Peut-on blâmer l’écureuil pour la lèpre en Europe?


L’écureuil roux serait-il responsable de la lèpre en Europe médiévale ? Probablement, même sachant que ces petites bêtes évitent les êtres humains. À cette époque par contre, on faisait le commerce de cet animal pour la viande et sa fourrure qui aurait probablement été la cause de la contamination. Aujourd’hui, la lèpre est quand même une maladie très rare
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Peut-on blâmer l’écureuil pour la lèpre en Europe?

 

Gros plan sur un écureuil qui tient une noix dans sa gueule.

Un écureuil roux européen. Photo : Reuters/Russell Cheyne

La lèpre a inspiré la crainte pendant des millénaires. Aujourd’hui, l’examen du squelette d’une de ses victimes, morte il y a plus de 1000 ans, laisse croire que la bactérie qui cause cette maladie utilisait un allié inattendu pour parcourir l’Europe médiévale : l’écureuil roux.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

Il existe très peu d’espèces animales qui offrent des conditions favorables à la survie et à la propagation de la lèpre, mais on en connaît deux : l’écureuil roux, vivant en Europe, et le tatou, cet animal couvert de plaques, comme une armure, qui se roule en boule lorsqu’il est menacé.

Toutefois, avant de montrer du doigt ces animaux, rappelons que la lèpre n’est plus très courante en Occident. Cette maladie est causée par une bactérie nommée Mycobacterium leprae.

On l’attrape généralement en inhalant des gouttelettes de mucus infecté provenant d’autres malades. La bactérie peut alors séjourner des décennies dans le corps avant que n’apparaissent des symptômes.

Durant cette période, cet envahisseur ne peut survivre qu’à l’intérieur de nos cellules, ce qui lui permet d’éviter la détection par le système immunitaire; cependant, à la longue, cela entraîne aussi la dégradation des cellules.

Les malades perdent ainsi progressivement les sensations aux extrémités de leur corps et développent des lésions caractéristiques à la surface de leur peau.

Cette perte de sensibilité s’accompagne du risque de ne plus ressentir des blessures au quotidien, blessures pouvant alors s’infecter à la moindre occasion. Par la suite, les personnes atteintes peuvent en être défigurées ou même perdre des membres.

« Un lépreux agitant sa crécelle ». Image extraite du « Livre des propriétés des choses » de Barthélémy l'Anglais.

« Un lépreux agitant sa crécelle ». Image extraite du « Livre des propriétés des choses » de Barthélémy l’Anglais, paru au Moyen Âge.   Photo : Bibliothèque nationale de France

Selon l’Organisation mondiale de la santé, environ 200 000 personnes sont infectées par la lèpre chaque année dans le monde. De nos jours, la maladie est traitable par plusieurs médicaments, mais avant le 20e siècle, les personnes atteintes étaient exclues de la société.

Quel lien avec les écureuils?

Le lien entre ces rongeurs et la maladie humaine a été fait lorsque des chercheurs ont analysé les ossements d’une femme portant des traces de la lèpre et ayant vécu il y a plus de 1000 ans dans l’est de l’Angleterre. Son crâne présentait des dommages si importants que cela laissait supposer que la bactérie lui avait fait perdre son nez.

Les analyses, publiées dans le Journal of Medical Microbiology, ont aussi montré que cette souche bactérienne se trouvait également sur d’autres ossements encore plus anciens, suggérant que cette bactérie était présente en Angleterre des siècles avant la mort de cette femme.

Étonnamment, les chercheurs ont découvert que les fragments bactériens présents sur le crâne étaient de la même souche que les bactéries modernes qui s’attaquent aux écureuils roux.

Un commerce risqué?

La lèpre est une maladie très difficilement transmissible d’une personne à l’autre et il faut un contact prolongé pour la contracter, le type de rencontre qu’un écureuil vivant tente généralement d’éviter avec les humains.

Toutefois, à cette époque, la fourrure et la viande d’écureuil roux étaient très prisées dans cette partie de l’Europe. Les Vikings en faisaient même le commerce dans le nord du continent.

Les auteurs de l’article pensent qu’un contact de longue durée avec la fourrure infectée pourrait alors avoir transmis cette maladie aux populations du nord de l’Europe.

Même si plusieurs questions demeurent, de nos jours, il existe bien peu de risques de contracter cette maladie par l’entremise d’écureuils roux d’Europe, une espèce menacée.

Plus récemment, aux États-Unis, certains cas de lèpre seraient survenus à la suite d’un contact entre des humains et des tatous, mais cette transmission demeure exceptionnelle.

De plus, une vaste majorité de la population aurait déjà une bonne immunité contre la bactérie de la lèpre grâce à sa ressemblance avec une autre bactérie qui a fait encore plus de ravages : la tuberculose.

http://ici.radio-canada.ca/

Des scientifiques prouvent mathématiquement qu’il est impossible de ne pas vieillir


De toute manière, je ne crois pas qu’il y a un remède à la mort et « la date de péremption » du corps humain. Même si on peut changer l’ADN, le corps, les cellules vont réagir et probablement pas de la manière escomptée
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Des scientifiques prouvent mathématiquement qu’il est impossible de ne pas vieillir

Crédits : Getty

La quête de jeunesse éternelle touche à sa fin, et le dénouement n’est pas positif.

Dans une étude publiée le 6 octobre dans PNAS, deux biologistes de l’université d’Arizona affirment que vieillir est inévitable, avant de le prouver par a + b. Les organismes multicellulaires qui nous composent  seront toujours en compétition, et une seule cellule sortira gagnante – à la fin, cela signifie que la vie sort toujours perdante.

« Vieillir est mathématiquement inévitable – vraiment inévitable. Que ce soit logiquement, théoriquement ou mathématiquement, il n’y a aucune porte de sortie », explique à Science DailyJoanna Masel, coauteure de l’étude.

Car au-delà de l’aspect visible de la vieillesse, ce qui se passe à l’intérieur de notre organisme – la péremption des cellules – est invariable.

Les cheveux grisonnants, par exemple, sont la conséquence du déclin des mélanocytes, cellules chargées de pigmenter la peau. Les rides, elles, sont un signe visible de l’incapacité progressive des cellules fibroblastes à produire du collagène.

Et les tentatives de réparer l’ADN n’y peuvent rien. Au contraire, elles ne feront qu’aggraver les choses.

Comme l’explique Paul Nelson, le second auteur de l’étude, « si vous vous débarrassez de ces cellules déficientes, cela permet aux cellules cancéreuses de proliférer. Et si vous vous débarrassez de ces cellules cancéreuses, les cellules déficientes vont s’accumuler. »

Il n’y a plus qu’à attendre que des génies soient capables de nous soustraire à cette implacabilité mathématique. On risque de se faire quelques cheveux blancs d’ici là.

Source : PNAS / Science Daily

http://www.ulyces.co

Le Saviez-Vous ► Pourquoi les oignons font-ils pleurer ?


Si vous êtes comme moi, couper un oignon ça peut aller, mais plusieurs, qu’on apporte les mouchoirs. L’oignon se protège-t-il contre nous et la lame de couteau ?
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Pourquoi les oignons font-ils pleurer ?

 

Lorsque l'on épluche un oignon, le couteau déchire les cellules : ces molécules entrent alors en contact avec des enzymes de l'oignon appelées "alliinases".

Lorsque l’on épluche un oignon, le couteau déchire les cellules : ces molécules entrent alors en contact avec des enzymes de l’oignon appelées « alliinases ».

© MANUEL SULZER / CULTURA CREATIVE / AFP

Par Lise Loumé

A chaque fois que vous épluchez un oignon, c’est plus fort que vous, vous vous mettez à pleurer. Pour quelle raison ? La réponse se situe dans les cellules du condiment.

QUESTION. Vous n’êtes pas hypersensible, et pourtant, il vous est impossible d’émincer des oignons sans subir rougissement des yeux et larmes. Pourquoi l’oignon provoque t-il cette réaction inattendue ?

L‘Ecole polytechnique fédérale de Lausanne en Suisse (EPFL) a posé cette même question au grand public sur son site web : la majorité des participants (60 %) ont considéré la réponse « parce qu’ils diffusent de la capsaïcine » correcte, 39 % ont répondu « parce qu’ils contiennent un précurseur de l’acide sulfurique », et 1 % seulement ont choisi « parce qu’ils stimulent l’hormone de la tristesse ». Et la bonne réponse était… « parce qu’ils contiennent un précurseur de l’acide sulfurique ».

Le coupable : un gaz irritant et volatil

SOUFRE. En effet, les oignons ont la particularité de capter le soufre contenu dans le sol et de le stocker à l’intérieur des cellules, sous la forme d’une molécule appelée « 1-propényl-L-cysteine sulfoxyde ». Or lorsque l’on épluche un oignon, le couteau déchire les cellules : ces molécules entrent alors en contact avec des enzymes de l’oignon appelées « alliinases ». Une réaction chimique se déclenche alors, aboutissant à la synthèse d’acide sulfénique, lui-même transformé (par l’action d’une enzyme) en oxyde de propanethial, un gaz irritant et volatil. C’est ce gaz qui se dégage de l’oignon et atteint les yeux. Au contact du liquide lacrymal, il se transforme en acide sulfurique. Et l’effet de l’acide sulfurique ne se fait pas attendre : rougissement des yeux et pleurs.

Alors, comment faire pour éplucher un oignon sans subir ces effets ?

« Couper l’oignon sous un filet d’eau ou encore faire pousser ses oignons dans un sol enrichi en potassium de façon à ce que la plante absorbe moins de soufre »,

conseille l’EPFL.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Utiliser des bactéries pour enregistrer des vidéos


À l’aide de l’ADN, bactéries et virus, les scientifiques ont réussit a créer une vidéo biologique. Quels sont leurs buts ? C’est qu’un jour, ils puissent observer à l’intérieur d’un organisme vivant, dont l’être humain. Ainsi, ils suivre en direct le développement d’un organe, et même l’apparition d’une maladie
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Utiliser des bactéries pour enregistrer des vidéos

 

Photo : NIMH

Pour la première fois, des chercheurs américains sont parvenus à encoder une vidéo dans l’ADN d’une bactérie. Une première étape vers la transformation des cellules vivantes en enregistreurs capables de documenter des événements biologiques invisibles à l’œil nu.

Un texte de Renaud Manuguerra-Gagné

À l’image des scientifiques miniaturisés dans le film de 1966 Le Voyage fantastique, ces chercheurs espèrent un jour permettre à des cellules d’enregistrer directement toutes les étapes d’un processus biologique, par exemple le développement d’une maladie.

Toutefois, avant de réussir une telle prouesse, il faut être en mesure de conserver de façon stable les données recueillies par de tels engins biologiques. Cette première étape a été franchie par une équipe américaine, dont l’article dans le journal Nature explique comment ils ont réussi le premier encodage d’un fichier vidéo dans l’ADN de bactéries vivantes.

Transformer le numérique en génétique

La vidéo en question comporte cinq images pixélisées d’un cheval qui galope, inspirées par l’une des premières animations de l’histoire produite par le photographe anglais Muybridge en 1880.

Réussir à enregistrer de telles données chez une bactérie nécessite deux grandes étapes : en premier lieu, il faut convertir le fichier vidéo en données biologiques.

L’ADN est composé de quatre molécules identifiées aux lettres ATGC, qui s’agencent entre elles pour encoder de l’information biologique.

Si des chercheurs veulent s’en servir pour enregistrer un autre type d’information, il faut arbitrairement associer une lettre de l’ADN à une valeur. Dans cette étude, l’équipe a associé des séquences de 33 lettres d’ADN à la couleur d’un pixel. Un code-barres a aussi été ajouté à la séquence pour indiquer la position du pixel parmi les 104 qui composent une image.

Dans un deuxième temps, les chercheurs ont profité du système de défense des bactéries pour réussir à y encoder de l’information. Ces dernières peuvent être attaquées par des virus de la même façon que des cellules humaines : un virus va s’y attacher, y injecter son ADN et en prendre le contrôle.

Toutefois, ces microorganismes ont une parade : elles peuvent intercepter cet ADN viral et le neutraliser. Les bactéries vont ensuite ajouter des séquences virales dans une région spécifique de leur propre code génétique. Ce système de mémorisation leur permet de mieux se défendre lors d’une prochaine attaque. C’est d’ailleurs ce système qui a inspiré la création du ciseau moléculaire CRISPR-cas9, qui révolutionne en ce moment le monde de la génétique.

En ce qui concerne l’enregistrement de la vidéo, la bactérie va se défendre contre les images de la même manière que pour les virus : elle va intercepter les séquences et les ajouter à son génome.

Les chercheurs ont donc donné aux bactéries de l’ADN représentant l’équivalent d’une image de la vidéo par jour. Ils ont ensuite laissé les bactéries poursuivre leur existence et se multiplier pendant une semaine.

De microscopiques documentaristes

En analysant l’ADN bactérien, les scientifiques ont été en mesure de retrouver toutes les séquences du film, un peu comme des pièces de casse-tête. Grâce à leur code-barres, ils ont reconstitué leur vidéo avec une efficacité de 90 %, et ce, malgré le temps qui s’était écoulé entre l’enregistrement et la récolte des données.

Bien qu’étant une réussite, l’étude en elle-même n’est qu’un premier pas. Les chercheurs doivent maintenant trouver le moyen de faire enregistrer aux bactéries tous les signaux moléculaires auxquels elles font face dans leur environnement.

S’ils réussissent, cela pourrait un jour permettre d’observer sans encombre des réactions à l’intérieur d’un organisme vivant, y compris le corps humain. Il serait possible, par exemple, de suivre toutes les étapes du développement d’un organe, ou comprendre ce qui mène à l’apparition d’une maladie. Des observateurs microscopiques en direct sur la vie, quoi qu’il arrive…

La vidéo qui suit explique (en anglais) la présente percée.

 

http://ici.radio-canada.ca/

Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort


Chez les animaux, après leurs morts, une transcription des gènes continue pour un certain temps, il semble que cela serait aussi possible chez l’être humain. Comme si ces cellules luttent pour la vie. Cette connaissance pourrait mieux comprendre que certains receveurs d’organe développent des cancers et qu’en médecin légal, l’heure de la mort serait plus précise
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Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort

 

Des cellules continueraient de vivre dans notre corps après la mort

Plusieurs jours après la mort, des cellules continuent de vivre.Photo Gentside

La mort est un phénomène inéluctable qui met instantanément fin à toute forme de vie dans l’organisme. C’est du moins ce qu’ont longtemps pensé les scientifiques mais de plus en plus d’études semblent suggérer le contraire. C’est le cas de nouveaux travaux publiés par une équipe internationale dans la revue Royal Society Open Biology.

«Certaines cellules continuent de vivre après la mort d’un organisme», a expliqué au Mail Online, l’un des auteurs de l’étude, Peter Noble de l’Université de Washington. Plus précisément, ce scientifique et ses collègues ont découvert qu’au sein de certaines cellules, la transcription génétique, synonyme de vie, continuerait pendant plusieurs jours après la mort.

De l’activité cellulaire post-mortem avait déjà été mise en évidence par de précédentes recherches mais peu de scientifiques se sont intéressés à la transcription des gènes lorsqu’un animal meurt, ont souligné les auteurs. Pour en savoir plus, ils ont donc mené des observations sur différents spécimens dont des souris et des poissons-zèbres décédés.

DES CELLULES QUI COMBATTENT POUR VIVRE

«La mort est un processus qui dépend du temps. Nous avons encadré notre étude sur la mort en référence au « temps port-mortem » parce qu’il n’y a aucune raison de penser que lorsqu’un animal meurt, la transcription des gènes s’arrête brusquement», a relevé le Dr Noble.

Ce mécanisme correspond à  la «recopie» de l’ADN en ARN messager (acide ribonucléique). Et c’est à partir de cet ARN messager que les protéines sont produites.

Au cours de leur étude, les chercheurs ont donc vérifié l’activité de transcription de l’ARNm pendant 96 heures au sein de cellules situées dans plusieurs parties du corps. S’ils ont constaté que ce mécanisme diminuait bel et bien dans certaines cellules, ils ont en revanche découvert qu’il ne changeait pas voire augmentait dans d’autres même après 24 à 48 heures.

Certaines cellules sembleraient combattre pour rester en vie après la mort de l’organisme.

«Des cellules de types différents ont une longévité, un temps de production et une résistance au stress extrême différents», a commenté le Dr Noble pour Seeker. Il semble ainsi «que certaines cellules restent en vie et tentent de se réparer, en particulier les cellules souches». 

D’après leurs observations, les cellules encore actives post-mortem sont liées à différentes fonctions. Mais ce sont les cellules impliquées dans le développement embryonnaire, dans le système immunitaire et celles associées au développement de cancer qui se montrent les plus actives après la mort.

DES RÉSULTATS SIMILAIRES CHEZ L’HOMME?

Les scientifiques ont constaté que la transcription augmente à différents niveaux dans les différentes cellules. Cela dit, ils ont abouti à un certain degré de similitude entre tous les animaux testés, ce qui suggère que ces augmentations d’activité ne se feraient pas aléatoirement.

Par ailleurs, l’équipe a basé ses recherches sur le poisson-zèbre et la souris, car ces organismes modèles montrent de grandes similitudes avec l’espèce humaine. Ils pensent ainsi que le même phénomène pourrait se produire chez l’Homme. Une hypothèse valable alors que des études antérieures ont montré qu’un coeur humain est capable d’exprimer des gènes après la mort.

À l’heure actuelle, on ignore la raison pour laquelle la transcription des gènes se poursuit plusieurs heures après trépas. Mais les scientifiques suggèrent que ces activités cellulaires en augmentation seraient une réponse au stress extrême et soudain auquel l’organisme entier fait face lors du processus de mort.

DE LA VIE APRÈS LA MORT?

Peut-être mais cela ne veut en aucun cas dire que la résurrection est possible.

«Notre recherche ne fournit pas de preuve que les organismes peuvent être ramenés à  la vie », a souligné le Dr Noble.

En revanche, cette découverte s’avère précieuse pour comprendre pourquoi certains receveurs d’organes sont plus susceptibles de développer des cancers.

«Les gènes impliqués dans le cancer sont généralement exprimés dans des situations impliquant la prévention ou l’amélioration d’une croissance anarchique des cellules. Pourquoi ces transcriptions sont si abondantes après la mort est incertain», a précisé le spécialiste.

Néanmoins, les nombreuses transcriptions pourraient servir de «biomarqueurs» pour évaluer la «santé» de l’organe destiné à  être transplanté.

Une étude plus poussée doit être menée pour comprendre l’activité cellulaire des organes avant une greffe afin d’éliminer les cellules pouvant poser des problèmes au receveur. D’autre part, ces recherches pourraient avoir des applications dans la médecine légale, par exemple pour déterminer depuis combien de temps un patient est mort.

«En connaissant le taux d’activités cellulaires, nous avons été en mesure de déterminer précisément le moment de la mort pour un animal spécifique», a déclaré le Dr Noble. «En théorie, nous avons pris un « selfie génétique » d’un cadavre et nous utilisons cette information pour déterminer depuis combien de temps le cadavre est mort».

http://fr.canoe.ca/

Le Saviez-Vous ► Non, notre corps ne se régénère pas en sept ans


Si on vous dit ( ou lire) que le corps peut se régénérer en 7 as, n’y croyez pas, car cela varie selon la fonction dans le corps et que certains ne sont tout simplement pas renouvelés comme les dents, certains neurones. C’est donc pour cela que certaines maladies ne peuvent pas être guéries
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Non, notre corps ne se régénère pas en sept ans

 

Noyau d’une cellule de peau

Noyau d’une cellule de peau

Vous avez sans doute déjà entendu cette histoire incroyable propagée notamment sur le net: le corps humain renouvelle l’ensemble de ces cellules tous les sept ans. C’est assez fantastique de s’imaginer que notre corps est totalement reconstruit tous les sept ans, mais en fait c’est faux explique Science Alert. Il y a une part de réalité dans cette idée, mais elle est beaucoup trop simplifiée.

La réalité, c’est que nos corps sont en permanence confrontés à la mort de cellules et à la régénération. C’est juste que cette régénération n’est pas du tout la même selon les organes et les cellules et nous avons des milliers de milliards de cellules.

Ainsi, les cellules de l’estomac et des intestins accomplissent leur tâche pendant quelques jours et sont rejetées par l’organisme. Les cellules de la peau confrontées en permanence à des agressions extérieures sont totalement remplacées en quelques semaines. Et les globules blancs contenus dans le sang qui combattent les infections et sont les premiers éléments de notre système immunitaire à lutter contre les infections ne vivent pour certains que quelques heures.

Si on prend maintenant les parties de notre corps qui se régénèrent lentement, on peut commencer par les os. Il faut en prendre soin car si les os ne sont pas constitués de cellules, ils sont fabriqués par elles et il faut au moins 10 ans pour qu’ils soient totalement régénérés. Les cellules qui se remplacent lentement sont celles des muscles et notamment du muscle cardiaque dont 1% seulement sont régénérées par an après l’âge de 20 ans.

Et puis il existe enfin des cellules qui ne sont jamais, jamais remplacées. Par exemple les ovocytes. Les femmes naissent avec un nombre fixe d’ovocytes dont elles disposeront tout au long de leur vie. Il n’y en aura pas un de plus. On ne peut pas fabriquer de nouvelles dents ni remplacer certains neurones comme ceux de notre très important cortex. C’est notamment pour cela qu’on ne peut pas guérir de la maladie de Parkinson ou de celle d’Alzheimer.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► Ces 10 ingrédients inusités et bizarres que contiennent nos produits de beauté


Quoiqu’il y a quelques ingrédients synthétiques, cela me rappeler quand j’étais petite des dessins animés avec des sorcières qui préparaient des potions magiques avec de la bave, du venin, serpent, etc.
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Ces 10 ingrédients inusités et bizarres que contiennent nos produits de beauté

 

Par Andréa Sirhan

Ils font de petits miracles sur notre peau, mais d’où proviennent-ils vraiment? Voici 10 ingrédients inhabituels qui se retrouvent dans nos petits pots.

1. La salive d’escargot

Il était commun de traiter les brulures et les ulcères avec de la bave d’escargot au Moyen Âge; les Coréens profitent maintenant de ses propriétés régénératrices pour la peau. Elle accélère le renouvellement cellulaire, améliore la texture et le teint de la peau, aide à conserver l’hydratation dans les tissus et stimule la production d’élastine et de collagène.

2. La carmine

Cet ingrédient dont le pigment est rouge écarlate est utilisé dans les rouges à lèvres, les fards à joues et les vernis à ongles. Il est obtenu à partir de l’acide carminique, qu’on retrouve dans le corps et les œufs de la femelle cochenille… un insecte d’Amérique latine. Les insectes sont récoltés, séchés et broyés, puis sont mélangés à des sels d’aluminium dans une eau bouillante.

3. Constituants de cellules humaines

Des chercheurs ont brisé des cellules cutanées cultivées en laboratoire pour récolter les facteurs de croissance et les protéines (cytokines et interleukines) essentielles à la peau. Les études ont démontré que ce mélange réduit significativement les signes visibles du vieillissement comme les rides et les ridules, et qu’il améliore aussi la texture et le teint de la peau.

4. Les enzymes de poisson

Ces enzymes sont utilisés dans les produits de beauté pour leurs propriétés exfoliantes s’apparentant à l’acide glycolique, sans l’effet asséchant et irritant qu’il peut laisser sur la peau.

Fait cocasse: c’est le Dr Perricone qui a découvert ces bienfaits, en constatant que les mains des travailleurs qui récoltaient les œufs de poisson d’élevage rajeunissaient à vue d’œil!

5. Le venin de serpent synthétique

On l’appelle le botox sans les aiguilles: cet ingrédient imitant le venin de serpent bloque les signaux nerveux indiquant au muscle de se contracter, réduisant l’apparition des rides. Comme le corps l’élimine beaucoup plus rapidement que le véritable botox, l’effet est beaucoup moins prononcé et on doit l’utiliser quotidiennement pour maintenir son efficacité.

6. L’urée

Bien que cette molécule se retrouve dans l’urine des mammifères, c’est une version synthétique qu’on utilise dans les produits de beauté. L’urée permet aux couches supérieures de la peau de retenir l’hydratation, en plus de conserver la teneur en eau des crèmes en cours d’utilisation. Côté formulation, elle aide à conserver un pH optimal pendant la fabrication.

7. L’or

Ce métal est connu pour ses propriétés anti-inflammatoires, d’où son intérêt pour les produits de beauté. La diminution de l’inflammation limite significativement la dégradation des fibres de collagènes et d’élastines, provoquant les rides et la perte de fermeté. En bonus, il reflète la lumière, une caractéristique qu’il conserve une fois dissoute sur la peau.

8. Le caviar

Les œufs de poissons contiennent une tonne d’éléments nutritifs: des omégas-3 et -6 réduisant l’inflammation et augmentant la production de collagène, des antioxydants et des vitamines (A et E) protégeant des radicaux libres et des facteurs de stress environnementaux, et finalement, du potassium et sélénium, améliorant l’élasticité et la réparation de la peau.

9. La gelée royale

Cette gelée pâteuse et épaisse, fabriquée par les abeilles ouvrières pour nourrir la reine, est l’une des substances les plus nutritives du monde. Elle contient tous les acides aminés essentiels, des lipides, des minéraux, des vitamines, de l’acide folique, de la niacine et de la biotine. Elle améliore l’élasticité, la fermeté, la régénération, l’hydratation et l’éclat de la peau.

10. Le venin d’abeille

En plus des propriétés réparatrices, nettoyantes et antioxydantes qu’il partage avec le miel, le corps réagit à l’apitoxine (le venin d’abeille) comme à une réelle piqure. Résultat? Il augmente la circulation sanguine et la production de collagène, repulpant la peau instantanément et améliorant l’apparence des rides et ridules avec l’utilisation prolongée.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ►Pourquoi change-t-on de corps tous les quinze ans ?


Le corps change autant à l’extérieur qu’à l’intérieur, que ce soit les cheveux, la peau, mais aussi les cellules, les neurones …
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Pourquoi change-t-on de corps tous les quinze ans ?

La chronique de Jean-Luc Nothias

Cela ne se fait pas en un jour. Mais notre corps est en état de renouvèlement permanent de notre naissance à notre mort. Il est en quelque sorte constamment remis à neuf. Pratiquement tous nos organes, tous nos tissus, toutes nos cellules vont être complètement renouvelées plusieurs fois, à une fréquence plus ou moins élevée en fonction des cellules. Ce qui fait qu’au bout du compte, l’immense majorité de nos cellules et de nos organes sont plus jeunes que nous. Seules exceptions à cette règle, les neurones et les cellules cardiaques où le renouvèlement est très lent ou quasi inexistant.

Notre corps compte quelque 100 000 milliards de cellules. Si on les mettait toutes bout à bout, on aurait un joli ruban de quelque 15 000 km de longueur. Il y a environ 250 types cellulaires différents, cellules du sang ou de la peau, cellules musculaires ou cardiaques, neurones et fibroblastes, etc. Vingt milliards de ces cellules meurent chaque jour. Elles sont bien évidemment remplacées. Près de 20 millions de cellules se divisent en deux cellules filles chaque seconde. Le terme «diviser» est d’ailleurs assez mal choisi puisqu’en biologie, «diviser» veut en fait dire «multiplier». Quand on dit qu’une cellule se divise, ce n’est pas une réduction puisqu’en fait, elle double. Une donne deux.

Crédit photo : Julie Lafaurie-Janvore / Institut Curie

Crédit photo : Julie Lafaurie-Janvore / Institut Curie

Cette «division» cellulaire est la première façon de créer de nouvelles cellules identiques au modèle de départ. C’est le cas par exemple des cellules du foie. Le second type de renouvèlement cellulaire passe par des cellules souches indifférenciées, c’est-à-dire non spécialisées dans une tâche ou une autre. Le processus de renouvèlement s’accompagnera donc en plus, dans ce cas, d’un stade de différenciation. La cellule va se spécialiser dans un but bien précis. C’est le cas par exemple des cellules sanguines. Ces processus sont aussi à l’œuvre pour la croissance de l’organisme.

Les cellules ont des durées de vie variables. Une cellule de peau a ainsi une durée de vie de 3 à 4 semaines avant d’être renouvelée. Un globule rouge vit lui quelque 120 jours. Une cellule de la rétine ne dépasse pas la dizaine de jours. Une cellule de foie ou de poumon vit de 400 à 500 jours tandis que les cellules tapissant la surface de l’intestin ne «tiennent» que 5 jours.

On a bien l’âge de ses neurones

Une équipe de chercheurs suédois a eu l’ingénieuse idée de «détourner» une technique de datation utilisée en archéologie et en paléontologie, celle du carbone 14, pour connaître la durée de vie de certains tissus. Il s’agit de mesurer la quantité de carbone 14 présent dans l’ADN des cellules, ADN qui s’est formé au moment de la naissance de la cellule, et qui n’échange plus de carbone avec l’extérieur par la suite.

Ils ont ainsi pu montrer que la plupart des cellules d’un corps humain ont moins de 10 ans. Les plus «vieilles», dans la catégorie de celles qui se renouvèlent, sont les cellules des parois de l’intestin et celles des muscles des côtes qui atteignent 15 ans. Ce sont donc celles qui se renouvèlent le plus lentement. Ces études ont également confirmé que les neurones ont bien l’âge de celui qui les possède. Ou que l’on a bien l’âge de ses neurones.

Une autre équipe, également suédoise, a récemment montré que l’obésité et le fait d’avoir du mal à conserver son poids après un régime amaigrissant étaient dus au renouvèlement cellulaire. Car le nombre total d’adipocytes, les cellules graisseuses, reste constant dans le corps. Un régime ne fait qu’amaigrir les adipocytes présents. Ceux qui seront renouvelés s’empresseront de retrouver leur ligne. Aux dépens de la ligne du corps auquel ils appartiennent.

Le fait qu’il y ait renouvèlement cellulaire, n’empêche pas les processus du vieillissement. Ceux-ci restent très mystérieux et font l’objet de nombreuses théories et spéculations. On pense généralement que les cellules sont «programmées» pour ne pouvoir se diviser qu’un certain nombre de fois. Elles auraient donc une espèce de compteur interne enregistrant le nombre de copies effectuées et celles restant possibles. Certains ont avancé que ce compteur se situait sur les chromosomes, plus précisément à leurs extrémités.

Ces petits manchons de protection sont appelés les télomères et jouent un rôle clé lors de la division cellulaire pour assurer la multiplication à l’identique du patrimoine génétique. Leur longueur diminuerait au fur et à mesure des divisions cellulaires et conduirait à leur arrêt. Deux sortes de cellules présentent des télomères toujours «longs», les cellules germinales de la reproduction, et les cellules cancéreuses qui prolifèrent sans limite. En ayant perdu toute forme de discipline. Mais les recherches sur les télomères n’ont pas débouché sur de grandes découvertes. Peut-être pas encore. Mais quand on voit la complexité extrême de toutes ces machineries biologiques, on ne peut pas en vouloir aux chercheurs.

http://www.lefigaro.fr/

La femme à qui un nez poussait dans le dos


On se croirait presque dans un film de Frankenstein qu’une jeune femme paraplégique suite à un accident de la route a été une expérience médicale dans le but soi-disant prometteur de réparer la liaison nerveuse entre le cerveau et le bas du corps avec des cellules-souches du mucus de la cavité nasale. Le résultat quoiqu’étonnant n’a vraiment pas été d’une grande aide.
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La femme à qui un nez poussait dans le dos

 

Ce n’est pas sans rappeler ce personnage d’un sketch de Pierre Palmade qui, après avoir tiré sur un joint, se plaint d’avoir « un géranium qui [lui] pousse dans le dos ». Ici, l’histoire est réelle (et pas comique du tout) : ce n’est pas un géranium qui poussait dans le dos d’une femme mais… un ersatz de nez. Pour comprendre ce cas unique, publié le 8 juillet par le Journal of Neurosurgery : Spine, il faut remonter une douzaine d’années en arrière.

Cela commence par un accident de la circulation dont est victime cette Américaine, à l’époque âgée de 18 ans.

Résultat : colonne vertébrale brisée. La vertèbre dorsale fracturée est remise en place lors d’une opération mais, en raison de la lésion de sa moelle épinière, la jeune femme ne sent plus rien en-dessous de la taille et perd l’usage de ses jambes. Trois ans plus tard, pour essayer d’améliorer son sort voire de vaincre sa paraplégie, elle se laisse tenter par une opération audacieuse proposée par un hôpital de Lisbonne.

L’idée consiste à prélever un peu de la muqueuse de sa cavité nasale, laquelle contient notamment des cellules souches de neurones mais aussi des cellules (les cellules engainantes olfactives) qui aident à la croissance des fibres nerveuses, et à insérer cet extrait de muqueuse dans son dos, au niveau de la vertèbre lésée. Les médecins espèrent ainsi régénérer une partie de la liaison nerveuse entre le cerveau et le bas du corps.

Le résultat est décevant car aucune amélioration ne se fera jour. Huit ans après cette opération, la jeune femme retourne à l’hôpital américain qui l’a soignée après son accident. Depuis un an, elle souffre de douleurs dans le dos qui ne font qu’augmenter en intensité. L’imagerie médicale montre une masse de près de 4 centimètres de long, qui appuie sur la moelle épinière, un peu au-dessus de la blessure originelle. Une nouvelle opération est donc programmée pour l’ôter. Lors de celle-ci, on découvre une espèce de masse fibreuse, un groupe de kystes contenant, comme le révèlera ensuite l’analyse, des muqueuses respiratoires, des cellules nerveuses, des fragments d’os mais surtout un épais mucus.

D’après l’étude, la greffe de la muqueuse nasale est bien parvenue à créer les fibres nerveuses recherchées mais c’est bien son seul résultat positif. Non seulement ces neurones ne se sont pas reconnectés comme espéré mais cette greffe a aussi conduit à la production de cellules nasales non désirées. C’est un peu comme si toutes les composantes d’un nez s’étaient installées, dans le désordre le plus total, sur la colonne vertébrale de cette femme. Et ce nez interne, comme tous les nez, était doté d’une fonction excrétrice et fabriquait du mucus…

Pour les auteurs, le résultat aurait pu être meilleur ou, en tout cas, différent si, au lieu de greffer en bloc un morceau de la muqueuse nasale, les chirurgiens portugais avaient « écrémé » leur échantillon et uniquement conservé les cellules souches neuronales et les cellules engainantes olfactives.

 « De tels cas, dit la conclusion de l’étude, ne devraient pas dissuader les chercheurs de poursuivre leurs travaux sur les cellules souches. Cependant, ils alertent les communautés scientifique et médicale. Même si, dans des études menées sur l’animal, les résultats de l’implantation de cellules souches sont encourageants et ont démontré des améliorations neurologiques sur de nombreux modèles animaux, il est encore nécessaire de mieux comprendre comment contrôler la prolifération, la survie, la migration et la différenciation des cellules (…), afin de prévoir et de prévenir leur croissance anormale ou incontrôlée chez les patients humains. »

On peut aussi aller plus loin. Par leur capacité à régénérer des tissus abîmés (ou des cellules détruites dans le cas du diabète de type 1, par exemple), les cellules souches ont fait naître des espoirs énormes et certains patients sont prêts à tenter des traitements expérimentaux qu’on leur présente comme révolutionnaires ou prometteurs mais dont les résultats demeurent imprévisibles. On a beaucoup entendu parler du scandale italien de la méthode Stamina, un protocole très controversé qui n’a pas empêché le décès de plusieurs personnes. D’autres thérapies à base de cellules souches ont abouti à la mort des patients. On sait moins que se développe un tourisme des cellules souches, notamment en Chine, où parfois pour des dizaines de milliers d’euros, des malades misent leurs derniers jetons de vie sur des traitements hasardeux non validés par la recherche et sur des médecins peu scrupuleux.

Pierre Barthélémy

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr

Des moteurs placés dans des cellules humaines


Je trouve épatant de voir en vidéo réagir les nanomoteurs. Si cela peut permettre de meilleurs traitements, avec moi d’effets secondaires, alors c’est une très belle avancée nanotechnologie
Nuage

 

Des moteurs placés dans des cellules humaines

 

Des nanomoteurs dans une cellule humaine vivante 

Photo :  Mallouk lab, Penn State University

Première : des minimoteurs ont été insérés à l’intérieur de cellules humaines vivantes.

Mieux, le Prof Tom Mallouk et ses collègues de l’Université Penn State ont réussi à les propulser avec des ondes ultrasoniques et à les diriger magnétiquement.

Si les ondes permettent de contrôler les mouvements (avancer, tourner, etc.) des nanomoteurs, le recours au magnétisme permet en plus de les orienter. En outre, il est possible de les déplacer de façon autonome, indépendamment l’un de l’autre.

Cette percée représente un pas supplémentaire vers la création de véhicules moléculaires qui pourront, par exemple, être utilisés pour libérer des médicaments à des endroits spécifiques du corps. Cette capacité permettra de renforcer les effets bénéfiques d’un traitement et d’en limiter les effets néfastes.

Ces moteurs composés de particules de métal sont en forme de fusée.

« Alors que ces nanomoteurs se déplacent et se cognent dans les structures à l’intérieur des cellules, celles-ci montrent des réponses mécaniques internes qui n’ont jamais été observées à ce jour. »— Prof Tom Mallouk

Cette recherche est l’exemple vivant montrant qu’il est possible d’utiliser des nanomoteurs synthétiques pour étudier la biologie cellulaire d’une nouvelle façon, affirment les auteurs de ces travaux publiés dans la revue Angewandte Chemie International Edition.

 

http://ici.radio-canada.ca/