Amputé des jambes et des mains à cause de son amour pour les chiens


Une bactérie qui se retrouve dans la salive des chats et des chiens. Généralement, elle n’est pas dangereuse, mais un homme a eu un choc septique à cause qu’il a touché a quelques chiens. Résultat : il a perdu ses jambes et ses mains. Il demeure quand même très positif
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Amputé des jambes et des mains à cause de son amour pour les chiens

 

 

© getty.

« Pourquoi lui? Pourquoi ça nous arrive à nous? »

Le 27 juin dernier, le destin de Greg Manteufel, 48 ans, a basculé dans l’horreur. En rentrant chez lui dans le Wisconsin, il a commencé à se sentir malade, à vomir, comme s’il avait la grippe, mais en pire. Le lendemain matin, sa température avait encore grimpé. Sa femme Dawn l’a emmené à l’hôpital. C’est là qu’elle a remarqué plusieurs bleus sur le corps de son mari, des bleus qui n’étaient pas là quinze minutes plus tôt. C’était comme si Greg « avait été frappé à la batte de baseball », lit-on sur les sites de People et du Washington Post.

En l’espace d’une semaine à l’hôpital, Greg a d’abord perdu ses deux jambes, puis ses deux mains. Les médecins ont diagnostiqué chez lui une infection du sang très rare, causée par une bactérie que l’on retrouve dans la salive des chiens et des chats, la Capnocytophaga canimorsus. Cette bactérie est bénigne dans la plupart des cas, mais elle a sauvagement attaqué Greg et provoqué un choc septique.

 « Pourquoi lui? Pourquoi ça nous arrive à nous? », se demande sa femme.

Vous pouvez voir des photos de Greg à l’hôpital ici. Au moment de la contamination, Greg a été en contact avec huit chiens différents, dont les siens.

« Il adore les chiens. Il les touche tous, il s’en fiche », confie Dawn, mariée depuis quinze ans.

Greg est à l’hôpital de Milwaukee depuis plus d’un mois. Passionné de moto, il ne pourra plus jamais remonter sur sa Harley.

« Il a dit au docteur: faites ce que vous devez faire pour me garder en vie… Il n’est pas négatif. Il a dit: c’est comme ça, il faut aller de l’avant. »

Une collecte de fonds a été organisée par un ami sur le site de GoFundMe, pour aider la famille de Greg à payer ses soins.

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Un Franco-Ontarien guérit à la suite d’un traitement expérimental


Les cellules-souches pourraient être un précieux atout lors d’une infection grave comme le choc septique. Un traitement expérimental semble être très prometteur
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Un Franco-Ontarien guérit à la suite d’un traitement expérimental

Charles Berniqué et son épouse Maureen.

Charles Berniqué et son épouse Maureen.   PHOTO : HÔPITAL D’OTTAWA

Charles Berniqué peut dire merci à la science et à sa femme, Maureen. Il est passé à un cheveu de la mort, après une grave intoxication alimentaire, mais il a survécu grâce à un traitement expérimental offert à l’Hôpital d’Ottawa.

Le grand-père de 73 ans, résidant à Hawkesbury, a contracté une infection grave en juin 2015, à la suite d’un dîner dans un restaurant d’Ottawa. M. Berniqué se sentait très mal et a tenté de vomir, sans succès. La rupture de son oesophage a provoqué une infection grave, qui a déclenché un choc septique.

Qu’est-ce qu’un choc septique?

Un choc septique est une affection parfois mortelle causée par une infection non contrôlée, qui provoque la défaillance du système cardiovasculaire et des organes. Plus de 100 000 Canadiens subissent un choc septique chaque année et de 20 % à 40 % en meurent. Le coût de leur traitement est évalué à 4 milliards de dollars.

 

Transféré à Ottawa, Charles Berniqué a été opéré d’urgence, puis plongé dans un coma artificiel, placé sous respirateur, en plus de subir des traitements de dialyse pour faciliter sa récupération.

C’est à cette étape que sa femme Maureen a consenti à ce qu’il participe à un traitement expérimental à base de cellules souches.

Cellules mésenchymateuses

Pas n’importe quelles cellules souches

Charles Berniqué a reçu en 24 heures 30 millions de cellules mésenchymateuses. Ce type de cellules souches aurait la capacité de s’attaquer aux infections et d’agir pour les réduire. C’est du moins ce que des tests en laboratoire sur des souris ont montré.

Le rétablissement de Charles Berniqué a pris un long trois mois. Mais aujourd’hui, il est de retour chez lui et a repris ses activités.

Une première mondiale

Charles Berniqué est l’une des 21 personnes à avoir participé à l’essai clinique des cellules mésenchymateuses pour le traitement d’un choc septique.

Cette étude, la première au monde qui tente de déterminer si ces cellules sont efficaces dans le traitement d’infections graves, est menée par les docteurs Duncan Stewart et Lauralyn McIntyre.

Toutefois, les médecins de l’Hôpital d’Ottawa ne peuvent pas affirmer avec certitude que c’est ce traitement qui a guéri M. Berniqué. Le Dr McIntyre précise que des traitements du genre seront effectués sur neuf autres patients.

Les chercheurs ont bon espoir d’être en mesure de publier les résultats de la première phase de ces essais d’ici 2017.

http://ici.radio-canada.ca/