Le parler « miaou », une langue universelle


Ici, ce n’est pas vraiment de décortiquer le cri du chat, mais plutôt de constater que chaque pays ont la façon d’écrire et de prononcer le miaou et que le mot chat a la même racine dans les autres langues ..
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Le parler « miaou », une langue universelle

 

chaton miaulement

Chaque semaine, voici en exclusivité sur Wamiz.com une info extraite de l’Histoire du chat – 100 pages et 100 images qui résument 10 000 ans d’histoire, entre légende et vérité.

Parlez-vous miaou ? Oui, malgré vous et où que vous viviez !

Cette onomatopée, qui a donné le verbe miauler en français, se retrouve dans tous les pays, transcrite en fonction de la prononciation (humaine) : meo – mèu – miamha – miao – miaou – miaow – miau – miauw – miāo miāo (en chinois) – miyau – mjá – mjaou – mjau – mňau – nau – niau… Et meow, en espéranto.

Un cri unique

Rien de tel pour le cri ou le son émis par les autres animaux : braiment de l’âne, beuglement du bœuf, caquet du canard, hennissement du cheval et du zèbre, aboiement du chien, grognement du cochon, coassement du crapaud et de la grenouille, hululement du hibou, rugissement du lion et de la panthère, hurlement du loup, piaillement du moineau, bêlement du mouton, roucoulement du pigeon et de la tourterelle, etc. Chaque langue a sa traduction. Faut-il s’étonner de ces différences… ou de l’universalité du miaou ?

Cela dit, le parler chat présente des variantes ! Selon le rythme et le phrasé félin, le miaulement peut être amical, irrité ou menaçant, inquiet, implorant… Le chat module en virtuose et assortit son miaulement de mimiques lui permettant de se faire comprendre un peu à la manière d’un enfant – comparaison d’autant plus juste que tous les chatons communiquent en miaulant avec leur mère.

Mais entre eux, les chats adultes ne miaulent pas à proprement parler. Ils peuvent quand même crier, hurler très fort – leur amour, leur peur, leur haine.

Les chats les plus bavards

Certaines races sont réputées bavardes et l’amateur de Siamois en sait quelque chose ! Le son émis est aussi insistant que déplaisant, voire exaspérant. À part « cha », le Siamois est un séducteur né.

Autres bavards, presque tous chats orientaux : Angora turc, Balinais, Bobtail japonais, Burmese, Mau égyptien, Oriental shortair, Sibérien, Sphynx, Tonkinois, Turc de Van… et le Devon Rex au poil court et frisé, né en Angleterre (dans le Devon). Vocalises, trilles, petits cris… variations infinies sur la base du Miaou.

Répondre à son chat l’encourage à parler, la conversation s’engage et ça peut durer longtemps ou se répéter souvent, surtout s’il trouve un résultat intéressant dans cet échange – nourriture, jeu, caresse…

Le ronronnement est un autre langage, exclusivité de quelques félins, émission sur basse-fréquence aux pouvoirs avérés – on parle à juste titre de ronron thérapie.

Reste le « cri muet » : le chat entrouvre la gueule, aucun son ne sort… Il émet (sans doute) des ultrasons qui échappent à nos oreilles moins fines que les siennes.

L’universalité du chat vaut également sur la traduction du mot dans toutes les langues. Comme dit le proverbe :

« Un chat s`appelle un chat. »

 De fait, on retrouve la même racine, avec des variantes comme pour le miaou. Cat (anglais, irlandais) – Cath (gallois) – Gato (espagnol) – Gat (catalan) – Gatto (italien) – Gata (grec) – Kat (africain, danois, flamand) – Katt (néerlandais, suédois norvégien) – Katu (basque) – Kazh (breton) – Katze (allemand) – Kaz (luxembourgeois) – Kats (yiddish) – Kass (estonien) – K’at’a (géorgien) – Kakis (Letton) – Katé (lituanien) – Kissa (finnois) – Kot (russe, polonais) – Kotka (bulgare)… Et Kato (espéranto).

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L’hyperesthésie du chat : comment limiter et gérer ce trouble ?


L’hyperesthésie est un syndrome qui affecte certains chats, mais a la liste des symptômes, il faut avouer que cela doit être impressionnant de voir un chat en état de crise comme s’il était possédé. Il semble que ce syndrome serait un avertissement d’une maladie ou d’une malformation
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L’hyperesthésie du chat : comment limiter et gérer ce trouble ?

 

Epuisante, l’hyperesthésie du chat est un mal qui se caractérise par une sorte de crise de démence où l’animal semble en dehors de la réalité. Dangereuse pour le félin et impressionnante pour l’homme, elle masque parfois une douleur plus profonde…

Marie-Hélène Bonnet, comportementaliste du chat, nous en dit plus.

Cette affection n’est présente que chez le chat, plus particulièrement les races issues de chats orientaux (Siamois, Thaïs, Birmans, Orientaux, Balinais, etc.) et souvent constatée sur des chats de 1 à 5 ans. Elle peut être confondue avec l’alopécie au début des crises.L’hyperesthésie est extrêmement fatigante pour le chat. On ignore les causes de ce syndrome, et on ne peut le guérir définitivement. On peut seulement tenter d’atténuer les crises, et d’en réduire la fréquence.

Eviter toute source de stress

Il a été constaté que les chats souffrant de ce syndrome étaient plus sensibles au stress que leurs congénères. Il faut donc leur éviter toute source d’angoisse. Ne rien changer dans le quotidien du chat, avoir des horaires réguliers et fixes, éviter les déménagements, les changements de meubles ou même la composition du foyer.

Les symptômes de l’hyperesthésie

Dans un premier temps le chat est pris d’une sorte de frénésie, bouge beaucoup, avec des frémissements de la peau du dos (rolling skin) comme si des vagues passaient sous son poil.

Il va tourner autour de sa queue, feuler, cracher, comme si cette dernière l’attaquait. Dès qu’il peut l’attraper, il va s’automutiler de façon impressionnante, il peut se faire très mal. Le chat va ensuite se lécher de façon intense. Il est alors dans une sorte de transe, les yeux ronds et fixes, comme si le monde autour de lui n’existait plus.

Quelle attitude adopter ?

Mieux vaut éviter de déranger le chat quand il est dans cette crise, vous pourriez vous faire blesser gravement. Il faut juste lui parler, sans paniquer, en gardant un ton rassurant. Dites-lui que vous êtes là, que vous l’aimez, et le son de votre voix le ramènera à là réalité, et stoppera la crise en douceur.

Attention si votre voix est tremblante, hésitante, ou paniquée, ne lui parlez pas, attendez la fin de la crise.

Un mal qui en cache un autre ?

Sur les différents cas que j’ai eu à traiter, un point commun récurrent me fait dire que l’hyperesthésie est en fait « un train qui en cache un autre ». Une petite chatte de 3 ans que je suivais faisait 2 à 5 crises par jour, nous avons réussi avec sa maitresse à diminuer le rythme des crises à 2 par trimestre, ce qui était tout à fait raisonnable.

Moins fatiguée la chatte rejouait même un peu plus. Quand son cas m’a été présenté par le biais de son vétérinaire, ce dernier avait fait un bilan de santé. Plus d’un an plus tard, j’apprenais que cette puce avait de graves soucis digestifs, vomissements, diarrhées, elle n’allait pas bien. Le vétérinaire n’a rien pu faire. L’autopsie a révélé une malformation congénitale du foie. La chatte vomissait souvent, le vétérinaire avait pensé à un système digestif fragile, rien sur la prise de sang ne permettait de penser autrement. Elle avait donc par période un traitement et elle avait une alimentation spéciale. En fait, l’échographie du foie – n’ayant jamais été faite -, aurait cependant permis de voir que le foie n’était pas normal.

Un autre cas présentait une malformation interne des reins, cachée par cette hyperesthésie, derrière laquelle on ne cherchait pas plus loin. Et là, l’échographie ne révélait rien.

En bref, pour moi, l’hyperesthésie est souvent la façon pour un chat d’exprimer une souffrance plus profonde. Maladie ou malformation congénitale non détectée.

Etablir un bilan de santé

Je demande quand un chat souffre de ce syndrome un bilan complet, avec échographie des organes, bilan sanguin, analyse d’urine et des selles si besoin. Et seulement ensuite, j’accepte d’intervenir pour tenter de limiter les crises et leur fréquence. Généralement, une fois la maladie trouvée et soignée si c’est possible, les crises vont d’elles mêmes se raréfier, sachant toutefois qu’au moindre coup de stress, elles peuvent réapparaitre.

Si votre chat présente des symptômes de ce syndrome, faites donc établir rapidement un bilan de santé complet, et consulter un comportementaliste au plus vite afin de faire en sorte que le chat se sente mieux.  

Marie-Hélène Bonnet
Comportementaliste du chat

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