Un bébé à huit bras et jambes opéré avec succès en Inde


Un bébé qui a absorbé partiellement deux jumeaux dans l’utérus. Résultat, il est né avec 8 bras. Pour une première en Inde, l’opération à réussi à enlever les membres superflux. L’enfant, en vieillissant devra encore subir d’autres opérations pour corriger d’autres anomalies
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Un bébé à huit bras et jambes opéré avec succès en Inde

 

Un bébé à huit bras et jambes opéré avec succès en Inde

Un bébé à huit bras et jambes opéré avec succès en Inde © AFP / Money SHARMA AFP

Un bébé irakien né avec huit bras et jambes, dont deux sortant de son estomac, a été opéré avec succès en Inde pour enlever les membres en excès.

Nourrisson de sept mois, Karam est né en Irak avec une condition extrêmement rare, dont seuls cinq ou six cas existent dans le monde. Dans l’utérus, deux jumeaux ont fusionné mais sans qu’un des foetus soit totalement absorbé.

Le père de l’enfant, Sarwed Ahmed Nadar, a emmené son fils en Inde où des docteurs près de New Delhi ont enlevé les membres supplémentaires en trois opérations chirurgicales successives.

« Il nous a été amené alors qu’il n’avait que deux mois et son cas était assez unique. La plupart des chirurgies que nous avons utilisées n’avaient jamais été tentées auparavant », a déclaré à la presse Gaurav Rathore, un consultant orthopédique membre de l’équipe médicale.

« Jusqu’ici, notre entreprise a été couronnée de succès. Karam est un jeune bébé très courageux. En fait, c’est un enfant très joyeux », a-t-il ajouté.

Les parents irakiens Gufran Ali (3e à gauche) et Sarwed Ahmed Nadar (3e à droite) avec leur bébé de huit mois et les médecins, le 14 avril 2017 près de New Delhi © Money SHARMA AFP

Les parents irakiens Gufran Ali (3e à gauche) et Sarwed Ahmed Nadar (3e à droite) avec leur bébé de huit mois et les médecins, le 14 avril 2017 près de New Delhi © Money SHARMA AFP

Les chirurgiens de l’hôpital Jaypee de Noida, ville satellite de la capitale indienne, ont d’abord détaché les membres accrochés à l’estomac. Après avoir corrigé une complication cardiaque, ils ont pu procéder au retrait des autres membres.

En grandissant, Karam nécessitera de nouvelles opérations chirurgicales pour corriger d’autres anomalies.

Son père de 28 ans, qui avait été horrifié à la naissance de son unique enfant, a dit son espoir de voir son fils grandir comme un garçon normal.

« Il y avait beaucoup de risques mais je n’ai jamais perdu la foi », a déclaré M. Nadar.

http://www.lepoint.fr

Vietnam: des ciseaux retirés de son estomac 18 ans après l’opération


Heureusement, c’est rare, mais cela arrive quelquefois en chirurgie que des choses sont oubliées, c’est une raison de recomptage de ce qui a été utilisé. Cependant, oublier un ciseau, ce n’est quand même pas anodin, le patient a quand même été chanceux malgré tout
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Vietnam: des ciseaux retirés de son estomac 18 ans après l’opération

 

Des chirurgiens vietnamien ont dû extraire de l’estomac d’un homme vivant près d’Hanoï une paire de ciseaux, oubliés 18 ans plus tôt lors d’une opération.

Ce dernier avait subi en 1998 une intervention chirurgicale à la suite d’un accident de voiture. Mais ce n’est que lors d’une récente échographie destinée à comprendre l’origine de nouveaux maux de ventre que la présence de ciseaux longs de 15 centimètres ont été détectés.

L’homme de 54 ans a été opéré pendant trois heures pour permettre l’extraction de l’instrument, a expliqué à l’AFP Ngo Trung Thang, responsable de l’hôpital de Gang Thep Thaï Nguyen, situé à 80 kilomètres au nord de la capitale vietnamienne.

« Il se remet bien », a-t-il ajouté. D’après le porte-parole du ministère de la Santé, cité par la site Suc Khoe va Doi Song, Nhat a vécu près de deux décennies en ayant « une vie normale », pouvant manger et boire sans problème.

Les autorités vietnamiennes sont maintenant à la recherche des médecins qui ont pratiqué l’opération en 1998 dans la province de Bac Kan en 1998.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Un homme né sans main bénéficie d’une greffe, "une première mondiale"


Imaginez une greffe de la main alors, que le patient est né sans main, et pourtant après la chirurgie qui a durée plusieurs heures, il a réussit à bouger les doigts.
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Un homme né sans main bénéficie d’une greffe, « une première mondiale »

 

Piotr (nom de famille non communiqué), le patient qui a reçu la greffe. © epa.

POLOGNE Les chirurgiens polonais de l’Hôpital universitaire de Wroclaw (ouest) ont annoncé jeudi avoir greffé une main à un homme de 32 ans né avec un bras s’arrêtant au poignet, déclarant qu’il s’agissait d’une première mondiale.

« C’est la première greffe au monde d’un membre supérieur chez un homme avec une malformation congénitale. On parle d’un homme adulte qui a vécu 32 ans sans ce membre« , a déclaré le docteur Adam Domanasiewicz, chef de l’équipe de chirurgiens lors d’une conférence de presse retransmise par la télévision privée Polsat News.

Le greffon provient d’un donneur décédé.

La greffe a été réalisée le 15 décembre au dessus du poignet. Quelques jours après l’opération qui a duré 13 heures, la main reste immobile, mais le patient fait déjà bouger les doigts et les médecins sont optimistes.

« Cela revêt une importance colossale pour le développement de la transplantologie et de la neurophysiologie car jusqu’à présent on considérait qu’en cas de malformation congénitale, les greffes ne pouvaient être réalisées en l’absence de représentation (de l’organe) au niveau du cortex cérébral qui dirigerait le membre greffé », a-t-il ajouté.

Cette opération « ouvre de toutes nouvelles possibilités à des centaines de milliers de gens au monde qui naissent sans membre et qui sont condamnés à des prothèses », a dit encore le docteur Domanasiewicz.

Selon lui, des greffes similaires ont été réalisées jusqu’à présent uniquement sur des nouveau-nés jumeaux siamois en Indonésie et au Canada.

http://www.7sur7.be/

Une immense boule de gras retirée d’un bras


Ce n’est pas ragoutant comme vidéo, moi, c’est le côté médical que je trouve intéressant, voir comment c’est fait. Ici, c’est un lipome qui est retiré d’un bras
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Une immense boule de gras retirée d’un bras

 

La vidéo ci-dessus est destinée à un public averti.

Sandra Lee, alias «Dre Crève-boutons» (Dr. Pimple Popper), est connue pour ses vidéos virales de procédures dermatologiques repoussantes, dégoûtantes (SOYEZ AVERTIS) et, malgré tout, fascinantes. La dermatologue s’est surpassée récemment lorsqu’elle a retiré un lipome gros comme un pamplemousse du bras d’une patiente.

Un lipome est une tumeur bénigne formée de tissus adipeux qui cause peu de désagréments et est sans danger. Il ne nécessite généralement pas de traitement.

Toutefois, pour des raisons esthétiques, ou en raison de sa position à un endroit sensible, certains patients demandent à ce qu’il soit retiré par une chirurgie.

Dre Lee, qui exerce en Californie, a sans doute eu droit à un cas des plus impressionnants alors qu’elle a eu à extirper une immense tumeur orangée du bras d’une patiente.

Dans une vidéo publiée la semaine dernière sur YouTube, et vue plus de 500 000 fois à ce jour, on peut être témoin de son âpre combat de plus de 20 minutes contre la masse adipeuse difficile à déloger.

 

http://fr.canoe.ca/

Le pet d’une patiente déclenche un feu pendant une opération chirurgicale


 

Cela a l’air drôle, mais c’est vraiment dramatique. Les gaz intestinaux peuvent mettre le feu. Dans certains cas, il est dangereux comme il est arrivé à cette femme pendant une opération chirurgicale. Heureusement, que cela est vraiment très rare
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Le pet d’une patiente déclenche un feu pendant une opération chirurgicale

SALLE D'OPERATION | PHALINN OOI via Flickr CC License by

SALLE D’OPERATION | PHALINN OOI via Flickr CC License by

Repéré par Claire Levenson

Dans un hôpital de Tokyo, le contact entre des flatulences et un laser ont commencé un feu dans une salle d’opération.

La Tokyo Medical University vient de publier un rapport expliquant comment les flatulences d’une patiente avaient mis le feu à une partie de son corps pendant une opération en avril dernier, rapporte le Asahi Shimbun.

Les chirurgiens étaient en train de diriger un laser près du col de l’utérus de la patiente, qui avait une trenaine d’années, et le contact entre le pet et le laser a déclenché un feu.

«Lorsque les gaz intestinaux de la patiente se sont introduits dans la chambre d’opération, le contact avec l’irradiation du laser a mis le feu, même les draps chirurgicaux ont pris feu», a expliqué le rapport. 

La patiente a été brûlée sur une grande partie de son corps, y compris ses jambes et sa taille. Un comité d’experts qui a examiné le cas a conclu qu’il n’y avait aucune substance inflammable dans la pièce au moment de l’opération et que l’équipement chirurgical fonctionnait normalement.

Combien de pets par jour?

En décembre dernier, un article de New Scientist nous apprenait que la quantité raisonnable de pets était de 10 à 20 par jour (même si la moyenne est apparemment de 12 pour les hommes et 7 chez les femmes).

Au total, une personne en bonne santé expulse quotidiennement entre 0,4 et 2,5 litres de gaz, volume qui dépend pour moitié de l’alimentation ingérée préalablement. Une expérience au cours de laquelle des sujets ont été invités à prendre des repas propices aux flatulences a montré que ces personnes étaient 2,5 fois plus productives que d’habitude…

Pour parler chimie, on apprend que les gaz sont principalement constitués d’hydrogène, de dioxyde de carbone, de méthane… et, pour environ 0,01%, de gaz sulfureux, pourtant responsables à eux seuls des éventuelles odeurs incommodantes.

http://www.slate.fr/

Et LynLee Hope naquit deux fois


Il fut un temps qu’un foetus avec de tels problèmes n’aurait pas survécu. Aujourd’hui, les chances sont plus grandes grâce aux chirurgies fœtales
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Et LynLee Hope naquit deux fois

 

LynLee Hope est maintenant en parfaite santé.... (PHOTO CNN)

LynLee Hope est maintenant en parfaite santé.

PHOTO CNN

Lorsque Margaret Boemer a dû subir une échographie de routine, à sa 16e semaine de grossesse, elle s’est vite rendu compte que la suite des choses serait tout sauf routinière.

Lors de l’échographie, les médecins ont détecté une tumeur au niveau du coccyx, un tératome, qui affecte un bébé sur 35 000. Les nouveau-nés de sexe féminin seraient principalement touchés.

«Il s’agit d’une tumeur courante chez les nouveau-nés, a affirmé le docteur Darrell Cass, codirecteur du Texas Children’s Fetal Center. Certaines de ces tumeurs peuvent être retirées une fois le bébé mis au monde. Or, dans la moitié des cas, elles nuisent à la circulation sanguine. Dans ces cas, le coeur ne peut tenir et le bébé meurt.»

Dans le cas du bébé de Margaret Boemer, la tumeur nuisait de plus en plus à la circulation sanguine, amenuisant les chances de survie du bébé. Les médecins devaient agir: certains lui ont conseillé de mettre un terme à la grossesse. Mais l’équipe du docteur Cass lui a suggéré une autre avenue: une chirurgie foetale. Une intervention non pas sans risque.

À 23 semaines et cinq jours, le foetus de Margaret Boemer passait sous le bistouri de Darrell Cass. L’intervention a duré environ cinq heures. La tumeur a été retirée, alors que le foetus était à l’air libre.

Margaret Boemer a toutefois dû rester alitée pour le restant de sa grossesse. À 36 semaines, elle a donné naissance à LynLee Hope par césarienne. La petite a dû subir une nouvelle intervention chirurgicale alors qu’elle n’était âgée que huit jours: les médecins ont retiré les restants de tumeur, inaccessibles lors de la première intervention. La petite fille est maintenant en parfaite santé.

D’après CNN.

http://www.lapresse.ca/

Une mère prend son fils siamois, séparé, pour la première fois


J’imagine facilement l’émoi pour la maman de prendre ses bébés siamois, un à la fois. Un est progresse plus lentement, mais ils sont toujours en vie. Séparer les frères pris par la tête devait être vraiment une opération très compliquée
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Une mère prend son fils siamois, séparé, pour la première fois

 

Nicole McDonald a pris dans ses bras pour... (PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK)

Nicole McDonald a pris dans ses bras pour la première fois son fils Jadon âgé de 13 mois.

PHOTO TIRÉE DE FACEBOOK

 

La Presse

Nicole McDonald a vécu un moment émouvant vendredi en prenant pour la première fois dans ses bras son fils Jadon, l’un de ses deux jumeaux siamois âgés de 13 mois, après une chirurgie de 27 heures visant à le séparer de son frère Anias.

Après le retrait du tube respiratoire, la mère a pu enfin bercer le garçon pendant deux heures dans un hôpital de New York et savourer chaque seconde de ce premier contact. Elle a décrit ce moment comme «l’un des plus profonds de sa vie».

«Il n’y a rien de plus difficile que de regarder votre enfant pleurer et ne pas être capable de le prendre», a-t-elle déclaré à CNN.

Sur sa page Facebook, elle a écrit qu’elle avait rêvé de ce moment depuis 13 mois et qu’elle avait vu le visage angélique de Jadon d’une manière qu’elle ne l’avait jamais vu avant, même s’il avait gémi pendant la presque totalité des deux heures.

La mère n’a pu savourer le même moment avec son autre fils, Anias, qui progresse plus lentement. Celui-ci a souffert de problèmes respiratoires, de convulsions et de problèmes cardiaques avant la chirurgie.

Jadon et Anias, reliés par le haut de leurs têtes respectives et nés avec des vaisseaux sanguins et des tissus cérébraux communs, ont été séparés à la suite d’une chirurgie de 27 heures pratiquée par le chirurgien James Godrich.

La famille McDonald a amassé plus de 280 000 $ US par l’entremise d’une plateforme de financement participatif pour couvrir les frais médicaux, dont 230 000 $ US depuis le début de la chirurgie, vendredi.

http://www.lapresse.ca/

Greffe de tête sur le corps d’un mort : un patient est volontaire


Pourra-t-on un jour greffer une tête sur un corps ? Est-ce que cela en vaut-il la peine ? Le côté éthique n’est-il pas à considéré ? Imaginé qu’une personne puisse avoir des enfants, ce ne sera pas vraiment les siennes vu que le corps était à un autre donc la génétique aussi. Avec toutes les chirurgies esthétiques, une personne milliardaire pourrait-il changer de corps juste pour mieux paraitre ? Bon, nous ne sommes pas encore rendu là et j’espère que les questions ne se poseront pas non plus … C’est trop Frankenstein
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Greffe de tête sur le corps d’un mort : un patient est volontaire

 

Greffera-t-on bientôt le corps d'un autre sous une tête encore bien vivante ? Oui, selon le neurochirurgien italien Sergio Canavero. © Dmitry Kalinovsky, Shutterstock

Greffera-t-on bientôt le corps d’un autre sous une tête encore bien vivante ? Oui, selon le neurochirurgien italien Sergio Canavero. © Dmitry Kalinovsky, Shutterstock

Janlou Chaput

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero avait affirmé en 2015 qu’une greffe de tête serait réalisable en 2017. Aujourd’hui, un patient russe atteint d’une maladie grave se porte volontaire pour cette opération éthiquement discutable.

Valery Spiridonov est un homme russe de 31 ans souffrant d’une maladie génétique rare et mortelle : la maladie de Werdnig-Hoffmann, qui se caractérise par une grave faiblesse musculaire et la dégénérescence des neurones moteurs. Il est volontaire pour fournir sa tête à l’opération envisagée par Sergio Canavero et Xiaoping Ren, un chirurgien chinois.

Comme l’explique le neurochirurgien italien Sergio Canavero dans The Atlantic, l’opération qui aurait 90 % de chances de réussite nécessiterait 80 chirurgiens et coûterait 10 millions de dollars. En janvier dernier, les deux médecins ont affirmé avoir réalisé avec succès une greffe de tête chez le singe. Le chirurgien chinois est aussi l’auteur de plusieurs articles décrivant des opérations de greffe de tête chez la souris.

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Article initial paru le 01/07/2013 à 17:40

Le neurochirurgien italien Sergio Canavero affirme que d’ici deux ans, on pourra transplanter la tête d’un patient tétraplégique, ou avec un cancer métastasique, sur le corps d’un mort. Impossible et farfelu ? L’expérience a déjà été partiellement réussie sur des singes dans les années 1970…

La médecine devient-elle comparable à la mécanique automobile ? Lorsque les soins apportés ne suffisent plus à guérir, les pièces défaillantes sont remplacées lors de transplantations, un procédé toujours délicat qui tend à se démocratiser. Les succès s’enchaînent. En parallèle, les chercheurs tentent d’éviter le recours aux donneurs, parfois incompatibles, mais essaient de recréer les organes entiers à l’aide de cellules souches, bien que les processus n’en soient encore qu’à leurs balbutiements.

Reste malgré tout un organe particulier, siège de notre pensée, qui semble exclu de ces considérations : le cerveau, notre ordinateur central. Le créer artificiellement in vitro ne lui conférerait pas les souvenirs et les traits caractéristiques associés à la personne. Alors que faire ? Une greffe ? Bien que l’idée paraisse saugrenue, elle est envisagée depuis bien des années, et le neurochirurgien italien Sergio Canavero estime dans un article paru dans la revue Surgical Neurology International que le dénouement est proche. Il l’affirme : d’ici deux ans, on pourra transférer la tête d’un être humain sur le corps d’un autre grâce au projet Heaven.

Alors, greffe de tête ou de corps ? Le receveur gardant sa tête, il semble plus pertinent de parler de greffe de corps.

Une greffe de corps déjà réalisée sur des singes

Aussi fou que cela puisse paraître, ces allégations reposent sur des faits scientifiques anciens. Le neurochirurgien américain Robert White (1925-2010) en est l’instigateur. Dans les années 1960, il réussissait à faire vivre un cerveau en dehors du corps quelques heures. Il tenta également l’expérience in vivo chez le chien : connecté au corps d’un animal, le cerveau continuait à vivre, même si on ignore encore si la conscience avait également été transplantée.

La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n'en sommes pas encore à ranimer les morts comme l'a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps.
La science rattrape peu à peu la fiction. Certes, nous n’en sommes pas encore à ranimer les morts comme l’a réussi le docteur Frankenstein dans le livre de Mary Shelley, mais on touche du doigt des fantasmes que seuls les romans pouvaient se permettre de traiter, comme transférer sa tête dans un autre corps. © Universal Studios, Wikipédia, DP

Mais ses expériences les plus célèbres ont porté sur des primates. Dans les années 1970, il est devenu célèbre en transférant tout entière la tête d’un singe sur le corps d’un autre. Cette première tentative a permis au greffé de ne vivre que quelques heures seulement, mais avec un peu de perfectionnement et de pratique, les animaux semblaient vivre plus longtemps, bien qu’on n’ait pu réellement le mesurer puisqu’ils finissaient euthanasiés.

Seul hic, et de taille : si les singes semblaient conscients et gardaient leurs sens en éveil, il était impossible de reconnecter les moelles épinières du donneur et du receveur. Ainsi, les primates étaient paralysés en dessous du cou. Robert White prédisait donc que le jour où l’on réussirait à connecter le tissu nerveux, la technique serait applicable à l’Homme.

Un traitement pour des malades désespérés ?

C’est désormais le cas, affirme Sergio Canavero. Le médecin turinois explique qu’en mettant en contact les deux extrémités de moelle épinière dans une solution composée de deux polymèresque sont le polyéthylène glycol et le chitosane, il est possible de faire fusionner les cellules nerveuses. Ce qui manquait à Robert White serait maintenant à notre portée. Le neurochirurgien italien prévoit de s’entraîner sur des singes, puis sur des cadavres humains, avant d’être prêt à tester le procédé grandeur nature d’ici deux ans.

Mais qui cela concernerait-il et comment l’opération se déroulerait-elle ? Cette greffe serait ouverte à des patients tétraplégiques, ou des personnes atteintes d’une maladie mortelle ou fortement invalidante touchant des régions autres que la tête. Cancéreux en phase terminale, diabétiquesavancés ou des patients ayant de multiples organes défaillants pourraient y prétendre.

L’opération qui valait 10 millions

Pour procéder, une centaine de personnes devraient travailler en parallèle. Dans un premier temps, la tête du receveur est placée en hypothermie, à 15 °C, de manière à diminuer le métabolisme du cerveau et limiter les dégâts le temps du transfert. On sectionne au niveau du cou les muscles, les vaisseaux sanguins, la trachée et l’œsophage, tout en prenant soin de garder la thyroïde. Juste à côté, une seconde équipe réalise la même opération sur un patient en état de mort cérébrale, dont le corps est intact et dont la carrure et le sexe correspondent à ceux du receveur.

La tête est une région du corps très particulière puisqu'elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l'esprit.

La tête est une région du corps très particulière puisqu’elle renferme le cerveau, un véritable ordinateur de bord qui centralise la grande majorité des fonctions, dont la conscience. Greffer une tête sur un corps revient un peu à dissocier le corps et l’esprit. © Mark Lythgoe et Chloe Hutton, Wellcome Images, Flickr, CC by-nc-nd 2.0

Une fois ces opérations effectuées, la moelle épinière est tranchée à l’aide d’une lame extrêmement fine, de manière à abîmer le moins possible le tissu nerveux. D’après l’auteur, les dégâts seront minimes et de bien moins grande ampleur que ce qu’on retrouve chez les patients tétraplégiques. À ce stade, la tête est dans un état dit de mort contrôlée. On la replace rapidement sur le corps dudonneur et on reconnecte les moelles épinières, en appliquant le traitement spécial à base de polymères. Puis les vaisseaux, muscles et autres tuyaux sont branchés.

À l’aide d’un traitement immunosuppresseur, le scientifique souhaite éviter le rejet de greffe. À son réveil, le patient bénéficie d’un suivi psychologique pour accepter son corps et d’une rééducation pour apprendre à s’en servir convenablement. Coût total estimé : 10 millions d’euros.

L’éthique au cœur du débat

Est-ce crédible ? Difficile à dire. D’ordinaire, les études les plus sérieuses paraissent dans les revues les plus célèbres, comme Nature ou Science. Cette fois, le journal est moins prestigieux. L’article a-t-il été proposé ailleurs et rejeté, ou l’auteur a-t-il délibérément choisi le Surgical Neurology International, sachant que son article aurait une visibilité bien moindre ?

Réelle ou pas, cette possibilité soulève des questions éthiques, auxquelles Sergio Canavero appelle à réfléchir et à trouver les réponses adaptées. Les lois de bioéthique n’avaient effectivement pas statué sur ce genre d’opérations, tout simplement parce qu’elles ne paraissaient pas réalistes. Se pose alors le problème de la reproduction : en théorie, le système sexuel fonctionne, mais les gamètes auront le patrimoine génétique du donneur, et non du receveur.

D’autre part, des dérives sont évidemment envisageables : si le traitement est normalement réservé à des patients malades en situation critique, sera-t-il possible d’empêcher un milliardaire insatisfait de son corps d’en revêtir un nouveau ? La question de la limite des donneurs disponibles reviendra inéluctablement sur la table, et il est fort probable qu’il faudra effectuer des choix dans la hiérarchie des patients, comme c’est déjà le cas pour les autres organes. En fin de compte, un problème tordu, à en perdre la tête…

http://www.futura-sciences.com/

On a retrouvé «la pire odeur qui puisse exister»


Je pensais que ce sont les éboueurs qui ne peuvent éviter les odeurs des poubelles et du compostage, étaient les pires odeurs, enfin, il semble qu’en chirurgie il y a des odeurs qu’on s’habitue et d’autres qu’il faut s’aider d’un produit pour supporter la pire odeur
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On a retrouvé «la pire odeur qui puisse exister»

 

Chirurgien | Romana Klee via Flickr CC License by

Chirurgien | Romana Klee via Flickr CC License by

Sarah Laskow

Traduit par Florence Delahoche

Les médecins s’accommodent des odeurs des blocs opératoires, mais pour le commun des mortels, c’est une atrocité.

C’est quelque chose que la plupart des gens ignorent au sujet de la chirurgie: parfois, durant une opération, des odeurs peuvent envahir la salle. De très mauvaises odeurs.

J’ai découvert cela par hasard, lorsque j’avais à peu près 11 ans et que mon père, qui est chirurgien, m’avait laissée assister à l’une de ses opérations. La plupart des gens voient les salles d’opération de loin –par l’intermédiaire de la télévision ou d’un film au cinéma– ou brièvement, avant d’être assommés par l’anesthésie. En outre, les salles d’opération sont des endroits si stériles et bien organisés que l’on a du mal à imaginer qu’elles puissent sentir quelque chose.

Pourtant, une fois l’intervention commencée, le chirurgien doit inciser le corps du patient. Pour ce faire, il coupe la peau avec un scalpel, puis, en règle générale, se sert d’un électrocautère. Cet outil est doté d’un bout en métal qui chauffe à une température incroyablement élevée: une cautérisation à «basse température» peut atteindre plusieurs centaines de degrés. Le chirurgien utilise cet instrument pour pratiquer une incision dans la couche de graisse du patient et, parfois, dans son muscle afin d’atteindre la partie du corps qu’il faut traiter.

L’électrocautère a un intérêt majeur: en brûlant les petits vaisseaux sanguins, le chirurgien limite les saignements. Mais, voilà, durant la procédure, l’air de la salle d’opération se met à sentir la chair brûlée.

Côte de bœuf ou barbecue

Dans mon souvenir, c’est une odeur est envahissante et écœurante (j’ai dû quitter la salle d’opération rapidement après le début de cette partie de l’intervention, car je ne pouvais pas la supporter). Découper un corps produit de la fumée, et je me souviens que l’odeur me rappelait celle de cheveux brûlés. En pire. En bien pire.

Si vous interrogez des chirurgiens au sujet de cette odeur, ils vous répondront sans doute que ce n’est pas si gênant que cela. Ce n’est pas un problème pour eux. Ils s’y habituent. Certains disent même que c’est une odeur agréable, qui leur évoque celle d’un barbecue ou, s’ils sont en train d’inciser la couche de graisse, celle d’une «côte de bœuf» en train de cuire.

Mais pour le commun des mortels… cela peut être atroce.

Outre l’odeur de chair brûlée, il existe une autre odeur caractéristique à certaines opérations: celle de l’os coupé, qui, apparemment, ressemble aussi à l’odeur de cheveux brûlés. En dehors de ces quelques exemples, la majorité des interventions ne s’accompagne pas d’odeur particulièrement incommodante. Le sang se caractérise par une odeur métallique. La bile dégage une odeur, mais pas spécialement forte. Les tumeurs cancérigènes ne sentent rien en particulier non plus (même si les chiens peuvent êtreentraînés à sentir certains marqueurs cancéreux dans l’urine humaine). Les cerveaux sont également inodores.

Petit musée des horreurs

Il existe néanmoins des interventions pour lesquelles même les chirurgiens s’accordent à dire qu’elles sentent mauvais.

En règle générale, ce sont les chirurgies touchant les intestins ainsi que les tissus morts ou nécrosés –sorte de «système clos» dans lequel les bactéries, le pus, etc. se retrouvent bloqués. La gangrène gazeuse, dans laquelle les bactéries infectent et tuent les tissus de manière très vigoureuse, empeste véritablement. La péritonite, infection de l’abdomen, sentirait «à peu près comme un corps en décomposition». Le sang en partie digéré est également quelque chose que personne ne souhaiterait humer.

Un soir, il y a peu, alors que nous dînions dans un restaurant indien, j’ai demandé à mon père de me donner quelques exemples de chirurgies qui sentent particulièrement mauvais, et un membre de ma famille a montré une coupelle contenant une sauce brune-rougeâtre foncée et a demandé si cette couleur, lors d’une opération, pouvait être le signe d’une odeur anormalement dégoûtante. Après avoir répondu par la négative, mon père a montré la coupelle d’à côté, contenant une sauce à la menthe d’un vert vif.

C’est le genre de couleur dont il faut réellement s’inquiéter, nous a-t-il expliqué.

Ce genre de vert peut se voir dans les abcès périrectaux, pour lesquels du pus s’accumule dans les tissus entourant l’anus. Pour les traiter, les chirurgiens doivent percer les abcès afin de faire sortir toute la substance qui s’est amassée à l’intérieur. Lorsque l’abcès est crevé, on peut généralement voir le vert et le blanc du pus mélangé au rouge du sang (si vous souhaitez voir des vidéos peu ragoûtantes de ce genre d’interventions, sachez qu’on en trouve en ligne). L’odeur vous prend de plein fouet au même moment.

«La pire odeur qui puisse exister»

 

La gangrène de Fournier a aussi la réputation de sentir terriblement mauvais. Tous les types de gangrènes peuvent dégager une odeur fétide, mais celle-ci serait une«catastrophe génitale» qui touche le périnée ou la région génitale des gens et peut mettre leur vie en danger. Cette gangrène se retrouve principalement (mais pas exclusivement) chez les hommes, et présente essentiellement des chairs mortes tout autour des parties intimes dont l’odeur est souvent épouvantable. Le traitement se compose à la fois d’antibiotiques et d’une opération d’excision des chairs mortes.

L’odeur?

Un étudiant en médecine l’a décrite comme «un mélange d’excréments, d’odeurs d’égouts et de diverses choses pourries et mortes».

La chirurgie qui touche les intestins nécrosés est également connue pour être une intervention qui vous en met plein le nez. Cette pathologie ressemble, en gros, à ce que son nom laisse supposer: pour une raison ou pour une autre, la circulation sanguine s’arrête dans une partie des intestins et cette portion meurt. À l’œil, ils présentent une couleur noir foncé au lieu d’avoir un aspect charnu et rose. Le chirurgien doit enlever la partie nécrosée et recoudre ensemble les deux extrémités de ce qui reste.

Un médecin a décrit l’odeur des intestins nécrosés comme «la pire odeur qui puisse exister».

C’est, en gros, une combinaison de deux odeurs: celle des selles et celles des chairs mortes. (Vous avez déjà senti l’odeur d’une souris morte? Les chairs mortes sentent à peu près la même chose.) Elle s’insinue aussi partout.

«L’odeur semble pouvoir traverser la blouse et les gants pour imprégner la peau des mains, m’a expliqué mon père. Elle s’installe sur toi. Elle ne te quitte plus. C’est une puanteur abominable qui s’accroche à toi.»

On peut mettre deux paires de gants et se laver les mains autant de fois qu’on le souhaite, cela ne fait aucune différente. C’est une odeur des plus tenaces.

Mais cela fait partie du travail. Et pour les malades qui subissent l’opération, mieux vaut que tous ces organes nauséabonds ne soient plus à l’intérieur de leur corps. Comment font les chirurgiens (ainsi que les autres membres du personnel médical présents dans la salle d’opération) pour supporter ces mauvaises odeurs? Il existe une astuce toute simple: une goutte, ou plusieurs, d’un produit qui sent meilleur et plus fort sur le masque chirurgical qu’il est obligatoire de porter. Un peu de Vicks Vaporub, d’essence de wintergreen ou de teinture de benjoin fait en général l’affaire.

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Les médecins lui retirent 40 couteaux de l’estomac


Il a l’estomac solide, enfin pas tant que cela. Après plusieurs couteaux dans le ventre, il bien fallu les sortir de là
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Les médecins lui retirent 40 couteaux de l’estomac

 

« En 20 ans de carrière, je n’avais jamais un patient comme ça », a reconnu Jatinder Malhotra, le chef en chirurgie du Hospital Amritsar (Inde). © (Twitter).

Christophe Da Silva

« Je me suis mis en tête de les avaler. Je ne sais pas pourquoi. Par impulsion »

c’est la réponse étrange donnée par un officier de police indien de 42 ans après que les médecins ont retiré 42 couteaux de son estomac.

« En 20 ans de carrière, je n’avais jamais un patient comme ça. J’étais surpris. Nous lui avons demandé s’il avait avalé ces couteaux en quelques jours ou quelques mois. Il a répondu avoir ingurgité les 28 couteaux au cours des deux derniers mois », précise Jatinder Malhotra, le chef en chirurgie du Hospital Amritsar (Inde).

Ces 28 couteaux retirés de son estomac , le patient a continué à perdre beaucoup du sang. Les médecins ont ensuite trouvé 12 nouveaux couteaux dans son corps. En tout, l’opération a duré plus de cinq heures.

Syndrome de Pica

Pourquoi a-t-il agi de la sorte? L’officier de police indien (42 ans) n’a apporté aucune réponse convaincante. Il a simplement avoué avoir agi de manière « impulsive« , relate The Washington Post. Il pourrait souffrir du syndrome de Pica. C’est un trouble du comportement alimentaire caractérisé par l’ingestion de substances non nutritives et non comestibles : terre, craie, sable, papier, plastique…

Les médecins du Hospital Amritsar vont continuer à examiner ce cas étrange.

« Je ne recommencerai plus », a promis le patient avant de quitter l’hôpital.

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