L’Homme pousse les plus grands animaux de la Terre à l’extinction


Je suis surprise que la première menace de la mégafaune soit pour la viande. Alors que la mégafaune est les animaux ayant un poids, plus lourds que les autres.Il est clair quand même que ces animaux sont en danger et qu’ils risquent de disparaitre même si on veut les protéger, le braconnage fait quand même beaucoup de tort et certains pays ne respectent pas non plus certains accords internationaux envers des animaux à protéger
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L’Homme pousse les plus grands animaux de la Terre à l’extinction

 

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Une récente étude publiée dans la revue Conservation Letters suggère qu’au moins 150 espèces de grands animaux terrestres sont menacées d’extinction totale. En cause : l’Homme, qui chasse pour la viande.

La mégafaune menacée

Le braconnage et la perte de l’habitat sont en cause, mais ils ne constituent pas la principale menace. Les plus grands animaux de la Terre, indispensables à son écosystème, sont victimes d’un phénomène moins rapporté : la consommation de leur viande, selon une récente étude

 « La récolte directe de viande ou de parties du corps pour la consommation humaine est le plus grand danger pour presque toutes les grandes espèces pour lesquelles des données de menace sont disponibles, rapporte William Ripple, de l’Oregon State University (États-Unis) et principal auteur de l’étude. Nos résultats suggèrent que nous sommes en train de manger la mégafaune jusqu’à l’extinction ».

Nous parlons ici de “mégafaune”. Ce terme est généralement employé pour désigner d’anciens grands animaux vivants sur terre il y a plusieurs milliers d’années. Comme le mammouth, ou le mégacéros, par exemple. Il s’applique ici à leurs contemporains. Plus précisément : à tout vertébré non éteint dépassant un certain seuil de poids. L’étude inclut ici les mammifères, les poissons à nageoires rayonnées et les poissons cartilagineux (comme les requins), toute espèce pesant plus de 100 kilogrammes. Pour les amphibiens sont compris les oiseaux et les reptiles, et toutes les espèces pesant plus de 40 kg sur la balance.

éléphants

Crédits : Pixabay.

59 % menacées d’extinction

Il reste au final 292 espèces connues, toujours en vie. Parmi elles figurent bien évidemment les éléphants, rhinocéros, baleines, alligators, et bien d’autres. Mais pour combien de temps sont-ils en vie ? En s’appuyant sur la liste rouge de l’UICN – qui évalue les risques d’extinction de plus de 60 000 espèces -, les chercheurs ont tenté de déterminer le niveau de menace auquel chacune de ces 292 espèces était actuellement confrontée. Et les résultats – sans surprise – ne sont pas bons. Près de 70 % d’entre elles présentent une diminution de leur population et 59 % sont menacées d’extinction totale.

Cet incroyable déclin des plus grandes créatures terrestres est jugé « très inhabituel » par les chercheurs. « Incomparable » même, au cours des 65 millions d’années d’évolution post-dinosaure.

 En cause ? L’Homme, qui est depuis une centaine d’années capable de tuer à distance raisonnable sans prendre trop de risques inconsidérés. Les dangers sont multiples, mais la plus grande menace, peut-on lire, reste la mise à mort pour leur viande.

« La consommation de viande était le motif le plus courant de chasse dans toutes les classes, à l’exception des reptiles, où la récolte des œufs était classée au-dessus », expliquent-ils. Parmi les autres menaces majeures figurent « le braconnage pour des fins médicinales, les prises accessoires non souhaitées dans les activités de pêche », ou encore le commerce de « peau et d’ailerons ».

Source

https://sciencepost.fr/

Le Saviez-Vous ► Le félin le plus meurtrier du monde n’est pas celui


Un beau minet qui mine de rien est un excellent chasseur. Même s’il ressemble beaucoup au chat domestique, il est un chat sauvage vivant en Afrique du Sud.
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Le félin le plus meurtrier du monde n’est pas celui

 

 

par Brice Louvet

 

Plusieurs félins sont aujourd’hui considérés comme de véritables « machines à tuer ». On pense notamment aux lions, ou aux léopards. S’ils sont effectivement imposants, ils ne sont en revanche pas les plus efficaces. Non, car cet honneur revient au plus petit félin d’Afrique : le chat à pieds noirs.

Vous le retrouverez – avec beaucoup de chance – dans les prairies de Namibie, du Botswana et en Afrique du Sud. Le chat à pieds noirs (ou chat à pattes noires) n’est pas très grand : 36 à 52 centimètres de long pour 20 cm de haut, et il ne dépasse pas les trois kilos. Imaginez alors un gros chat domestique. Difficile de rivaliser avec les plus grands félins du monde avec de telles mensurations, donc.

Mais malgré son aspect chétif, « le chat aux pieds noirs chasse et tue plus de proies en une nuit qu’un léopard en six mois », apprend-on dans la série Super Cats, diffusée sur la chaîne américaine PBS Nature.

Le deuxième épisode de la mini-série s’est en effet penché sur l’animal, particulièrement discret. Pour ce faire, Alex Sliwa, conservateur au zoo de Cologne en Allemagne et qui étudie le chat à pattes noires depuis les années 1990, a équipé plusieurs spécimens de colliers GPS en Afrique du Sud. Après avoir les avoir suivis durant plusieurs nuits, il s’est alors avéré que l’animal était effectivement un prédateur très, très efficace.

En l’espace d’une seule nuit, un chat à pattes noires tuerait en effet en moyenne 10 à 14 rongeurs ou oiseaux, soit une proie toutes les 50 minutes environ. Le taux de réussite est également extraordinaire : 60 %, soit quasiment trois fois plus que les lions ou les léopards. Pour les chercheurs, ce taux de réussite en fait « le félin le plus meurtrier sur Terre ».

Mais alors, comment expliquer cette redoutable efficacité ? Comme le détaille Luke Hunter, de l’association Panthera, qui œuvre à la conservation des félins, les chats sauvages à pattes noires présentent en fait un métabolisme accéléré. En d’autres termes, ils doivent chasser constamment.

Notons par ailleurs que l’IUCN considère l’espèce comme étant « vulnérable ». Comme beaucoup d’autres félins, elle est menacée entre autres par la perte de son habitat, transformé depuis quelques décennies en pâturages.

Source

https://sciencepost.fr

Cette vidéo d’un chasseur et de ses chiens fait scandale


Cette partie de « chasse » se passe en Espagne et a été dénoncée par un documentariste Luis Miguel Domínguez Mencía. On voit un chasseur avec ses chiens qui ont coincé un cerf près d’un précipice. Bien sûr, l’animal essaie de défendre ce qui exaspère le soi-disant chasseur qui donne l’ordre à sa meute d’attaquer. Résultat le cerf et plusieurs chiens tombent du ravin. C’est d’une grande cruauté qui devrait être sévèrement punie.
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Cette vidéo d’un chasseur et de ses chiens fait scandale

 

Les Hommes faisaient-ils du sport durant la Préhistoire ?


Du sport pendant la préhistoire ? Peut-être pas tout à fait comme on l’entend, mais ils devaient être très en forme en tout cas pour la chasse. Eux au moins quand ils tuaient un animal, c’était pour se nourrir, vêtir et se défendre. Ils devaient user de stratégie et utiliser avec le temps des outils qui demandaient une force de lancer pour viser la proie. Ils s’adonnaient aussi à la nage, la marche, sûrement la course et plus tard a pagayer.
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Les Hommes faisaient-ils du sport durant la Préhistoire ?

 

chasse préhistoire

Crédits : Flickr

par Yohan Demeure

Les Homo erectus, Homo sapiens ou encore Néandertal étaient loin de pratiquer les sports des Jeux olympiques mais il s’agissait tout de même de grands sportifs dans la mesure ou ceux-ci devaient être en forme pour survivre.

Homo erectus, qui aurait vécu en Asie entre 1 million d’années et 140 000 ans avant J.C. organisait des expéditions de chasse comme les archéologues l’affirment via les découvertes de restes d’animaux près de fossiles humains.

Par ailleurs, le caillassage était alors une pratique très rependue et des boules 1 kilo ou de 500 grammes pouvaient provoquer des fractures chez certains animaux de taille moyenne comme les impalas. Ainsi, étant donné que la chasse est actuellement considérée comme une sorte de sport, nous pouvons conclure qu’avec les moyens de l’époque, cette pratique devait être bien plus physique !

En réalité, la chasse était l’activité principale de l’Homme préhistorique. L’Homme de Néandertal avec son physique imposant n’hésitait pas à chasser le petit gibier à l’arme de jet et préparait des attaques contre des animaux plus imposants tels que le rhinocéros et le mammouth.

Plus proche de nous, l’Homo sapiens, il y a plus de 15 000 ans, s’imposait un apprentissage drastique pour manier le propulseur, une arme qui s’apparente au tir à l’arc. Ainsi, l’Homme va pouvoir se tenir à bonne distance de sa proie tout en gardant une force de projection et une précision comparable à celles obtenues auparavant, ce qui représente une révolution. De plus, il faut savoir que la vitesse du projectile est multipliée par trois par rapport à un lancer à la main et que la distance de tir pouvait atteindre jusqu’à 100 mètres.

Par ailleurs, la chasse n’était pas seule preuve d’activité physique puisque 8 000 avant J.C., Homo sapiens pagayait à bord d’une pirogue alors que ses contemporains nageaient.

Voici une démonstration de tir au propulseur préhistorique par un amateur passionné :

https://sciencepost.fr/

Les néandertaliens, des chasseurs de précision


Il y a 120 000 ans, les hommes de Néandertal chassaient en groupe en élaborant des plans d’attaques. De la façon qu’ils utilisaient leur lance, semble prouver qu’ils étaient assez proches de leur gibier
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Les néandertaliens, des chasseurs de précision

 

Les hommes de Néandertal chassaient à courte distance il y a 120 000 ans, montre l’analyse des plus anciennes blessures de chasse documentées de l’histoire du genre Homo.

Un texte d’Alain Labelle


Les marques ont été trouvées sur les squelettes de deux gros daims d’une espèce aujourd’hui éteinte tués par des néandertaliens sur les rives d’un petit lac situé près de l’actuelle ville de Halle-sur-Saale, en Allemagne.

Représentation de l'endroit de la hanche où la lance a frappé le daim.

Estimation de l’angle d’impact de la lance sur le cervidé.  Photo : RGZM/Eduard Pop

Les travaux de l’anthropologue Sabine Gaudzinski-Windheuser et de ses collègues de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence constituent une percée importante dans notre compréhension de la niche écologique des néandertaliens.

Le saviez-vous?

Les Homo neanderthalensis ont disparu de la surface terrestre il y a 30 000 à 40 000 ans. Ils ont toutefois vécu en même temps que nos ancêtres Homo sapiens pendant plusieurs milliers d’années en Eurasie.

Des habiletés méconnues

Les aptitudes de chasse des hommes de Néandertal restent méconnues, mais la présente étude tend à montrer qu’ils n’étaient pas des chasseurs du dimanche, loin de là.

En ayant recours à une installation balistique expérimentale comprenant une technologie novatrice de détection du mouvement, les chercheurs ont été en mesure de reproduire la forme détaillée de l’une des lésions infligées aux cerfs préhistoriques.

Un examen d'imagerie montrant un objet pointu qui perfore un os.

Un examen d’imagerie a permis de reconstituer la lésion au pelvis, et la forme de l’objet pointu qui l’a perforé.  Photo : RGZM/Eduard Pop

Cette reconstitution montre qu’une lance de bois a atteint l’animal à faible vitesse.

Cela laisse à penser que ces hommes s’approchaient des cervidés et poussaient leurs lances vers eux avec précision plutôt que de les projeter avec vigueur.

Vue de face et de dos d'une lésion de chasse dans le bassin d'un daim tué par des Néandertaliens il y a 120 000 ans .

Vue de face et de dos d’une lésion de chasse dans le bassin d’un daim tué par des Néandertaliens il y a 120 000 ans.  Photo : RGZM/Eduard Pop

Une telle technique de chasse exigeait, selon les chercheurs, une grande planification, une capacité de camouflage, de même qu’une coopération étroite entre les chasseurs.

À l’époque, la zone du lac où se serait déroulée la chasse était entourée d’une étroite bande de forêt, un environnement jugé difficile pour les chasseurs-cueilleurs, même pour les humains modernes.

En outre, les fouilles menées dans cette région allemande ont permis de mettre au jour des dizaines de milliers d’os de grands mammifères, notamment des cerfs rouges, des chevaux et des bovins, ainsi que des milliers d’artefacts attestant de la capacité de survie de néandertaliens dans les environnements forestiers.

Certains, dont les présents ossements, dataient de la période interglaciaire, il y a 120 000 ans.

« Bien que les hominines aient probablement commencé à chasser avec des armes il y a plus de 500 000 ans, les preuves de l’utilisation d’objets en bois ressemblant à des lances étaient absentes avant l’identification des présentes lésions de chasse », explique Sabine Gaudzinski-Windheuser

Le détail de ces travaux est publié dans la revue Nature Ecology and Evolution.

https://ici.radio-canada.ca/

Les Néandertaliens, des chasseurs aux techniques complexes


Les hommes de Neandertal avaient probablement des techniques de chasse et pour ce faire, ils devaient s’organiser en groupe pour une stratégie d’attaque. C’est ce que conclurent des chercheurs sur une attaque de daim qui aurait été tuée de très près avec une lance à bout portant.
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Les Néandertaliens, des chasseurs aux techniques complexes

 

L'homme du Néandertal est disparu depuis 38 000... (Photothèque Le Soleil)

L’homme du Néandertal est disparu depuis 38 000 ans.

PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL

 

Agence France-Presse
Paris

L’homme de Néandertal était capable de mettre en place des techniques de chasse complexes, selon une étude publiée lundi qui enterre un peu plus la mauvaise image qui collait à la peau de notre cousin.

«Nos travaux suggèrent que les Néandertaliens approchaient les animaux de très près et utilisaient leur lance à bout portant», explique à l’AFP Sabine Gaudzinski-Windheuser de Monrepos, un centre de recherche sur l’évolution du comportement humain en Allemagne.

«Chasser de cette façon, de manière frontale, exigeait une planification rigoureuse. Les chasseurs devaient mener des embuscades et coopérer étroitement entre eux», ajoute la coauteur de l’étude publiée dans la revue Nature Ecology & Evolution.

L’homme de Néandertal a vécu en Europe pendant quelque 300 000 ans et a disparu il y a environ 30 000 ans, définitivement remplacé par Homo sapiens, notre ancêtre direct.

Certains préhistoriens ont longtemps soutenu qu’il était un simple charognard que seuls les Hommes modernes possédaient le savoir-faire technologique suffisant pour chasser de grands animaux.

Depuis la découverte en Grande-Bretagne et en Allemagne de lances en bois veilles de plus de 300 000 ans, on sait que notre cousin était capable de fabriquer de tels outils. Mais l’usage qu’il en faisait divise encore les spécialistes.

Pour en savoir un peu plus, Sabine Gaudzinski-Windheuser et ses collègues se sont penchés sur les blessures que ces chasseurs émérites ont infligées à deux grands daims il y a environ 120 000 ans.

«La scène du crime» a été découverte sur les rives d’un petit lac près de la ville de Neumark en Allemagne.

À l’époque, «le lac était entouré d’une forêt dense, un environnement jugé peu propice à la chasse», note la chercheuse.

Utilisant l’imagerie et des tests balistiques, les chercheurs annoncent avoir pu définir ce qui avait causé les blessures des cervidés:

«des lances en bois tranchantes jetées à bout portant», «peut-être lors d’une embuscade formée par plusieurs chasseurs».

«Tirer des informations du dossier archéologique nous permet d’en apprendre un peu plus sur l’organisation sociale des groupes néandertaliens», note la chercheuse.

Ces travaux prouvent qu’ils étaient capables de mettre en place «des stratégies de chasse complexes» et «d’avoir un comportement coopératif», conclut Annemieke Milks de l’University College London (UCL) dans un commentaire accompagnant l’article.

http://www.lapresse.ca/

Une fois attrapée par des fourmis Azteca brevis, leur proie vit une véritable torture


Il y a des espèces de fourmis qui semblent ressembler vraiment à des tueurs humains. Il y a la fourmi explosive, la fourmi adepte de l’esclavage et voilà la fourmi qui préfère la torture. Cette fourmi est très organisée pour attraper ces victimes qui donnent peu de chance à la fuite. Le but de sa technique de chasse est efficace par ses pièges, le démembrement voir même le dépeçage.
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Une fois attrapée par des fourmis Azteca brevis, leur proie vit une véritable torture

 

Azteca brevis

Les Azteca brevis peuvent capturer des proies bien plus grosses qu’elles.

© MARKUS SCHMIDT

Par Anne-Sophie Tassart

Deux chercheurs ont mis en lumière la technique de chasse des fourmis Azteca brevis. Ces dernières font vivre un véritable supplice à leurs proies : elles les démembrent, voire les dépècent !

Les techniques de chasse des insectes sont variées, mais certaines sont légèrement plus violentes que d’autres… Par exemple, l’espèce de fourmi Azteca brevis (présente en Amérique du Sud) n’est pas adepte de la capture en douceur. Selon une étude publiée le 4 avril 2018 dans la revue Biological Journal of the Linnean Society et menée par Markus Schmidt, un chercheur autrichien et par Alain Dejean, chercheur au CNRS, cet insecte arboricole mène une attaque de groupe particulièrement brutale pour arriver à ses fins.

Les fourmis tirent et tirent encore sur leur proie

Ces insectes creusent des galeries à l’intérieur des branches d’arbre et en profitent également pour aménager plusieurs trous donnant vers l’extérieur. Les deux chercheurs ont découvert que ces orifices, à peine plus larges que la tête d’une fourmi ouvrière, peuvent en réalité servir de piège.

« Les ouvrières se cachent, mandibules ouvertes, sous différents trous, attendant qu’une proie » s’approche d’elles, expliquent les biologistes. Les chances de leur échapper sont très faibles : lorsqu’un arthropode marche dans cette zone, « les extrémités de nombreuses pattes sont toujours proches de trous ».

Le moment venu, les fourmis saisissent leur proie et la tirent afin de l’immobiliser. L’arthropode se retrouve comme crucifié : il est étendu, pattes écartées (voir photos ci-dessous).

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« En tentant de s’échapper, la proie bouge ses pattes ou ses antennes à proximité des autres trous ce qui conduit à la saisie de ces appendices également », note l’étude.

Les prédatrices tiennent bon : elles tirent et tirent encore jusqu’à ce que leur proie… soit démembrée. Sinon, elle est tirée dans la galerie pour ensuite être découpée. La durée du supplice est très variable d’une capture à l’autre : elle peut durer de quelques minutes à plusieurs heures. Et la technique est aussi brutale qu’efficace : selon les chercheurs, grâce à cette méthode, les fourmis Azteca brevis sont capables de venir à bout d’arthropodes faisant 48 fois leur poids.

Elle n’est pas la seule !

Cette technique de chasse a aussi été observée chez les fourmis du genre Allomerus. Cependant, ces dernières sont capables de tuer non pas une proie 48 fois plus lourdes qu’elles … mais 1800 fois !

« Etant donné que Allomerus et A. brevis appartiennent à deux sous-familles phylogénétiquement distantes, la construction et l’utilisation de pièges formés dans les galeries représentent un exemple d’évolution convergente », concluent les chercheurs.

Cette technique spectaculaire a-t-elle été adoptée par d’autres espèces ? De prochaines études répondront peut-être à cette question

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En Suède, les ourses gardent leur petit plus longtemps auprès d’elles à cause de la chasse


En Suède, il est interdit pendant la chasse à l’ours de tuer une mère et sa progéniture. Une stratégie que les mamans ours semblent avoir compris, car elles gardent plus longtemps leurs petits près d’elles
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En Suède, les ourses gardent leur petit plus longtemps auprès d’elles à cause de la chasse

Ours brun

En Suède, la chasse affecte le comportement des ourses.

© STUART FORSTER/SHUTTERS/SIPA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs ont étudié le comportement des ourses en Suède et ont ainsi découvert que les oursons restaient désormais 1 an de plus auprès de leur mère.

S’occuper de son petit pourtant devenu grand n’est pas un problème pour les femelles ours bruns (Ursus arctos) suédoises. Bien au contraire : celles qui prolongent les soins maternels pendant 1 an (passant ainsi de 1 an et demi de soins à 2 ans et demi) ont quatre fois plus de chance de survivre que les autres. Pourquoi ? Car les chasseurs évitent de tirer sur des ourses accompagnées de leur petit. Cette découverte fait l’objet d’un article dans la revue Nature Communications paru le 27 mars 2018.

Chasser une mère et son petit est « est illégal, déconseillé ou évité » la plupart du temps

L’équipe internationale de chercheurs a épluché des données provenant d’observations ayant eu lieu entre 1987 et 2015 soit 28 ans. Ils ont alors pu définir 2 tactiques employées par les ourses : certaines restent avec leur progéniture un peu plus d’un an lorsque les autres gardent leur ourson auprès d’elles un an de plus. La première stratégie permet aux femelles de s’accoupler plus souvent tandis que la seconde augmente leur survie et celle du petit en période de chasse mais diminue le nombre d’oursons élevés dans une vie.

Comme l’explique l’étude, « dans de nombreux systèmes de chasse, l’abattage des femelles avec des petits encore dépendants est illégal, déconseillé ou évité par les chasseurs afin de protéger la composante féminine de la population ou parce que le taux de survie potentiellement plus faible des orphelins peut poser des problèmes éthiques et démographiques ».

Le changement de stratégie ne se fait pas à l’échelle de l’animal

Pour les chercheurs, un avantage artificiel se met alors en place car les femelles capables de se reproduire et surtout accompagnées de leur progéniture sont favorisées.

« Ce type de sélection causée par la chasse avantage les longues périodes d’association entre la mère et son petit et les cycles de vie lents », expliquent les chercheurs.

Ainsi, entre 2005 et 2015, la proportion d’ourses ayant gardé leur petit un an de plus est passé de 7% à 36%. Mais ce changement de stratégie ne se fait pas à l’échelle de l’animal qui conserve la même tout au long de sa vie.

C’est le comportement de la population entière qui évolue.

« Basiquement, cela signifie que les humains ont tué plus de femelles qui gardent leur ourson seulement pendant un an », explique dans un communiqué Jon Swenson, co-auteur de l’étude.

La stratégie s’est répandue ensuite petit à petit grâce aux survivantes.

« Il semble que ce soit la première étude qui suggère fortement un changement dans la fréquence des stratégies maternelles provoqué par la chasse », a indiqué Jon Swenson à l’AFP.

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Le Japon tue 333 baleines dans l’Antarctique


Les japonais continue a chasser la baleine, malgré qu’ils ont signé un moratoire sur la chasse. Ils ont trouvé une faille dans ce moratoire que la chasse serait permise seulement pour la science. Sauf qu’après avoir tué 33 baleines, on se doute bien que la science ne soit pas vraiment leur but
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Le Japon tue 333 baleines dans l’Antarctique

© afp.

Source: Belga

Des baleiniers japonais sont rentrés au port samedi après avoir capturé 333 cétacés dans l’océan Antarctique sans avoir été confrontés à la moindre manifestation de protestation par des organisations opposées à à cette chasse, ont annoncé les autorités.

Une flotte de cinq navires avait entamé sa campagne en novembre dans le cadre de la très controversée chasse à la baleine dite « scientifique » menée par le Japon. Trois baleiniers, y compris le principal navire de la flotte, le Nisshin Maru, sont arrivés samedi matin au port de Shimonoseki, dans l’ouest du Japon, a indiqué un responsable du port.

Au total, les cinq baleiniers ont capturé 333 baleines de Minke (petits rorquals) comme prévu sans avoir été interrompus par des opposants à ces campagnes, a affirmé l’Agence de la pêche dans un communiqué.

Les baleiniers japonais ont été confrontés dans le passé à des organisations de défense des animaux, notamment à Sea Shepherd. L’ONG avait annoncé l’année dernière qu’elle ne projetait pas d’opération de protestation en mer cette saison.

Faille

Le Japon est signataire du moratoire sur la chasse de la Commission baleinière internationale, mais utilise une faille du texte qui autorise la chasse aux cétacés pour des visées scientifiques. La Cour internationale de Justice avait sommé le Japon en 2014 de mettre fin à ses campagnes de chasse régulières dans les eaux de l’Antarctique, soulignant qu’elles ne correspondaient pas aux critères scientifiques requis.

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe a réitéré fin janvier la volonté de son pays de poursuivre la chasse à la baleine dite « scientifique » dans l’Antarctique et de reprendre à terme la pêche commerciale.

La consommation de baleine a une longue histoire au Japon, où elle a été chassée pendant des siècles. L’industrie baleinière a connu son essor après la Seconde guerre mondiale, pour apporter des protéines animales aux habitants du pays. La demande des consommateurs japonais a cependant considérablement diminué ces dernières années.

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