Coiffure: le choix des cheveux blancs


C’est par expérience que je mets ce billet. J’ai commencé à avoir des cheveux blancs vers l’âge de 18 ans. En vieillissant on aurait dit que j’avais des mèches, puis un jour j’ai commencé a me teindre les cheveux pendant plusieurs années. Misère ! Au bout de 3 semaines, il y avait les repousses qui étaient plus apparentes. Alors le choix de les laissés naturelle a été une bonne décision et une économie ! Pourquoi, qu’on veut absolument cacher ce qui est naturelle, des publicités que la femme se doit de rester jeune jusqu’au bout des cheveux, la panique de la repousse. Pis quoi encore ! Même les hommes sont touché par cette mode de cacher se blanc. Dans l’article, il est dit que cela aussi dépend du travail de la femme. Ah oui et pourquoi ! Pourquoi la couleur naturelle des cheveux gris ou blancs seraient un obstacle ? Pour l’apparence ? Et qui décide que l’apparence dans certaines professions que la femme ne doit pas avoir les cheveux blancs ?
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Coiffure: le choix des cheveux blancs

 

L'actrice Helen Mirren... (PHOTO ANGELA WEISS, Agence France-Presse)

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L’actrice Helen Mirren

PHOTO ANGELA WEISS, AGENCE FRANCE-PRESSE

OLIVIA LÉVY
La Presse

Oseriez-vous abandonner la coloration et laisser les cheveux blancs devenir graduellement majoritaires sur votre tête ? Faut-il être plus courageuse que la moyenne ? Ne pas avoir peur de vieillir ? En finir avec la teinture, ou encore suivre la tendance du retour au naturel ?

L'actrice Jamie Lee Curtis... (Photo Chris Pizzello, archives Associated Press) - image 1.0

L’actrice Jamie Lee Curtis

PHOTO CHRIS PIZZELLO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine... (Photo Denis Balibouse, Reuters) - image 1.1

La directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde

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De plus en plus de personnalités assument leurs cheveux blancs : Helen Mirren, Glenn Close, Jamie Lee Curtis, Diane Keaton, la directrice générale du Fonds monétaire international Christine Lagarde et la première ministre britannique Theresa May. Plus près de nous, il y a entre autres Marie Laberge, Louise Latraverse et Louise Forestier. Pour les femmes, arrêter de se teindre les cheveux n’est pas une décision à prendre à la légère.

Le plus difficile est la transition, et le processus peut être long. La journaliste et romancière française Sophie Fontanel en témoigne dans son livre Une apparition, dans lequel elle raconte sa transformation lorsqu’elle a décidé, à 53 ans, d’arrêter la coloration.

« Je fais un métier d’image, et le plus difficile a été d’assumer cette phase de transition, d’avoir les cheveux à moitié blancs et bruns ; une allure zébrée, car lorsque la racine blanche repousse, on a l’impression d’être sale et de se laisser aller », dit celle qui qualifie sa chevelure de « blande » (blanche en version blonde).

DÉJOUER LA PÉRIODE DE TRANSITION

Il est possible de faire autrement que de laisser pousser pendant deux ans ses cheveux blancs.

« On peut les couper ou les colorer en faisant des mèches dans des teintes plus claires pour harmoniser les repousses blanches avec le reste des cheveux », explique Alvaro, copropriétaire du salon Alvaro Coiffure.

Celui qui est coiffeur depuis 40 ans estime que la société est plus ouverte aujourd’hui aux cheveux blancs qu’il y a 10 ans. Il prévient cependant les femmes qu’il faut qu’elles soient prêtes à passer au blanc.

« Le blanc est lumineux et peut être majestueux, mais je vois beaucoup de femmes qui hésitent, qui ont peur de ce changement. Je les encourage à le faire. »

Alvaro conseille d’utiliser un bon shampoing pour cheveux argentés, car les cheveux blancs peuvent jaunir. Il confie qu’il s’est lassé, lui aussi, de la teinture.

 « Je suis très heureux d’être blanc à 60 ans. »

Guylaine Martel, directrice artistique chez L’Oréal Professionnel, est dans le métier depuis 34 ans. Elle remarque qu’il y a une mode de la coloration « silver » ou « gris métallisé » chez les jeunes de 18 à 28 ans.

Pour ce qui est des femmes plus mûres, elle indique que ce retour aux cheveux blancs touche une minorité de femmes.

« Je dirais que plus de 85 % des femmes qui essaient le blanc reviennent à la couleur, et il faut ouvrir le salon un dimanche, car il y a urgence », dit-elle.

Elle pense qu’il faut vraiment avoir une belle texture de cheveux pour les laisser blancs.

« Le cheveu blanc peut pousser crépu, hirsute, et être de mauvaise qualité, ou au contraire être très soyeux. »

Elle met en garde contre les chevelures sans relief.

« Les cheveux longs et gris peuvent être ternes, ce ne sera pas beau au teint du visage, et ça va vieillir. »

« UNE LIBÉRATION ! »

Sophie Fontanel découvre pour sa part que les cheveux blancs qui apparaissent sont tout simplement magnifiques.

« Le cheveu était tout neuf, très brillant, il prenait tous les reflets et accrochait la lumière, c’était une bonne surprise. »

Elle a pourtant tout entendu :

« J’aimerais avoir ton courage. » « Je le ferai quand mes enfants seront grands. » « Je n’ai pas encore renoncé à tout, alors je ne peux pas avoir les cheveux blancs. » « J’ai peur que les hommes n’aiment pas. »

Lina Vandal, 65 ans, a les cheveux blancs depuis 10 ans et regrette de ne pas avoir osé le changement plus tôt.

« Quand j’ai pris la décision, mon mari m’a dit : « Ne fais pas ça, ça va te vieillir, je ne suis pas prêt. » Comme si dans sa tête, du jour au lendemain, c’était un coup de vieux assuré. Les cheveux blancs sont encore associés à la vieillesse », explique-t-elle.

Elle a reçu beaucoup de compliments et a même été recrutée par une agence de mannequins.

« Je fais des photos et j’ai des contrats de publicité uniquement parce que j’ai les cheveux blancs et que c’est une particularité. Je les assume, mais pour être très franche, si mes cheveux blancs ne m’allaient pas au teint et au visage, j’aurais changé », dit-elle.

« J’ai rajeuni ! C’est une libération ! », lance Mitsou Plourde, 46 ans. Elle s’est souvenue qu’elle avait le choix.

« Je vivais entre deux rendez-vous chez le coiffeur tous les mois, car j’allais faire ma couleur comme j’allais faire mon épicerie. Je ne me posais même pas la question », dit celle qui, depuis deux ans, a les cheveux ambrés.

Tout le monde lui disait : « Tu es trop jeune pour avoir les cheveux blancs. Pas avant 55 ans ! » « Parce qu’il y a un âge minimum pour les cheveux blancs ? J’avoue que ça a été un élément déclencheur. »

À 37 ans, Marie-Claude Audet n’a jamais caché ses cheveux poivre et sel, qu’elle porte courts.

« J’ai des cheveux blancs depuis que j’ai 18 ans, car on n’a pas une bonne génétique là-dessus, dans la famille, dit-elle. Je suis quelqu’un de très naturel, je ne me maquille presque pas, et je trouve que ça me donne un petit air sage et sexy en même temps. »

L’IMAGE PROJETÉE

Madeleine Goubau, chargée de cours à l’École supérieure de mode ESG UQAM, observe que les modèles de femmes aux cheveux blancs sont plus nombreux.

« Ce sont des femmes dont la reconnaissance vient de leur expérience et de leur crédibilité et non pas de leur simple beauté. On valorise ce qu’elles ont accompli et ce qu’elles ont à dire, et dans ce contexte, les cheveux blancs prennent toute leur place », analyse-t-elle. Sophie Fontanel pense au contraire que trop peu de femmes sont médiatisées et valorisées pour leur chevelure blanche. « Au cinéma, on ne tombe jamais amoureux d’une femme aux cheveux blancs, sauf dans Harold and Maude [film américain de 1971]. »

Madeleine Goubau convient cependant qu’il faut être réaliste, car tout dépend de la profession et de l’âge de la femme.

« C’est certain que si on voit Kate Winslet avec des cheveux blancs, on se posera des questions, alors que pour Judi Dench, on trouvera ça normal. On accepte les cheveux blancs d’une musicienne un peu grano, alors que ce sera bien plus difficile pour une comédienne de 45-50 ans. » 

Marie-Claude Audet pense aussi que tout dépend du milieu dans lequel on travaille.

« Moi, je suis chef de cuisine, c’est un environnement très ouvert où l’apparence n’est pas au centre de nos préoccupations. »

La société nous conditionne-t-elle à incarner une image de femme jeune ?

« Oui, répond sans hésitation Mitsou Plourde. C’est très fort dans notre inconscient, le fait de vouloir être une mère en forme, le désir de plaire, l’importance du regard et du jugement des autres, mais finalement, je me dis que les hommes qui passent au-dessus de mes cheveux blancs seront les plus intéressants. »

« Où est le problème à ne pas faire jeune ? s’interroge Sophie Fontanel. Il n’y a pas de honte à avoir l’âge qu’on a. » Une chose est sûre, c’est qu’elle se fait désormais remarquer. « Les cheveux longs et blancs, c’est une revendication, une éloquence. J’adore ça ! C’est presque un projet de vie que de s’aimer soi-même », affirme l’écrivaine. Elle pense qu’il y a d’autres choses à faire que de se teindre les cheveux, comme « être coquette, bien s’habiller, ne pas râler tout le temps et toujours dire que tout était mieux avant ».

Depuis qu’elles ont les cheveux blancs, Lina Vandal et Mitsou Plourde pensent surtout qu’il est important pour leurs filles d’avoir des modèles différents de femmes de leur âge.

« Je veux que mes filles voient que vieillir n’est pas un fléau, ça fait partie de la vie, c’est un privilège, je suis en forme, en santé, et je suis fière de l’âge que j’ai », conclut Lina Vandal.

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Le Saviez-Vous ► Vrai ou faux. Dix mythes expliqués


Au fil du temps, on lance des énoncés en donnant des conseils ou des affirmations erronées sur les cheveux, les soins de la peau, et autres. Reste qu’il faut départager le vrai ou le faux
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Vrai ou faux. Dix mythes expliqués

 

Les croyances populaires en beauté sont nombreuses : il ne faut jamais arracher ses cheveux blancs, le dentifrice fait disparaître les boutons, il n’est nécessaire d’appliquer de la crème que l’été… Nous avons demandé à deux spécialistes d’en démystifier 10.

OLIVIA LÉVYLA PRESSE

SI ON ARRACHE 1 CHEVEU BLANC, 20 VONT REPOUSSER

Faux

« Un cheveu blanc, c’est une dépigmentation, alors ce n’est pas en arrachant un cheveu que d’un seul coup, les autres vont se mettre à pousser, explique Lyette Bélanger, artiste portfolio chez L’Oréal Professionnel et copropriétaire du salon Funky Toque. Si toutefois d’autres cheveux deviennent blancs, c’est que dans cette région, il y a une dépigmentation qui s’effectue. Avec les années, les cheveux deviennent graduellement blancs, c’est héréditaire, on ne peut rien y faire. Par contre, ce que j’ai pu observer chez celles qui arrachent leurs cheveux blancs, c’est qu’ils repoussent d’une drôle de manière, ils frisottent, comme si le cheveu blanc avait été traumatisé et pousse en frisottant. Je vous dirai que de manière générale, il ne faut pas arracher ses cheveux, qu’ils soient blancs ou pas ! »

LE DENTIFRICE FAIT DISPARAÎTRE LES BOUTONS

Faux

« Utiliser du dentifrice pourrait avoir des conséquences dommageables pour la peau, indique Ariane Beaulieu-Sirois, formatrice régionale pour Vichy. Il y a des ingrédients dans le dentifrice qui vont assécher les boutons et les ingrédients antibactériens ne vont pas les soigner. Il y aussi le fluor qui pourrait créer des rougeurs et des irritations de la peau tout comme les agents blanchissants qui pourraient avoir un effet néfaste sur la peau. »

SE LAVER LES CHEVEUX TOUS LES JOURS N’EST PAS BON POUR NOS CHEVEUX

Vrai

« Il faut laisser le sébum naturel revenir sur le cuir chevelu. C’est le meilleur traitement pour nos cheveux, assure Lyette Bélanger. Si on se lave les cheveux tous les jours, on ne laisse pas la nature suivre son cours normal, on va les assécher. Je conseille toujours de se faire un shampoing tous les deux ou trois jours. Pour ceux et celles qui s’entraînent et qui transpirent tous les jours, il est préférable d’utiliser un shampoing plus doux et hydratant qui va renforcer les cheveux. »

IL FAUT CHANGER DE CRÈME AU BOUT D’UN CERTAIN TEMPS PARCE QUE NOTRE PEAU S’Y HABITUE ET LA CRÈME NE FERA PLUS EFFET

Faux

« L’efficacité d’une crème n’est pas du tout reliée à son accoutumance », affirme Ariane Beaulieu-Sirois. C’est notre peau qui va changer à travers les années et les saisons. « Par exemple, l’hiver, la peau est plus sèche et on a besoin de l’hydrater davantage. Ce qu’il faut savoir, c’est que l’âge a un impact majeur sur la peau tout comme le stress et les changements hormonaux. La peau est un organe vivant, elle va réagir aux agressions extérieures. Si une femme utilise la même crème pendant six ou sept ans et qu’elle comble tous ses besoins, c’est parfait. Il faudra en changer seulement si on juge qu’on a besoin d’un soin plus adapté. »

MON CONJOINT PEUT UTILISER MES CRÈMES

Vrai, mais…

« Il pourrait les utiliser, mais la crème ne sera pas adaptée, car la peau des hommes est 15 à 20 % plus épaisse que celle des femmes, et moins sensible, indique la formatrice régionale pour Vichy. Ils ont plus d’eau et de fibres de collagène, ce qui fait en sorte que leurs premiers signes de vieillesse apparaissent plus tard. Leur peau est grandement régulée par la testostérone et est souvent sujette à une surproduction du sébum, d’où le fait que les adolescents ont généralement plus d’acné. Un bon nettoyant, non comédogène, est approprié pour les hommes. »

IL NE FAUT JAMAIS DORMIR MAQUILLÉE

Vrai

« Il faut toujours se nettoyer le visage avant de se coucher surtout si vous étiez maquillée, car le maquillage obstrue les pores de peau. La nuit est le moment où la peau se régénère le plus. Pendant la journée, notre peau est en mode défense et la nuit, elle se régénère. Si elle n’est pas démaquillée, la peau ne respirera pas pendant la nuit », résume Ariane Beaulieu-Sirois.

À 25 ANS, JE SUIS TROP JEUNE POUR APPLIQUER UN SOIN ANTI-ÂGE

Faux

« Il n’y a rien de négatif à commencer à prendre un soin anti-âge dès la mi-vingtaine. Les résultats seront moins visibles, car la peau est encore très ferme et moins terne à cet âge, mais il est préférable de commencer plus tôt que plus tard, estime Ariane Beaulieu-Sirois. Dans une crème anti-âge, il y a une forte concentration d’acide hyaluronique, qu’on a naturellement dans notre peau. Dès 25 ans, le teint de la peau, sa fermeté et son élasticité commencent à décliner. Les ingrédients contenus dans une crème anti-âge seront bénéfiques pour la peau d’une femme de cet âge. »

IL N’EST NÉCESSAIRE D’APPLIQUER DE LA CRÈME SOLAIRE QUE L’ÉTÉ

Faux

« Tout le monde pense que les soins solaires ne s’appliquent que l’été. C’est faux ! Il faut en porter toute l’année, lance la formatrice régionale pour Vichy. Les rayons UVB sont responsables des coups de soleil, mais les rayons UVA sont les plus dommageables pour le vieillissement de la peau et les taches pigmentaires. L’hiver, 80 % des rayons sont reflétés par la neige. On ne s’en rend pas compte car on ne bronzera pas, mais il faut absolument que la peau soit protégée. Dans la crème de jour, il y a souvent une protection FPS de 15, c’est une protection que je qualifie d’urbaine, ça suffit pour aller travailler. Si vous faites des activités de plein air l’hiver, l’idéal est d’appliquer une crème solaire avec au minimum un indice FPS de 30. »

IL FAUT COUPER LES POINTES DES CHEVEUX POUR QU’ELLES PUISSENT POUSSER PLUS VITE

Faux

Les cheveux ne pousseront pas plus vite, mais plus en santé.

« Toutes les trois semaines, on peut couper un demi-centimètre pour avoir des cheveux plus en santé. Si la pointe est cassée et fine, elle va s’effiler et s’effriter. En la coupant, elle va bien mieux repousser, de manière plus droite et plus solide. Il n’y aura plus de pointes fourchues qui poussent chacune de leur côté ! Par contre, les cheveux ne pousseront pas plus vite de la racine, mais ils vont moins s’effiler », explique Lyette Bélanger.

LES CHEVEUX POUSSENT PLUS VITE LORSQU’ON LES COUPE À LA PLEINE LUNE

Faux

« Ma mère, qui est coiffeuse et a 95 ans, m’a toujours dit que les cheveux poussaient plus vite lorsqu’on les coupait à la pleine lune, raconte Lyette Bélanger, copropriétaire du salon Funky Toque. À ce jour, après 37 ans d’expérience, je dirais que c’est faux, mais c’est une belle croyance populaire. J’ai observé que les soirs de pleine lune nous affectent : on est plus excités, il y a une vraie énergie les soirs de pleine lune… notre système est plus réactif, mais bon, ça ne fait pas pousser les cheveux plus vite. »

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Les chiens aussi peuvent se faire des cheveux blancs


Chez l’être humain, le stress peut être une cause de grisonnement précoce. Chez les animaux, c’est aussi le cas, comme a démontré cette étude sur des chiens de 4 ans moins.
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Les chiens aussi peuvent se faire des cheveux blancs

 

Wouf | frodefjeld via Flickr CC License by

Wouf | frodefjeld via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Sous l’effet du stress, des angoisses et d’une impulsivité mal régulée, les toutous grisonnent du museau.

Les humains ne sont pas les seuls à se faire des cheveux blancs sous l’effet du stress: c’est aussi le cas de leurs meilleurs amis, les chiens. Menée sur 400 chiens âgés de 1 à 4 ans par deux comportementalistes canins et deux chercheurs en psychologie et en sciences animales des universités du Nord-Illinois et du Colorado, une étude montre en effet que les toutous les plus anxieux et les plus impulsifs ont tendance à voir leur museau blanchir plus vite que leurs congénères.

Pour arriver à ce résultat, Thomas J. Smith, Camille King, Peter Borchelt et Temple Grandin –par ailleurs reconnue pour ses travaux sur l’autisme– ont demandé aux propriétaires des chiens, croisés dans des parcs ou encore des cliniques vétérinaires du Colorado, de remplir un questionnaire en 42 points portant sur l’âge, le sexe, le comportement ou la santé de leurs animaux. À dessein, les auteurs ont exclu les chiens dépassant les 4 ans afin de ne pas risquer de biaiser leurs observations avec des animaux «naturellement» grisonnant –c’est-à-dire à cause de la sénescence et non du stress– et se sont concentrés sur les animaux à la robe foncée. En outre, pour chaque animal, les chercheurs ont pris une série de photos standardisées, de face et de profil, qui leur ont permis d’établir une échelle de blanchiment du museau en quatre niveaux –pas de blanc du tout, seulement au niveau des babines, à moitié blanc et totalement blanc.

Crédit photo: King, C. et al. Applied Animal Behaviour Science (2016). Creative Commons

Il en ressort que l’anxiété que manifeste le chien est bien corrélée à son degré de blanchiment du museau. Idem pour l’impulsivité et le sexe –les chiennes ayant tendance à se faire plus vite des poils blancs que les mâles. Par contre, la taille de l’animal, le fait qu’il ait été ou non stérilisé ou qu’il souffre de problèmes médicaux ne sont visiblement pas des facteurs significatifs de grisonnement précoce.

Des études antérieures avaient montré que les souris stressées ont aussi tendance à perdre leurs poils ou à se faire des poils blancs, un vieillissement accéléré détectable au cœur de leurs cellules.

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Parole d’enfant ► Reine des Neiges


Cela fait deux fois que Jézabelle dit que je ressemble à la reine des neiges, mais maintenant, je sais que mes cheveux ont un rôle avec Elsa
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Reine des Neiges

 

 

Grand-maman raconte :

Mlle aime jouer à la coiffeuse alors, Mlle peigne mes cheveux longs quelque fois, c’est plus du martyre qu’autre chose

-Tu aimes mes cheveux blancs ?

– Oui parce que, tu ressembles à Elsa, tes cheveux ont un rôle d’Elsa la reine des neiges

Ana-Jézabelle, 4 ans/2 décembre 2016

Grisonner… à 20 ans


Les cheveux blancs apparaissent du moins chez la femme vers les 34 ans environs, mais certaines vont commencer a avoir dès le début de l’âge adulte. Moi a 18 ans, j’avais déjà des cheveux blancs …
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Grisonner… à 20 ans

 

Assumer les cheveux gris à 20 ans peut... (Photo Digital/Thinkstock)

Assumer les cheveux gris à 20 ans peut être plus lourd, à moins d’y mettre un peu d’humour.

PHOTO DIGITAL/THINKSTOCK

ISABELLE AUDET
La Presse

Ciel, des cheveux blancs! Comme autant de signes que le temps file, ils se pointent petit à petit chez les trentenaires. Mais ô surprise! Ils s’invitent parfois beaucoup plus tôt… dès la fin de l’adolescence.

Audrey-Maude Falardeau est tombée sur son premier cheveu blanc il y a six mois. À 20 ans. «Je capotais», se remémore-t-elle.

Pour tourner ses angoisses en autodérision, l’étudiante a alors signé un texte humoristique dans son blogue, pour le webzine québécois Boucle.

«C’t’arrivé comme ça, paf, comme un cheveu sur la soupe, a-t-elle écrit en mai dernier. Ça devrait être permis juste aux gens de plus de 30 ans de commencer à avoir des cheveux blancs. Ça vient en package deal avec un char, payer d’l’impôt pis habiter à Sorel-Tracy.»


Le ton était donné. Autant en rire. Et comme pour la narguer, d’autres cheveux blancs se sont pointés par la suite. Depuis, de discrets fils argentés sont apparus çà et là dans sa chevelure.

«Il y a pire dans la vie, mais quand même: je viens d’entrer dans la vingtaine… c’est presque ridicule de parler de cheveux blancs!», lance-t-elle.

À peine plus âgée qu’Audrey-Maude, Karine*, 28 ans, a quant à elle déjà les cheveux poivre et sel. Tant et si bien qu’elle se teint les cheveux toutes les deux ou trois semaines.

«Je ne peux plus aller chez la coiffeuse, parce que ça me coûterait une somme… qui n’aurait pas d’allure! soupire-t-elle. Depuis cinq ans, je m’achète des teintures en boîte. Je n’ai pas le choix.»

Elle estime que ses cheveux blancs lui donneraient 10 ans de plus.

«Honnêtement, je n’ai pas envie d’avoir l’air de 38 ans, alors que je n’en ai que 28.»

Exceptions à la règle

Très peu d’études détaillent l’apparition de la canitie, terme scientifique pour le blanchissement des cheveux. C’est toutefois à la mi-trentaine, à 34 ans en moyenne, qu’il est le plus probable d’en découvrir un premier. Génétiquement, les personnes d’origine caucasienne sont plus susceptibles de blanchir tôt, alors que chez les Asiatiques, le processus s’enclenche légèrement plus tard, à la fin de la trentaine.

À l’instar de Karine et d’Audrey-Maude, Andréane Carpentier fait elle aussi mentir les statistiques. Elle a 29 ans, et elle estime que près du cinquième de sa chevelure a déjà blanchi.

À l’aube de la quarantaine, sa mère avait les cheveux complètement blancs. L’hérédité jouant un rôle dans l’apparition des cheveux blancs… elle sait ce qui l’attend. D’autant plus qu’elle est coiffeuse.

«J’ai des clientes de 45 ans qui ont moins de cheveux blancs que moi, constate-t-elle. Mais bon: je considère que tant qu’on a des cheveux, ça va! Il y a quelque chose à faire!»

On assume… ou pas?

Lorsque Karine évoque ses cheveux blancs à ses collègues, ils se moquent gentiment d’elle.

«Ils me regardent en disant que je dois en avoir deux ou trois… Mais quand ma teinture est vraiment due, je leur montre la repousse et leurs yeux deviennent ronds comme des 25 sous. Juste à voir leur réaction… je ne suis pas encore prête à voir ce regard-là.»

Elle se teint donc régulièrement, tout comme Andréane. Une tâche contraignante, mais nécessaire pour toutes les deux.

«Il y a un âge pour les porter, ou encore un pourcentage de cheveux blancs dans une chevelure pour que ce soit beau, croit Andréane. Il faut en avoir au moins 75% pour que ça devienne argenté, pour que ça puisse être joli, à mon goût à moi.»

Éditrice du site Cité Boomers, Carole Le May s’est intéressée de près à la question, dans le livre Assumer ses cheveux gris. Le titre dit tout: elle tente de convaincre ses lecteurs de laisser tomber les teintures pour s’accepter tels qu’ils sont. Grisonnants… et tout de même séduisants.

Mais pour les jeunes, elle est plus nuancée.

«Je vais être honnête. Quand je pense aux cheveux gris à 40, 50 ans, c’est beau de s’assumer. À 20 ans, ouf… c’est lourd», admet-elle d’emblée.

Tout de même, elle poursuit en faisant une analogie avec le surplus de poids.

«J’ai vu des femmes « grassettes » avoir un taux de séduction auprès des hommes plus élevé que des femmes très minces. Pourquoi? Le fait d’assumer, et mettre de l’humour à travers ça, ça fait toute la différence. Avoir une attitude comme celle-là, c’est ce qui va faire que les cheveux blancs, on les porte mieux.»

Alors, on teint ou pas?

«Moi, je me trouve trop jeune pour penser à ça… je pars en appartement! lance Audrey-Maude. Mais comme j’en suis là, il faut que je l’accepte. Je suis quand même bien dans ma peau. Si je me trouve belle avec mes cheveux blancs, je vais les garder. Voyons ça comme ça: le cheveu blanc, c’est seulement une contrainte de plus à ce que je me sente bien avec moi.»

*Karine préfère taire son nom afin de ne pas être identifiée par sa clientèle d’affaires.

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Je l’attendais


On le sait que nous allons tous vieillir d’une année a la fois, mais un jour on remarque que le corps a vraiment changer, les rides, les cheveux blanc, les yeux tout le corps se transforme au gré du temps … mais nous pouvons vieillir et devenir vieux ou vieillir dans une sérénité
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Je l’attendais

On m’avait pourtant prévenu qu’elle viendrait.
Puis, un bon matin, il y a bien quelques années, j’ai senti son souffle.

Elle était là, dans mon dos,
m’enlaçait tout doucement de ses grands bras
tout en m’enveloppant dans son manteau moelleux.

Seul, devant mon miroir,
j’ai levé les yeux et je l’ai enfin aperçue.
 
Ses petits yeux bleus, myopes,
probablement charmeurs autrefois,
étaient partiellement cachés par d’étranges lunettes grises.

 Autour d’eux cherchait à se camoufler tant bien que mal l’arnaque de sa vie, ses rides.
 
Une cicatrice à la lèvre supérieure lui rappelait sans nul doute l’exubérance de sa jeunesse.

Ses cheveux, blanchis par un quelconque processus biologique,
qu’elle seule devait connaître,
dégarnissaient de plus en plus sa tête.

Sur son front et dans son cou,
les plis se multipliaient, signes évidents d’une grande sagesse.

Enfin, la peau striée de ses mains meurtries, devenues tremblantes,
ne parvenaient plus à dissimuler le labeur de sa vie.

Malgré tout, elle me fascinait.
Son sourire moqueur et la naïveté de son regard enfantin l’embellissaient.

 Le temps ne semblait plus pressé.
Sa joie de vivre se lisait sur ses traits
comme si elle goûtait à chaque instant qui passait.
 
Elle paraissait tellement heureuse…

J’ai penché doucement la tête, baissé les yeux.
La vieillesse, timidement,
s’excusa de son intrusion dans mon existence et, par peur de me perdre,
me pressa tout contre elle.

Claude Duplessis