Ces mini-cerveaux humains ont été connec­tés à des robots et envoyés dans l’es­pace


C’est glauque !! Point vue éthique, je ne suis pas certaine, s’ils devraient continuer ce genre d’expérience. Des mimi-cerveau fait en laboratoire, mit dans des robots puis partir dans l’espace émet des ondes cérébrales comme des bébés prématurées.
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Ces mini-cerveaux humains ont été connec­tés à des robots et envoyés dans l’es­pace

par  Mathilda Caron 

D’après une étude publiée dans la revue scien­ti­fique Cell, des cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Cali­for­nie, à San Diego, ont créé des « mini-cerveaux » humains pour les placer dans des robots. Ils les ont ensuite envoyés dans l’es­pace, ajou­tait le New York Times le 29 août 2019.

Ces orga­noïdes ont été déve­lop­pés à partir de cellules souches dans le labo­ra­toire du biolo­giste Alys­son Muotri. Connec­tés à des robots en forme d’arai­gnées, ils se déve­loppent désor­mais d’une manière inat­ten­due dans la Station spatiale inter­na­tio­nale (ISS). L’équipe de cher­cheurs a décou­vert qu’ils trans­met­taient des ondes céré­brales simi­laires à celles d’un bébé préma­tu­ré…

« Mes collègues me disaient que ces choses ne seraient jamais conscientes », raconte Muotri. « Main­te­nant, je n’en suis pas si sûr », confie-t-il. Cette étrange décou­verte amène­rait les scien­ti­fiques à revoir les limites de leurs recherches sur ces « mini-cerveaux » et les problèmes éthiques qu’ils posent.

Source : Cell

https://www.ulyces.co/

Découverte inattendue : l’intestin produit également des cellules sanguines !


Il semblerait que les intestins fabriquent des cellules souche et que lors d’une greffe d’intestin, ce sont les cellules souche du donneur qui entre en action. Cela pourra faire avancer la science sur les greffes de n’importe quel organe et d’éviter les rejets.
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Découverte inattendue : l’intestin produit également des cellules sanguines !

 

Crédits : Flickr/Global Panorama

par Yohan Demeure

Des chercheurs américains ont fait une sacrée découverte après l’étude du sang de patients ayant reçu une greffe d’intestin. En effet, a été observée la présence de cellules sanguines du donneur, issues des cellules souches de l’intestin. Cela pourrait assurer le succès des greffes !

Une découverte étonnante

Les cellules qui circulent dans notre sang – à savoir les globules blancs et les globules rouges – proviennent à l’origine cellules souches hématopoïétiques que l’on trouve dans la moelle osseuse. Une récente découverte effectuée par des chercheurs de l’Université Columbia (États-Unis) a permis d’identifier une autre source de ces cellules souches.

Dans leur étude publiée dans la revue Cell Stem Cell le 29 novembre 2018, les chercheurs expliquent avoir étudié le sang de 21 patients suivis durant cinq années après une greffe d’intestin. Or, leur sang a été qualifié de “chimère”, c’est-à-dire composé d’un mélange de leur sang et de celui du donneur. Le fait est que le sang du donneur – provenant donc de l’intestin greffé – contenait également des cellules souches hématopoïétiques !

L’espoir d’éviter les rejets de greffe est-il permis ?

« Cela pourrait améliorer considérablement la vie des patients transplantés », a déclaré Megan Sykes, principale auteure de l’étude.

Il faut savoir que dans de nombreux cas, les greffes d’intestin sont pratiquées sur des patients souffrant de pathologies telles que la maladie de Crohn. Comme pour toute greffe, il est question d’éviter les rejets par l’organisme du receveur. Selon les chercheurs, la présence de cellules sanguines du donneur est très bon signe dans ce sens, car cela contribue effectivement à augmenter les chances de succès de la greffe. Il est également question de diminuer l’administration d’immunosuppresseurs, ces médicaments dont le but est de prévenir le rejet de greffe d’organes en empêchant les globules blancs du receveur de passer à l’attaque.

Ainsi, cette découverte est essentielle et permet l’espoir d’un succès systématique des greffes – de n’importe quel membre ! En parallèle, une nouvelle piste de recherche est actuellement explorée. En effet, les scientifiques désirent ajouter des cellules souches hématopoïétiques au membre greffé afin d’optimiser les chances de réussite ! Par ailleurs, l’apparition des organes artificiels pose la question d’une possible obsolescence des greffes d’organes naturels, mais cela est une autre histoire.

Sources : Medical XpressFutura Sciences

https://sciencepost.fr

Le Saviez-Vous ► 20 faits que vous n’oublierez probablement jamais


Je savais certains points, d’autres non !
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20 faits que vous n’oublierez probablement jamais

Vous connaissez ces pensées que vous avez en essayant de vous endormir ? Votre cerveau erre et vous réfléchissez à des choses auxquelles vous n’avez jamais pensé. Vous vous posez des questions ridicules. Le nombre de nouveaux atomes produits par l’homme en un an ? Est-ce qu’une personne a encore un odorat pendant qu’elle dort ? Quand vais-je perdre ma capacité de goûter ? Heureusement, nous avons les réponses à toutes vos questions et plus encore !

Ces 20 faits rapides sont des bribes d’informations intéressantes que vous pouvez partager avec tous vos amis ! Ils seront étonnés de vos connaissances impressionnantes.

1. Vous pouvez déterminer le nombre de degrés dans un angle en utilisant vos mains.

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Commencez par écarter vos doigts autant que possible. Appuyez la paume de votre main sur une surface dont vous voulez déterminer l’angle. Gardez votre petit doigt au bas. Cela représente zéro degré. L’angle de votre pouce et de votre auriculaire sera de 90 degrés exacts. Les autres angles de vos doigts par rapport à votre auriculaire seront de 30 degrés, 45 degrés et 60 degrés !

 

2. Vous rencontrerez environ 16 meurtriers tout au long de votre vie, bien que vous ne vous en rendiez peut-être pas compte.

 

3.A chaque fois que vous mélangez des cartes dans un paquet, vous serez la première personne à avoir les cartes dans cet ordre exact.

4. Vous pouvez déterminer le nombre de jours de chaque mois en utilisant seulement vos jointures.

 

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Serrez le poing. Commencez à compter les mois. Tous les écarts et les bosses entre vos articulations comptent comme un mois distinct. Comptez d’abord sur une main, puis sur l’autre, en commençant par les doigts de l’index. Si le mois tombe sur l’articulation, il dispose de 31 jours. Si le mois tombe sur l’écart, il y a 30 jours ou moins.

5. Deux pizzas de 30 cm sont en fait plus petites qu’une pizza de 43 cm.

6. Un analgésique naturel, l’opiorphine, se trouve dans la salive humaine.

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La morphine est six fois moins efficace que ce composé chimique. L’opiorphine a des propriétés anti-panique et antidépressive.

7. Il y a des couleurs qui existent mais que votre cerveau n’est pas capable d’imaginer.

Ces couleurs interdites, par exemple, peuvent être des nuances comme « rouge-vert » ou « bleu-jaune ». Si vous essayez d’imaginer du bleu jaune, vous imaginez probablement du vert, mais ce n’est pas tout à fait juste. Cependant, votre cerveau n’est tout simplement pas capable de percevoir la couleur exacte que le jaune et le bleu créeraient.

8.En tant qu’humain, vous êtes composé de poussière d’étoiles et vous êtes en quelque sorte un alien.

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Pourquoi ? Parce que les atomes d’oxygène qui existent dans vos poumons, le carbone qui existe dans vos muscles, le fer qui existe dans votre sang et le calcium qui existe dans vos os ont tous été créés dans les étoiles. Puis, ils ont été dispersés tout autour de l’univers dans une explosion, conduisant à votre composition chimique.

9. Quand vous aurez atteint l’âge de 60 ans, vous perdrez la moitié de vos papilles gustatives.

Cela signifie que vous perdez la capacité de différencier entre les saveurs salées, sucrées, acides et amères.

10. Votre corps est dépourvu d’odorat lorsque vous dormez.

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11. Si les organes internes sont endommagés pendant la grossesse, le bébé peut effectivement envoyer certaines de ses cellules souches à ces endroits endommagés afin de les guérir et de les réparer.

12.Votre cœur produit tellement d’énergie en une journée qu’il peut alimenter un voyage de 19 milles.

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Votre cerveau produit assez d’énergie pour qu’une ampoule de 10 watts soit allumée.

13.Les lumières de rue sont bien plus grandes que vous ne le croyez.

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Les lignes sur la route qui déterminent les voies sont également beaucoup plus larges qu’on ne le pense. Cela vient du concept de perception de la taille.

14. Votre corps reçoit suffisamment de nouveaux atomes en un an pour vous rendre une nouvelle personne à 98% chaque année.

 

15.Bien que vous sachiez que l’oxygène est vital à votre survie, c’est aussi la cause du vieillissement en oxydant les cellules de notre corps.

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16. La personne assise le plus près de votre côté droit est aussi la plus éloignée de vous sur la gauche.

17. L’âge n’est que le nombre déterminant du nombre d’orbites que vous avez effectué autour du soleil.

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18. Combien pèsent les nuages ? Un nuage peut peser jusqu’à 500 tonnes !

 

Ceci peut être comparé à 100 éléphants ! Un nuage orageux, cependant, peut peser le même poids que 200 000 éléphants. Les scientifiques peuvent déterminer le poids des nuages en connaissant leur taille et la quantité d’eau qu’ils contiennent.

19. Le paradoxe de l’amitié est un phénomène découvert par un sociologue nommé Scott Feld.

istockphotos.com/triloks

Cela signifie que si vous comptez le nombre d’amis que vous avez et que vous le comparez au nombre d’amis des amis de cette personne, le deuxième nombre sera toujours plus grand que le premier. Cela signifie que tous vos amis ont plus d’amis que vous.

20. Les gens nés dans la décennie des années 1990 ont non seulement vécu trois décennies, mais ils ont aussi vécu deux millénaires et deux siècles, tous avant l’âge de 30 ans !

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Des souriceaux nés de souris de même sexe


Il y a dans la nature des espèces capables de se reproduire sans être un couple. Les scientifiques ont reproduit des souriceaux avec deux femelles, mais aucun n’a survécu avec deux mâles. Qu’est-ce qu’ils ont les scientifiques de vouloir absolument aller contre nature des espèces qui doit avoir une femelle et un mâle ? Espérons qu’ils ne sont pas prêt de trouver la recette chez l’humain.
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Des souriceaux nés de souris de même sexe

 

CELL STEM CELL

Les chercheurs ont utilisé des cellules souches modifiées afin d’éliminer certains gènes.

  • Agence France-Presse

Des chercheurs chinois ont réussi à donner naissance à des souriceaux en bonne santé à partir de souris de même sexe, mais cette technologie novatrice, qui pose de nombreuses questions éthiques, est encore loin d’être applicable à l’homme.

Ces travaux ont été publiés jeudi dans la revue spécialisée américaine Cell Stem Cell. Pour franchir la barrière qui empêche la reproduction entre parents du même sexe chez les mammifères, les chercheurs ont utilisé des cellules souches modifiées afin d’éliminer certains gènes.

L’expérience a été nettement plus concluante pour les souriceaux nés de deux souris femelles : ils sont 29 à avoir été produits ainsi à partir de 210 embryons et ont ensuite vécu jusqu’à l’âge adulte en étant capable se reproduire normalement.

En revanche, les souriceaux créés à partir de deux mâles n’ont survécu que 48 heures et les chercheurs prévoient une étude plus poussée des raisons pour lesquelles le processus n’a pas fonctionné.

C’est la première fois que des recherches sur ce thème aboutissent à ce point.

« Les auteurs de l’étude ont fait un pas très important pour comprendre pourquoi les mammifères peuvent uniquement se reproduire par voie sexuée », commente un expert qui n’a pas participé à l’étude, le docteur Christophe Galichet.

« De précédentes études avaient montré que la reproduction de souris à partir de deux femelles étaient possibles (…). Des souriceaux étaient nés, mais avaient subi des retards de développement », rappelle le Dr Galichet, cité par le Science media centre.

En 2004, la toute première naissance d’une souris au matériel génétique exclusivement d’origine femelle avait été obtenue par une équipe japonaise.

Il existe à l’état naturel de nombreuses espèces capables de se reproduire via des méthodes n’impliquant pas un couple mâle/femelle.

Des reptiles, des amphibiens et des poissons peuvent se reproduire avec un seul parent, mais le processus est plus compliqué pour les mammifères.

« Nous nous sommes intéressés à la question de savoir pourquoi les mammifères peuvent seulement subir une reproduction sexuée », explique l’un des auteurs de l’étude, Qi Zhou, de l’Académie chinoise des sciences.

Les mammifères héritent d’une moitié de leur génome de leur mère et de l’autre de leur père.

Au cours du processus de reproduction chez les mammifères, certains gènes sont soumis à un mécanisme essentiel au développement, appelé « empreinte parentale ».

« Impensable » pour les humains

En vertu de ce mécanisme, pour le même gène, la copie héritée du père et celle héritée de la mère ne s’expriment pas de la même façon : l’une est active et l’autre est éteinte.

Pour contourner ce mécanisme et donc réussir à créer des souriceaux à partir d’animaux du même sexe, les chercheurs chinois ont utilisé des cellules souches embryonnaires haploïdes (ne contenant qu’un exemplaire de chaque chromosome, et non deux comme pour la reproduction sexuée classique).

Ils ont ensuite modifié la composition génétique de ces cellules via un processus complexe, avant de les injecter dans un ovule de souris.

Le processus différait selon que les parents étaient deux souris femelles ou deux souris mâles. Il était plus complexe encore dans ce dernier cas.

Théoriquement, cette méthode, qui pose de nombreuses questions éthiques, pourrait permettre une nouvelle approche pour le clonage des mammifères, voire permettre la conception pour les couples humains homosexuels.

Ces perspectives restent toutefois lointaines puisqu’en plus des considérations éthiques, ces méthodes se heurtent à des obstacles techniques.

« Il est impensable de créer un bébé humain de cette manière-là », estime le Dr Galichet, qui travaille au Francis Crick Institute, un centre de recherche biomédicale situé à Londres.

« Si quelqu’un voulait tenter de créer un bébé de couples lesbiens ou gays de cette façon, le seul fait de générer les cellules souches modifiées prendrait un temps considérable, avec une très faible perspective de succès à la fin », analyse-t-il.

« Le risque d’anomalies sévères est trop élevé et cela prendrait des années de recherche, sur différents types d’animaux, pour arriver à comprendre comment appliquer cette méthode en toute sécurité », renchérit un autre expert, le docteur Dusko Ilic, du King’s College de Londres.

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Cancer: une molécule québécoise aux résultats «extraordinaires»


 

On sait depuis plusieurs années que les cordons ombilicaux sont précieux en cellules souche, même s’il n’en contient pas beaucoup de ses cellules, mais des chercheurs québécois ont réussit avec une molécule qui fait fructifier les cellules souche qui peuvent devenir un atout précieux pour lutter contre le cancer du sang.
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Cancer: une molécule québécoise aux résultats «extraordinaires»

 

Anne Marinier, chercheuse principale et directrice de la... (Photo Hugo-Sébastien Aubert, La Presse)

Anne Marinier, chercheuse principale et directrice de la chimie médicinale à l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie, se dit encouragée par les résultats d’une molécule développée par son équipe pour multiplier les cellules souches dans le sang des cordons ombilicaux.

PHOTO HUGO-SÉBASTIEN AUBERT, LA PRESSE

 

PHILIPPE MERCURE
La Presse

On connaît la multiplication des pains racontée dans les Évangiles. Mais voilà que des chercheurs québécois croient pouvoir sauver des vies grâce à un autre miracle : la multiplication des cellules souches dans le sang des cordons ombilicaux. Leurs exploits en laboratoire avaient déjà fait la manchette il y a quatre ans. Ils ont maintenant des résultats à présenter sur de vrais malades.

PRÉCIEUSES CELLULES SOUCHES

Les cellules souches ont une particularité unique : elles peuvent se différencier pour devenir n’importe quelle cellule du corps. Il arrive qu’on ait besoin d’elles de façon critique. C’est le cas des patients atteints de maladies graves du sang chez qui les fortes doses de chimiothérapie ont détruit presque toutes les cellules sanguines. Il faut alors des cellules souches pour recréer des cellules sanguines. La solution : en greffer de nouvelles. On peut prélever ces cellules souches dans la moelle osseuse d’un donneur, mais ces ponctions sont douloureuses. Surtout, il arrive que le greffon attaque le corps du receveur, ce qui peut le tuer. On diminue grandement ces problèmes en prélevant les cellules souches non pas chez les gens, mais dans le sang d’un cordon ombilical. Le hic : il y a peu de cellules souches dans un cordon ombilical, si bien qu’on l’utilise moins souvent pour faire des greffes chez un adulte.

LE GRAND MULTIPLICATEUR

En 2014, une équipe de l’Institut de recherche en immunologie et cancérologie (IRIC) de l’Université de Montréal a fait une découverte qui a fait beaucoup de bruit. Une molécule appelée UM171 – où UM signifie Université de Montréal – peut multiplier par un facteur de 10 à 35 le nombre de cellules souches dans le sang de cordon. La percée avait figuré parmi les 10 découvertes de l’année de Québec Science. Le Dr Guy Sauvageau, qui dirige l’équipe, avait aussi été nommé personnalité scientifique de l’année par La Presse.

TESTS SUR DES PATIENTS

Depuis, les nouvelles sur UM171 se sont faites rares pour une raison bien simple : les médecins étaient occupés à tester la molécule sur des patients à l’hôpital Maisonneuve-Rosemont. Exactement 25 malades, la plupart atteints d’une leucémie aiguë à haut risque, ont reçu des greffes de sang de cordon dont les propriétés avaient été multipliées grâce à la potion magique UM171.

« Ce sont des patients qui n’avaient pas nécessairement de très bons pronostics. Ils avaient déjà eu des transplantations et avaient eu des rechutes », précise Anne Marinier, chercheuse principale et directrice de la chimie médicinale à l’IRIC.

DES RÉSULTATS « PROMETTEURS »

L’étude vient de se terminer. Les patients devront encore être suivis pendant une période de trois ans, mais l’IRIC dévoilera aujourd’hui de premiers résultats jugés « prometteurs ».

« Tout va au-delà de nos attentes – des miennes, en tout cas. Les résultats sont vraiment extraordinaires », dit Mme Marinier.

Habituellement, le taux de mortalité associé à une greffe de sang de cordon est de 30 %. Dans ce cas-ci, après un suivi médian de 12 mois, il tourne autour de 5 %. À la suite de ces résultats positifs, une étude comptant un plus grand nombre de patients et qui permettrait de commercialiser le produit devrait démarrer sous peu. ExCellThera, l’entreprise créée pour développer et éventuellement commercialiser UM171, teste aussi la molécule sur des patients atteints de myélome multiple.

UN MODÈLE QUI FONCTIONNE

Pour l’IRIC, les résultats prometteurs sur UM171 viennent montrer que le modèle de recherche de l’Institut fonctionne.

Le groupe se targue de compter sur « la plus grande équipe de biologistes et de chimistes qui font de la découverte de médicaments » en milieu universitaire au pays.

L’IRIC joue sur tous les tableaux, s’occupant autant d’élucider les causes des cancers par la recherche fondamentale que d’essayer d’amener des médicaments sur le marché. Fait intéressant, l’institut est né des cendres du laboratoire de Bristol-Myers-Squibb, à Candiac, qui a fermé ses portes en 2007. Dans le cas d’UM171, les chercheurs ont testé pas moins de 5280 molécules avant d’en trouver une qui parvenait à multiplier les cellules souches. 

« On a ensuite pris cette molécule et on a modifié sa structure pour la rendre plus active. On a synthétisé 400 versions différentes pour trouver la meilleure candidate », explique Anne Marinier.

C’est ce travail, amorcé il y a 10 ans, qui vient de faire ses preuves sur des patients. Et qui conduira peut-être, un jour, à un médicament homologué pour les greffes de sang de cordon.

http://www.lapresse.ca/

Ces scientifiques vont créer des « mini-cerveaux » d’Homme de Néandertal


Les anthropologues veulent créer des mini-cerveaux de la grosseur d’une lentille. Ces cerveaux n’auraient pas la faculté de pensée, ni ressentir des émotions. Ils espèrent ainsi comprendre mieux l’héritage de l’homme de Néandertal à l’homme moderne.
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Ces scientifiques vont créer des « mini-cerveaux » d’Homme de Néandertal

 

Crédits : CNRS

par  Mehdi Karam 

Le meilleur moyen d’étudier le cerveau de l’Homme de Néandertal, c’est de l’avoir sous la main.

Ça, le Pr Svante Pääbo, directeur du département de la recherche génétique à l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste, l’a bien compris.

Comme il l’explique au Guardian, qui relayait son projet le 11 mai, « les Néandertaliens sont les parents les plus proches des humains de tous les jours, donc si nous devons nous définir comme un groupe ou une espèce, c’est vraiment à eux que nous devrions nous comparer. »

Avec ses équipes, il va alors donner vie à des « mini-cerveaux », pas plus gros qu’une lentille, fabriqués à partir de cellules souches éditées génétiquement afin de recevoir de l’ADN de l’Homme de Néandertal.

Ces organes artificiels seront totalement dénués de la faculté de penser ou de ressentir des émotions, mais ils seront dotés des fonctions basiques de nos cerveaux.

L’idée est de « voir si nous pouvons trouver des différences fondamentales dans le fonctionnement des cellules nerveuses qui peuvent être à la base de la raison pour laquelle les humains semblent être si spéciaux cognitivement. »

Le Pr Pääbo et ses équipes sont à l’origine de la découverte du code génétique de l’Homme de Néandertal, en 2010, sur des échantillons prélevés sur des femmes qui vivaient en Europe il y a des dizaines de milliers d’années.

Ils ont alors réalisé plusieurs expériences, avec une question en tête :

« Existe-t-il une base biologique pour expliquer pourquoi les humains modernes sont devenus des millions et finalement des milliards de personnes, répandues à travers le monde, avec une culture ? »

Autrement dit, pourquoi avons-nous réussi là où l’Homme de Néandertal a échoué ? Les chercheurs ont notamment inséré des gènes néandertaliens liés au développement du crâne et du visage chez des souris ainsi que des gènes de la perception de la douleur dans des œufs de grenouilles.

Plusieurs découvertes ont alors été effectuées. L’Homme de Néandertal serait apparu en Europe du Nord des milliers d’années avant nous, ce qui a permis à leur teint de devenir plus pâle tandis que leur corps luttait pour absorber suffisamment de Soleil. Lors de leur croisement avec les humains modernes, ces gènes liés au teint blafard nous auraient été transmis. Nous leur devons également l’arthrite.

Toutefois, hormis ces dons, des « zones mortes génétiques » persistent. De vastes étendues du génome de l’Homme de Néandertal qui n’étaient pas héréditaires. Les chercheurs pensent que c’est tout bonnement car elles conféraient des désavantages sur la santé, la fertilité, la cognition ou l’apparence physique.

Avec ces mini-cerveaux, ils pourraient bel et bien en avoir le cœur net.

Source : The Guardian

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Le Saviez-Vous ► 6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones


Vieillir ne veut pas dire que notre cerveau devient de plus en plus vieux. Même avec l’âge, le cerveau continu à produire des neurones. Il y a quand même des conditions qu’il faut respecter surtout à notre époque alors que sédentarité, la malbouffe, l’inondation d’informations etc, sont des obstacles à la prolifération de neurones.
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6 règles d’or pour que votre cerveau continue de fabriquer de nouveaux neurones

 

Cerveau : 6 règles d'or pour continuer à fabriquer des neurones

Représentation d’un neurone sur fond noir.

© SUPERSTOCK/SUPERSTOCK/SIPA

Par Stéphane Desmichelle

Saviez-vous que, à n’importe quel âge, votre cerveau a le pouvoir de fabriquer en permanence de nouveaux neurones ? A condition de respecter quelques principes.

La production de nouveaux neurones ne s’arrête jamais. Des chercheurs ont observé que dans une région du cerveau impliquée dans la formation des souvenirs et la gestion des émotions – l’hippocampe -, les anciens neurones étaient remplacés par d’autres, fraîchement produits à partir de cellules souches. Et chacun de nous aurait ce potentiel, quel que soit notre âge. Rassurant. Sauf que, d’après le Pr Pierre-Marie Lledo, lors de la deuxième édition du colloque S3 Odéon, les expériences chez les souris ont montré que cette capacité pouvait diminuer, voire même disparaître (en cas de stress) selon l’environnement. Au contraire, dans un environnement adapté, la neurogenèse chez les rongeurs a été multipliée par trois en quelques semaines. Le directeur du département de neurosciences à l’institut Pasteur nous livre six principes à respecter pour conserver un cerveau jeune jusqu’à la fin de ses jours.

1. Fuir la routine

Le cerveau se nourrit du changement. En effet, la stimulation provoquée par le changement entraîne les cellules souches à produire de nouveaux neurones.

Il faut, selon Pierre-Marie Lledo, fuir la routine, « respecter la libido sciendi, c’est-à-dire la soif de comprendre et d’apprendre ».

2. Lutter contre l’infobésité

Le cerveau est malléable et l’information invite directement les circuits à se régénérer. En revanche, la question à se poser est : quelle information ? L’écosystème numérique dans lequel nous vivons entraîne une avalanche d’informations certes… Trop selon le médecin.

« L’information qui nous fait juste savoir est absolument délétère, et n’incite pas le cerveau à produire de nouveaux neurones. Bien au contraire, ce dernier, bombardé d’informations, est alors condamné à l’anxiété ».

Concrètement, il est indispensable de trier cette information : choisir l’utile, celle qui nous fait comprendre, et se débarrasser de la futile, celle qui nous fait juste savoir.

3. Bannir anxiolytiques et somnifères

L’objectif des anxiolytiques et des somnifères est d’empêcher le cerveau, celui qui cherche à comprendre, de fonctionner. Leur consommation permet de mettre le cerveau en « marche automatique ». Leur utilisation chronique est donc une entrave à la production de nouveaux neurones.

4. Bouger !

« Il nous faut lutter contre la sédentarité car la science nous dit que, en cas d’activité physique, les muscles produisent des susbtances chimiques (nommés facteurs trophiques) qui, par voie sanguine, viendront agir sur le cerveau et particulièrement sur la niche de cellules souches », explique le Pr Lledo.

Il existe donc une corrélation directe entre activité musculaire et production de nouveaux neurones. 

5. Cultiver l’altérité

Certaines parties de notre cerveau, que nous ne pouvons pas contrôler, ne sont engagées que lorsque ne nous sommes exposé à autrui.

 « C’est ce qu’on appelle globalement le cerveau social, ajoute le médecin. Plus vous allez cultiver votre altérité, et plus vous allez soigner votre cerveau car il sera enclin à produire plus de nouveaux neurones ».

6. Soigner le microbiote

Très récemment, les neurosciences, associées avec la microbiologie, ont montré qu’il y a une flore intestinale qui communique en permanence avec notre cerveau. Notre régime alimentaire a donc un rôle important : la consommation de fibres, un régime varié, incitent à la prolifération de certaines espèces bactériennes concourant justement à la prolifération de neurones. A l’inverse, une nourriture peu variée, riche en sucres, en graisses, favorise la prolifération d’espèces bactériennes qui ne permettront plus aux cellules de produire de nouveaux neurones, quel que soit l’âge.

Et le Pr Lledo de conclure sur une maxime de Goethe : « Traiter les gens comme s’ils étaient ce qu’ils devraient être et vous les aiderez à devenir ce qu’ils peuvent être ».

A méditer…

https://www.sciencesetavenir.fr