Les humains risquent d’éradiquer les grands animaux marins


Il est clair que nous faisons face à des grands changements sur les écosystèmes sur terre et dans les océans. Pour le moment, ce qui est faisable rapidement est de protéger plus drastiquement les animaux marins qui risquent de disparaitre pour qu’ils puissent reprendre le dessus malgré les changements climatiques
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Les humains risquent d’éradiquer les grands animaux marins

 

Un grand requin blanc.... (ARCHIVES AP)

Un grand requin blanc.

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

Les humains risquent de provoquer une extinction sans précédent sur Terre en chassant de manière excessive les grands animaux marins, tout en laissant proliférer les petits et donc de bouleverser durablement les écosystèmes océaniques, ont mis en garde des scientifiques.

Pour leur étude publiée mercredi par la revue américaine Science, ils ont analysé les cinq grandes extinctions survenues sur la planète.

Cette «sixième extinction», déjà engagée, est sans pareil à cause de la propension à chasser et à pêcher les plus grandes espèces marines comme la baleine bleue, le thon rouge ou le grand requin blanc.

La disparition progressive de ces prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire est dévastatrice pour l’écologie des océans, ont prévenu ces scientifiques de l’université Stanford en Californie.

«Nous avons constaté que la menace d’extinction dans les océans aujourd’hui est fortement liée aux animaux de grande taille», a indiqué Jonathan Payne, un paléobiologiste de la faculté des sciences de la Terre de cette université.

«Cela s’explique très probablement par le fait que l’industrie de la pêche cible en priorité les plus grandes espèces pour la consommation» car c’est plus rentable, a-t-il ajouté.

Si ce phénomène n’est pas surveillé étroitement, «un grand nombre d’espèces des plus grands animaux marins finiront par disparaître», a relevé M. Payne.

Les chercheurs ont examiné 2497 groupes de vertébrés et de mollusques marins des 500 dernières années, et les ont comparés à ceux d’une période remontant jusqu’à 445 millions d’années. En se concentrant particulièrement sur les 66 derniers millions d’années.

«Nous avons analysé les collections de fossiles qui montrent clairement que ce qu’il se passe actuellement dans les océans est vraiment différents que dans le passé», a souligné Noel Heim, un chercheur membre de l’équipe du professeur Payne.

«Notre analyse indique que plus un animal est grand, plus son risque d’extinction est élevé», a précisé ce dernier.

«Les études sur les fossiles indiquent que ce phénomène n’existait pas auparavant», a ajouté Judy Skog, directrice du programme des sciences de la Terre à la National Science Foundation, qui a financé cette étude.

Extinction des mammouths

Selon elle, ces résultats devraient être pris en compte dans les décisions sur la gestion des ressources océaniques comme la pêche.

La tendance à cibler les plus gros animaux a déjà été constatée pour les espèces terrestres. Ainsi, des éléments montrent que les hommes préhistoriques sont responsables de l’extinction des mammouths et d’autres espèces de la mégafaune.

Les écosystèmes marins avaient été épargnés jusqu’à relativement récemment car les humains ne pouvaient chasser et pêcher qu’au large des côtes, faute d’avoir la technologie nécessaire pour une pêche au grand large à l’échelle industrielle.

Mais il n’est pas trop tard pour inverser la tendance si des mesures de conservation sont mises en oeuvre, ont jugé les scientifiques.

«On ne peut pas faire grand chose pour rapidement inverser le réchauffement ou l’acidification des océans, de graves menaces auxquelles il faut faire face, mais on peut modifier les traités internationaux sur la chasse et la pêche», a estimé M. Payne.

«Les populations de poissons peuvent récupérer beaucoup plus rapidement que le climat», a-t-il fait valoir.

Au cours des cinq dernières années, la communauté internationale a commencé à prendre des mesures agressives de conservation des écosystèmes marins en établissant des zones protégées pouvant contribuer à la préservation des espèces menacées.

Le président américain Barack Obama vient par exemple de créer la plus grande réserve marine au monde, dans le Pacifique, qui abrite quelque 7000 espèces parmi lesquelles les baleines bleues, albatros à queue courte, ou encore des phoques moines endémiques de Hawaï.

On trouve également à Papahanaumokuakea, autour de l’atoll de Midway (Hawaï) du corail noir, qui peut vivre plus de 4500 ans, record absolu pour une espèce marine.

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Trois fossiles retrouvés imbriqués l’un dans l’autre


Trouver 3 fossiles est ordinaire pour des archéologues, mais trouver 3 fossiles un dans l’autre est très rare. Un insecte mangé par un lézard qui lui a été mangé par un serpent
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Trois fossiles retrouvés imbriqués l’un dans l’autre

 

Trois

La découverte d’un fossile est toujours un bel événement, celui-ci particulièrement. Vieux de 48 millions d’années, il offre un aperçu d’une chaine alimentaire dans le règne animal de l’époque. Une occasion unique.

L’empreinte présente en effet un insecte dans l’estomac d’un lézard lui-même mangé par un serpent. L’incroyable vestige a été retrouvé par une équipe de paléontologues sur le site fossilifère de Messel, dans le sud de l’Allemagne.

UN FOSSILE EXTRÊMEMENT RARE

Le serpent, identifié comme un Palaeopython fischeri, est soupçonné y avoir en quelque sorte succombé peu de temps après avoir consommé sa proie dans le lac volcanique. De cette manière, les restes de son organisme et de son contenu stomacal ont été conservé à  travers les âges.

Pour les chercheurs, il s’agit d’une découverte de taille.

«C’est certainement le genre de fossile que je chercherai tout le reste de ma carrière sans jamais revoir, tellement ils sont rares. C’est une pure merveille» confie au National Geographic, Krister Smith, membre de l’équipe en charge des fouilles.

La description du trio, aussi étrange qu’exceptionnel, a fait l’objet d’une publication dans la revue Palaeobiodiversity and Palaeoenvironments. Selon les auteurs de l’étude, il s’agit du second fossile de ce genre jamais retrouvé à  ce jour.

MIEUX COMPRENDRE LES RÉGIMES ALIMENTAIRES

L’autre reste de chaine alimentaire a été mis en évidence pour la première fois en 2008 en Autriche et comportait un petit poisson, mangé par un amphibien dans l’estomac d’une requin. L’intérêt de ces vestiges est qu’ils permettent de définir les régimes alimentaires des animaux de l’époque.

En effet, contrairement à ce que l’on croyait, les lézards et plus particulièrement le Geiseltaliellus maarius identifié sur le fossile de Messel ne se contentaient pas de manger seulement des plantes mais présentaient également un régime insectivore.

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L’Arctique ne dort jamais


En Arctique, quand l’hiver, la nuit semble durée pendant une éternité. Le froid des eaux devrait décourager plus d’une créature à se mouvoir et les oiseaux a parcourir la nuit noire et pourtant… Pourtant la vie continue de plus belle
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L’Arctique ne dort jamais

 

Le fjord Hornsund, à Spisbergen (Norvège). © superstock/sipa

Le fjord Hornsund, à Spisbergen (Norvège). © superstock/sipa

Par Loïc Chauveau

La vie ne s’arrête pas pendant la longue nuit arctique. Les chercheurs de l’université du Svalbard ont enregistré une activité foisonnante d’un nombre important d’espèces qui continuent à se nourrir et se reproduire malgré la froideur des eaux.

LUMIERE. Il était admis une fois pour toutes que les températures polaires contraignaient toutes les espèces animales à hiberner et à attendre le retour du soleil pour reprendre leurs activités. Mais cela n’avait jamais été vérifié.

« Presque toutes nos recherches ont été effectuées dans la partie lumineuse de l’année », a avoué à la BBC l’auteur principal de l’étude qui vient de paraître dans Current biology Jorgen Berge, biologiste à l’université de l’archipel du Svalbard (Norvège). « Nous estimions que dans l’obscurité, il n’y a pas de production primaire et donc pas d’activité. Le système — pensions — attendait juste le retour de la lumière ».

Ce dogme avait été brisé une première fois très récemment par une étude canadienne sur les eaux de surface. L’étude norvégienne est la première à explorer tous les écosystèmes marins arctiques. Et à révéler que durant la nuit arctique, tout le vivant reste bien réveillé. Trois hivers de suite, de janvier 2013 à janvier 2015, une centaine de chercheurs a procédé à des prélèvements par chalutage dans la colonne d’eau et sur les fonds jusqu’à 200 m de profondeur d’un fjord du Svalbard, Kongsfjorden. La période choisie a été celle des 117 « jours », où la nuit polaire est la plus profonde, quand l’activité biologique est censée être au minimum. Ce que les scientifiques ont découvert : des bivalves qui poursuivent leur croissance, des oiseaux en train de pêcher et du zooplancton qui continue à se comporter selon un rythme circadien (alternance de jour et de nuit) malgré l’obscurité permanente.

Une chaîne alimentaire en pleine activité

Dans les premiers mètres d’eau, la présence de diatomées et de dinoflagellés a été enregistrée comportant de fortes teneurs en pigments et chlorophylle. Les espèces de zooplanctons herbivores et omnivores ont été retrouvées tout au long de la colonne d’eau, signifiant la présence de la base de la chaîne alimentaire marine. Les chercheurs ont trouvé des preuves d’une activité de reproduction notamment parmi les copépodes, des minuscules crustacés, essentiels pour l’équilibre des écosystèmes arctiques.

« Des copépodes mâles de la famille Calanus, largement absents au sein des populations durant la saison lumineuse, ont été observés dans de grandes proportions durant la nuit polaire à des profondeurs entre 50 et 200 m, en compagnie de femelles portant des spermatophores, peut-on lire dans l’étude. De telles observations confirment l’importance de la nuit polaire comme une période majeure pour la reproduction. » 

Pour les bivalves vivant sur le benthos, pas de repos non plus. Ainsi, le pétoncle d’Islande Chlamys islandica garde un rythme de croissance similaire au reste de l’année. Ces coquillages se nourriraient de matières détritiques en suspension quand le phytoplancton frais vient à manquer. Les communautés d’organismes vivant dans les sédiments ne sont pas moins nombreuses en janvier qu’en octobre, bien que la température de l’eau soit de 3 à 5 °C plus basse. Ce « time lapse » (ci-dessous) de la prédation d’un cadavre de morue montre bien une activité importante des mollusques en hiver.

Les oiseaux enfin, ne descendent pas tous plus au sud. Des guillemots à miroir, des mergules nains, des fulmars boréals ou des goélands bourgmestres continuent de se nourrir à Kongsfjorden principalement de krill arctique qui est bioluminescent et donc repérable dans l’obscurité. Au final, les auteurs de l’étude décrivent un écosystème qui fonctionne pleinement en absence de chaleur et de lumière. Comme si, avancent les auteurs, du phytoplancton aux oiseaux, tout le vivant développait des stratégies de résistance pour être fin prêt pour le retour de l’ensoleillement.

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Le Saviez-Vous ► Sans les insectes, notre monde s’écroulerait


Que n’en déplaise à plusieurs, un monde sans insectes seraient catastrophiques voir invivable pour nous être humain qui pensent trop souvent que nous pouvons s’auto-suffire nous-même
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Sans les insectes, notre monde s’écroulerait

 

Des coccinelles à profusion | Steve Jurvetson via Flickr CC License by

Des coccinelles à profusion | Steve Jurvetson via Flickr CC License by

Pia Addison

Traduit par Alexandre Lassalle

De nombreuses choses que nous considérons comme allant de soi seraient différentes si les insectes n’existaient pas.

À ce jour, un peu moins d’un million d’espèces d’insectes, soit tout de même plus de la moitié du total des espèces connues, ont été identifiées. On considère cependant que leur nombre global serait compris entre quatre et six millions, selon les estimations les plus réalistes, voire jusqu’à quatre-vingts millions, selon les plus fantaisistes. Mais parce que les insectes évoluent sans cesse, nous ne pourrons jamais connaître leur nombre exact.

Ce n’est pas tout: si tous les insectes de la planète étaient réunis, ils pèseraient plus lourds que l’ensemble des êtres humains. En effet, on estime que leur biomasse totale serait 300 fois plus importante que la nôtre. Et, à elles seules, les fourmis et les termites totaliseraient un poids supérieur à celui de l’humanité entière. Ce ne sont bien sûr que des estimations, puisqu’en l’absence de données fiables les mesures de la biomasse des insectes restent sujettes à caution.

Ce que l’on sait en revanche avec certitude, c’est que les insectes sont caractérisés par trois paires de pattes, deux paires d’ailes (parfois minuscules ou absentes) et un corps divisé en trois segments: tête, thorax et abdomen. Autre point commun: ils changent d’apparence au cours de leur développement lors d’un processus appelé métamorphose.

Chaîne alimentaire

Sans les insectes, nos ressources alimentaires seraient en effet fortement réduites: sans ces formidables pollinisateurs, notre développement agricole aurait été compromis et certains produits, comme la soie et le miel, n’existeraient tout simplement pas. Avec très peu de fruits et de légumes frais à notre disposition, nous souffririons de nombreuses carences.

La chaîne alimentaire serait aussi bien différente: il n’y aurait ni oiseau, ni aucun des autres animaux se nourrissant d’insectes.

Le monde serait couvert de matières organiques en décomposition

Encore plus grave: le monde serait littéralement couvert de matières organiques en décomposition. Il en résulterait une complète dégradation des sols et toute vie serait alors amenée à disparaître.

Et si l’humanité était toujours en vie en dépit de tout cela, notre créativité s’en trouverait ébranlée. Les insectes sont en effet une source d’inspiration inépuisable pour les peintres, les cinéastes et les documentaristes, mais aussi pour les ingénieurs et les scientifiques à la recherche de moyens d’être plus efficaces et plus respectueux de l’environnement dans notre vie quotidienne.

Mécanismes de survie

Le plus petit insecte identifié à ce jour est une guêpe parasite mesurant à peine 139 micromètres. Comme de nombreux de ses congénères, elle n’est bien sûr pas visible à l’œil nu. Car les insectes se trouvent partout, même à l’intérieur des graines, des plantes, des fleurs ou du sol. Ils peuvent parasiter d’autres insectes se nourrissant de plantes. On trouve même des insectes dans les insectes parasitant ceux qui mangent les végétaux.

Ils savent s’adapter aux changements de l’environnement. Tout en possédant des systèmes sensoriels bien structurés et comparables à ceux des vertébrés, ils sont en effet souvent dotés de cycles de vie extrêmement courts: la drosophile, le puceron et le moustique peuvent, par exemple, passer de l’œuf au stade adulte en moins de sept jours. Ils sont ainsi capables d’évoluer bien plus vite que d’autres animaux aux cycles de vie plus longs.

C’est la raison pour laquelle les insectes peuvent devenir résistants aux insecticides si rapidement. Par exemple, les mouches ont su développer une résistance au DDT dès 1947, soit huit ans à peine après sa création.

Aujourd’hui, les insectes sont exposés à un grand nombre de produits chimiques. Il en résulte donc une plus grande pression de sélection leur permettant d’acquérir encore plus rapidement une résistance aux insecticides.

Avantages reproductifs

On sait depuis longtemps que les insectes ont établi des relations complexes avec les végétaux et les autres insectes. Ils savent notamment évoluer au même rythme que les plantes. Et cette coévolution dure depuis près de 360 millions d’années, au moment où les premiers insectes sont apparus, soit une période considérablement plus longue que celle qui nous sépare de l’apparition des premiers Homo erectus il y a 2 millions d’années.

Leur capacité à voler est un autre de leurs atouts majeurs: ils peuvent ainsi facilement coloniser de nouveaux espaces, échapper aux dangers ou atteindre de nouvelles sources alimentaires. L’insecte le plus rapide est un taon pouvant atteindre 145 km/h. Et le recordman du battement d’ailes, un moucheron, est quant à lui capable d’effectuer, grâce à des contractions musculaires asynchrones, jusqu’à 1.046 battements par seconde. À titre de comparaison, le record détenu dans le monde aviaire par l’oiseau mouche est de cinquante-cinq battements par seconde.

Les insectes ont également la chance de posséder des squelettes externes, et non internes. Ces solides armures servent de point d’attache aux muscles et les protègent contre la déshydratation et les toxines. Pour les mieux armés, comme les scarabées qui font partie des insectes les mieux développés, cet exosquelette constitue une excellente protection contre les prédateurs.

Pour des raisons qui restent encore mystérieuses, les scarabées forment d’ailleurs l’une des catégories d’insectes les plus diverses, avec des épines et d’autres éléments étranges leur offrant des mécanismes supplémentaires de défense et de camouflage.

Autre avantage: les insectes sont capables de changer radicalement d’apparence au cours de leur vie. Dans leur stade immature, les papillons ressemblent à des vers. Ils se transforment ensuite en nymphes avant d’acquérir des ailes. Une fois adultes, les papillons et les mites ne se nourrissent que très peu: ils n’ingurgitent souvent qu’un peu d’eau ou de nectar.

De nombreux insectes adultes ne possèdent d’ailleurs même pas d’organe buccal, ce qui représente un avantage évolutif dans la mesure où ils n’entrent pas en compétition avec leur progéniture pour l’alimentation: ils exploitent également d’autres habitats, ce qui leur confère un avantage reproductif non négligeable.

Cet article est paru en anglais sur le site The Conversation le 13 août 2015.

Pia Addison

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5 requins tués… par une seule otarie


Alors que les biologistes croyaient connaitre l’alimentation des otaries, voilà qu’un scientifique est témoin d’une scène étrange qui d’attaques de requin par une otarie dans le but de manger que les viscères et rien d’autre
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5 requins tués… par une seule otarie

 

Une otarie attaque cinq requins pour se nourrir ©Chris Fallows / African Journal of Marine Science

Une otarie attaque cinq requins pour se nourrir ©Chris Fallows / African Journal of Marine Science

Par Virginie Montmartin

Le monde à l’envers : une otarie a attaqué cinq requins bleus et s’est nourrie de leurs viscères. C’est la première fois qu’une telle attaque entre ces animaux est observée

ATTAQUE. Une otarie à fourrure (Arctocephalus pusillus pusillus) a attaqué un groupe de requins bleus (prionace glauca) au large de Cap Town, en Afrique du Sud, pour se repaître de la chair des squales.

Selon l’ichtyologue Chris Fallows et deux chercheurs de l’université de Miami, ce comportement est inédit. L’étude publiée le 16 mars 2015 dans la revue African Journal of Marine Science, démontre que cette attaque a de nombreuses implications sur le fonctionnement de la chaîne alimentaire.

Une otarie au comportement inédit 

Chris Fallows, spécialiste du grand requin blanc, avait emmené un groupe de touristes en haute mer en 2012 afin de les faire plonger au milieu des squales. Entouré d’un groupe de dix requins bleus et de différents poissons, le scientifique vit arriver à sa grande surprise cette otarie qui s’est nourrie non pas des poissons, son alimentation habituelle, mais des viscères de cinq squales qu’elle a littéralement mis à mort ! Ce comportement est surprenant car ces otarie et squale ont une alimentation similaire à base de petits poissons, de calmars ou de crabes, c’est-à-dire de proies plus petites qu’eux. De ce fait, des requins de cette taille ne sont pas supposés être considérés comme des victimes potentielles pour les pinnipèdes même s’il arrive rarement que les otaries se nourrissent de bébés requins ou des restes d’un requin mort. Pourtant, dans cette attaque, l’otarie a laissé sciemment de côté les poissons environnant pour concentrer son attaque sur les squales, pour manger spécifiquement les viscères de l’animal, la partie de son corps contenant le plus de nutriments et donc d’énergie. Un tel comportement avait déjà été vu en 2004 mais le jeune requin bleu qui avait été attaqué par une otarie était un animal solitaire. Rien à voir avec le 1 contre 5 dont on parle ici !

Une otarie en plein festin ©Chris Fallows / African Journal of Marine Science

Une nouvelle forme de prédation ?

Les chercheurs ne savent pas si c’est un comportement rare de la part des pinnipèdes ou une nouvelle forme de prédation. Puisque ces deux grands prédateurs ont le même régime alimentaire, il est possible que les otaries attaquent les requins pour limiter la compétition dans l’océan pour l’accès à la nourriture. Cependant, la forme de l’attaque laisse à penser que ce n’est probablement pas un cas isolé. En effet, l’otarie s’en est directement prise aux squales alors qu’il y avait des poissons, sa proie principale, présents au festin. De plus, l’animal a sélectionné sa nourriture en ne mangeant qu’une partie du corps des squales, preuve qu’il n’était pas affamée. Cette attaque remet donc en question la chaîne alimentaire classique définie par les biologistes. En outre, ces otaries ne se nourrissant que de viscères, elles doivent donc tuer un grand nombre d’individus pour être rassasiées. De ce fait, la population des requins bleus risque de fortement diminuer, sachant que cette espèce est considérée comme « quasi en danger » par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature (IUCN).

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Le retour des loup a Yellowstone


La nature sait régulariser son environnement. Enlever une espèce animale, détruire les forêts, polluer les cours d’eau n’est pas sans conséquence. Au Parc Yellowstone, ils ont réintroduit des loups et l’effet a été positif, car un enchainement naturelle s’est produit
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Le retour des loup a Yellowstone

 

En 1995, les loups ont été réintroduits dans le Parc National du Yellowstone, d’où ils avaient disparu pendant 70 ans.

Ce que les naturalistes et les biologistes n’ont pas prévu, c’est que cela aurait des conséquences des plus remarquables !

Comme quoi, Mère Nature sait très bien ce qu’elle fait, et si on la laisse un peu tranquille, elle peut faire des choses incroyables…

 

Bien sûr, on imagine bien l’importance de l’équilibre de la chaîne alimentaire. Mais de là à ce qu’un changement aussi minuscule puisse avoir des conséquences si énormes… On devrait renommer l’effet papillon « effet loup » !

Et dire que nous osons les faire passer pour des bêtes cruelles et sanguinaires, nous qui bétonnons à loisir les prairies et qui détruisons les forêts. Non seulement les loups sont de magnifiques créatures, mais pour les quelques animaux qu’ils tuent afin de se nourrir, ces seigneurs de la forêt peuvent donner vie à des centaines d’autres être vivants, transformant leur environnement jusqu’à façonner les paysages, les lacs et les rivières !

L’homme est un loup pour l’homme? Vraiment ?

Prétentieux que nous sommes, de nous comparer ainsi à ces êtres majestueux …

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Les dinosaures victimes d’une "malchance colossale"


Si un astéroïde avait tombé quelques millions d’années avant ou après, les dinosaures auraient peut-être survécu, mais vous imaginez un T-Rex se baladant à la recherche de chair fraiche, l’homme aurait peut-être évoluer autrement ou aurait été une espèce disparue …
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Les dinosaures victimes d’une « malchance colossale »

 

Photo d'illustration. Photo d’illustration. © Arno Burgi / DPA/AFP

Une étude britannique révèle que les dinosaures auraient pu survivre au crash de l’astéroïde s’il avait touché la Terre à un autre moment.

La survie des dinosaures s’est jouée à quelques années. Une étude publiée dans le journal scientifique Biological Reviews et notamment relayée par le journal britannique The Guardian révèle en effet que les dinosaures auraient pu survivre à l’astéroïde qui a causé leur extinction il y a 66 millions d’années s’il avait touché la Terre un peu avant ou un peu plus tard. Et les dix scientifiques d’assurer que les dinosaures ont été victimes d’une « malchance colossale ».

Le paléontologiste de l’Université d’Edimbourg Steve Brusatte explique que « l’astéroïde a certainement entraîné l’extinction des dinosaures mais ça s’est passé alors que les écosystèmes des dinosaures avaient été affaiblis par un manque de diversité ».

Après avoir étudié les preuves de l’extinction des dinosaures – le climat préhistorique, le changement du niveau des océans, l’activité volcanique et la biodiversité – l’expert affirme que si l’astéroïde avait frappé la planète quelques millions d’années auparavant ou plus tard, alors les dinosaures n’auraient probablement pas disparu ».

La chaîne alimentaire fragilisée

En effet, selon l’expert, la chaîne alimentaire des dinosaures n’allait déjà pas très bien. Steve Brusatte cite notamment le manque de biodiversité des dinosaures herbivores qui fragilisait les échelons suivants.

« Le déclin a rendu ces écosystèmes beaucoup plus vulnérables », assure le chercheur pour qui quelques millions d’années supplémentaires auraient permis aux dinosaures herbivores de se refaire une santé, permettant ainsi à l’écosystème de supporter un impact massif.

L’impact avec l’astéroïde a détruit près de 80 % des espèces vivantes sur la Terre à l’époque. Seuls les dinosaures volants ont survécu, évoluant pour devenir les oiseaux que nous connaissons aujourd’hui.

L’étude a été menée par une équipe internationale de paléontologiste dans le but de mieux comprendre comment la vie à l’ère des dinosaures a évolué quelques millions d’années avant leur extinction. Les experts débattent en effet depuis des années pour savoir si l’activité volcanique ou encore un déclin des différentes espèces auraient pu jouer un rôle plus important qu’on ne le pense dans l’extinction des dinosaures.

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Des microfragments de plastique pollueraient 88% de la surface des océans


C’est un gros problème les déchets plastiques qui se retrouvent dans les océans. Ne rien y faire pourrait empirer pour les animaux marins et terrestre sans oublier les conséquences économiques pour ceux qui vivent à différents domaines des océans
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Des microfragments de plastique pollueraient 88% de la surface des océans

 

Les courants océaniques transportent des objets de plastique... (PHOTO ASSOCIATED PRESS)

Les courants océaniques transportent des objets de plastique réduits en de très petits fragments par les radiations solaires, et ces microplastiques, qui peuvent demeurer ainsi des centaines d’années, ont été détectés dans 88% des échantillons de la surface des océans lors de l’expédition Malaspina en 2010

PHOTO ASSOCIATED PRESS

Agence France-Presse
Washington

Des microfragments de plastique pollueraient jusqu’à 88% de la surface des océans et affecteraient aussi la chaîne alimentaire marine en étant absorbés par les poissons et d’autres animaux, selon des chercheurs espagnols dont l’étude paraît lundi aux États-Unis.

«Les courants océaniques transportent des objets de plastique réduits en de très petits fragments par les radiations solaires, et ces microplastiques, qui peuvent demeurer ainsi des centaines d’années, ont été détectés dans 88% des échantillons de la surface des océans lors de l’expédition Malaspina en 2010», a expliqué Andrés Cózar, un scientifique du Centre supérieur de la recherche scientifique (CSIC) de l’université de Cadiz en Espagne.

Il est le principal auteur de cette recherche publiée dans les Comptes rendus de l’Académie américaine des sciences (PNAS).

Cette recherche a également confirmé l’existence de cinq grandes zones de convergence, où s’accumulent ces déchets de plastique à la surface, qui correspondent aux cinq grandes circulations des eaux autour du globe.

Toutefois, la surface des océans ne peut pas être la seule destination de ces microdébris puisque, comme le suggère cette étude, une grande partie de ces déchets se retrouve probablement dans la chaîne alimentaire marine, absorbés par les animaux marins ou déposés dans les fonds océaniques.

Ces petits fragments de plastique contiennent souvent des contaminants qui peuvent être avalés et digérés par les animaux marins. De plus, l’abondance des déchets en plastique qui flottent sur les océans permet à de nombreux petits organismes de coloniser des zones auxquelles ils n’avaient pas accès auparavant, expliquent-ils.

Mais selon ces scientifiques «le plus grand impact de cette pollution sur l’écosystème marin reste inconnu».

Les principaux résidus trouvés dans ces déchets sont le polyéthylène et le polypropylène, des polymères utilisés dans la fabrication d’ objets quotidiens comme des sacs, des contenants alimentaires et de boissons, des ustensiles de cuisine ou des jouets.

«La bonne nouvelle dans tout cela c’est que l’abondance de ces déchets de plastique est beaucoup moins grande qu’attendue, mais le grand problème est de déterminer où vont tous les microplastiques qui entrent dans l’océan», relève Carlos Duarte, coordinateur de l’Expédition Malaspina Expedition.

Ces chercheurs ont estimé les déchets de plastique flottant sur les océans de 7000 à 35 000 tonnes, avec une plus grande concentration dans le Pacifique Nord qui représente 33 à 35% du total.

Le rejet dans les océans de déchets plastique provoque des dégâts estimés à au moins 13 milliards de dollars et menace la vie marine, le tourisme et la pêche, a averti l’ONU à l’ouverture de sa première Assemblée sur l’environnement le 23 juin à Nairobi.

L’expédition Malaspina, un projet conduit par le CSIC, compte plus de 400 chercheurs venant de plusieurs pays.

Ces scientifiques ont récolté près de 200 000 échantillons d’eau, de plancton, de particules atmosphériques et de gaz dans 313 endroits dans les océans Indien, Pacifique et Atlantique, à différentes profondeurs jusqu’à 6000 mètres.

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Brésil: la disparition du jaguar met en péril la forêt atlantique


Je peux comprendre la rogne des agricultures qui peine à protéger leurs animaux, mais exterminer l’animal qui est au-dessus de la chaine alimentaire, cela va avoir de graves conséquences. De plus, pourquoi qu’un animal est chassé alors qu’il n’y a même pas assez de territoire pour qu’il puisse vivre sans embêter les être humain
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Brésil: la disparition du jaguar met en péril la forêt atlantique

 

Parmi les causes principales de cette réduction spectaculaire... (PHOTO AGENCE FRANCE PRESSE)

Parmi les causes principales de cette réduction spectaculaire du nombre de jaguars, figurent la chasse et l’abattage. Les agriculteurs n’hésitent pas à tuer un jaguar qui leur a mangé une vache, selon le biologiste Pedro Galetti à Folha.

PHOTO AGENCE FRANCE PRESSE

Agence France-Presse
RIO DE JANEIRO

Le jaguar est en voie de disparition dans la forêt tropicale atlantique, ce qui met en danger cette forêt primitive brésilienne dont il ne reste plus que 7 % le long de la côte sud-est, avertissent les scientifiques.

Une étude menée par le Centre brésilien de recherche et conservation des mammifères carnivores (CENAP) et diffusée lundi montre qu’aujourd’hui il ne doit rester que 250 jaguars adultes dans la forêt atlantique, soit «une chute de 80 % au cours des quinze dernières années».

Le plus inquiétant est qu’à peine 20 % des jaguars restants, soit une cinquantaine, sont en âge de maturité sexuelle, selon l’étude.

Comme le jaguar (Panthera onca) est au sommet de la chaîne alimentaire, c’est tout ce corridor de biodiversité de 7,4 millions d’hectares sur la côte Atlantique qui est menacé, souligne Ronaldo Morato, le chef du Cenap cité par le quotidien Folha de Sao Paulo.

Il explique que le félin est prédateur d’herbivores comme le cerf ou le cabiai (ou capybara) et que sa raréfaction pourrait entraîner un grand déséquilibre environnemental et «la fin prochaine de la forêt atlantique».

Parmi les causes principales de cette réduction spectaculaire du nombre de jaguars, figurent la chasse et l’abattage. Les agriculteurs n’hésitent pas à tuer un jaguar qui leur a mangé une vache, selon le biologiste Pedro Galetti à Folha.

Le Cenap entamera la semaine prochaine de nouvelles recherches pour recueillir des informations sur les mammifères restants. Il utilisera des images satellites pour identifier quelles zones de la «Mata Atlantica» sont effectivement fréquentées par les jaguars afin de mieux protéger leur habitat.

La forêt atlantique est l’écosystème le plus dévasté du Brésil. Elle recouvrait jadis 15 % de tout le territoire brésilien et aujourd’hui elle a déjà disparu à près de 93 %. Il n’en reste que 28 600 km2, la majeure partie dans des réserves forestières, selon la Fondation SOS Mata Atlantica.

Cet écosystème a été déclaré patrimoine naturel par l’UNESCO en 1999.

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ET SI ON TUAIT TOUS LES MOUSTIQUES?


La nuit au moment qu’on est sur le point de dormir … Un bruit hyper irritant se fait entendre. Un bruit causé par un minuscule moustique qui cherche de quoi a se nourrir … On serait si bien sans moustique!! Enfin, peut-être pour nous, mais pas pour ceux que c’est une source alimentaire importante
Nuage

 

ET SI ON TUAIT TOUS LES MOUSTIQUES?

Stikmou par Nourdine GERNELLE via FlickrCC License by

Par Florian Reynaud

Vous y avez déjà pensé. Mais si, avouez. Une de ces nuits perturbées par des «zzzzzzz» incessants. Vous avez serré le poing très fort en pensant: «Les moustiques, on devrait les exterminer.» Après tout, c’est quand même l’animal le plus mortel pour l’homme.

«Pourquoi ne pourrait-on pas tuer tous les moustiques?» est l’une des questions auxquelles répond The Atlantic, avec une bonne dose d’humour, dans un article publié le mercredi 17 juillet. Après les fameux «Une piqûre de moustique n’a jamais tué personne» (et si) et «puis-je attraper le sida?» (et non), The Atlantic s’attaque à LA question

. Les chauve-souris sont l’un des plus grands prédateurs de l’insecte, serait-ce la solution? La réponse risque de vous décevoir.

«L’expert en chauve-souris Merlin Tuttle cite une expérience durant laquelle des chauve-souris lâchées dans un laboratoire rempli de moustiques attrapaient environ 10 moustiques par minute. C’est-à-dire 600 par heure, donc 1.000 chauve-souris pourraient consommer plus d’un demi-million de moustiques par minute. Le problème est que si les chauve-souris avaient d’autres nourritures possibles elles ne consommeraient pas les moustiques à une telle vitesse. Les moustiques représentent moins d’1% du régime d’une chauve-souris.»

En 2010, lors de conférences TED, un inventeur présentait son laser tueur de moustiques. Un outil, à prix raisonnable, qui permettait de tuer 50 à 100 moustiques à la seconde, une idée qui semblait révolutionnaire pour lutter contre le paludisme. Problème, le laser ne peut être effectif que dans une fenêtre délimitée, que les moustiques peuvent très bien éviter.

Par ailleurs, faut-il vraiment les tuer? Le moustique, comme tous les insectes, a un rôle dans l’écosystème et la chaîne alimentaire. Les larves nourrissent des espèces aquatiques alors que l’adulte fait la joie des oiseaux par exemple. Et sans un moustique fossilisé, jamais John Hammond n’aurait pu donner vie à des dinosaures dans Jurassic Park (dans la réalité, ça ne semble vraiment pas possible).

En attendant, vous pourrez toujours relire le WikiHow «Comment tuer un moustique» pour la prochaine nuit.

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