Le Saviez-Vous ► La fabuleuse histoire de l’Encyclopédie


La première encyclopédie est apparue à partir de 1751, il y est réuni tout le savoir de l’époque. Pour sortir de l’ignorance, il a fallu faire face à l’hostilité de l’Église. L’interdiction de vente, mit à l’index, brûler et enfin éditer l’oeuvre complète.
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La fabuleuse histoire de l’Encyclopédie

Isabelle Bernier

Historienne


Le Ier juillet 1751 paraît le premier volume de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert. C’est le début d’une aventure éditoriale sans précédent qui va bousculer les idées reçues en France et dans toute l’Europe. La production de dictionnaires et de grands ouvrages littéraires caractérise le siècle des Lumières. L’Encyclopédie en est l’ouvrage le plus représentatif, à une époque où un nouvel esprit philosophique se constitue, basé sur l’amour de la science et la tolérance.

En octobre 1750, un Prospectus présente le projet de Diderot pour convaincre d’éventuels souscripteurs de participer à son financement ; quatre mille personnes vont répondre à l’appel. L’Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des Sciences, des Arts et des Métiers, veut décrire de manière la plus complète possible, les arts, les sciences et les métiers de son époque. Au XVIIIe siècle, les arts désignent toutes les activités humaines : le travail manuel, le travail des machines (les « arts mécaniques »), le travail de l’esprit (les arts dits « libéraux » comme l’astronomie, la musique, la logique…), les beaux-arts.

L'Encyclopédie, volume I, première page « A » ; contributeurs : Diderot et d'Alembert ; éditeurs : Briasson, David, Le Breton, Faulche, entre 1751 et 1765. © Wikimedia Commons, domaine public

L’Encyclopédie, volume I, première page « A » ; contributeurs : Diderot et d’Alembert ; éditeurs : Briasson, David, Le Breton, Faulche, entre 1751 et 1765. © Wikimedia Commons, domaine public

Le projet de Diderot

La diffusion à grande échelle de l’état des connaissances dans tous les domaines est une entreprise inédite et révolutionnaire. On n’a encore jamais mis à contribution dans le même ouvrage, les philosophes et les détenteurs d’un savoir scientifique et technique. L’Encyclopédie est une œuvre pédagogique à visée éducative : l’ouvrage procède à un recentrage des savoirs autour de l’Homme.


L’initiative du projet revient à l’écrivain et philosophe Denis Diderot (1713-1784) mais c’est une entreprise collective qui fait appel aux spécialistes de leur domaine : d’Alembert (qui a rédigé le Discours préliminaire en 1751) s’occupe des mathématiques, Bellin contribue à la géographie, Daubenton à la biologie, Rousseau à la musique et l’économie politique, Tronchin à la médecine… On trouve aussi Montesquieu, Voltaire, d’Holbach (chimie), Turgot, Forbonnais et Quesnay (économie), Berthoud (horlogerie), parmi plus de cent cinquante collaborateurs, techniciens et praticiens, liés aux activités productives de leur temps.

Portrait de Denis Diderot par Louis Michel Van Loo en 1767, musée du Louvre, peintures françaises. © 2004, Musée du Louvre, Angèle Dequier

Portrait de Denis Diderot par Louis Michel Van Loo en 1767, musée du Louvre, peintures françaises. © 2004, Musée du Louvre, Angèle Dequier

L’Encyclopédie est un dictionnaire raisonné qui utilise un classement par branche de savoir, l’ordre alphabétique et le système des renvois entre articles. Elle intègre les « arts mécaniques » au sein des connaissances : la description des arts et des métiers impulsée par Diderot, offre un inventaire des procédés de fabrication, des inventions techniques et même des secrets d’ateliers. Elle inclut une collection sans précédent de définitions ; Diderot devient le premier homme de lettres à considérer la technologie comme une partie de la littérature.

L’Encyclopédie propose onze volumes de planches, indispensables à la description des métiers. Les dessins et les gravures illustrent à merveille l’anatomie, l’histoire naturelle, les outils, les gestes du travail, la manufacture, bref tous les secteurs de la technique et de la production.

Exemple de planche de l'Encyclopédie : Papetterie, dans tome V, planche X, dessinateurs Goussier et Benard, 1767. © RMN-Grand Palais (Institut de France), Gérard Blot

Exemple de planche de l’Encyclopédie : Papetterie, dans tome V, planche X, dessinateurs Goussier et Benard, 1767. © RMN-Grand Palais (Institut de France), Gérard Blot

La censure

L’Encyclopédie est certainement l’ouvrage le plus surveillé et censuré de son temps et atteste de ce que représentent les Lumières : appétit de savoir, liberté de penser, nécessité de douter. Elle fournit donc un savoir mais aussi une critique du savoir véhiculé par les habitudes, les dogmes et les autorités. Ses prises de position audacieuses vont lui occasionner de nombreux ennuis qui débutent avec un article sur la Genèse.

En février 1752, les Jésuites exigent la condamnation et l’interruption de la publication : le Conseil d’État du roi interdit de détenir les deux premiers volumes parus  Madame de Pompadour (maîtresse en titre de Louis XV) et Malesherbes, favorable à l’Encyclopédie et directeur de la Librairie (organe créé par Colbert, chargé d’octroyer des permissions et privilèges pour toutes les impressions réalisées en France), font lever l’interdiction et permettent la parution des cinq tomes suivants.

Exemple de planche de l'Encyclopédie : « Horlogerie, montre à équation, à secondes concentriques marquant les mois et leurs quantièmes », suite planche X, volume 22, Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr/BnF

Exemple de planche de l’Encyclopédie : « Horlogerie, montre à équation, à secondes concentriques marquant les mois et leurs quantièmes », suite planche X, volume 22, Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr/BnF

En 1757, les dévots attaquent les encyclopédistes coupables de critiquer la religion catholique : ils estiment que le but de l’Encyclopédie est d’ébranler le gouvernement et la religion. Le pape Clément XIII condamne l’ouvrage et le met à l’Index en mars 1759 : il demande aux catholiques de brûler les exemplaires en leur possession. À la même date, le Conseil du roi interdit la vente de l’Encyclopédie et exige le remboursement de tous les souscripteurs.

En septembre 1759, Malesherbes obtient du roi la permission de faire publier les volumes de planches ; ils vont paraître à partir de 1762. D’Alembert ayant renoncé à poursuivre l’aventure, les dix derniers tomes sont publiés clandestinement par Diderot en 1765 et les deux derniers volumes de planches illustrées paraissent en 1772. En vingt ans, vingt-huit volumes ont ainsi été publiés.

Dès le début des années 1770, Diderot reprend son activité d’écrivain car l’Encyclopédie est achevée. Cependant il ne publie aucun texte qui lui ferait courir de risques, en raison de ses positions sur l’athéisme, la colonisation… Certains de ses écrits ne seront connus qu’un siècle plus tard.

Exemple de planche de l'Encyclopédie : « Lutherie, instruments anciens et modernes, à cordes et à pincer », volume 2, Lutherie, planche III, dessinateur Benard, 1762. © gallica.bnf.fr/BnF

Exemple de planche de l’Encyclopédie : « Lutherie, instruments anciens et modernes, à cordes et à pincer », volume 2, Lutherie, planche III, dessinateur Benard, 1762. © gallica.bnf.fr/BnF

À savoir

Entre 1776 et 1780, est publié le Supplément à l’Encyclopédie, composé de quatre volumes de textes, d’un volume de planches et de deux volumes de tables. Diderot ne participe pas en tant que rédacteur à cette entreprise. L’ensemble des volumes de l’Encyclopédie plus le Supplément, constituent les trente-cinq volumes de l’édition dite « de Paris ».

L’Encyclopédie a occupé un millier d’ouvriers pendant plus de vingt-cinq ans. Près de soixante-douze mille articles ont été produits, Diderot en a composé plus de mille. Le prix d’achat de la première édition (in-folio) s’élève à 980 livres tournois, le salaire annuel moyen d’un ouvrier ou d’un domestique se situant autour de 300 livres. Le poids d’un volume est d’environ dix kilogrammes et son format proche du « A3 » actuel.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Vous avez sûrement lu un de ces livres les plus censurés au monde


Il existe beaucoup de livres à travers le monde. Des auteurs laissent aller leur plume pour raconter des faits politiques, religieuses, sataniques, magies, sexualité, bref le choix des sujets sont vastes. Pourtant, certains de ces livres ont été critiqués, et même censurés
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Vous avez sûrement lu un de ces livres les plus censurés au monde

 

par Marine

Propos satanistes, contenu sexuellement explicite, idées politiques, racisme, etc. La censure est aussi vieille que la diffusion de livres, et les arguments invoqués pour stopper la diffusion de certains ne manquent pas. La démocratisation de la lecture et de la vente de livres aura permis d’atteindre un public toujours plus large. Mais celui-ci est parfois peu réceptif aux idées qui sont véhiculées – à tort ou à raison. Voici donc la liste (non exhaustive) de 10 livres qui font partie de ceux ayant le plus été victimes de ce type de critiques.

La Bible 

Chacun pouvait s’y attendre, mieux vaut donc ne pas faire durer le suspense plus longtemps. Avant sa traduction en langue vernaculaire et son impression en 1455, seules les élites religieuses avaient le droit de lire – et par conséquent d’interpréter les messages sacrés de cet ouvrage. Maintenant un des titres plus vendus au monde, La Bible est toujours autant controversée en raison de la violence de certains propos, voire de racisme.

Cinquante nuances de Grey, E.L. James (2011) 

Autre temps, autres mœurs, changement d’ambiance ! L’un des best-sellers de ces dernières années n’a pas échappé aux critiques. Si nombreux sont ceux qui déplorent la pauvre qualité de l’écriture de l’auteure, les aventures d’Anastasia Steele et de Christian Grey ont avant tout été bannies de certaines librairies en raison d’un contenu jugé « semi-pornographique ».

Lolita, Vladimir Nabokov (1955) 

Repris au cinéma par Stanley Kubrick, ce qui est considéré comme le chef-d’œuvre de Nabokov est aussi son œuvre la plus controversée. Les raisons ? Évocation de relations incestueuses et pédophiles. À ce titre, l’Angleterre, l’Argentine ou encore la France interdiront sa publication pendant un temps

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lolita nabokov kubrick

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La figure de Lolita mise en scène par Stanely Kubrick. Crédits : Wikimedia Commons

La saga Harry Potter, J.K. Rowling (1997)

Fait plus surprenant, l’œuvre de la célèbre romancière anglaise a aussi été condamnée par la censure. Des chrétiens extrémistes y voyaient en effet un étalage de propos contraires à ceux de la Bible (elle-même censurée, rappelons-le) sur la famille. D’autre part, les livres ont été accusés d’encourager la pratique de la sorcellerie. Ils ont à ce titre été retirés de certaines classes et bibliothèques au Canada.

L’Appel de la forêt, Jack London (1903)

Autre incontournable de la littérature jeunesse, les événements qui y sont relatés sont pourtant bien ancrés dans le réel avec l’histoire d’un chien qui revient peu à peu à la Nature. C’est justement ce qui a dérangé les fascistes yougoslaves, italiens et allemands aux alentours des années 1930. L’œuvre est selon eux une vitrine cachée du socialisme, et encourage à tourner de dos à la Civilisation.

American Psycho, Brett Easton Ellis (1991)

Figurant parmi les maîtres du roman noir, l’auteur a acquis une renommée internationale grâce à son livre. Toutefois les évocations sans filtre du viol, du meurtre et du cannibalisme – entre autres – ne passent pas auprès du grand public. De même, la réalisatrice Mary Harron rencontrera néanmoins le succès avec son film éponyme, mettant en scène Christan Bale.

Les versets sataniques, Salman Rushdie (1988)

Comme on peut le constater, tout est dans le titre. Interdit de publication dans pas moins de cinq pays, des libraires qui le mettent en vente seront même victimes d’attaques à la bombe et de dégradations diverses.

livre lecture censure

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Crédits : Wikimedia Commons / Mutant669

Manifeste du parti communiste, Karl Marx (1848)

Essai jugé comme politiquement inacceptable et hautement subversif dans de nombreux pays, sa diffusion a souvent créé nombre de polémiques et interdictions. En Turquie, il a même été censuré pendant 165 ans !

Des souris et des hommes, John Steinbeck (1934)

Pourtant au programme dans de nombreux établissements scolaires et universitaires, les romans de Steinbeck sont également vivement critiqués. Pour celui-ci, c’est particulièrement la vulgarité, et la violence de certains passages et qui ont été vivement reprochés. Il fait partie des livres les plus souvent sujets à controverse aux États-Unis.

L’attrape-coeur, J.D. Salinger (1951)

La violence, la vulgarité et le contenu sexuel en font un des livres les plus critiqués au monde, et a fortiori un des plus censurés. Ce livre est aussi connu pour avoir une sombre réputation, qui veut que beaucoup de tueurs l’aient lu un jour – dont l’assassin de John Lennon, retrouvé avec un exemplaire en poche après son crime.

Source

https://lesavaistu.fr/

Le Saviez-Vous ► Pourquoi Lucky Luke est-il habillé en jaune, rouge et noir ?


J’ai beaucoup lu de Lucky Luke quand j’étais jeune. Je ne m’étais jamais posé la question sur les vêtements, mais en plus de l’explication on apprend beaucoup de chose sur ce personnage, comme des censures dont la bande dessinée a subit au cours des années, étant donné qu’il était destiné à la jeunesse.
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Pourquoi Lucky Luke est-il habillé en jaune, rouge et noir ?

 

Pour être exhaustif le personnage de Lucky Luke porte aussi un jean de couleur bleu et un chapeau blanc. Mais si on se limite à la description de ses vêtements pour le haut du corps, on trouve bien une chemise jaune, un veston noir et un foulard rouge.

Si ces couleurs ne vous disent rien, il s’agit de celle du drapeau de la Belgique ! Pourquoi la Belgique ? Tout simplement parce que Lucky Luke fut créé par un Belge, le dessinateur Morris. Il a donc voulu faire un clin d’oeil à sa partie.

Lucky Luke est apparu pour la première fois dans l’Almanach 1947, un hors-série du journal Spirou publié en 1946 et compte aujourd’hui 80 albums.

A noter que cette bande dessinée fut censurée à de nombreuses reprises. En France à cause de la loi de 1949 sur les publications pour la jeunesse, mais aussi en Belgique quelques années plus tard où le gouvernement l’accuse de pervertir la jeunesse. Pourquoi exactement ? Et bien car à la fin de la 12e histoire Hors-la-loi, Bob Dalton est arrêté par Lucky Luke, puis on le découvre mort. On imagine que c’est Lucky Luke qui l’a tué mais aucun dessin ne représente la scène. Dans la version originale, on voit Bob Dalton mourir après qu’une balle lui ait traversé la tête. Mais ce sera la version censurée qui sera publiée dans le journal Spirou en 1952.

De même dans l’histoire Billy the Kid une planche représentant ce personnage bébé en train de sucer un pistolet fut censurée par le comité français au nom de la moralité et du bon goût. Elle réapparaitra dans les albums publiés à partir de 1981.

Des épisodes de censure qui furent également accompagnés d’auto censure de la part de Morris. Une pratique qui a pu sembler lui peser puisqu’en 1966 il dessina, comme pour se défouler, pour le journal étudiant belge Le Point, une planche où Lucky Luke boit beaucoup de whisky, tue ceux qui l’agacent, et passe une nuit torride avec une danseuse.

Quant à la cigarette, Morris la remplaça par une brindille dès 1983, et ce alors même qu’il n’y était pas contraint par la loi. En effet les publications “jeunesse” devaient a l’époque répondre à une loi de 1949 qui n’interdiaent que l’apologie du vol, du mensonge, de la débauche ou de la paresse. C’est tout.

https://www.chosesasavoir.com/

De plus en plus de gouvernements manipulent les réseaux sociaux


Je pense que la plupart ne seront pas surpris surtout cette année que la désinformation est assez forte sur les réseaux sociaux à des fins politiques
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De plus en plus de gouvernements manipulent les réseaux sociaux

Selon une étude sur la liberté de l'internet... (ARCHIVES AFP)

Selon une étude sur la liberté de l’internet menée par cette ONG de défense des droits dans 65 pays, 30 gouvernements ont manipulé internet en 2017 pour déformer l’information en ligne, contre 23 l’année précédente.

ARCHIVES AFP

Agence France-Presse

De plus en plus de pays suivent l’exemple de la Russie et de la Chine en manipulant les réseaux sociaux et en traquant les opposants sur internet, une grave menace pour la démocratie, s’est inquiétée mardi l’organisation Freedom House.

Selon une étude sur la liberté de l’internet menée par cette ONG de défense des droits dans 65 pays, 30 gouvernements ont manipulé internet en 2017 pour déformer l’information en ligne, contre 23 l’année précédente.

Ces manipulations incluent l’usage de commentateurs payés, de trolls, de «bots» – des comptes automatisés – ou de faux sites d’information selon ce rapport intitulé «Freedom on the Net» (Liberté sur internet).

Le rapport indique que ces tactiques de manipulation et de désinformation en ligne ont joué un rôle important dans les élections d’au moins 18 pays au cours de l’année écoulée, y compris aux États-Unis.

«L’usage de commentateurs rémunérés et de «bots» politiques pour diffuser la propagande gouvernementale a d’abord été développé par la Chine et la Russie, mais c’est maintenant un phénomène mondial», a expliqué Michael Abramowitz, le président de Freedom House.

Pour Sanja Kelly, directrice du projet «Freedom on the Net», ces manipulations sont souvent difficiles à détecter, «et plus difficiles à combattre que d’autres types de censure, comme le fait de bloquer certains sites web».

L’année 2017 marque selon l’organisation la septième année consécutive de déclin de la liberté sur internet.

Pour la troisième année, la Chine est classée en tête des pays qui manipulent internet, en raison d’un renforcement de la censure et de la lutte contre l’anonymat en ligne et de l’emprisonnement de dissidents s’exprimant sur le web.

Le rapport mentionne aux Philippines une «armée de claviers» dans laquelle les gens sont payés 10 dollars par jour pour donner l’impression d’un soutien généralisé à la politique de répression brutale du trafic de drogue; et l’utilisation par la Turquie de quelque 6000 personnes pour contrer les opposants au gouvernement sur les réseaux sociaux.

Accusée d’avoir cherché à influencer les élections aux États-Unis et en Europe, la Russie a quant à elle renforcé ses contrôles de l’internet dans le pays.

Les blogueurs qui attirent plus de 3000 visiteurs par jour doivent désormais s’enregistrer auprès du gouvernement russe et se conformer à la loi sur les médias de masse. Les moteurs de recherche ont interdiction de prendre en compte les pages internet provenant de sites non enregistrés.

Freedom House exprime également son inquiétude face aux restrictions croissantes sur les VPN – des réseaux privés virtuels qui permettent de contourner la censure – désormais en place dans 14 pays.

Les États-Unis ne sont pas épargnés, selon le rapport.

«Si l’environnement en ligne aux États-Unis est resté dynamique et diversifié, la prévalence de la désinformation et des contenus partisans a eu un impact significatif», indique le rapport, ajoutant que «les journalistes qui contestent les positions de Donald Trump ont été confrontés à un harcèlement en ligne de façon flagrante».

http://www.lapresse.ca/t

L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»


 

Changer les mots « changement climatique  » et « gaz à effet de serre » pour d’autres mots par Donald Trump est grotesque. Censurer les termes que les scientifiques utilisent pour donner l’état de l’environnement ne fait que mettre la brouille dans le cerveau des gens, alors qu’il faut être vraiment aveugle pour ne pas voir ces changements autant par la météorologie, que la faune et la flore qu’elle soit terrestre ou marine
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L’administration Trump veut censurer l’expression «changement climatique»

 

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Le Président américain Donald Trump à la Maison-Blanche, le 17 juillet 2017, à Washington. Olivier Douliery / AFP

Repéré par Juliette Mitoyen

Repéré sur The Guardian

Les employés d’une agence du département de l’Agriculture ont pour consigne de parler désormais d’«extrême météorologique».

Finalement, Donald Trump a une solution au changement climatique: ne pas en parler. Une série d’e-mails publiés le 7 août 2017 par le Guardianrévèle que le nouveau président souhaite empêcher les employés du service de conservation des ressources naturelles (NRCS), une agence fédérale du département de l’Agriculture, de parler de «changement climatique», une notion qu’il abhorre.

Bianca Moebius-Clune, en charge de la santé des sols au NRCS, présente dans un e-mail daté du 16 février 2017 la liste des expressions interdites et les termes à leur substituer. D’après les indications, le «changement climatique» doit être remplacé par des «extrêmes météorologiques» et au lieu de parler de «réduction des gaz à effet de serre» –principale cause du réchauffement climatique–, les employés du NRCS doivent préférer «la création de matière organique provenant du sol».

Moebius-Clune affirme que «la modélisation ne change pas, juste la manière de parler» et insiste sur la nécessité d’être discret quand aux changements de ces règles sémantiques.

Une «censure sur la science»

Rapidement, les employés du NRCS sont perturbés par ces nouvelles consignes. L’un d’entre eux, dans un e-mail également daté du 16 février, fait part de sa confusion à Jimmy Bramblett, chef de programme au NRCS:

«J’aimerais savoir quels sont les termes corrects dont je dois me servir à la place du changement climatique et du carbone… Je veux m’assurer d’utiliser la terminologie exacte approuvée par l’Agence.»

Certains membres de l’agence n’étaient pas d’accord avec l’idée de censurer ces termes et l’un d’entre eux a affirmé, le 5 juillet 2017, qu’il «garderait le langage tel quel» pour «maintenir l’intégrité scientifique du travail».

«Ces documents révèlent la censure qu’exerce Trump sur la science», a déploré Meg Townsend, juriste gouvernementale au Centre de la Diversité Biologique.

«Le fait qu’une agence fédérale censée informer sur l’air, l’eau et les sols sur lesquels reposent la santé de la nation, doive se conformer à la rhétorique anti-science de l’administration Trump est dangereux pour les États-Unis.»

Le combat perpétuel de Trump

Donald Trump a remis en question la véracité du changement climatique à de multiples reprises. En novembre 2012, il affirmait qu’il s’agissait d’une blague des Chinois visant à rendre l’industrie américaine moins compétitive. Il s’est également prononcé en faveur de nouvelles exploitations énergies fossiles et a annoncé le retrait des États-Unis de l’accord de Paris.

Des folies face auxquelles les scientifiques américains –que Trump a allègrement critiqué à de multiples reprises– ne veulent pas rester les bras croisés. Le 7 août, une copie d’un rapport scientifique réalisé par 13 agences fédérales et dont la publication dépendait de l’accord de Trump a fuité et été publié sur le site du New York Times. Le Rapport spécial sur la science du climat avait toutes les chances d’être censuré par le président  puisqu’il démontre que l’activité humaine est la cause principale du réchauffement climatique.

http://www.slate.fr/

Le nouveau langage des internautes racistes


Des bébéseries ! Un code pour éviter la censure avec des mots qui semblent anodins pour exprimer leur racisme. Une idée qu’ils ont prise de Donald Trump
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Le nouveau langage des internautes racistes

 

« 

Les Skittles sont des bonbons. Les réfugiés, des gens. Nous pensons cette analogie inappropriée », avait réagi la marque américaine peu après la comparaison du fils du candidat républicain à la Maison Blanche. © ap.

Des utilisateurs ont trouvé le moyen de contourner la vigilance des modérateurs de réseaux sociaux pour continuer à partager des propos haineux et racistes.

Depuis plusieurs années, les réseaux sociaux sont critiqués pour leur indulgence à l’égard des propos racistes et haineux. Pour autant, les internautes ne facilitent pas le travail de modération en s’employant à contourner la censure au moyen de termes génériques.

Ils se sont inspirés de Donald Trump Jr. qui, fin septembre, avait comparé les réfugiés syriens à des Skittles, des confiseries mutlicolores.

« Si j’avais un bol de Skittles et que je vous disais que trois d’entre eux étaient empoisonnés, en prendriez-vous une poignée entière? », avait-il lâché sur Twitter.

Une comparaison malheureuse qui semble avoir donné des idées à certains. Comme le révèle BuzzFeed, un utilisateur du site de microblogging a publié une liste des synonymes racistes les plus utilisés

« Le tweet raciste de Trump a fait émerger une nouvelle façon codée de partagers des insultes raciales et d’éviter la suspension d’un compte », évoque Alex Goldman sous une capture d’écran dressant la liste de ce nouveau champs lexical haineux.

(Pour voir cette liste en anglais cliquer ici)

Google, Yahoo, Papillon

On apprend qu’un Noir devient « Google », un juif « Skype », les Mexicains « Yahoo » et  les Asiatiques sont comparés à Bing, le moteur de recherche de Microsoft. Cette pratique s’étend malheureusement aux gays (dites « papillons ») et lesbiennes, comparées à un « seau à poissons ».

Ce langage imagé démontre la complexité pour les réseaux sociaux de lutter efficacement contre les propos racistes. Malgré la possibilité laissée à un utilisateur de « signaler » un message indésirable, Twitter ou Facebook ont du mal à gérer les millions de contenus quotidiens, en dépit des efforts de modération.

Comme l’évoque BFMTV, si quelque 235.000 comptes faisant l’apologie du terrorisme ont été supprimés ces six derniers mois, les deux sites exercent une censure à géométrie variable, où la nudité (même artistique) est autant réprimée qu’un message raciste.

En mars dernier, plusieurs associations avaient dénoncé le laxisme des modérateurs de Facebook ou Twitter qui, comme le relatait France 2, semblaient peu attentifs aux propos signalés par les utilisateurs. Selon l’enquête menée par la chaîne, Facebook n’avait supprimé que 34% des contenus signalés, YouTube 7% et Twitter seulement 4%.

http://www.7sur7.be/

La photo d’une femme atteinte d’une maladie de peau censurée par Facebook


Il y a tellement d’images, de photos douteuses qui circulent sur Facebook, mais quand, c’est la vraie vie, la routine que des personnes vivent qui n’est pas esthétiquement « beau » alors on lève facilement le nez
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La photo d’une femme atteinte d’une maladie de peau censurée par Facebook

 

 

Chanel White et Lisa Goodman-Helfand.

Chanel White et Lisa Goodman-Helfand.

Photo : DR

ETATS-UNIS – Une Américaine de 40 ans atteinte de sclérodermie a posté sur le réseau social une photo de son visage déformé par cette maladie rare auto-immune qui provoque un durcissement de la peau. Immédiatement Facebook lui a demandé de la retirer.

On connaissait la censure des poitrines des femmes sur Facebook, moins celle des visages déformés. Lisa Goodman-Helfand en a fait les frais. En juillet, cette mère de famille de 40 ans vivant dans l’Illinois aux Etats-Unis a posté un montage photo. Sur celui-ci, le visage rayonnant d’une jeune fille de 23 ans fait face à celui de Lisa, rougi et complètement tâché. Pourtant, les deux femmes ont un point commun : elles souffrent de sclérodermie, une maladie rare, auto-immune, qui provoque un durcissement de la peau.

Avec ce post, Lisa Goodman-Helfand souhaitait alerter le grand public sur les dangers et les différentes progressions de cette affection, comme elle l’explique sur son blog. Car si, elle, porte les marques de la maladie sur son corps, l’autre jeune femme, Chanel White, une blogueuse américaine, souffre d’une forme moins visible mais qui détruit les vaisseaux sanguins et, à terme, les organes internes et le tube digestif. Un message auquel Facebook n’a pas été sensible.

« Avant-après »

Rapidement après la mise en ligne de sa publication, Lisa Goodman-Helfand reçoit un message de service de la part du réseau social :

« Votre annonce n’a pas été approuvée car elle contient un ‘avant-après’ ou d’autres images montrant des résultats inattendus ou peu probables. »

La mère de famille fait immédiatement appel de cette décision, plaidant qu’il ne s’agissait pas d’un avant-après et ne visait pas à prouver l’effet d’un produit ou autre technique.

Malgré cette clarification, Facebook rejette à nouveau son montage, mais se défend de vouloir « promouvoir un corps ou un physique idéal ».

« Il est difficile de prouver combien de courage il m’a fallu pour appuyer sur le bouton ‘Publier’ et dévoiler au grand public mon visage sans maquillage », se désole alors Lisa Goodman-Helfand dans un nouvel article sur son blog intitulé « Facebook n’aime pas mon visage« .

Largement partagée sur Internet, cette histoire intrigue un journaliste de Yahoo Canada qui va contacter Facebook. Après plusieurs échanges, Lisa Goodman-Helfand reçoit enfin un mail libérateur. L’entreprise américaine s’excuse pour avoir « désapprouvé par erreur » les posts de la mère de famille et assure les avoir désormais validés.

http://www.metronews.fr/