Ils veulent réveiller les morts avec des cellules souches


On peut reculer la mort, mais pas la guérir ! Une société américaine ne peut tester n’importe où sa science de faire revivre une personne en mort cérébral. Ils ont essayer en Inde, mais les autorités ont arrêter le projet, alors les « scientifiques » envisage donc d’aller en Amérique latine.
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Ils veulent réveiller les morts avec des cellules souches

 

 

Marie-Céline Jacquier, journaliste

L’entreprise Bioquark envisage de mener un essai clinique très controversé d’ici la fin de l’année. Le projet vise à restaurer une activité neuronale chez des personnes en mort cérébrale à l’aide de plusieurs techniques : injection de cellules souches, stimulation nerveuse et laser.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Bioquark envisage un essai clinique en Amérique latine.
  • Il s’agit de redonner vie à des personnes décédées grâce à des cellules souches et des stimulations électriques.
  • Un tel essai était prévu en Inde mais a été interdit par les autorités en 2016.

Les cellules souches apparaissent de plus en plus comme une piste sérieuse pour traiter de nombreuses pathologies nerveuses : Alzheimer, Parkinson, lésions cérébrales... Alors pourquoi pas réparer le cerveau des morts pour ramener ces derniers à la vie ? Cette idée, digne d’un scénario de film de science-fiction (ou d’horreur), est le projet fou porté par une société américaine basée à Philadelphie : Bioquark.

Ce n’est pas la première fois que la société veut participer à une expérience de ce genre. En 2016, l’étude ReAnima avait été lancée en Inde, à Bangalore, avec Himanshu Bansal, un chirurgien orthopédique de l’hôpital Anupam. Son projet était de combiner plusieurs techniques pour « réanimer » 20 personnes en mort cérébrale.

ReAnima consistait à injecter aux patients des cellules souches mésenchymateuses et des peptides qui aident à régénérer les cellules du cerveau ; ces peptides devaient être fournis par l’entreprise Bioquark. En plus de ces injections, une stimulation laser transcrânienne et une stimulation nerveuse étaient prévues. Ce projet est tombé à l’eau, stoppé net par les autorités indiennes en novembre dernier, comme le révélait alors la revue Science.

Mais l’entreprise ne s’est pas avouée vaincue. Cette fois-ci, d’après le Business Insider, elle serait sur le point de trouver un nouveau lieu pour ses essais cliniques. Ira Pastor, PDG de Bioquark, a déclaré au site Stat que l’entreprise ferait l’annonce de cet essai en Amérique latine dans les prochains mois.

Le projet consiste à injecter des cellules souches pour former de nouveaux neurones qui vont se connecter et ramener le cerveau à la vie. © nobeastsofierce, Fotolia

Le projet consiste à injecter des cellules souches pour former de nouveaux neurones qui vont se connecter et ramener le cerveau à la vie. © nobeastsofierce, Fotolia

Des questions éthiques sur une expérience sans fondement scientifique

Si l’expérience suit le même protocole que celui prévu en Inde, elle pourrait inclure 20 personnes. L’essai clinique consisterait là aussi à injecter des cellules souches provenant du patient, issues de la graisse, du sang… Ensuite, un mélange de peptides serait injecté dans la moelle épinière pour favoriser la croissance des nouveaux neurones. Ce mélange, appelé BQ-A, a été testé dans des modèles animaux de mélanomes et de traumatismes crâniens. À cela s’ajouteraient une stimulation nerveuse et une thérapie laser de 15 jours pour pousser les neurones à établir des connexions nerveuses. Les chercheurs pourraient alors suivre les effets de ce traitement grâce à des électroencéphalogrammes.

Mais un tel protocole soulève de nombreuses interrogations : comment mener un essai clinique sur des personnes officiellement décédées ? Si la personne retrouve une certaine activité cérébrale, dans quel état sera-t-elle ? Donne-t-on de faux espoirs aux familles avec un traitement qui risque d’être long ?

Or, rien ne laisse penser qu’un tel protocole puisse fonctionner. L’entreprise n’a même pas testé le traitement complet sur des modèles animaux ! Les traitements évoqués, comme l’injection de cellules souches ou la stimulation transcrânienne, ont pu être testés dans d’autres situations, mais pas dans le cas de morts cérébrales. Dans un article paru en 2016, la neurologue Ariane Lewis et le spécialiste de bioéthique Arthur Caplan signalaient que l’expérience n’avait aucun fondement scientifique et qu’elle donnait aux familles un « faux et cruel espoir de rétablissement ».

http://www.futura-sciences.com

Première mondiale : une viande de poulet fabriquée à partir de cellules souches


Dans un avenir rapproché, nous aurons peut-être des viandes faites à partir des cellules-souches. Est-ce mieux ?
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Première mondiale : une viande de poulet fabriquée à partir de cellules souches

 

Les cellules souches de poulet ont permis la culture in vitro de chair de poulet

Poulet pris en photo dans une ferme

PHILIPPE MERLE / AFP

En février 2016, une startup californienne dévoilait sa première boulette de bœuf fabriquée en laboratoire. Elle récidive aujourd’hui avec la fabrication de viandes de poulet et de canard toutes deux issues de cellules souches de poulet. Une première mondiale qui coûte pour l’heure quelques milliers de dollars…

Souvenez-vous, c’était en 2013 : le premier burger à base de viande de bœuf artificiel était dégusté à Londres. Produit in vitro à partir de cellules souches de vache, son steak pesait 142 grammes pour un prix total de 250 000 euros. Quatre ans plus tard, ce scénario ne frôle plus la science-fiction et commence à ressembler à notre futur proche.

VIANDE « CLEAN ». En effet, une startup de la Silicon Valley, Memphis Meats, a annoncé mardi 15 mars 2017 la production de viandes de poulet et de canard artificielles issues de cellules souches de poulet. C’est une première réalisation mondiale, permise par sa plateforme technologique « unique » et motivée par son souhait de proposer une viande dite « clean » ; autrement dit, avec un impact environnemental réduit, un risque sanitaire plus faible et la possibilité de contourner l’abattage des animaux pour la consommation de protéines animales.

Une texture spongieuse et un goût à s’y méprendre

Si la startup ne dévoile pas les détails biotechnologiques de production de sa viande de poulet sans élevage, il semblerait que le résultat soit aussi convaincant qu’avec le fameux « Frankenburger » dégusté en 2013. Un journaliste du Wall Street Journal rapporte ainsi les premières impressions d’un goûteur curieux :

 d’après lui, la texture serait « plus spongieuse que pour une poitrine de poulet entière » mais le goût « battrait presque celui d’une variété traditionnelle ».

Reste un obstacle tout de même. L’acceptabilité des consommateurs.

En effet, en 2015, Jean-François Hoquette, directeur de recherche sur les herbivores à l’Inra de Clermont-Ferrand, expliquait à Sciences et Avenir : “d’après des études d’acceptabilité que nous avons mené en France, en partenariat avec la Belgique et l’Australie, la réaction des consommateurs vis-à-vis de ce type de produit est pour l’heure majoritairement de l’ordre de la répulsion en raison de son artificialité. Il faudra donc probablement plusieurs générations pour que la viande artificielle s’impose réellement sur le marché”.

Objectif : dans les réfrigérateurs d’ici 2021

Le poulet est la première source de protéines animales aux Etats-Unis, avec une consommation par habitant atteignant en moyenne 40 kg par an. La startup américaine entend augmenter sa production et diminuer les coûts de production afin de rendre son produit abordable d’ici 2021.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Des chercheurs créent pour la première fois des embryons mixtes humains et porcins


Je ne suis pas une pro sur ce sujet. Bon, travailler avec des cellules-souches me semble très prometteur. Cependant allier des cellules humaines à des cellules de porc pour créer des embryons dans le but de créer n’importe quel organe, je suis très mal à l’aise avec cette idée pour des raisons d’éthiques
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Des chercheurs créent pour la première fois des embryons mixtes humains et porcins

 

EMBRYO

Des chercheurs ont pour la première fois créé des embryons chimères contenant des cellules souches humaines et porcines, selon une étude publiée jeudi dans la revue américaine Cell.

Cette avancée scientifique constitue un premier pas vers le développement d’organes humains par des animaux, qui pourraient être récupérés et greffés à des personnes malades.

C’est « une première étape importante », a souligné Juan Carlos Izpisua Belmonte, professeur à l’Institut Salk d’études biologiques à La Jolla, en Californie, principal auteur de ces travaux.

« Le but ultime est de cultiver des tissus ou des organes humains (pancréas, foie, coeur…) chez des animaux comme des truies qui pourront être greffés sans rejet, mais nous en sommes encore loin », a-t-il tempéré, reconnaissant la grande difficulté de cette expérience menée avec quelque 1.500 embryons porcins pendant quatre ans.

Ces scientifiques ont implanté des cellules souches humaines, capables de devenir n’importe quel tissu, dans des embryons de cochons ensuite transférés dans l’utérus de truies porteuses.

Il n’y a pas de rejet des cellules humaines car elles sont injectées dans l’embryon animal à un stade très précoce, au cinquième ou sixième jour de développement.

Les chercheurs ont laissé ces embryons se développer seulement pendant quatre semaines comme le stipulent les réglementations, observant que les cellules humaines avaient commencé à former du tissu musculaire.

Cette expérience n’a pas été menée jusqu’à son terme avec la naissance de porcelets en partie humains, un sujet très controversé qui soulève d’importantes questions éthiques.

Dans le cadre de ces travaux, les chercheurs précisent que la proportion de cellules souches humaines dans leurs expériences était de toute manière faible.

Une précédente expérience avait permis de faire développer un pancréas, un coeur et des yeux de rats dans des embryons de souris, démontrant qu’il est possible de développer des organes d’une espèce dans une autre.

Bruce Whitelaw, professeur de biotechnologie animale à l’Université d’Edinbourgh au Royaume-Uni, estime que ces travaux sur les embryons chimères humains-porcins, à laquelle il n’a pas participé, sont « emballants » car « ils ouvrent la voie à des avancées importantes » dans ce domaine.

Cette étude devrait aussi aider à mieux comprendre l’évolution des différentes espèces et les maladies, estime Darren Griffin, professeur de génétique à l’Université de Kent, qui n’a pas non plus été impliqué dans cette expérience.

Celui-ci insiste également sur « l’importance que les futures études soient menées en toute transparence pour permettre une surveillance et un débat public ».

http://quebec.huffingtonpost.ca/

6 règles d’or pour que votre cerveau continue à fabriquer de nouveaux neurones


Notre cerveau ne demande pas mieux que de rester alerte malgré les années. Pour ce faire, nous avons besoin d’en prendre soin pour fabriquer de nouveaux neurones. Un bon équilibre de vie est donc un objectif peut importe l’âge
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6 règles d’or pour que votre cerveau continue à fabriquer de nouveaux neurones

 

Représentation d'un neurone sur fond noir. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Représentation d’un neurone sur fond noir. © SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Stéphane Desmichelle

Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, qui s’est exprimé lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones.

 Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

2.Lutter contre l’infobésité

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones.

5. Cultiver l’altérité

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

6. Soigner le microbiote

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

Et le Pr Lledo de conclure sur une maxime de Goethe :

« Traiter les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être ».

A méditer…

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Tétraplégique, il retrouve l’usage de ses bras grâce à des cellules souches


Un petit exploit médical, mais pour ce jeune homme devenu tétraplégique après un accident, c’est d’améliorer son sort, grâce aux cellules-souches. Cependant, il s’agit du moins pour le moment d’une réussite isolée
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Tétraplégique, il retrouve l’usage de ses bras grâce à des cellules souches

 

Kris Boesen, a récupéré l'usage de ses bras grâce à une injection massive de cellules souches dans la moelle épinière. ©Greg Iger/Keck Medicine of USC

Kris Boesen, a récupéré l’usage de ses bras grâce à une injection massive de cellules souches dans la moelle épinière. ©Greg Iger/Keck Medicine of USC

Par Hugo Jalinière

Un essai clinique testant des cellules souches a permis à un jeune américain tétraplégique de retrouver l’usage de ses bras et de ses mains. Un petit exploit médical.

Depuis son grave accident de la route en mars 2016, Kris Boesen était tétraplégique, paralysé du cou jusqu’aux pieds. Mais quelques mois plus tard seulement, ce jeune américain de 21 ans a déjà récupéré de la mobilité dans les bras. Un petit exploit médical dû au traitement expérimental qu’il a reçu à l’hôpital Keck de l’Université de Californie du Sud (UCS). Quelques semaines seulement après son accident, le jeune homme a intégré le programme du Pr Charles Liu, directeur du centre de Neurorestauration de l’hôpital pour y subir une opération un peu particulière. Celle-ci a consisté en l’injection massive de cellules souches directement au niveau de la lésion de la moelle épinière. Ce type de cellule constitue une piste très prometteuse en médecine régénératrice car elles sont programmées pour se multiplier indéfiniment et se spécialiser en toutes sortes de tissus. Elles sont toutefois à manier avec précaution 

Le Pr Charles Liu indique la lésion de la moelle épinière de Kris Boesen. C’est là qu’on été injectées les cellules souches (©Ricardo Carrasco III/Keck Hospital of USC)

Dès le mois d’avril, Kris Boesen a donc reçu 10 millions de cellules dites progénitrices d’oligodendrocytes (AST-OPC1) directement dans la moelle épinière cervicale. Un type de cellules cultivées en laboratoire à partir de cellules souches embryonnaires. L’opération a été réalisée dans le cadre d’un essai clinique de phase 1, destiné à évaluer la sécurité de ce type précis de cellules. Deux semaines seulement après l’intervention, Kris Boesen a montré des signes d’amélioration. Trois mois plus tard, il était capable de se nourrir tout seul, téléphoner, écrire son nom, manœuvrer un fauteuil roulant électrique… Des résultats incroyables qui doivent toutefois être relativisés car il s’agit encore d’un cas isolé. Les progrès faits dans la rééducation peuvent aussi être imputés au fait que la lésion était très récente. Or c’est généralement dans les premiers mois suivant un tel accident que des améliorations peuvent être constatées. Toutefois, dans le cas d’une lésion de la moelle épinière, les progrès restent la plupart du temps limités.

« Habituellement, les patients souffrant d’une lésion de la moelle épinière subissent une opération chirurgicale qui stabilise l’atteinte de la colonne, mais elle ne permet que très peu d’amélioration des fonctions motrices et sensorielles, précise le Pr Liu. Avec cet essai, nous testons une procédure qui pourrait améliorer la fonction neurologique, ce qui pourrait faire la différence entre être paralysé de façon permanente et être capable d’utiliser ses bras et ses mains. »

De quoi améliorer de façon significative le quotidien de personnes souffrant d’une lésion de la moelle épinière.

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Un Franco-Ontarien guérit à la suite d’un traitement expérimental


Les cellules-souches pourraient être un précieux atout lors d’une infection grave comme le choc septique. Un traitement expérimental semble être très prometteur
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Un Franco-Ontarien guérit à la suite d’un traitement expérimental

Charles Berniqué et son épouse Maureen.

Charles Berniqué et son épouse Maureen.   PHOTO : HÔPITAL D’OTTAWA

Charles Berniqué peut dire merci à la science et à sa femme, Maureen. Il est passé à un cheveu de la mort, après une grave intoxication alimentaire, mais il a survécu grâce à un traitement expérimental offert à l’Hôpital d’Ottawa.

Le grand-père de 73 ans, résidant à Hawkesbury, a contracté une infection grave en juin 2015, à la suite d’un dîner dans un restaurant d’Ottawa. M. Berniqué se sentait très mal et a tenté de vomir, sans succès. La rupture de son oesophage a provoqué une infection grave, qui a déclenché un choc septique.

Qu’est-ce qu’un choc septique?

Un choc septique est une affection parfois mortelle causée par une infection non contrôlée, qui provoque la défaillance du système cardiovasculaire et des organes. Plus de 100 000 Canadiens subissent un choc septique chaque année et de 20 % à 40 % en meurent. Le coût de leur traitement est évalué à 4 milliards de dollars.

 

Transféré à Ottawa, Charles Berniqué a été opéré d’urgence, puis plongé dans un coma artificiel, placé sous respirateur, en plus de subir des traitements de dialyse pour faciliter sa récupération.

C’est à cette étape que sa femme Maureen a consenti à ce qu’il participe à un traitement expérimental à base de cellules souches.

Cellules mésenchymateuses

Pas n’importe quelles cellules souches

Charles Berniqué a reçu en 24 heures 30 millions de cellules mésenchymateuses. Ce type de cellules souches aurait la capacité de s’attaquer aux infections et d’agir pour les réduire. C’est du moins ce que des tests en laboratoire sur des souris ont montré.

Le rétablissement de Charles Berniqué a pris un long trois mois. Mais aujourd’hui, il est de retour chez lui et a repris ses activités.

Une première mondiale

Charles Berniqué est l’une des 21 personnes à avoir participé à l’essai clinique des cellules mésenchymateuses pour le traitement d’un choc septique.

Cette étude, la première au monde qui tente de déterminer si ces cellules sont efficaces dans le traitement d’infections graves, est menée par les docteurs Duncan Stewart et Lauralyn McIntyre.

Toutefois, les médecins de l’Hôpital d’Ottawa ne peuvent pas affirmer avec certitude que c’est ce traitement qui a guéri M. Berniqué. Le Dr McIntyre précise que des traitements du genre seront effectués sur neuf autres patients.

Les chercheurs ont bon espoir d’être en mesure de publier les résultats de la première phase de ces essais d’ici 2017.

http://ici.radio-canada.ca/

Des cellules souches contre l’épilepsie


Les recherches continuent pour aider les gens qui souffrent d’épilepsie. Déjà qu’une crise de temps à autre est difficile à vivre, alors imaginez ceux qui une dizaine de crises d’épilepsie en commençant la journée ! Espérons que les recherches portent fruits pour que des enfants puissent grandir sans être soumis à des médicaments ou être victime de crises
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Des cellules souches contre l’épilepsie

MONTRÉAL – Grâce aux recherches effectuées sur les cellules souches, les neurologues du CHU Sainte-Justine espèrent un jour découvrir ce qui permettra de contrôler l’épilepsie.

Cette maladie touche plus de 70 000 Québécois, dont beaucoup d’enfants.

C’est le cas de Charlie, un bébé qui fait, chaque matin, une dizaine de crises d’épilepsie.

«Elle fait des crises qui durent environ 30 à 45 secondes, explique sa mère, Geneviève Gagnon. Ça peut paraître comme une grande absence, mais elle donne des coups de tête vers l’avant, avec les bras qui se soulèvent en même temps.»

Les crises de Charlie ont commencé alors qu’elle avait seulement deux mois. Son frère jumeau n’en a pourtant jamais faites. Elle est atteinte de la sclérose tubéreuse de Bourneville, qui touche certains de ses organes, dont le cerveau. Elle prend trois médicaments.

«Cortizone, cortico-stéroïde, qui la fait enfler beaucoup, beaucoup», dit le père de Charlie, Éric St-Pierre. C’est difficile, on a toujours espoir de trouver le bon médicament pour elle, de se lever le matin et qu’elle n’en fasse plus.»

UNE EX-ACADÉMICIENNE TOUCHÉE

Meggie Lagacé, qui a été découverte à Star Académie, a une autre passion que la musique: l’amour inconditionnel de son frère Charles, qui est atteint d’épilepsie depuis l’âge de trois mois. Elle se rappelle qu’il faisait au moins 20 crises par jour.

«Des fois, c’était des crises qui duraient vraiment longtemps. Des fois, c’était des absences aussi», explique Meggie.

«La première convulsion de Charles a duré 50 minutes, et ça a été très, très difficile à supporter», se souvient sa mère, Sylvie Lambert.

Grâce à l’imagerie médicale, le neurologue Lionel Carmant, de Sainte-Justine, a identifié ce qui provoque l’épilepsie de Charles, qui est aussi atteint d’une déficience intellectuelle. Il l’a opéré au cerveau à l’âge de trois ans et demi.

«C’est vraiment une lobectomie, une lésionectomie cérébrale, précise le Dr Carmant. Après l’opération, l’épilepsie est revenue, mais de l’autre côté du cerveau, malheureusement.»

30 médicaments par jour

À 23 ans, il prend 30 médicaments par jour. Ses crises sont réduites à deux par semaine. Son médecin conserve l’espoir d’améliorer sa qualité de vie grâce à la recherche.

«Les cellules souches pourraient être dérivées vers des cellules inhibitrices, donc qui diminuent l’excitabilité, l’activité du cerveau, et contrôler les foyers de pointe épileptique», dit-il.

Il doit continuellement organiser lui-même des activités pour financer les recherches. La fondation Charles-Guindon, elle, fait la même chose pour aider les familles désemparées et offrir des camps de vacances aux enfants.

http://fr.canoe.ca/

La femme à qui un nez poussait dans le dos


On se croirait presque dans un film de Frankenstein qu’une jeune femme paraplégique suite à un accident de la route a été une expérience médicale dans le but soi-disant prometteur de réparer la liaison nerveuse entre le cerveau et le bas du corps avec des cellules-souches du mucus de la cavité nasale. Le résultat quoiqu’étonnant n’a vraiment pas été d’une grande aide.
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La femme à qui un nez poussait dans le dos

 

Ce n’est pas sans rappeler ce personnage d’un sketch de Pierre Palmade qui, après avoir tiré sur un joint, se plaint d’avoir « un géranium qui [lui] pousse dans le dos ». Ici, l’histoire est réelle (et pas comique du tout) : ce n’est pas un géranium qui poussait dans le dos d’une femme mais… un ersatz de nez. Pour comprendre ce cas unique, publié le 8 juillet par le Journal of Neurosurgery : Spine, il faut remonter une douzaine d’années en arrière.

Cela commence par un accident de la circulation dont est victime cette Américaine, à l’époque âgée de 18 ans.

Résultat : colonne vertébrale brisée. La vertèbre dorsale fracturée est remise en place lors d’une opération mais, en raison de la lésion de sa moelle épinière, la jeune femme ne sent plus rien en-dessous de la taille et perd l’usage de ses jambes. Trois ans plus tard, pour essayer d’améliorer son sort voire de vaincre sa paraplégie, elle se laisse tenter par une opération audacieuse proposée par un hôpital de Lisbonne.

L’idée consiste à prélever un peu de la muqueuse de sa cavité nasale, laquelle contient notamment des cellules souches de neurones mais aussi des cellules (les cellules engainantes olfactives) qui aident à la croissance des fibres nerveuses, et à insérer cet extrait de muqueuse dans son dos, au niveau de la vertèbre lésée. Les médecins espèrent ainsi régénérer une partie de la liaison nerveuse entre le cerveau et le bas du corps.

Le résultat est décevant car aucune amélioration ne se fera jour. Huit ans après cette opération, la jeune femme retourne à l’hôpital américain qui l’a soignée après son accident. Depuis un an, elle souffre de douleurs dans le dos qui ne font qu’augmenter en intensité. L’imagerie médicale montre une masse de près de 4 centimètres de long, qui appuie sur la moelle épinière, un peu au-dessus de la blessure originelle. Une nouvelle opération est donc programmée pour l’ôter. Lors de celle-ci, on découvre une espèce de masse fibreuse, un groupe de kystes contenant, comme le révèlera ensuite l’analyse, des muqueuses respiratoires, des cellules nerveuses, des fragments d’os mais surtout un épais mucus.

D’après l’étude, la greffe de la muqueuse nasale est bien parvenue à créer les fibres nerveuses recherchées mais c’est bien son seul résultat positif. Non seulement ces neurones ne se sont pas reconnectés comme espéré mais cette greffe a aussi conduit à la production de cellules nasales non désirées. C’est un peu comme si toutes les composantes d’un nez s’étaient installées, dans le désordre le plus total, sur la colonne vertébrale de cette femme. Et ce nez interne, comme tous les nez, était doté d’une fonction excrétrice et fabriquait du mucus…

Pour les auteurs, le résultat aurait pu être meilleur ou, en tout cas, différent si, au lieu de greffer en bloc un morceau de la muqueuse nasale, les chirurgiens portugais avaient « écrémé » leur échantillon et uniquement conservé les cellules souches neuronales et les cellules engainantes olfactives.

 « De tels cas, dit la conclusion de l’étude, ne devraient pas dissuader les chercheurs de poursuivre leurs travaux sur les cellules souches. Cependant, ils alertent les communautés scientifique et médicale. Même si, dans des études menées sur l’animal, les résultats de l’implantation de cellules souches sont encourageants et ont démontré des améliorations neurologiques sur de nombreux modèles animaux, il est encore nécessaire de mieux comprendre comment contrôler la prolifération, la survie, la migration et la différenciation des cellules (…), afin de prévoir et de prévenir leur croissance anormale ou incontrôlée chez les patients humains. »

On peut aussi aller plus loin. Par leur capacité à régénérer des tissus abîmés (ou des cellules détruites dans le cas du diabète de type 1, par exemple), les cellules souches ont fait naître des espoirs énormes et certains patients sont prêts à tenter des traitements expérimentaux qu’on leur présente comme révolutionnaires ou prometteurs mais dont les résultats demeurent imprévisibles. On a beaucoup entendu parler du scandale italien de la méthode Stamina, un protocole très controversé qui n’a pas empêché le décès de plusieurs personnes. D’autres thérapies à base de cellules souches ont abouti à la mort des patients. On sait moins que se développe un tourisme des cellules souches, notamment en Chine, où parfois pour des dizaines de milliers d’euros, des malades misent leurs derniers jetons de vie sur des traitements hasardeux non validés par la recherche et sur des médecins peu scrupuleux.

Pierre Barthélémy

http://passeurdesciences.blog.lemonde.fr

Des chercheurs montréalais piègent des cellules souches leucémiques


Peut-être une nouvelle ère pour des médicaments anticancéreux contre le cancer du sang se pointe à l’horizon. Les chercheurs ont pu mettre in vitro des cellules-souches de la maladie qui pourront probablement être mieux étudié
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Des chercheurs montréalais piègent des cellules souches leucémiques

 

Des fioles de sang.... (Photo The New York Times)

Des fioles de sang.

PHOTO THE NEW YORK TIMES

La Presse Canadienne
Montréal

Des chercheurs montréalais ont réussi à cultiver des cellules souches leucémiques en laboratoire, ce qui pourrait permettre d’accélérer le développement de nouveaux médicaments anticancéreux.

Cette percée a été réalisée par l’Institut de recherche en immunologie et en cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal, en collaboration avec la Banque de cellules leucémiques du Québec de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.

Cette avancée ouvrirait la voie à l’identification de nouveaux médicaments anticancéreux pour contrer la leucémie myéloïde aiguë, une des formes les plus agressives de cancer du sang.

La prochaine étape serait maintenant d’étudier les mécanismes moléculaires qui contrôlent le maintien et la prolifération des cellules leucémiques ainsi que la résistance aux médicaments anticancéreux.

Les cellules souches situées dans la moelle osseuse servent à la production des cellules sanguines. Malheureusement, la dérégulation de ces cellules a souvent des conséquences désastreuses lorsque l’une d’elles développe des mutations qui la transforment en une cellule souche maligne dite «leucémique». Les cellules souches leucémiques sont également une des causes probables de rechute des patients, car elles sont particulièrement résistantes aux traitements anticancéreux.

Il était très difficile d’étudier efficacement la multiplication des cellules qui causent la leucémie, car elles perdaient rapidement leur caractère de cellules souches cancéreuses in vitro.

Les chercheurs ont identifié deux nouveaux composés chimiques qui, lorsqu’ils sont ajoutés au milieu de culture, peuvent maintenir les cellules souches leucémiques humaines fonctionnelles au moins sept jours in vitro.

L’étude a été publiée dans le journal scientifique Nature Methods.

http://www.lapresse.ca/

Un burger créé in vitro en première mondiale à Londres


Ce n’est pas évident de changer nos habitudes d’alimentation, et ce malgré l’impact sur l’environnement. Serons-nous dans une dizaine d’années des consommateurs de viande in vitro ? Où apprendrons nous a manger moins de viande et rechercher les substituts qu’on néglige trop souvent ?
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Un burger créé in vitro en première mondiale à Londres

 

Une équipe a mis six semaines pour confectionner... (PHOTO Toby Melville, REUTERS)

Une équipe a mis six semaines pour confectionner un burger à partir de 20 000 minuscules tranches de viande cultivées en laboratoire. Sur la photo, on le voit prendre des couleurs dans une poêle.

PHOTO TOBY MELVILLE, REUTERS

JACQUES KLOPP
Agence France-Presse
Londres

Il pesait 142 grammes et a coûté 250 000 euros (plus de 344. 000 $ cad): le premier burger créé in vitro à partir de cellules souches de vache a été cuisiné et dégusté lundi à Londres lors d’un grand barnum célébrant une expérience potentiellement révolutionnaire.

Deux goûteurs dûment assermentés, une Autrichienne «chercheuse en tendances culinaires» et l’auteur américain d’un livre sur «les goûts de demain», ont eu l’honneur d’être les premiers à manger en public un steak créé de toutes pièces en laboratoire, cuisiné sous leurs yeux et ceux de son créateur, un scientifique néerlandais de l’université de Maastricht, Mark Post.

Verdict en substance: «goût assez intense», «même texture» et un profil général «proche de la viande» malgré un «manque de gras» certain, ont tranché les deux «volontaires» qui n’ont cependant pas fini leur repas, malgré son coût prohibitif (250 000 euros).

Mark Post, qui a lui-même englouti un petit morceau lors de cette présentation en public et diffusée sur internet, a tout de même conclu à un «très bon départ» pour son burger, aussitôt surnommé «Frankenburger» par la presse britannique.

Avec son équipe, il a mis six semaines pour confectionner ce steak à partir de cellules souches de vache cultivées en laboratoire. Ils y ont ajouté de la chapelure, du sel, de la poudre d’oeuf ainsi que du jus de betterave et du safran pour la couleur.

Le chef cuisinier Richard McGowan a déclaré pendant l’émission qu’il préparait le steak «comme d’habitude» avec de l’huile de tournesol et du beurre dans une poêle.

Si pour l’instant le processus de fabrication complexe rend l’entreprise particulièrement longue et onéreuse, la technologie est censée offrir à l’avenir des solutions à même de régler des «problèmes majeurs pour la planète».

Selon ses concepteurs, qui tablent sur une commercialisation dans un délai de dix à vingt ans, la technologie permettra de répondre à une demande croissante, alors que l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) table sur une augmentation de la production de viande de 229 millions de tonnes en 1999/2000 à 465 millions de tonnes en 2050.

Et cela sans les inconvénients de l’élevage industriel qui pollue, demande de grosses quantités d’eau, émet des gaz à effet de serre et mobilise 70% des terres agricoles mondiales.

L’association de défense des droits des animaux Peta a également fait remarquer que la viande in vitro signifierait «la fin des batteries de poulets, des abattoirs et des usines d’élevage».

«Dans vingt ans, on pourra avoir dans nos supermarchés deux produits ayant exactement le même goût et la même apparence. L’un provenant de la vache qui comportera une écotaxe et impliquera que des animaux aient été tués. L’autre venant du labo sans que personne n’ait eu à souffrir et potentiellement moins cher», a résumé Mark Post.

«D’un point de vue écologique et éthique la technologie in vitro ne présente que des avantages», a insisté le chercheur néerlandais, qui a assuré qu’il donnerait à manger «sans hésiter» un tel steak à ses enfants, ne voyant pas comment il pourrait être plus nocif que de la viande normale «puisqu’en fin de compte c’est de la viande normale».

Au contraire, l’absence de gras, séparé de la chair au début du processus, et le choix de la «bonne» cellule au départ offrent la possibilité d’une nourriture plus saine que la «vraie».

Parmi les critiques, Tara Garnett, directrice du département de recherche sur la nourriture à l’Université d’Oxford, a estimé que le problème est ailleurs.

«On a 1,4 milliard de personnes sur la planète qui sont obèses ou en surpoids et en même temps 1 milliard qui se couche avec le ventre vide. La solution n’est pas simplement de produire plus, mais de changer notre système d’approvisionnement et le prix de la nourriture», a-t-elle déclaré à la BBC.

Sergey Brin, cofondateur de Google qui a financé le projet de Mark Post, pense en revanche qu’il peut «transformer le monde».

«On est en gros devant trois scénarios: on devient tous végétariens, mais je n’y crois pas. On ferme les yeux et on aura des problèmes environnementaux. Ou on essaye quelque chose de nouveau», a-t-il dit lors d’une petite vidéo diffusée juste avant que le chef n’allume la cuisinière.

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