Chine : une “sonnerie de la honte” sur les portables des citoyens endettés


La Chine prend toutes sortes de moyens pour dénigrer ses habitants qui ne respectent pas leurs normes, que ce soit au travail, pour des divergents politiques, et même les mauvais payeurs. Pour un mauvais crédit, ils ont instauré la sonnerie de la honte, bien que cela est vraiment humiliant, il semble que cela aide aux mauvais payeurs de personnes ou entreprises payer leurs dettes. Pourtant, je continue à penser que cette méthode est grotesque.
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Chine : une “sonnerie de la honte” sur les portables des citoyens endettés


Le dispositif intègre le système de notation des citoyens de l’empire du Milieu. [© N.ASFOURI / AFP]

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Depuis peu en Chine, les citoyens qui ne payent pas leurs dettes se voient attribuer une sonnerie d’attente un peu particulière sur leur smartphone. Le principe est simple : indiquer à celles et ceux en train d’essayer de les joindre que ces personnes enfreignent la loi.

Depuis 2014, le gouvernement chinois teste un système de “crédit social”. L’idée – controversée – consiste à évaluer les comportements de ses propres citoyens. On attribue des points pour récompenser les “bons” élèves, et des sanctions sont infligées aux “moins bons”. Vous pouvez être “puni” pour des opinions politiques dissidentes, par exemple, pour non-paiements d’amendes, ou parce que vous avez consommé des drogues.

Les sanctions de leur côté, sont aussi diverses et variées. Les inscrits sur la liste noire ne peuvent plus bénéficier de prêts bancaires. Les entreprises chinoises installées dans le pays sont également concernées, avec des sanctions différentes (interdiction d’enchérir sur des projets ou d’émettre des obligations d’entreprise, par exemple).

Plus récemment, une nouvelle mesure a été mise en œuvre pour reconnaître les citoyens endettés… Grâce à leurs smartphones.

La sonnerie de “la honte”

Imaginez que quelqu’un vous appelle, et qu’en guise de “bip” d’attente, le message suivant soit conté :

« La personne que vous essayez de joindre a été placée sur une liste noire par le tribunal du comté. Veuillez s’il vous plaît exhorter cette personne à remplir ses obligations légales. Les employés du tribunal apprécient votre soutien. Merci !».

Pas cool, n’est-ce pas ?

En Chine, on appelle ça la “sonnerie de la honte”. Les “mauvais payeurs” se voient ainsi attribuer ce type de sonnerie d’attente particulière, sur décision des tribunaux locaux et en accord avec les opérateurs de téléphonie.

Il y a quelques semaines, une autre mesure a été mise en place par le gouvernement : celle d’empêcher les “mauvais” citoyens de voyager. Selon un rapport du Centre national d’information sur le crédit, la Chine aurait en effet empêché 17,5 millions de citoyens mal notés d’acheter des billets d’avion en 2018. Plus de 5 millions de personnes auraient également été interdites d’acheter des billets de train.

Si ces mesures paraissent controversées aux yeux des défenseurs des Droits de l’Homme, force est de constater que… Ça semble fonctionner. On apprend en effet qu’environ 3,5 millions de personnes ou entreprises auraient d’ores et déjà réglé leurs impayés depuis la mise en place du dispositif.

Source

https://sciencepost.fr/

Cette société exporte l’air pur des montagnes du Canada !


Je trouve que pour une blague, ils ont fait un commerce florissant pour vendre a des villes les plus polluées à l’étranger. Tout peut se vendre .. Cependant, je trouve que ce n’est pas très sérieux.
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Cette société exporte l’air pur des montagnes du Canada !

En Chine où l’air de nombreuses villes est très pollué, l’air pur du Canada fait déjà un tabac !
Crédits : Wikipédia


Dans certains pays, les grandes villes sont ultra-polluées. Or, une société canadienne vend depuis quelques années de l’air pur capté dans les montagnes Rocheuses ! Retour sur l’histoire de ce commerce né à l’origine d’une simple blague.

Un produit à succès

Le 7 avril 2019, le quotidien ICI Radio Canada rappelait l’existence de la société Vitality Air, dont l’activité ne semble pas s’essouffler. Au contraire, les deux créateurs Moses Lam et Troy Paquette réalisent même environ 300 000 dollars par an de chiffre d’affaires en captant l’air pur des montagnes ! Celui-ci est aspiré dans d’énormes tubes et passe dans un compresseur avant sa mise en bouteille.

Le produit final baptisé Banff Air se trouve sous la forme d’une bouteille d’air frais comprimé équipée d’un masque. Selon Vitality Air, chaque bombe permet 160 respirations d’une seconde. Vendu sur Internet, le produit coûte 30 dollars l’unité.

Cibler les zones polluées

En 2016, nous évoquions le commerce de canettes renfermant de l’air pollué de Pékin à 15 dollars l’unité ! Baptisé Beijing Air, le produit affichait la mention “2,5” en référence aux particules fines PM 2,5. Sa composition était également présente, à savoir “du nitrogène (77 %), de l’oxygène (20 %) et d’autres trucs (3 %)”. Évidemment, il s’agit d’une sorte de cadeau souvenir un peu loufoque.

Concernant l’air pur canadien, il existe bel et bien un marché mondial. La société Vitality Air désire s’adresser davantage à ces zones du globe où la pollution atmosphérique est très forte. Justement en Chine, certains patrons sont déjà très friands des Banff Air selon Moses Lam. Outre la Chine où le produit est déjà devenu un phénomène social, l’Inde figure parmi les pays ciblés.


Tout est parti d’une blague

En 2014, Moses Lam enferme dans un sac de l’air de la ville de Jasper (Alberta) et place ce dernier en vente aux enchères sur eBay. Le prix de départ était au minimum (0,99 dollar), mais les enchères ont grimpé ! Quelques jours plus tard, un deuxième sac similaire se vendait pour 168 dollars. C’est donc à partir de cette blague que Moses Lam a pris conscience qu’il existait une demande mondiale d’air pur. Seulement quatre mois plus tard, sa société fut créée.

L’histoire de la naissance de Vitality Air avait été racontée en 2016 par Export Development Canada (EDC), une société d’État. Celle-ci a entre autres pour mission de soutenir et de développer le commerce entre le Canada et l’étranger.

Sources : EDCICI Radio Canada

https://sciencepost.fr/

Un panda albinos photographié en Chine


Un panda albinos est plutôt rare, a été photographié dans une réserve naturelle en Chine. Espérons que cet animal sauvage pourra vivre en toute tranquillité.
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Un panda albinos photographié en Chine

 

Un panda géant albinos, le 20 avril 2019, dans la réserve naturelle nationale du Wolong (Chine).

© AFP

Un panda entièrement blanc a été photographié dans une réserve naturelle du sud-ouest de la Chine, un cas rare prouvant que l’albinisme existe au sein des pandas sauvages de cette région, a annoncé l’agence Chine Nouvelle.

L’animal au pelage uni et aux yeux rouges a été photographié le 20 avril dans une forêt de la province du Sichuan (sud-ouest), a précisé l’agence officielle samedi.

Le panda est un albinos âgé d’un à deux ans, a estimé Li Sheng, un chercheur spécialiste des ours à l’Université de Pékin, cité par Chine Nouvelle. La réserve naturelle nationale du Wolong, où l’animal a été repéré, a indiqué à l’AFP ne pas avoir plus de détails à son propos.

Plus de 80% des pandas sauvages de la planète vivent dans la province du Sichuan (sud-ouest de la Chine), le reste se répartissant entre le Shanxi (centre) et le Gansu (nord-ouest).

https://www.7sur7.be/

Une araignée était en train de tisser sa toile… dans son oreille !


Tisser sa toile dans une oreille, l’araignée risque de mourir de faim, ce n’est pas l’endroit idéal pour trouver des insectes. En Chine, un homme à ressenti une sensation bizarre comme si quelque chose rampait. À l’hôpital, un médecin à l’aide d’un endoscope a découvert une petite araignée bien installée dans le conduit auditif en train de tisser sa toile. Le médecin a utilisé une pince à épiler, sans résultat, alors il a inondé la toile avec des gouttes. Sauve qui peut ! L’araignée a fini par sortir
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Une araignée était en train de tisser sa toile… dans son oreille !

Ce Chinois a passé 10 jours en prison pour avoir donné des noms illé­gaux à ses chiens


Franchement, est-ce vraiment insultant de choisir des noms en références des fonctionnaires du gouvernement ? Ce n’est pas des prénoms précis, mais des postes que des policiers font. Ils ont du temps à perdre pour faire ce genre d’enquête.
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Ce Chinois a passé 10 jours en prison pour avoir donné des noms illé­gaux à ses chiens

par  Mathilda Caron

En Chine, un homme a été incar­céré pendant dix jours pour avoir donné des noms « illé­gaux » à ses chiens. Ban, 30 ans, aurait été arrêté après avoir annoncé sur le réseau social WeChat qu’il avait deux nouveaux compa­gnons : Cheng­guan et Xieguan, rappor­tait BBC News le 14 mai.

Ces noms n’ont pas plu aux auto­ri­tés chinoises car ils font réfé­rence à des fonc­tion­naires du gouver­ne­ment. Les Cheng­guan sont des poli­ciers qui patrouillent en ville pour lutter contre la crimi­na­lité et les Xieguan sont les agents de circu­la­tion en Chine.

« Je ne connais­sais pas la loi, je ne savais pas que c’était illé­gal », a déclaré Ban.

Son arres­ta­tion a suscité de nombreuses réac­tions, notam­ment sur le site Weibo, où les inter­nautes l’ont large­ment défendu. La police de Yingz­hou a ouvert une enquête en arguant que Ban avait tenté de diffu­ser « des infor­ma­tions insul­tantes envers le person­nel chargé d’ap­pliquer les lois ».

Source : BBC News

https://www.ulyces.co/

Paléontologie : découverte d’un petit dinosaure avec des ailes de chauve-souris


Un nouveau petit dinosaure a été découvert en Chine qui aurait existé il y a 160 millions d’années. Il était avait des ailes comme une chauve-souris, vivait dans les arbres et probablement omnivore. Les paléontologues croient qu’il pouvait voler, mais il se déplaçait d’arbre en arbre comme un écureuil.
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Paléontologie : découverte d’un petit dinosaure avec des ailes de chauve-souris

Xavier Demeersman
Journaliste

Vieux de plus de 160 millions d’années, ce petit dinosaure avec des ailes membraneuses comme celles des chauve-souris devait passer une partie de son temps à bondir d’arbre en arbre pour chasser, pensent les paléontologues qui l’ont étudié. Sa découverte illustre une expérience de vol chez les dinosaures que les chercheurs n’imaginaient pas il y a encore quelques années. L’étude nous révèle aussi ce qu’il mangeait.

Ce petit dinosaure volait de branche en branche il y a 163 millions d’années Ambopteryx longibrachium est un nouveau petit dinosaure dont le fossile a été découvert par un paysan aux abords de son village en Chine en 2017. Regardez comment cette créature se déplaçait dans la forêt où il chassait au cours du Jurassique supérieur. Ses ailes membraneuses lui permettait de s’essayer au vol.

Découvert en 2017 par un paysan dans la province du Liaoning, dans l’est de la Chine, ce nouveau petit dinosaure baptisé Ambopteryx longibrachium fait la Une cette semaine de la prestigieuse revue Nature. Selon les paléontologues qui en dressent un premier portrait, cette créature qui vivait dans les forêts il y a environ 163 millions d’années (Jurassique supérieur) ne pesait pas plus que quelques centaines de grammes. Pourvu d’ailes membraneuses, il volait probablement de branche en branche, et vraisemblablement de la même façon que le font les écureuils volants d’aujourd’hui.

Les chercheurs ont une idée aussi de son régime alimentaire. Des petits cailloux retrouvés dans son estomac ainsi que des os, laissent à penser qu’il était omnivore comme certains oiseaux, et qu’il ne boudait pas la consommation d’animaux.

Belle reconstitution de Ambopteryx longibrachium. © M. Chung-Tat Cheung, Nature

Belle reconstitution de Ambopteryx longibrachium. © M. Chung-Tat Cheung, Nature

Un écureuil volant avec une étrange tête de dinosaure

Ambopteryx n’est pas la première découverte de fossile de dinosaure avec des ailes évoquant celles des chauve-souris. En 2015, en effet, des chercheurs dévoilaient Yi Qi, un autre petit dinosaure non-aviaire de la famille des scansorioptérygidés dont les membres antérieurs allongés suggéraient qu’il était capable de voler. Mais cette observation n’a pas mis tout le monde d’accord. En tout cas, s’il pouvait le faire, ce n’était pas de la même façon que les célèbres Archaeopteryx — pas les ptérosaures car ils ne sont pas des dinosaures, pour rappel –, ce qui est du jamais vu chez les théropodes et qui a pas mal bousculé les paléontologues quant à la question de l’évolution du vol jusqu’aux oiseaux.

a, b et d : photos du fossile de Ambopteryx longibrachium retrouvé près de la ville de Lingyuan, en Chine. d : gros plan sur l’estomac fossilisé du petit dinosaure. b : reconstitution de l’animal fossilisé depuis plus de 160 millions d’années. © Min Wang, Jingmai K. O'Connor, Xing Xu & Zhonghe Zhou, Nature

a, b et d : photos du fossile de Ambopteryx longibrachium retrouvé près de la ville de Lingyuan, en Chine. d : gros plan sur l’estomac fossilisé du petit dinosaure. b : reconstitution de l’animal fossilisé depuis plus de 160 millions d’années. © Min Wang, Jingmai K. O’Connor, Xing Xu & Zhonghe Zhou, Nature

Cette fois, avec Ambopteryx, cousin de Yi Qi, Min Wang, de l’Institut de paléontologie des vertébrés et de paléoanthropologie de Chine, qui a dirigé les recherches, et son équipe sont plutôt convaincus qu’il pouvait voler : 

« Ce spécimen soutient l’existence répandue des ailes membraneuses et d’éléments styliformes chez les Scansoriopterygidés ».

En outre, les scientifiques ont aussi trouvé sur le fossile un reste probable de peau d’une membrane, des plumes et un pygostyle où devaient s’enraciner les plumes de sa queue. Enfin, les pieds de l’animal indiquent qu’il pouvait se poser dans les arbres. Mais les chercheurs pensent pour l’instant qu’il se comportait davantage comme un écureuil s’élançant d’arbre en arbre que comme un oiseau. 

« Il grimpait probablement dans les arbres — comme un petit écureuil avec une tête de dinosaure à l’air terrifiant — puis volait de branche en branche », imagine Jingmai O’Connor, spécialiste des ancêtres des oiseaux.

« La chose la plus excitante, pour moi, c’est que cela montre que certains dinosaures ont développé des structures très différentes pour devenir volants », a déclaré l’auteur principal de l’étude, Min Wang.

Il y a eu plusieurs expériences de vol chez les dinosaures mais finalement, c’est l’architecture des ailes avec les plumes qui l’a emporté comme en témoignent leurs descendants.

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L’Homme de Denisova vivait au Tibet il y a 160.000 ans, une surprise !


Encore une fois, un fossile trouvé il y a plusieurs années a été entreposé en attendant d’être étudié. Aujourd’hui, les scientifiques ont compris qu’une partie d’une mâchoire appartenait à un adolescent Denisoviens. L’Homme de Denisova serait adapté à l’environnement du Tibet. Il avait donc un gène particulier pour vivre en haute altitude et les habitants actuel du Tibet aurait un peu d’ADN venant de ces hommes Denisoviens. L’Homme de Denisova aurait donc été présent bien avant l’Homo sapien.
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L’Homme de Denisova vivait au Tibet il y a 160.000 ans, une surprise !


Cette robuste mandibule, avec de grandes dents, révèle que l’Homme de Denisova, groupe frère de l’Homme de Néandertal, vivait sur le plateau tibétain il y a 160.000 ans. Elle a été trouvée dans une grotte, à 3.300 m d’altitude. Une véritable surprise pour les chercheurs !

L’Homme de Denisova est une mystérieuse espèce éteinte qui a été identifiée en 2010 grâce à l’analyse de l’ADN ancien d’un petit os de doigt trouvé dans la grotte de Denisova, dans l’Altaï (Russie). L’étude de ce fossile démontre que l’Homme de Denisova était présent non seulement en Sibérie du sud mais aussi en Chine. Ce cousin lointain de l’Homme était donc déjà adapté aux hautes altitudes bien avant l’arrivée de l’homme moderne dans cette région, soulignaient mercredi ces scientifiques dans la revue Nature.

Cette fois-ci, ce n’est pas l’ADN qui a parlé mais ce sont des protéines anciennes qui ont pu être extraites d’une molaire encore présente sur la mâchoire. Une technique nouvelle, développée par l’équipe de Jean-Jacques Hublin à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig (Allemagne). Jusqu’à présent, les paléoanthropologues ne disposaient que de petits fragments d’ostrouvés à Denisova. Ils ne permettaient pas de savoir à quoi pouvait ressembler cette espèce. C’est pourquoi cette découverte est si importante.

Cette illustration montre la reconstruction virtuelle d'une mandibule trouvée dans la grotte de Baishiya, à Xiahe, dans la province chinoise du Gansu. © Jean-Jacques Hublin, The Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, AFP

Cette illustration montre la reconstruction virtuelle d’une mandibule trouvée dans la grotte de Baishiya, à Xiahe, dans la province chinoise du Gansu. © Jean-Jacques Hublin, The Max Planck Institute for Evolutionary Anthropology, AFP

Cet ADN denisovien a subsisté à l’état de trace dans des populations actuelles d’Asie, notamment au Tibet et dans les régions environnantes. Les populations autochtones d’Australie et de Mélanésie sont celles qui en ont conservé le plus.

 « Pour que notre ancêtre Homo sapiens, en chemin pour coloniser l’Australie, ait rencontré ces Denisoviens, il a bien fallu qu’il y en ait ailleurs que dans l’Altaï, probablement dans une grande partie de l’Asie continentale », déclare à l’AFP le paléoanthropologue Jean-Jacques Hublin.

En voilà la preuve matérielle avec la mandibule chinoise. Le fossile provient de la grotte de Baishiya, un sanctuaire bouddhiste à Xiahe, dans la province chinoise du Gansu.

Une découverte importante et extraordinaire

C’est un moine qui a découvert la mandibule en 1980 et qui en a fait don au sixième « Bouddha vivant ». Ensuite transmis à l’université locale de Lanzhou, le fossile a sommeillé un certain temps jusqu’à ce que des chercheurs de l’université décident de l’étudier.

« Un beau matin, alors que j’étais en vacances, j’ai reçu un mail d’une collègue chinoise, Dongju Zhang, qui m’envoyait des photos de la mandibule. J’ai tout de suite vu que c’était quelque chose d’extraordinaire », raconte M. Hublin.

Un adolescent au menton fuyant

C’est un laboratoire de Taïwan qui s’est chargé de dater cette mandibule « extrêmement robuste, avec des dents de très grande taille ». Son propriétaire avait « le menton fuyant ». Elle est recouverte d’une croûte de carbonate, établissant qu’elle avait au minimum 160.000 ans. Cet âge minimal correspond à celui des plus vieux spécimens de la grotte de Denisova.

Une recherche d’ADN ancien sur la mandibule n’a rien donné.

Mais « l’analyse des protéines montre que la mandibule de Xiahe appartient à une population d’hominines proches des Denisoviens de la grotte de Denisova », souligne Frido Welker, de l’Université de Copenhague.

Découverte d'un fossile de l'homme de Denisova. © Simon Malfatto, AFP

Découverte d’un fossile de l’homme de Denisova. © Simon Malfatto, AFP

Les Denisoviens avaient un gène particulier

L’analyse morphologique de la mandibule permet de constater que l’individu partageait des caractéristiques anatomiques de l’Homme de Néandertal et de l’Homme de la grotte de Denisova. D’après ses dents, il s’agissait vraisemblablement d’un adolescent.

Jean-Jacques Hublin se réjouit: « Nous allons pouvoir comparer ce fossile à d’autres spécimens non identifiés des collections chinoises ».

L’extraction d’ADN ancien, sensible aux conditions environnementales, n’a pas fonctionné sur eux mais celle de protéines anciennes pourrait être plus fructueuse.

« Mon hypothèse, c’est qu’une bonne partie des fossiles chinois ou d’Asie de l’Est plus vieux que 50.000 ans et plus récents que 350.000 ans sont probablement des Denisoviens », poursuit-il avec enthousiasme. Avoir des êtres, quand même assez archaïques, qui vivaient sur le plateau tibétain à une telle altitude il y a 160.000 ans, c’est quelque chose que personne n’avait imaginé ».

Ils se sont adaptés à un environnement pauvre en oxygène

La présence d’humains, vivant en haute altitude sur le plateau tibétain il y a environ 30.000 à 40.000 ans, avait déjà été mise en évidence dans une étude publiée dans Science, en août 2018 : 

« Là, c’est quatre fois plus ancien et ce n’est pas un Homo sapiens moderne ! » s’exclame-t-il.

Cela démontre que les Denisoviens se sont adaptés à un environnement pauvre en oxygène et cela, bien avant qu’Homo sapiens n’arrive dans la région. Cela permet de comprendre pourquoi ils avaient un gène particulier pour respirer à haute altitude. Un gène que l’on retrouve d’ailleurs chez les habitants actuels du Tibet et des régions environnantes, qui possèdent un peu d’ADN venant des Denisoviens.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Une mandibule, trouvée à 3.300 m d’altitude, démontre que l’Homme de Denisova vivait sur le plateau tibétain il y a 160.000 ans.

  • Son analyse morphologique permet d’établir que l’Homme de Néandertal et de l’Homme de la grotte de Denisova partagent des caractéristiques anatomiques.

  • Une découverte d’importance majeure pour savoir à quoi ressemblait cette mystérieuse espèce disparue et découverte en 2010.

  • Cela démontre que les Denisoviens se sont adaptés à un environnement pauvre en oxygène bien avant l’arrivée de l’homme moderne dans cette région.

https://www.futura-sciences.com