’Institut national de santé publique (INSPQ). Ce système «sera développé au courant de l’année et mis en place par la suite», a indiqué Mme Vanheuverzwijn.

Selon l’OMS, c’est l’usage «inadapté et irrationnel» des médicaments (donnés aux humains comme aux animaux) qui cause l’apparition de micro-organismes résistants, à la suite d’une mutation ou de l’acquisition d’un gène de résistance.

Les actions entreprises jusqu’à maintenant pour lutter contre l’antibiorésistance «sont bien insuffisantes», estime la Dre Chan. Une riposte «multisectorielle nationale et mondiale» est urgente pour éviter une nouvelle crise mondiale.

http://www.cyberpresse.ca