Fukushima : 300 tonnes d’eau contaminée dans la mer, chaque jour


Depuis 2011 c’est le cauchemar a la centrale de Fukushima. Comment se fait-il que nous pouvons envoyer des robots sur mars alors que décontaminée une centrale soit plus compliqué .. Est-ce le montant qui cause le problème ? Je pense que c’est un problème que tous les pays devraient faire face car cette centrale nucléaire ne contamine pas juste une zone limite mais aussi la mer .. et tout ce qui y vit
Nuage

 

Fukushima : 300 tonnes d’eau contaminée dans la mer, chaque jour

 

Des experts du nucléaire et des responsables du gouvernement procèdent à une inspection pour essayer de contenir les fuites d'eau contaminée.

Des experts du nucléaire et des responsables du gouvernement procèdent à une inspection pour essayer de contenir les fuites d’eau contaminée. Photo :  AFP/JAPAN POOL

Le gouvernement japonais a fait savoir, mercredi, qu’environ 300 tonnes d’eau contaminée se déversaient chaque jour dans la mer à partir de la centrale de Fukushima.

Le premier ministre, Shinzo Abe, s’est engagé à accentuer les efforts du gouvernement pour limiter les fuites et a ordonné au ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie d’agir en urgence.

Le chef du gouvernement souhaite que Tokyo Electric Power (Tepco), l’exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima endommagée par un séisme et un tsunami en 2011, prenne les mesures nécessaires pour accélérer le nettoyage du site, qui devrait prendre une quarantaine d’années et coûter plus de 11 milliards de dollars.

60 tonnes en décembre

Un responsable du ministère de l’Industrie a dit que les autorités prévoyaient de limiter les fuites à 60 tonnes par jour à partir de décembre.

Il a ajouté que le gouvernement était persuadé que les fuites d’eau contaminée se produisaient depuis deux ans.

Tepco a décidé de prendre diverses mesures pour empêcher les eaux souterraines irradiées de se déverser dans l’océan Pacifique.

Lundi, un responsable de l’Autorité de régulation nucléaire a indiqué qu’il y avait « urgence » et a appelé à agir pour empêcher l’eau de se déverser dans l’océan.

Remontée des nappes phréatiques

Samedi dernier, le quotidien japonais Asahi rapportait que les nappes phréatiques situées sous la centrale montaient à un niveau plus élevé qu’une barrière actuellement construite pour les contenir.

Le séisme et le tsunami du 11 mars 2011 ont bloqué les systèmes de refroidissement de la centrale de Fukushima-Daiichi, exploitée par Tepco, ce qui a provoqué la fusion du combustible dans trois des six réacteurs du site et une vaste contamination radioactive alentour.

Fukushima est la plus grave catastrophe nucléaire civile depuis Tchernobyl, en avril 1986.

Asahi, qui citait une réunion des autorités japonaises de régulation sur le nucléaire, expliquait que les eaux souterraines contaminées pourraient remonter à la surface d’ici trois semaines.

Tepco injecte un produit chimique souterrain, afin de solidifier les sols et d’éviter que les eaux radioactives soient emportées, mais selon Asahi, il n’est efficace qu’à plus de 1,8 m de profondeur, alors que les nappes phréatiques montent jusqu’à un mètre sous terre.

Après des mois de dénégations, Tepco a reconnu pour la première fois, fin juillet, que des eaux souterraines radioactives s’étaient écoulées dans l’océan Pacifique.

Reuters

http://www.radio-canada.ca/

Accident nucléaire à Fukushima : un « désastre créé par l’homme », selon un rapport


Un rapport sur l’accident nucléaire à Fukushima qui je pense est assez près de la réalité surtout qu’on a négligé avant le tsunami de faire des corrections sur des possibilités d’une telle catastrophes
Nuage

 

Accident nucléaire à Fukushima : un « désastre créé par l’homme », selon un rapport

 

L’accident nucléaire survenu à la centrale Fukushima-Daiichi constitue « un désastre créé par l’homme » et n’est pas seulement le fruit du séisme et du tsunami dévastateurs qui ont ravagé le nord-est du Japon le 11 mars 2011, a conclu jeudi une commission d’enquête mandatée par le gouvernement.

« Il est clair que cet accident est un désastre créé par l’homme. Les gouvernements passés et en place à ce moment-là, les autorités de régulation et Tokyo Electric Power (Tepco) ont failli à leur devoir de protéger la vie des gens et la société », a-t-elle écrit dans son rapport final de 641 pages.

Les experts relèvent notamment des failles dans la réponse apportée par l’ancien premier ministre japonais Naoto Kan, qui a d’ailleurs démissionné l’an dernier après avoir essuyé des critiques par rapport à sa gestion de la crise.

Après six mois d’enquête et d’entretiens avec plus de 1100 personnes, les experts concluent que les agences de régulation ont fait preuve de réticences à adopter les normes de sécurité internationales, qui auraient pu éviter ce désastre ayant fait quelque 20 000 morts et disparus.

La catastrophe avait aussi contraint 150 000 personnes à quitter leur maison, en plus de libérer des quantités importantes de substances radioactives à des kilomètres autour de la centrale.

Ce rapport survient le jour même où le réacteur numéro 3 de la centrale nucléaire d’Ohi, gérée par la société Kansai Electric Power, a été remis en fonction. Il avait été fermé à la suite de l’accident survenu à Fukushima pour des raisons de sécurité nationale.

Les 50 autres réacteurs du pays sont quant à eux toujours à l’arrêt pour subir des opérations de maintenance et des contrôles de sécurité. Les conclusions de la commission d’enquête pourraient maintenant avoir un impact sur le redémarrage de réacteurs nucléaires au Japon.

La série d’accidents nucléaires provoquée par le séisme et le tsunami qui ont dévasté le nord-est du Japon le 11 mars 2011 est considérée comme l’une des pires que l’histoire a connues.

Ce document présenté jeudi est la version définitive du rapport d’étape publié en décembre 2011, qui déjà, mettait en cause le manque de préparation et d’organisation du gouvernement japonais et de l’exploitant de la centrale Fukushima-Daiichi dans leur gestion de la crise nucléaire.

Selon les experts, le gouvernement aurait sous-estimé les risques de tsunami en tablant sur des vagues ne dépassant pas six mètres de hauteur. Lorsqu’elles ont frappé de plein fouet les côtes du nord-est du Japon, le 11 mars, elles mesuraient en fait plus du double à certains endroits.

Le rapport blâme également l’exploitant de la centrale nucléaire, Tepco, pour avoir mal évalué la probabilité d’un tsunami de cette envergure et pour ne pas avoir pris les dispositions nécessaires.

En 2008, Tepco avait simulé un tsunami de plus de 15 m de haut, dont les vagues atteignaient la centrale Fukushima. Aucune initiative n’a toutefois été prise par la suite, car ils ont jugé peu probable qu’une telle catastrophe ne survienne, précisent les experts.

Ces derniers déplorent une mauvaise communication, tant entre les techniciens qu’entre les autorités. Ces dernières ont d’ailleurs rapidement été blâmées pour avoir tardé à révéler la gravité de la situation et à évacuer les zones touchées.

Radio-Canada.ca avec AFP, Reuters et Al-Jazira

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