Mira – Le rampeur


Mira est très connue au Québec, c’est une organisation formidable qui a l’origine éduquaient des chiens guide pour les non-voyants. Depuis, ils ont élargies les possibilités que des chiens puissent venir en aide a toutes sortes de handicaps. Aucun endroit public ne peut refuser un chien-guide ou un chien d’assistance que ce soit pour un adulte ou un enfant.
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Mira – Le rampeur

L’association canadienne Mira qui forme et donne des chiens de service à des personnes en situation de handicap, a publié une vidéo pour illustrer l’importance du travail de ces chiens.


Malgré la Charte des droits et libertés de la personne qui vise à les protéger, les bénéficiaires de chiens Mira sont régulièrement victimes de discrimination dans les lieux publics. Pourtant, refuser l’accès à quelqu’un en raison de son chien guide ou d’assistance, ça ne se fait pas.

Le Saviez-Vous ► Les chiens les plus héroïques, d’hier à aujourd’hui


Les chiens sont des animaux vraiment extraordinaires. Certains d’entre eux sont choisi pour subir un entrainement afin d’aider des personnes dans leur quotidien, que ce soit par la police, les malvoyants, pour acquérir plu d’autonomie … D’autres chiens sont naturellement des animaux aidant à leur façon.
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Les chiens les plus héroïques, d’hier à aujourd’hui

 

Nous sommes nombreux à considérer le chien comme l’animal domestique par excellence. Or, le meilleur ami de l’homme monte la garde et participe aux expéditions de chasse depuis des temps immémoriaux, et de nombreux chiens accomplissent aujourd’hui des tâches tout aussi essentielles.

Présentés en partenariat avec parasitepolice.ca – une ressource précieuse en matière de santé canine – voici cinq types de chiens qui méritent toute notre reconnaissance.

Les chiens les plus héroïques, d’hier à

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Les chiens policiers

Les corps policiers utilisent depuis longtemps des chiens pisteurs à l’odorat très développé afin de retrouver des fugitifs, des engins explosifs ou des personnes disparues. Figure emblématique de la brigade canine canadienne, Cloud II a contribué à capturer 123 fugitifs et à localiser de nombreuses personnes égarées. Après les attentats du 11 septembre 2001 à New York, des centaines de chiens similaires ont été utilisés afin de retrouver des survivants ensevelis sous les décombres. Malheureusement, plusieurs d’entre eux ont perdu la vie durant ces opérations de sauvetage.

Les chiens les plus héroïques, d’hier à

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Les chiens-guides

Les chiens-guides pour aveugles occupent une place de choix au classement des animaux les plus héroïques. Ce n’est qu’à partir des années 1920 que le mouvement des chiens-guides a pris son essor grâce aux efforts de la riche philanthrope américaine Dorothy Harrison Eustis. En faisant connaître ces animaux particulièrement efficaces, Mme Eustis a contribué à la fondation de nombreuses écoles spécialisées à travers l’Europe et les États-Unis. Grâce aux chiens-guides, les personnes atteintes de déficience visuelle bénéficient d’une autonomie accrue et peuvent mener une vie beaucoup plus enrichissante.

Les chiens les plus héroïques, d’hier à

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Les chiens d’assistance

Qu’ils viennent en aide à des personnes instables ou souffrant de stress post-traumatique, les chiens d’assistance sont de fidèles compagnons de convalescence. Depuis quelques années, certains d’entre eux sont même entraînés à calmer les crises et les comportements autodestructeurs d’enfants autistes.

Des tâches aussi stressantes ne peuvent être effectuées que par des animaux heureux et en bonne santé. Une bonne manière d’assurer leur bien-être est de les protéger des parasites internes et externes à l’aide de produits préventifs et d’examens réguliers chez le vétérinaire.

Les chiens les plus héroïques, d’hier à

GABRIEL OLSEN VIA GETTY IMAGES

Les chiens acteurs

Selon certains cinéphiles, la première apparition d’un chien au grand écran remonte à 1905 dans le film britannique Rescued by Rover. Il y a donc belle lurette que les héros à quatre pattes ont fait leur place dans l’industrie du divertissement. Il reste maintenant à savoir lesquels ont tenu les meilleurs rôles : Toto dans Le Magicien d’Oz ou Marley dans Marley et moi? À l’apogée du téléroman Frasier, le magazine Entertainment Weekly avait décerné à Eddie (Moose, de son vrai nom) le titre de «chien le plus célèbre de la télévision».

Les chiens les plus héroïques, d’hier à

MATTHEW PALMER VIA GETTY IMAGES

Les chiens de troupeau

Bien qu’ils ne soient plus aussi nombreux qu’autrefois, les chiens de troupeau (aussi appelés chiens de berger) sont encore utilisés pour rassembler le bétail. Certains chiens de race talonnent les chèvres et les moutons pour les convaincre de bouger. D’autres vont jusqu’à monter sur leur dos, tandis que les border collies se contentent de les fixer du regard pour parvenir au même résultat.

Que votre chien soit un compagnon de jeu ou un travailleur acharné, sa santé figure en tête de liste de vos priorités. Pour le protéger des parasites internes et externes, consultez le site parasitepolice.ca.

https://quebec.huffingtonpost.ca

Chien-guide refusé dans un resto: «Ça arrive tout le temps»


Me semble que toute personne qui travaille au public devrait savoir que les chiens d’assistance ont droit d’accompagner leur maitre peut importe si c’est un restaurant, un taxi, ou autre. C’est un droit qui est depuis plusieurs années acquis pour ces personnes. L’excuse qu’un chien serait dangereux dans un restaurant avec un plat chaud, me semble faible. Un enfant qui se lève subitement est tout aussi dangereux pour les serveurs. Devrait-on interdire les enfants ?
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Chien-guide refusé dans un resto: «Ça arrive tout le temps»

 

Diane Bergeron a déposé une plainte à la Commission... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Diane Bergeron a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse contre le restaurant Lyla, situé dans Parc Extension, après qu’une employée lui eut signifié que son chien-guide ne pouvait la suivre à sa table.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

SIMON-OLIVIER LORANGE
La Presse

Une femme non voyante de passage à Montréal a appris de manière abrupte que son chien-guide n’était pas le bienvenu dans un restaurant de Parc Extension.

Diane Bergeron et son chien guide

PHOTO MARTIN CHAMBERLAND, ARCHIVES LA PRESSE

Diane Bergeron raconte avoir été accueillie gentiment, vendredi dernier, par l’hôte à l’entrée du restaurant Lyla, rue Jean-Talon Ouest, mais qu’au moment de s’asseoir à sa table, son amie et elle ont été interceptées par une employée qui leur a signifié que le chien ne pourrait pas suivre sa maîtresse ni se coucher sous la table.

« Peu de gens le savent, mais ça nous arrive tout le temps », déplore-t-elle au téléphone.

La Loi sur les produits alimentaires prévoit pourtant que « toute personne qui accède à l’aire de service au public [où est exercée l’activité de restaurateur] peut être accompagnée d’un chien lui permettant de pallier un handicap ».

Au milieu du brouhaha de l’heure du dîner, les deux femmes ont argumenté avec l’employée, invoquant des précédents qui ont valu des amendes salées à d’autres restaurants, de même que la Charte des droits et libertés qui est claire au sujet des chiens-guides.

En guise de compromis, la serveuse a finalement proposé que l’animal attende dans le vestibule du commerce, précisant que cet espace était chauffé.

« J’étais debout au milieu de la place et personne ne disait rien pour me défendre. C’était embarrassant, humiliant », dit Diane Bergeron.

Rentrée à Ottawa quelques heures après l’incident, elle a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ).

LA LOI ET LA CHARTE

Aux yeux de la Commission, il n’y a pas de zone grise.

Dans sa documentation, elle cite la Charte des droits et libertés, qui s’applique « sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur […] le handicap ou l’utilisation d’un moyen pour pallier ce handicap ».

Le chien d’assistance (pour les personnes ayant un handicap moteur) et le chien-guide sont reconnus au nombre de ces « moyens » par les tribunaux, souligne la CDPDJ.

Sur son site web, la Commission rappelle notamment qu’en 2012, le Tribunal des droits de la personne a ordonné au restaurant montréalais La Caverne grecque et à un des serveurs de payer 6000 $ à une personne tétraplégique à qui on avait refusé l’entrée avec son chien d’assistance.

Dans un aide-mémoire produit à l’intention des restaurateurs à qui il délivre des permis d’exploitation, le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) mentionne aussi clairement les dispositions de la loi concernant les chiens-guides. Le respect ou non du règlement n’est toutefois pas susceptible de faire perdre un permis de restauration, les critères d’inspection étant strictement basés sur la salubrité des lieux.

L’Association des restaurateurs du Québec (ARQ) est elle aussi catégorique à ce sujet, et elle fournit régulièrement de la documentation à ses quelque 5600 membres pour les sensibiliser à cette cause. L’ARQ ne nous a toutefois pas précisé si Lyla figurait parmi ses membres.

LE RESTAURANT SE DÉFEND

Rencontrée par La Presse hier au restaurant, My Tam Phan, l’employée qui s’est opposée à Mme Bergeron, a affirmé qu’elle ignorait, au moment des faits, la loi obligeant les restaurateurs à accueillir les chiens-guides avec les personnes handicapées ou non voyantes.

« Une cliente incommodée par une allergie aux chiens a déjà dû partir en vitesse par le passé, alors nous avons décidé de ne plus les accepter », raconte My Tam Phan.

My Tam Phan assure toutefois avoir recueilli l’information nécessaire depuis et s’engage à se conformer à la loi à l’avenir.

Elle indique néanmoins qu’une salle à manger bondée, avec des serveurs qui transportent des soupes chaudes entre des tables peu espacées, n’est pas un environnement de choix pour un chien.

Bien qu’elle n’ait pas l’intention de prendre contact avec Diane Bergeron ou de lui offrir des excuses, elle assure que l’Ottavienne est la bienvenue dans son restaurant avec son chien si elle désire y manger de nouveau.

« On est loin de discriminer les gens, on veut satisfaire tout le monde », conclut-elle.

Et les taxis?

 

Selon Diane Bergeron, il n’est pas rare qu’un taxi refuse de la faire monter vu la présence de son chien, invoquant des raisons vaseuses ou passant carrément son chemin. Pourtant, pour ces cas, l’interprétation de la loi est la même que pour les restaurants. Le Règlement sur le transport par taxi de la Ville de Montréal reprend l’article de la Charte, et le Bureau du taxi assure qu’un chauffeur qui y contrevient commet une « offense grave » passible d’une sanction allant jusqu’à une révocation de son permis pour trois mois. Depuis un peu plus d’un an, le Bureau demande également aux chauffeurs de placer en évidence dans leur voiture un code d’éthique où figure en toutes lettres leur obligation d’accepter les passagers avec un animal d’assistance.

Plaintes pour discrimination liées aux chiens guides ou d’assistance*

  • 2013 : 14
  • 2014 : 9
  • 2015 : 19
  • 2016 : 15
  • 2017 : 22
  • Total : 79

* Nombre de dossiers ouverts par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse dans le domaine de l’accès aux services, transports et lieux publics

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Les chiens Mira font de petits miracles auprès d’enfants autistes


Dans les débuts de la fondation Mira, on entraînait les chiens-guides pour les non-voyants. Aujourd’hui, la fondation entrainent pour d’autres situations. Entre autre, les chiens semblent être un atout pour les enfants autismes. Reste encore, a éduquer les gens que les chiens-aidants devraient donc avoir l’accès partout où l’enfant va
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Les chiens Mira font de petits miracles auprès d’enfants autistes

 

Jules, âgé de 15 ans, avec sa chienne... (Photo fournie par la famille)

Jules, âgé de 15 ans, avec sa chienne Mira nommée Chaffee.

PHOTO FOURNIE PAR LA FAMILLE

STÉPHANIE MARIN
La Presse Canadienne

 

La Fondation Mira attribue désormais plus de 100 chiens par année à des enfants vivant avec un trouble du spectre de l’autisme et devrait atteindre un record de 125 guides canins en 2015.

Réorientant sa mission, l’organisme attribue de moins en moins de chiens à des personnes aveugles, puisque le besoin diminue. Par contre, les demandes de parents d’enfants autistes ne cessent d’augmenter.

Et pour cause: les chiens, souvent de gros toutous labernois, aident énormément les enfants, selon ceux qui participent au programme de la «Schola Mira», fait sur mesure pour les jeunes qui vivent avec un trouble de l’autisme.

«Le chien a aidé à surmonter bien des difficultés», estime Valérie Banville, dont le fils Jules a un chien Mira depuis six ans.

Mais surtout, «il est plus joyeux», constate sa mère, qui renouvellerait l’expérience sans aucune hésitation.

Car le chien aide sur plusieurs plans, notamment à réduire l’anxiété chez les enfants, mais aussi chez les parents, qui vivent souvent avec un stress très sévère, explique le psychologue et directeur de la recherche et du développement chez Mira, Noël Champagne.

«J’ai été assommé par les résultats», explique-t-il lorsque questionné sur l’efficacité des fidèles bêtes.

«Il y a une différence significative chez ceux qui ont un animal», affirme le psychologue qui a effectué des recherches en analysant la salive des membres de la famille, afin d’en mesurer les niveaux de stress.

Le sommeil est aussi un facteur important. Les enfants sont souvent aux prises avec des terreurs nocturnes et ont de la difficulté à dormir. Le chien les calme, et les mauvais rêves diminuent.

«Les enfants dorment mieux et donc les parents dorment mieux, fait valoir le psychologue. Certaines mères sont complètement épuisées, d’autres ne sortent plus de chez elles.»

Et parfois, des enfants qui ne parlaient pas du tout se mettent à le faire au contact de l’animal, pour l’apprivoiser.

L’autisme est caractérisé par des troubles persistants au niveau de la communication et de l’interaction sociale et se manifeste parfois par des comportements restreints ou répétitifs, d’intensité variable.

«Mais le chien n’est pas une panacée, ce n’est pas un remède miracle», prévient M. Champagne, notant que certains enfants n’ont pas de réaction particulière en présence d’un chien. Les bêtes ont toutefois changé la vie de bien des familles.

«Moi je trouve ça extraordinaire, ne serait-ce que pour travailler l’anxiété, juste de pouvoir apaiser l’enfant», commente Karine Martel, une orthopédagogue dont la spécialité est de travailler avec les enfants ayant un trouble du spectre de l’autisme.

Dans sa clinique Giraf à Longueuil, qui offre divers services aux familles, l’orthopédagogue a vu passer des petits aux prises avec des difficultés et a constaté des changements après l’arrivée des bêtes dans la vie de certains d’entre eux.

Jules, âgé de 15 ans, est l’un de ses élèves et il vient aux séances avec sa chienne Chaffee.

«Il n’aimait pas quand les gens étaient trop proches de lui ou le touchaient. Je ne pouvais pas mettre mon bras autour du dossier de sa chaise quand on travaillait ensemble. Depuis qu’il a le chien, il accepte plus la présence des autres proche de lui», dit-elle.

Mme Martel explique aussi que les jeunes vont dans certains cas à l’école avec leur animal. Cela leur permet de socialiser avec les autres enfants, qui, curieux, viennent voir leur petit propriétaire à la récréation et bavardent avec eux, dit-elle.

La mère de Jules, l’écrivaine Valérie Banville, le décrit comme un jeune homme très charmant et de bonne humeur. Plus jeune, il faisait des crises, avait des difficultés de langage, tolérait difficilement le bruit, et a aussi vécu une phase de frustration, surtout quand il a commencé l’école: il allait se cacher dans les toilettes à la maternelle. Maintenant, les progrès sont tangibles, dit-elle, mais il n’a par contre pas vraiment de copain.

«C’est triste de voir un enfant qui n’a pas d’ami», souligne-t-elle doucement.

La plus grosse différence depuis l’arrivée de Chaffee?

«Il est devenu vraiment plus joyeux, comme s’il trouvait un ami qui l’attendait après l’école», rapporte Mme Banville.

Mais aussi, «ça le rassure, le calme et diminue le stress», explique sa mère. Avant, il ne voulait même pas s’asseoir sur la chaise du dentiste, donne-t-elle en exemple.

Et puis, comme c’est Jules qui s’occupe du chien et le nourrit, «cela lui fait une responsabilité et ça le valorise. Et ça le fait se sentir spécial», ajoute-t-elle.

Chaffee, une labrador blonde, facilite les sorties en famille, au restaurant ou ailleurs, dit Mme Banville.

«C’est comme si elle est la cheerleader.»

Les parents ont la garde partagée de l’adolescent. Il va de chez un à l’autre, avec Chaffee:

«Le chien offre une stabilité, dans les deux endroits», ce qui est un plus pour ces enfants qui ont besoin de routine et de constance.

Mais tout n’est pas facile pour les parents. La formation du chien prend du temps et représente un grand engagement pour les familles. La fondation Mira les entraîne, mais un parent doit passer au moins une semaine, 24 heures sur 24, à la «Schola Mira». Et après, le chien ne peut être laissé seul: si l’enfant ne peut l’amener à l’école, par exemple, il se retrouvera dans le bureau de papa ou de maman le jour!

Sans Chaffee, «quelque chose aurait manqué», dit spontanément la mère de Jules.

Elle admet toutefois ne pouvoir départager à quoi le progrès de son fils est dû, entre le travail des parents, des spécialistes, les efforts de Jules lui-même et la présence réconfortante du chien.

Le programme pour les enfants autistes, qui existe depuis 2003, est encore méconnu malgré les efforts. Et des commerçants refusent l’accès aux familles avec le chien – pourtant bien identifié – car ils ne comprennent pas son rôle, ayant l’habitude de faire des exceptions pour les non-voyants uniquement.

Méconnu auprès de la population, le programme ne l’est pas auprès des parents: il y a une liste d’attente d’environ 18 mois.

Selon M. Champagne, le nombre de cas d’autisme a monté en flèche ces dernières années. «Une catastrophe, dit-il. Du jamais vu.»

Et il a ainsi deux fois plus de demandes que la capacité de Mira à former et attribuer des chiens.

«On devrait pouvoir diminuer les délais», ajoute M. Champagne, confiant, précisant que le nombre de chiens donnés à de jeunes autistes a déjà doublé, n’étant que de 50 il y a quelques années.

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Le Saviez-Vous ► 10 métiers de chiens


Les chiens ne sont pas juste des animaux de compagnie, ils sont réputés pour aider l’homme à diverses tâches, certaines races sont plus prédisposées à accomplir des tâches précises.
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10 métiers de chiens

Traîneau à chiens

Ils sont enjoués, affectueux. Ils réclament votre attention quotidienne. On parle bien sûr des chiens. Mais certains représentants de la race canine sont au service de l’homme. Ils travaillent de longues heures sans jamais réclamer de salaire, sauf peut-être une caresse et une petite friandise. On parle des chiens d’utilité.

Le chien guide

 

Chien guide

Peut-être le plus connu. Le chien guide aide les personnes à mobilité réduite et les non-voyants à se déplacer dans leur environnement, voire dans la rue. Dressé pour servir, il est toujours attentif à son environnement et évitera des situations fâcheuses, en plus de guider son maître à bon port. Au Canada, trois races sont privilégiées pour jouer ce rôle : le labrador retriever, le labernois et le bouvier bernois. Mais des représentants d’autres races peuvent devenir chiens guide, à condition d’être bien dressés.

Le chien de compagnie

 

Chien de compagnie

Ici, toutes les races, ou presque, sont les bienvenues. On parle de chiens dociles et affectueux, qui peuvent aider leurs maîtres… Ils sont généralement sommairement dressés et rendront de menus services. Ils deviendront même des confidents. Parfois, la relation humain-animal est tellement étroite que la bête n’hésitera pas à mettre sa vie en péril pour sauver celle de son protecteur.

Le chien policier

 

Chien policier

Ce sont des chiens qui, généralement, sont dressés pour détecter des explosifs, de la drogue, des produits inflammables (après incendie), voire immobiliser des suspects lors d’une chasse à l’homme. Après entrainement, on leur confie des missions spécifiques. Ce sont souvent de véritables enquêteurs à quatre pattes qui  rendent de fiers services à la société. Les bergers allemands, belges et de Beauce, les dobermans, les rottweilers et le golden retriever sont particulièrement adaptés pour ces missions.

Le chien de recherche et de sauvetage

 

Chien de sauvetage

Ce chien, comme son nom l’indique, sera mis à contribution lors de disparition de personnes (en forêt et en mer, par exemple), ou lors d’effondrement, de catastrophes naturelles ou de séismes. Ils ont pour mission de retrouver des personnes égarées ou enfouies sur des débris. À maintes reprises, les médias ont démontré leur efficacité. Golden retriever, labrador et berger allemand sont souvent utilisés. Mais le prérequis est d’avoir un bon odorat.

Le chien d’avalanche

 

Chien d'avalanche

Il n’est pas donné à tous de se tremper le museau dans la neige pour retrouver une personne enfouie sous la neige. Le chien d’avalanche est souvent un berger allemand ou un malinois. Héliporté sur les lieux de l’avalanche, il se mettra rapidement à la recherche de victimes et, dès qu‘il en localise une, il se met à aboyer, remue la queue et gratte la neige.

Le chien de garde

 

Chien de garde

Sélectionnés parmi les grands chiens de berge (allemands, belges), les dogues, les dobermans ou les rottweilers, les chiens de garde ont pour mandat de protéger un lieu, une personne, contre des individus mal intentionnés. Leur utilisation est règlementée dans certains pays et de nombreuses nations en comptent dans leurs rangs militaires. En général, ils sont entièrement dédiés à la tâche qui leur est confiée et ils n’hésitent pas à se montrer menaçants, si la situation le commande.

Le chien d’attelage

 

Traîneau à chiens

Même si de nombreux grands chiens peuvent tirer un traîneau ou un kart, le husky est particulièrement adapté à cette tâche. Il tirera, parfois sur de longues distances, un traîneau pour transporter personne et objets à bon port. Il semble infatigable et s’adapte à des températures très basses. Mais ne deviens pas chien de traîneau qui veut. Il faut que la bête ait un grand sens social face à ses congénères. Quand on mène une personne, ce n’est pas le moment de se battre… entre chiens.

Le chien de chasse

 

Chien de chasse

Celui-là, ça fait longtemps qu’il travaille. Les familles des terriers, les teckels, les chiens d’élan, et les laïkas, pour ne nommer que celles-là, sont bien adaptées à cette tâche. Leur mission consiste à traquer une bête pour l’amener à portée de tir des chasseurs ou de rapporter le gibier tué par un chasseur. Et chaque race à sa spécialité.

Le chien de guerre

 

Chien de guerre

Son usage a changé avec le développement de la technologie, mais le chien de guerre est utilisé depuis l’Antiquité. On l’emploie ces grands chiens comme  chien de combat, de garde, comme « facteur » pour transporter le courrier, comme pisteur ou détecteur d’explosifs. Les Russes ont même employé des chiens pour détruire des tanks. Mais leur méthode était pour le moins barbare. À chaque tentative de détruire un tank ennemi, une bête était sacrifiée.

Le chien de berger

 

Chien de berger

Lui aussi est mis à contribution depuis des millénaires. Le chien de berger garde les moutons, les rassemble et les protège contre certains prédateurs. Ils sont de moins en moins utilisés, mais de nombreuses espèces peuvent accomplir cette mission avec succès.

Le chien truffier

 

Chien truffier

Lui, il a une tâche agréable. Comme son nom l’indique, il cherche des truffes enfouies dans la terre. Il a donc l’odorat particulièrement formé pour détecter les produits sucrés. Il ne faut donc pas le récompenser en lui donnant du chocolat… Mais il aura besoin de beaucoup d’eau.

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Thérapie assistée par l’animal: quand les animaux nous font du bien


La zoothérapie n’est pas nouvelle, mais il avait perdu du terrain quand la médecine a fait de grands pas. Aujourd’hui, les spécialistes voient de plus en plus l’intérêt d’utiliser les animaux surtout avec les personnes atteintes de maladies mentales et aussi les troubles de comportement comme chez les autismes,  que les chiens et les chevaux peuvent leur venir en aide. Et même pensent-on que les interactions entre l’enfant et l’animal serait bénéfique pour les deux
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Thérapie assistée par l’animal: quand les animaux nous font du bien

 

Credit Photo : Society for the prevention of Cruelty to animals - LosAngeles

Credit Photo : Society for the prevention of Cruelty to animals – LosAngeles

 

La thérapie assistée par l’animal, une pratique de plus en plus utilisée en santé.

La zoothérapie, vous connaissez? Composé du préfixe «zỗion» en grec ancien signifiant animal et de «therapeía» pour cure, cette discipline vise à tirer parti des bienfaits thérapeutiques apportés par les liens sociaux entre certains animaux et l’être humain. Pour autant, «la zoothérapie n’est pas un traitement mais un accompagnement vers un mieux-être», comme le mentionne la Corporation des zoothérapeutes du Québec. Également appelée «thérapie assistée par l’animal» (TAA), voici donc une mise en contexte de cette pratique de plus en plus répandue dans une perspective d’innovation en santé. Ce billet vient compléter notre dossier  »Animaux et santé ».

Les liens sociaux entre les animaux et les êtres humains, une relation de longue date

Il faut remonter à une période reculée dans l’histoire des hommes pour trouver les prémices d’une relation privilégiée entre des animaux et des peuplades nomades, bien avant les débuts de sédentarisation de notre espèce. Des recherches tendent en effet à montrer qu’il y a 33 000 ans, des peuplades ont développé un début de relation étroite avec des chiens sauvages descendants des loups . Plus tard, vers 12 000 avant J-C, on a retrouvé des sépultures dans lesquelles des chiens étaient enterrés avec des êtres humains, signe que les canidés étaient parfois traités comme des êtres méritant une place aux côtés des défunts.

Dès lors, les liens sociaux privilégiés entre certaines espèces et Homo sapiens n’ont cessé de s’étoffer, à tel point que le chien est par exemple qualifié de nos jours de «meilleur ami» de l’homme. Cependant, d’autres espèces occupent elles aussi une place privilégiée à nos côtés depuis également plusieurs millénaires. De façon bien sûr non exhaustive, on peut citer les chats, les chevaux, les oiseaux ou encore les grands singes.

La lente prise de conscience des bienfaits des relations sociales avec les animaux

Malgré les lents rapprochements entre notre espèce et certains animaux, ces derniers ont longtemps été confinés exclusivement à des rôles ingrats ou tout simplement comme pourvoyeurs de nourriture. Il faudra attendre le début des années 1700 avec l’avènement du Siècle des Lumières pour voir apparaître des changements dans la perception des animaux par le public. L’être humain descendait alors de quelques marches sur l’escalier séparant le monde animal de Dieu.

Ces changements se caractérisaient par «une augmentation de l’empathie envers les animaux et la nature ainsi qu’une atténuation de la vision anthropocentriste qui caractérisa le Moyen-Âge et la renaissance» telle que l’a décrit l’historien Joyce Salisbury dans son livre The Beast Within : Animals in the Middle Ages.

Les maladies mentales comme terrain privilégié de la thérapie assistée par l’animal

On attribue à un quaker anglais du nom de William Tuke l’idée que des patients souffrant de problèmes mentaux puissent améliorer leur capacité de socialisation et de concentration en développant des relations avec des animaux. En 1796, Tuke ouvre le York Retreat, un établissement réservé au traitement des maladies mentales et au sein duquel les méthodes conventionnelles de l’époque (inhumaines dans la grande majorité des cas) sont oubliées au profit de pratiques innovantes, dont celle de permettre aux malades de déambuler dans les jardins tout en interagissant avec des animaux comme des lapins, des oiseaux de proie ou des animaux de basse-cour comme des oies.

Même si l’idée d’avoir recours à des animaux pour améliorer la santé de certains patients a en premier lieu été expérimentée avec des individus souffrant de troubles mentaux, la thérapie assistée par l’animal est de nos jours de plus en plus pertinente dans les cas de troubles du développement et du comportement. Les effets bénéfiques de la TAA sont de plus en plus corroborés par des études scientifiques récentes qui attestent d’un effet quantifiable sur certains marqueurs physiologiques.

Les animaux et la réduction du stress chez les enfants atteints du trouble du spectre de l’autisme.

Le trouble du spectre de l’autisme (TSA) «est le résultat de problèmes médicaux qui ont comme conséquence l’apparition de troubles graves et envahissants du développement chez les très jeunes enfants. Le TSA n’est pas une maladie ment, le et n’est en aucun cas relié à des problèmes psychologiques.»

Les symptômes liés au TSA sont nombreux, mais de façon générale il s’agit de troubles de socialisation incluant des crises ou des peurs inhabituelles. Chez les enfants autistes, réussir à contrôler le niveau de stress est très important. C’est là que les animaux et plus particulièrement les chiens ou les chevaux entrent en scène. De récentes études ont montré que les enfants autistes accompagnés de chiens d’assistance développent une diminution de leur taux de cortisol réactif, une hormone sécrétée en permanence par les glandes surrénales de notre corps, mais qui peut atteindre des niveaux élevés en cas de présence d’un agent stressant. Ainsi, dans le cadre d’une étude menée auprès de 42 enfants autistes, une équipe dirigée par Sonia Lupien (neuropsychiatre et directrice scientifique à l’Institut Universitaire de santé mentale de Montréal) a démontré une diminution du taux de cortisol chez les enfants grâce à la présence des chiens guides (issus de la Fondation Mira). Les familles ont pu constater une amélioration du sommeil et une diminution de la fréquence et de l’intensité des crises chez les enfants qui ont participé à l’étude. L’émission de vulgarisation scientifique Le Code Chastenay a d’ailleurs réalisé ce reportage qui explique très bien les résultats de cette étude.

Comme mentionné plus haut, il existe également des effets bénéfiques sur les taux de cortisol réactifs des enfants autistes mis en contact avec des chevaux, plus particulièrement dans le cas de pratiques équestres. Dans ce cas, on parle d’«hyppothérapie».

Il est important de mentionner qu’on a d’abord fait appel aux chevaux pour aider à la «diminution de troubles du mouvement associés à plusieurs pathologies neurologiques et neuromusculaires.» C’est ce que mentionne une étude publiée en 2012 dans la revue Neurochemichal Journal.

L’équipe regroupant plusieurs chercheurs de l’Université d’Estrémadure en Espagne a effectué des relevés salivaires immédiatement après que des enfants de 8 à 16 ans atteints de TSA eurent effectué une session équestre consistant en un rapprochement avec le cheval, un parcours dans lequel les enfants devaient donner des ordres simples à l’animal et finalement en descendre tout en enlevant le harnais et en interagissant une nouvelle fois avec l’équidé. En montant sur les chevaux, les enfants voyaient une forte diminution de leurs gestes répétitifs et de leur comportement altérés. Surtout, le taux de cortisol réactif a également diminué chez les enfants après avoir interagi avec les chevaux. L’article publié est disponible ici.

Des résultats bénéfiques évidents, mais une prudence scientifique nécessaire dans certains cas.

Il est important de mentionner qu’il existe des voix discordantes quant aux bienfaits de la TAA. Il est en effet maintenant démontré grâce à l’analyse de marqueurs physiologiques que les troubles du développement et du comportement peuvent être réduits en faisant appel à l’effet calmant de certains animaux comme les chiens d’assistance ou les chevaux. Cependant, selon certains spécialistes, il reste encore à étudier si l’interaction avec des animaux chez des personnes possédant certains troubles est susceptible d’avoir des effets bénéfiques sur leur santé.

Finalement et comme le mentionne Sonia Lupien dans le reportage du Code Chastenay, les enfants autistes développent une symbiose avec l’animal, ce qui laisserait penser que les animaux eux-mêmes bénéficieraient des interactions avec les enfants.

 

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Un héros à 4 pattes : ce chien guide a sauvé la vie d’un bébé


C’est une histoire qui a bien fini, mais qui aurait pu être un drame. Je pense important de respecter le travail des chiens guides. Ce chien a été entrainer pour aider sa maitresse, il s’est surement senti comme un devoir de protection envers un bébé
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Un héros à 4 pattes : ce chien guide a sauvé la vie d’un bébé

 

Crédits photo : Daily Mirror

Par Sophie Le Roux 

Ce beau Labrador noir, chienne guide d’aveugle, a sauvé la vie de sa maîtresse et de son bébé, alors qu’une voiture était sur le point de percuter le landau de l’enfant.

Jessica sortait d’un parking avec son fils et son chien guide, lorsque le fidèle et dévoué animal s’est jeté sur la poussette pour la pousser sur le trottoir. La jeune femme malvoyante, elle, a été touchée par la voiture, et projetée en l’air.

« Je suis très fière d’elle »

 

« Juste avant que je sois percutée, Jet a enlevé son harnais de ma main, et poussé le landau. La poussette a basculé, mais Jacob était hors de danger. Elle a réagi très rapidement. Jet était inquiète pour moi, mais une fois qu’elle a léché mon visage, et vérifié que j’étais consciente, elle allait très bien«  raconte Jessica.

« Ce qu’elle a fait était extrêmement courageux, et je suis très fière d’elle«  confie Jessica au Daily Mirror

L’accident a eu lieu devant le cabinet d’un vétérinaire, à Manchester en Angleterre.

« Cela montre à quel point ces chiens sont importants. Jet a prouvé qu’elle faisait passer la sécurité de sa famille avant la sienne«  souligne le docteur Caroline Purnell, qui s’est précipitée pour venir en aide à Jessica.

Les chiens guides, des soutiens si précieux

 

Cette dernière se remet doucement de l’accident chez elle, auprès de son bébé et sa merveilleuse chienne.

« Jet est entraînée pour m’aider, mais elle n’est pas préparée à ce genre de choses. Je ne veux pas penser à ce qui aurait pu se passer si elle n’avait pas fait ce qu’elle a fait« .

Cette belle histoire nous montre à quel point les chiens guides sont précieux pour ceux qu’ils accompagnent au quotidien. Chose que la FFAC (Fédération Française des Associations de Chiens guides d’aveugles) n’a pas manqué de rappeler ces derniers jours, alors qu’elle organisait pour la deuxième année consécutive la Semaine du chien guide d’aveugle.

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