Le Saviez-Vous ► La surprenante faune de Montréal


À Montréal, comme ailleurs au Québec, des animaux profitent des espaces verts comme les parcs. Il faut avoir de l’oeil pour voir autre chose que des souris, moufettes, chat, raton-laveurs…
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La surprenante faune de Montréal

 

Bien que ce soit la présence de coyotes qui défraie actuellement les manchettes, l’île de Montréal est l’hôte d’une faune riche et diversifiée : castors, lapins à queues blanches, loutres, pics à tête rouge et visons trouvent refuge dans ses parcs. Outre les habituels écureuils et chats errants, quelles bêtes surprenantes risquez-vous de croiser lors de votre prochaine balade? Survol avec Jacques Dancosse.

Par Amélie Gamache

L’opossum de Virginie

L’opossum de Virginie se reconnaît à sa figure et sa gorge blanche, et ses 80 cm de long en font le plus grand de tous les opossums.

Seul marsupial que l’on retrouve au nord du Mexique, l’opossum de Virginie se retrouve surtout dans le sud des États-Unis, où il est très commun.

« Mais il y a eu des cas rapportés au centre-ville de Montréal. Il prend de l’expansion et remonte doucement vers le nord », selon Jacques Dancosse, vétérinaire au Biodôme de Montréal.

Pour le voir, il faudra toutefois attendre la tombée de la nuit : l’animal, de la taille d’un chat domestique, est strictement nocturne. Surveillez près des poubelles : c’est un des ses endroits favoris pour trouver de la nourriture.

Si vous apercevez un opossum de Virginie sans vie, couché sur le côté, le corps raide, les yeux fixes et la langue pendante, sachez que vous pouvez avoir à faire à un bon comédien. Bien qu’il soit agressif et préfère la fuite comme moyen de défense, l’opossum peut très bien « faire le mort » s’il est saisi par surprise par un chasseur!

Le condylure étoilé

Certaines des tentacules du condylure étoilé sont plus longues et lui permettent d’empoigner sa proie, d’autres, plus courtes, lui permettent de l’emmener à sa bouche très agilement.

Cette petite taupe doit son nom à l’allure particulière de son nez, muni de 22 tentacules symétriques qui bougent dans tous les sens. 

Il va chercher sa nourriture avec ses tentacules qui bougent dans tous les sens, comme une pieuvre », illustre M. Dancosse.

C’est une espèce endémique, que l’on retrouve un peu partout sur l’île de Montréal. Il se retrouve surtout sur les terrains humides et les rives des lacs et cours d’eau, et habite dans un réseau de galeries qu’il creuse à l’aide de ses puissantes pattes aux griffes acérées. Bon nageur, il utilise ses tentacules pour boucher son nez et ainsi empêcher l’eau d’y entrer et peut rester immergé plusieurs secondes.

Les chercheurs ont récemment découvert qu’il était doté d’un système nerveux exceptionnel qui lui permet d’identifier et manger sa nourriture en moins de deux dixièmes de seconde. Son organe tentaculaire  contient plus de 100 000 fibres nerveuses, soit 5 fois plus que celles de la main humaine. Pas besoin d’une bonne vue avec un tel outil!

Le faucon pèlerin

Pour suivre la famille de faucon pèlerin qui niche à l’Université de Montréal, vous pouvez visiter la page Facebook « Faucons de l’UdeM », qui compte plus de 6000 abonnés.

Oiseau de proie nichant sur les falaises et les hauts bâtiments, le faucon pèlerin était jadis menacé d’extinction, mais les efforts de conservation portent leurs fruits et l’animal fait un retour, bien qu’il soit encore considéré vulnérable au Québec. On recense une dizaine de couples à Montréal.

Ces oiseaux, dont la vitesse de plongée peut atteindre 300km/h,  peuvent adopter des nids créés par l’homme.

« Il  y a un couple qui nichait sous le pont Champlain, raconte Jacques Dancosse. On a d’ailleurs fait un nouveau nid sous le nouveau pont pour eux. »

On peut observer d’autres faucons dans la tour du pavillon Roger-Gaudry de l’Université de Montréal, dans un nichoir installé en 2008. La première femelle, Spirit, a eu plusieurs portées, avant de laisser place à une de ses filles, Ève, cette année. On peut d’ailleurs suivre l’évolution de la communauté de faucon via caméra, puisque le nid est filmé 24h/24h.

La tortue géographique

La tortue géographique, unique à l’Amérique du Nord, est farouche, et n’hésite pas à plonger à l’eau dès qu’elle perçoit une présence humaine.

La tortue géographique est une espèce aquatique qui fréquent les eaux des grandes rivières ou des grands lacs. Le nom fait référence aux motifs de sa carapace qui rappellent les courbes de niveau d’une carte topographique. À Montréal, on peut surtout l’observer à l’ouest de la ville, dans le lac des Deux Montagnes, qui abrite une des deux plus grandes populations au Québec.

« C’est une assez grosse tortue, surveillée par le ministère. Il y a des sites de pontes à Montréal, mais vu le risque de braconnage et la volonté de conservation, on garde les endroits exacts secrets »,  explique le vétérinaire du Biodôme.

D’autres tortues peuvent être observées sur l’île: des tortues peintes, que l’on retrouve davantage dans les étangs et les marais, et des tortues serpentines, reconnaissables à leur longue queue dentelée à l’allure préhistorique.

La salamandre à points bleus

La salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres, et les mâles ont une taille légèrement inférieure à celle des femelles.

Reconnaissable à son corps noir tacheté de bleu et blanc, la salamandre à points bleus mesure une dizaine de centimètres. Discrète, elle affectionne les zones humides où elle s’abrite sous les roches et les feuilles durant le jour, avant de sortir la nuit pour se nourrir.

« On la retrouve un peu partout, mais surtout sur le Mont-Royal, qui est un site vraiment unique », selon Jacques Dancosse. Pour la voir, ouvrez l’œil près des étangs et des marais.

Sachez toutefois que sa queue sécrète un liquide nocif blanchâtre. Lorsqu’elle est en danger, la salamandre à points bleus remue sa queue pour ensuite la coller sur son corps. Celui qui voudrait en faire son repas se retrouvera avec un goût bien désagréable en bouche!

Le dindon sauvage

Le dindon sauvage avait complètement disparu de l’est canadien lorsqu’il a été réintroduit par l’homme dans les années 1980.

Le dindon est difficile à manquer avec sa large queue en éventail et sa caroncule rouge qui pend par-dessus le bec! Les populations de dindons sauvages sont en expansion depuis une trentaine d’années, et plusieurs ont été aperçus à Montréal.

« On a rouvert la chasse dans les Cantons de l’Est tellement il y en a, souligne M. Dancosse. Il refait son apparition sur l’île. Comme il vit dans les champs, c’est plus aux extrémités, à l’est et à l’ouest, qu’on peut le voir. »

Entre autres, des citoyens de Rosemont-Petite-Patrie, Rivière-des-Prairies, Montréal-Nord, Lachine et Ahuntsic ont eu la surprise d’en croiser.

S’il vous prend l’envie de partir à sa chasse, sachez qu’il est doté d’une très bonne vision à 300 degrés, et qu’il est toujours aux aguets, ce qui le rend difficile à attraper!

Cerf de Virginie

La taille du cerf de Virginie peut atteindre 2 mètres

Le cerf de Virgine, que l’on appelle chevreuil à tort au Québec, est originaire du sud des États-Unis. Les premiers colons l’ont confondu avec le chevreuil européen, et la méprise sur le nom est restée!

La présence de ce majestueux mammifère, surtout dans l’est de la ville, a fait les manchettes à quelques occasions dans les dernières années.

« C’est un problème à Pointe-aux-Prairies, pour ceux qui habitent près des grands parc. Les cerfs mangent les haies de cèdres, et aiment beaucoup la plante vivace hosta, que plusieurs résidents plantent chez eux », explique M. Dancosse. Il fait aussi des ravages dans l’ouest de la ville.

Le problème de surabondance semble toutefois s’être résorbé, du moins dans l’Est, où les dernières données montrent un déclin dans la population et l’atteinte d’un certain équilibre.

La vigilance reste toutefois de mise, et il faut résister au « syndrome de bambi » : oui, ils sont mignons, mais il est préférable de ne pas les nourrir!

http://journalmetro.com/

Des faons siamois morts-nés découverts dans une forêt américaine


En mai 2016 aux États-Unis, un cueilleur de champignons a trouver des faons morts, il avait la particularité d’être des siamois. Les scientifiques en profiter pour l’étudier car c’est le seul cas connu de cerfs de Virginie né à terme. En plus de la physionomie de ces siamois, ils ont constaté que la biche avait pris soin de ses bébés malgré qu’ils fussent mort-nés
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Des faons siamois morts-nés découverts dans une forêt américaine

 

Faons siamois

Faons siamois découverts aux Etats-Unis en mai 2016.

© UNIVERSITY OF GEORGIA

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs américains ont pu étudier des faons siamois dont la gestation était arrivée à son terme : une première.

Seulement deux cas de cerfs de Virginie (Odocoileus virginianus) siamois avaient jusque là été rapportés dans la littérature scientifique. Grâce à un cueilleur de champignons, un de plus vient d’être étudié et pas n’importe lequel : le premier cas connu de faons Odocoileus virginianus dont la gestation a été menée à son terme. Ces animaux ont été découverts dans le sud-est du Minnesota (Etats-Unis) en mai 2016. Le cadavre était propre et sec : les faons siamois étaient morts au maximum 4 jours auparavant.

Deux coeurs, un seul sac péricardique

À la suite de cette découverte, le cueilleur a appelé le département des ressources naturelles de l’Etat. Des chercheurs ont ainsi pu congeler le spécimen afin de le maintenir en état jusqu’à ce qu’ils puissent l’autopsier. Ils ont également fait passer à ces animaux un scanner et une IRM. Comme ils le rapportent dans le numéro d’avril 2018 de la revue The American Midland Naturalist, ces animaux avaient des corps joints mais des cous et des têtes distinctes. Selon les techniques d’imagerie, le crâne ainsi que les vertèbres cervicales, plusieurs côtes et la plupart des vertèbres thoraciques ont été dupliquées. De mêmes, les chercheurs ont observé deux tractus intestinaux distincts. L’un complet, allant de l’oesophage à l’anus et l’autre composé de segments discontinus. Le foie était partagé et malformé et les biologistes ont noté la présence de « deux coeurs séparés partageant un seul sac péricardique ». Placés dans l’eau, les poumons ont coulé « ce qui indique que les faons sont morts-nés » poursuit l’étude : ils n’ont jamais été remplis d’air.

© University of Georgia

« La biche a tenté de prendre soin d’eux après l’accouchement« 

« Leur anatomie indique que ces faons n’ont jamais été viables, explique dans un communiqué Gino D’Angelo, co-auteur de l’étude. Pourtant, ils ont été découverts propres et dans une position naturelle ce qui suggère que la biche a tenté de prendre soin d’eux après l’accouchement. L’instinct maternel est quelque chose de très fort », s’émerveille le chercheur.

Pour le moment, aucune explication n’est privilégiée pour expliquer la naissance de ces siamois.

« Même pour les humains nous ne savons pas, rappelle D’Angelo. Nous pensons que c’est dû à une division anormale des cellules durant les premières étapes du développement de l’embryon ».

Mais les mécanismes précis qui régissent ce processus restent encore à élucider.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Sécurité routière: nourrir le chevreuil l’hiver, une pratique dangereuse


On aime les animaux sauvages comme les chevreuils qu’on rencontre parfois. Avec nos hivers, les gens bien intentionnés donnent des aliments à ces belles bêtes sans savoir qu’en fait nous causons plus de tort que de bien. Les chevreuils quittent leur habitat pour être nourris par l’homme et les mettent en danger face aux prédateurs, et à la domestication, au braconnage et bien sûr les accidents de la route. Sans compter que leur flore bactérienne est adaptée à la saison froide, alors leur donner une alimentation différente comme une carotte demande plus d’énergie et peuvent mourir des difficultés digestives. Alors mieux vaut les observer de loin tout en respectant leur manière de vivre
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Sécurité routière: nourrir le chevreuil l’hiver, une pratique dangereuse

 

Un chevreuil traverse une route en bondissant. Le... (photo carlos osorio, archives associated press)

Un chevreuil traverse une route en bondissant. Le cerf de Virginie est impliqué dans plus de 5000 accidents de la route chaque année au Québec.

PHOTO CARLOS OSORIO, ARCHIVES ASSOCIATED PRESS

PIERRE GINGRAS

La Presse

Le Québec a établi un record d’accidents de la route impliquant un chevreuil, en 2016. Voilà une des raisons qui incitent le gouvernement à vouloir interdire le nourrissage du cervidé en hiver. Cette pratique est d’ailleurs nocive pour la santé de l’animal, voire mortelle, en plus d’être un vecteur de maladies.

Explications.

Le nourrissage hivernal favorise les accidents de la route au moment où le chevreuil devrait être en forêt.

PHOTO FOURNIE PAR LA VILLE DE MONT-TREMBLANT

Les chevreuils sont souvent attirés par dizaines sur les sites de nourrissage. Sur cette photo du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs, on peut en compter plus de 40.

PHOTO FOURNIE PAR LE MINISTÈRE DES FORÊTS, DE LA FAUNE ET DES PARCS

DES MILLIERS D’ACCIDENTS DE LA ROUTE

En dépit des nombreuses campagnes du ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs pour dissuader le public de nourrir le cerf de Virginie en hiver, cette activité reste une pratique très répandue dans certaines régions. À tel point que Québec veut y mettre un terme. Paradoxalement, explique le biologiste François Lebel, coordonnateur de la gestion du cerf de Virginie au Québec, le nourrissage hivernal nuit même à la survie de l’animal. Et avec l’augmentation du nombre de chevreuils aux lieux d’alimentation, le risque d’accidents routiers grimpe. En 2016, on en a compté plus de 5600, faisant 2 morts et 240 blessés, un sommet en cinq ans.

UNE QUESTION DE DENSITÉ

La population de cerfs de Virginie au Québec, concentrée dans l’ouest et le sud de la province et en Gaspésie, s’élève à quelque 240 000 têtes. Le nombre d’accidents de la route est avant tout attribuable à la densité d’animaux sur le territoire, à l’importance du réseau routier et de la circulation. C’est la Montérégie qui détient le record dans ce domaine : 982 accidents l’an dernier (1 mort, 52 blessés). En Estrie, où l’on retrouve la plus grande densité de cerfs de Virginie, les accidents se chiffraient à 871 (38 blessés) et on en a dénombré 549 dans les Laurentides, où le nourrissage est très en vogue.

EN DEHORS DE LEURS RAVAGES

Au Québec, les chevreuils se regroupent en décembre dans leurs ravages, quartiers d’hiver où ils sont relativement protégés de la neige par un couvert de conifères. Ils accèdent aux ressources alimentaires en circulant dans les mêmes sentiers, réduisant ainsi l’énergie dépensée. Les lieux de nourrissage poussent les cervidés à quitter leur habitat naturel et à s’aventurer sur la voie publique pour s’y rendre. En 2016, pas moins de 529 carcasses de chevreuils provenant du secteur Mont-Tremblant-Lac-Saguay ont été récupérées sur la route, en grande partie l’hiver. D’autres municipalités des Hautes-Laurentides et de l’Outaouais vivent la même situation.

UN BILAN ROUTIER ENCORE PLUS IMPORTANT

Les conducteurs québécois doivent déclarer tout accident impliquant un animal de 25 kg et plus, un règlement toutefois ignoré par un grand nombre, surtout si les dommages au véhicule sont minimes. Si bien que le nombre d’accidents de la route impliquant un chevreuil est probablement plus important que ne l’indiquent les statistiques. Novembre est le mois où on dénombre le plus d’accidents : 1010 sur un bilan annuel de 5622 en 2016. C’est la période du rut. Devenus hyperactifs, les mâles circulent énormément. De décembre à la mi-avril, on comptait 1800 accidents, nombre qui pourrait baisser sensiblement si les chevreuils restaient confinés dans leurs ravages.

UN RÉGIME ALIMENTAIRE NOCIF

Les gens nourrissent les chevreuils pour les observer de plus près et leur apporter un supplément alimentaire hivernal. Or, en début d’hiver, la flore bactérienne du système digestif de l’animal change complètement pour s’adapter à un régime alimentaire composé de ramilles. La digestion de carottes, laitues, maïs, fourrage et autres exige souvent plus d’énergie que cette nourriture n’en fournit. Il est fréquent, indique le biologiste François Lebel, que des cerfs pourtant en bonne santé meurent en raison de complications digestives.

« L’animal doit notamment réchauffer cette nourriture en l’avalant, une dépense énergétique considérable. C’est comme si on se nourrissait de Popsicles tout l’hiver. »

LA TRANSMISSION DE MALADIES

Pour les biologistes, la sécurité routière n’est qu’un des aspects négatifs du nourrissage hivernal. Hors de ses ravages, le cerf n’est plus dans son habitat naturel. Augmenter artificiellement la densité des bêtes à un endroit donné favorise la transmission de maladies ou de parasites comme la tique porteuse de la maladie de Lyme, qui profite alors d’une dissémination accrue. Des prédateurs comme le coyote ou le loup seront inévitablement attirés sur les lieux. La situation est aussi propice au braconnage. De plus, le chevreuil voudra inévitablement varier son menu et dégustera arbres et arbustes ornementaux qui seront à sa portée, notamment les haies de thuyas.

DES CHEVREUILS DOMESTIQUÉS

Le nourrissage artificiel provoque aussi un début de domestication du chevreuil, indiquent les biologistes. Ils deviennent familiers, n’ont plus peur des humains et s’installent parfois à demeure non loin des endroits où on les nourrit régulièrement. Si bien que, même au cours de l’été, ils deviennent une nuisance pour la circulation routière, en plus de se servir allègrement dans les jardins de plantes ornementales et potagères. À Mont-Tremblant, certains chevreuils vivent dans la municipalité depuis déjà quelques générations. Les autorités ont pourtant fait des efforts considérables au cours des récentes années pour dissuader la population de nourrir les cerfs.

INTERDICTION DANS LES ÉTATS DU VERMONT ET DE NEW YORK

Source de problèmes pour les animaux et les humains, le nourrissage hivernal pourrait cependant être réglementé dans les municipalités, mais seulement une minorité d’entre elles font des efforts pour contrer le phénomène. À Duhamel, dans l’Outaouais, le nourrissage est une attraction touristique depuis longtemps. Pourtant, dans les États limitrophes du Vermont et de New York, nourrir le chevreuil est interdit sur tout le territoire, et ce, l’année durant. Au Québec, le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs estime qu’il devra éventuellement réglementer ou même interdire partout ce type d’alimentation artificielle.

http://www.lapresse.ca/

VIDÉO – États-Unis Un cerf trop curieux


J’espère qu’il vont aider ce pauvre cerf pour quelque chose que certains utilisent en cette saison.
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VIDÉO – États-Unis : Un cerf trop curieux

 

 

Un cerf de Virginie un peu trop curieux se trouve aujourd’hui dans une situation pour le moins compliquée, aux États-Unis.

Pensant sans doute y trouver une sucrerie, l’animal a plongé la tête dans une citrouille en plastique qui est depuis coincée sur son museau si bien qu’il ne peut ni manger ni boire.

Des citoyens ont bien tenté de lui venir en aide en l’attirant avec de la nourriture, en vain.

Les autorités de Mentor, en Ohio, ont été avisées, mais ignorent quoi faire. La situation est maintenant entre les mains du Département des Ressources naturelles.

 

http://tvanouvelles.ca

Nourrir les cerfs sauvages l’hiver, une pratique néfaste


C’est beau de voir des cerfs de Virginie près des demeures, mais ils devraient garder un petit gène et se tenir loin des humains. Cependant, certains pour bien faire les nourrissent et font plus de tort que de bien
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Nourrir les cerfs sauvages l’hiver, une pratique néfaste

 

Des cerfs marchent paisiblement dans les rues d'un village.

Des cerfs marchent paisiblement dans les rues d’un village.

De nombreuses personnes nourrissent les cerfs pendant l’hiver pour profiter de la compagnie de ces animaux et les aider à traverser cette rude saison. Mais cette pratique, interdite à plusieurs endroits, nuit aux cerfs et compromet même leur survie, préviennent les responsables de la faune.

Nourrir les cerfs de Virginie pendant l’hiver est une pratique commune au Québec dans les zones rurales et forestières. Une idée répandue veut que de nombreuses bêtes meurent de faim l’hiver par manque de nourriture dans les forêts si on ne les aide pas à subsister.

Pensant bien faire, beaucoup de gens aménagent des mangeoires à chevreuils où ils déposent des fruits, des légumes, de la luzerne, de la moulée ou du grain.

Or, cette nourriture qui n’est pas adaptée au système digestif des cerfs rend les bêtes malades et les tue même, prévient François Lebel, biologiste au ministère du Développement durable, de l’Environnement, de la Faune et des Parcs (MDDEFP).

« Le système digestif de l’animal va être incapable de digérer ces aliments-là. Et souvent, on va trouver des ballonnements, de la diarrhée chez les animaux. Ils vont pouvoir mourir de ces aliments-là qu’ils n’ont pas pu digérer. Donc, ils vont mourir le ventre plein », explique François Lebel.

Qui plus est, les sites de nourrissage qu’aménagent plusieurs personnes sur leur propriété favorisent la propagation des maladies chez les cerfs en raison de la promiscuité et des concentrations élevées d’excréments sur les sites.

« Il va y avoir des excréments et il va y avoir de l’urine qui vont être déposés sur le site. Lorsque les animaux vont se nourrir, ils vont se contaminer et il va y avoir transmission de maladies et de parasites entre les individus », prévient le biologiste François Lebel.

Les mangeoires attirent aussi les cerfs dans les villes où ils déambulent librement dans les rues.

S’il n’est pas officiellement interdit au Québec, le nourrissage des cerfs de Virginie n’est pas recommandé par les autorités. Plusieurs municipalités l’interdisent cependant.

Cette pratique est toutefois illégale dans plusieurs États américains, notamment au Vermont et dans l’État de New York.

D’après un reportage de Denis-Martin Chabot

http://ici.radio-canada.ca