Une Terre-Neuvienne met en garde les voyageurs contre la « maladie des cavernes »


Généralement, quand on part en voyage, c’est bien pour en profiter et amener des souvenirs plein la tête, et non une maladie qui n’est pas connue au pays. Une Canadienne a été exposé a des déchets d’oiseaux dont des chauves-souris et est revenu au pays avec plusieurs symptômes. Heureusement pour elle, les médecins ont pu diagnostiquer la maladie des cavernes et des traitements existent
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Une Terre-Neuvienne met en garde les voyageurs contre la « maladie des cavernes »


Terri Murphy.

Terri Murphy a contracté la « maladie des cavernes » durant un voyage à Cuba.

PHOTO : RADIO-CANADA

  • Radio-Canada

    Lorsque Terri Murphy a gagné un voyage pour Cuba le mois dernier, elle s’attendait à revenir chez elle en pleine forme après un séjour dans le Sud.

    La mère de 34 ans, qui vit à Terre-Neuve-et-Labrador, a plutôt été victime de symptômes très sévères et étranges.

    Même les médecins n’ont pas été en mesure de savoir ce qui n’allait pas avec son état, dans un premier temps.

    Je n’étais juste pas capable de reprendre mon souffle. Ça m’épuisait au point où je n’avais plus de respiration, a affirmé Terri Murphy, avec une voix toujours rocailleuse.

    Son médecin lui a prescrit des antibiotiques, mais Mme Murphy n’avait finalement pas une simple infection. D’autres tests ont révélé que la Canadienne avait un tissu pulmonaire endommagé.

    Quelques symptômes ressemblaient à un cancer. Ils n’avaient jamais vu certaines de mes infections auparavant. Terri Murphy

    Ils n’étaient pas certains. Mais quand quelqu’un entend cancer, il n’entend rien d’autre, ajoute-t-elle.

    Mme Murphy mentionne que d’autres voyageurs sont allés en excursion dans la même caverne de Varadero et qu’ils ont contracté la même maladie qu’elle.

    Les médecins ont finalement trouvé que la mère de famille n’avait pas un cancer, mais souffrait d’histoplasmose, mieux connue sous le nom de « maladie des cavernes ».

    Il s’agit d’une infection contractée par l’inhalation de spores qui contiennent beaucoup de déchets d’oiseaux et de chauves-souris. Le tout peut causer des douleurs à la poitrine, des essoufflements, de la fièvre, de la toux et des maux de tête.

    L’histoplasmose n’est pas contagieuse et des traitements existent pour en guérir.

    Terri Murphy, qui récupère encore de sa maladie, souhaite que son histoire puisse sensibiliser les voyageurs à la « maladie des cavernes ».

    D’après les informations de CBC.

    https://ici.radio-canada.ca/

    20 000 ans après, des restes d’un repas de viande de kangourou ont été retrouvés en Australie


    Une grotte qui a beaucoup d’histoire à partager en Australie. Ils ont trouvé des outils de pierre d’environs 32 000 ans, mais la plupart des outils datent de 18 000 et 28 000 ans. En plus, ils ont découvert un ancien feu de camp d’environ 20 000 ans qui aurait servi probablement à cuire de la viande de kangourou.
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    20 000 ans après, des restes d’un repas de viande de kangourou ont été retrouvés en Australie

     

    grotte

    Crédits : iStock

    par Brice Louvet

    Il y a environ 20 000 ans, un groupe d’Aborigènes se rassemblait autour d’un feu de camp et se régalait de viande de kangourou. C’est ce que révèle la fouille récente d’une grotte isolée retrouvée dans la région de Pilbara, en Australie occidentale.

    Le géant minier BHP Billiton loue habituellement le site dans la région de Pilbara, mais dernièrement, c’est un autre type de fouille qui a été entrepris. Et les recherches ont été fructueuses. Une équipe de scientifiques de la Scarp Archaeology and BHP, dirigée par Michael Slack, a en effet récemment découvert des centaines d’objets anciens dans l’une des petites cavernes isolées du site.

    «Ils viennent de découvrir un ancien feu de camp qui, étant donné la profondeur sous la surface et le lien avec les pierres qui l’entourent, date d’environ 20 000 ans», explique le chercheur

    Il y a également là des os de kangourous et des outils en pierre que les Aborigènes auraient pu utiliser pour découper les animaux. Sur la base des artefacts du site, il est par ailleurs probable qu’une famille de huit à dix personnes fréquentait la grotte pour s’abriter à cette époque précise.

    À l’aide de truelles, les scientifiques creusent minutieusement centimètre par centimètre à travers des milliers d’années d’Histoire.

    «Vous n’avez qu’à regarder le sol dans cette grotte et vous verrez des centaines et des centaines de petits morceaux de pierre, et ceux-ci proviennent tous d’objets en pierre qui ont été utilisés comme outils», poursuit le chercheur.

    «Certains d’entre eux ont l’air vraiment beaux, d’autres que vous pouvez voir ont beaucoup de signes d’usure sur le côté».

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    Crédits : Pixabay / FOTOGRAPHIX_AU

    Le site a été découvert il y a une dizaine d’années par une équipe composée de propriétaires autochtones qui travaillaient avec BHP Billiton dans le cadre de leurs exigences en matière de conformité minière. Des années plus tard, des archéologues sont retournés sur les lieux faire des fouilles sur un mètre carré de terre, et ainsi ont découvert une cache d’outils en pierre. Certains d’entre eux datent de 32 000 ans, ce qui en fait l’un des sites les plus anciens de la région. La plupart des outils retrouvés depuis sont datés entre 18 000 et 28 000 ans, époque de la dernière période glaciaire.

    Source

    http://sciencepost.fr/

    D’immenses galeries souterraines découvertes dans une caverne sous les pieds des Montréalais


    Avec une technique qui remonte au XVIII siècle, celle des sourciers, les spéléologues on trouver des galeries souterraines dans une caverne.à Montréal. Ils ne savent pas encore la longueur et ils veulent les explorer l’an prochain à la belle saison. Ce sont des galeries naturelles de 15 000 ans qui ont été probablement formées par des glaciers
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    D’immenses galeries souterraines découvertes dans une caverne sous les pieds des Montréalais

     

    Deux spéléologues debout dans une grotte à Montréal.

    Deux spéléologues marchent dans la grotte du parc Pie-XII à Saint-Léonard. Photo : Radio-Canada/Société québécoise de spéléologie

    La mystérieuse caverne de Saint-Léonard n’a pas fini de livrer ses secrets : deux spéléologues y ont nouvellement découvert des galeries, vieilles de 15 000 ans.

    Le mois dernier, les spéléologues Daniel Caron et Luc Le Blanc ont enlevé des débris obstruant une fissure de la caverne située dans le parc Pie-XII.

    C’est là qu’ils ont découvert une impressionnante galerie, inconnue jusqu’alors. Daniel Caron est sur un nuage, plusieurs mètres sous terre.

    [C’est] le rêve, pour un spéléologue, de trouver en plein centre-ville de Montréal une galerie de cette dimension-là. Daniel Caron, spéléologue

    Les deux spéléologues se doutaient qu’il y avait peut-être une galerie inconnue dans cette caverne. Ils ont utilisé la technique des sourciers, qui a confirmé ce qu’ils pensaient.

    « On a décidé de creuser dans une petite fissure, parce que dans les années qui avaient précédé […] on avait identifié qu’il y avait probablement une galerie au-delà de ce qu’on connaissait », dit M. Caron.

    Les galeries sont le résultat de la dislocation d’un glacier, il y a de cela plusieurs millénaires. Les parois sont verticales, l’eau vient de la nappe phréatique montréalaise. Le niveau de l’eau atteint parfois cinq mètres et, à certains endroits, le plafond.

    Pour l’instant, les deux spéléologues ne savent pas jusqu’où va la galerie. Il faudra attendre l’été pour que le niveau de l’eau redescende et que les deux hommes puissent continuer l’exploration.

    François Gélinas, un spéléologue amateur, directeur général de la Société québécoise de spéléologie, a eu l’occasion de visiter la nouvelle galerie à plusieurs reprises.

    « C’est un moment unique, extraordinaire, sidérant. J’y retourne encore et je n’en reviens pas. C’est un assez grand volume, on parle d’une galerie qui fait au-delà de 200 mètres de long, ce qui est quand même énorme pour une caverne du Québec. […] Les stalactites et les stalagmites sont encore présentes. Dans certains coins, les stalagmites ont 20 centimètres de long, ce qui est rarissime au Québec », a-t-il expliqué en entrevue à 24/60.

    Il précise qu’il s’agit d’un des seuls endroits au monde où l’on observe cette genèse de caverne, que l’on appelle glacio-tectonique. C’est aussi ce qui explique son âge.

    « On sait que c’est 15 000 ans à cause de sa formation. Les murs sont très droits, dans les photos on voit qu’ils peuvent s’encastrer, et les creux et les bosses s’encastrent, c’est donc vraiment un déplacement de la roche, et la seule force qui a pu la déplacer, c’est les glaciers », explique François Gélinas.

    Un homme debout dans une grotte à Saint-Léonard.

    Une grotte sous le parc Pie-XII de Saint-Léonard à Montréal Photo : Radio-Canada/Charles Ménard

    Les nouvelles galeries ne seront pas ouvertes au public durant la prochaine année. L’accès y est difficile et elles n’ont pas encore été cartographiées de manière précise. L’arrondissement de Saint-Léonard a commandé une étude à cet effet.

    Le conseiller municipal Dominic Perri veut strictement encadrer les visites pour éviter que le site exceptionnel ne soit vandalisé par les visiteurs qui voudraient emporter une stalactite en guise de souvenir.

    Photo : Radio-Canada/Charles Ménard

    « Par la suite, je l’imagine, il y aura des visites de contrôle, parce qu’on ne veut pas que les stalactites qui existent soient brisées, comme ça a été fait dans la première partie de la caverne », dit le conseiller de Saint-Léonard.

    Avec les informations de Jean-Sébastien Cloutier et Charles Ménard

    http://ici.radio-canada.ca/

    Découverte par hasard du premier poisson cavernicole


    Une découverte d’un poisson vivant dans les cavernes qui d’après la génétique serait cousin avec ceux vivant à la surface. Il semble que leur évolution serait récente, enfin si 20 000 ans est récent … et serait adapté pour vivre dans l’obscurité
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    Découverte par hasard du premier poisson cavernicole

     

    Le premier poisson des cavernes en Europe a été découvert dans une formation... (Photo tirée de Twitter)

     

    PHOTO TIRÉE DE TWITTER

    Agence France-Presse
    WASHINGTON

    Le premier poisson des cavernes en Europe a été découvert dans une formation aquatique souterraine dans le sud de l’Allemagne, à la grande surprise des scientifiques.

    C’est un plongeur amateur qui a observé cet étrange poisson cavernicole, une sorte de loche franche, dans une grotte submergée profonde, difficile d’accès, expliquent les chercheurs dont la découverte est publiée lundi dans la revue scientifique américaine Current Biology.

    «Cette découverte est spectaculaire, car on pensait jusqu’alors que la glaciation pendant la période du Pléistocène (qui a commencé il y a 2,58 millions d’années et s’est achevé il y a 11 700 ans) aurait empêché en Europe les poissons de coloniser les habitats aquatiques souterrains aussi loin dans le nord», explique Jasminca Behrmann-Godel de l’Université de Constance, une des auteurs.

    Les études génétiques effectuées sur ce poisson, dont cinq spécimens ont été capturés, combinées à la connaissance de l’histoire géologique de cette région, laissent penser que ces loches franches cavernicoles sont apparues et ont évolué récemment au cours des 20 000 dernières années seulement, estiment ces chercheurs.

    «Ces cavernes sont seulement devenues habitables pour des poissons quand les glaciers ont reculé», précise Arne Nolte de l’Institut Max Planck en Allemagne, autre coauteur.

    Malgré la période d’évolution relativement brève, ce poisson montre déjà des traits d’adaptation caractéristiques d’une véritable espèce cavernicole vivant dans l’obscurité.

    Ses yeux par exemple sont beaucoup plus petits, paraissant même incurvés tandis qu’il n’a quasiment aucune couleur. Ce poisson a également des narines plus larges que l’espèce proche vivant près de la surface.

    Le plongeur amateur a vu ce poisson des cavernes la première fois en août 2015 alors qu’il explorait les endroits les plus profonds du système hydrologique du Danube, accessibles seulement en période sèche en été et à l’automne.

    La caverne aquatique où ces poissons ont été trouvés est très sombre, l’eau y est froide et les courants sont puissants. En outre, l’accès se trouve à la fin d’un labyrinthe étroit, des conditions qui découragent les plongeurs d’y revenir.

    Remarquant l’apparence étrange de ce poisson, le plongeur a pris des photos qu’il a montrées à des scientifiques, dont le coauteur de cette étude. Il est retourné dans la cavité en novembre 2015 et a pu capturer cinq spécimens.

    Basé sur des comparaisons morphologiques et génétiques avec l’espèce proche de loches vivant près de la surface, ces chercheurs ont pu déterminer que leurs cousines des cavernes étaient bien une population isolée formant la première espèce connue de poisson cavernicole en Europe.

    Avant cela, des poissons et autres créatures étranges vivant dans des eaux sous-terraines avaient été découvertes notamment dans les grottes mexicaines de Pachon. Ces poissons sont presque albinos et aveugles.

    http://www.lapresse.ca

    La Nouvelle-Zélande a une cave remplie de vers lumineux, le résultat est surréel


    Des vers luisants donnent un spectacle magnifique dans des grottes souterraines en Nouvelle-Zélande.
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    La Nouvelle-Zélande a une cave remplie de vers lumineux, le résultat est surréel

     

    N’importe qui avec la piqûre du voyage est probablement familier avec lesglowworms (littéralement les vers lumineux) de Waitomo, en Nouvelle-Zélande.

    Des milliers de minuscules, brillants, vers habitent ces cavernes souterraines, et le spectacle lumineux qu’ils offrent vaut le détour. Les voyageurs peuvent embarquer dans un tour guidé en barque à l’intérieur des cavernes, mais les lumières de ces créatures luminescentes sont bien difficiles à capturer sur pellicule (et encore plus sur Instagram).

    waitomo caves

     

    Le photographe Shaun Jeffers a passé une année entière à visiter et à revisiter lesWaitomo glowworm caves pour immortaliser le tout, a-t-il dit à Bored Panda. L’éclairage dans les caves exigeait une exposition de la caméra allant de 30 secondes à six minutes, avec Jeffers qui nageait parfois dans les eaux froides ou en Kayak pour obtenir le meilleur cliché.

    Le résultat est une série d’images qui va vous donner des frissons d’émerveillement.

    waitomo caves

    waitomo caves

    waitomo caves

    waitomo caves

    waitomo caves

    waitomo caves

    http://quebec.huffingtonpost.ca/

    Découverte de gravures animales au cœur d’une grotte préhistorique du Pays-Basque espagnol


    Une belle découverte de gravures d’animaux dans une grotte en Espagne. Cela aurait pu passer inaperçu vu la difficulté pour se rendre à l’endroit de cette galerie
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    Découverte de gravures animales au cœur d’une grotte préhistorique du Pays-Basque espagnol

    Gravures rupestres découvertes dans la grotte d'Atxuraa, au Pays-Basque espagnol. Parmi le bestiaire préhistorique de nombreux bisons, dont un transpercé par des armes de jets (en bas, à gauche). Difficilement lisibles, les gravures ont été numériquement soulignées en blanc. CREDIT: Conseil Provincial de Biscaye

    Gravures rupestres découvertes dans la grotte d’Atxuraa, au Pays-Basque espagnol. Parmi le bestiaire préhistorique de nombreux bisons, dont un transpercé par des armes de jets (en bas, à gauche). Difficilement lisibles, les gravures ont été numériquement soulignées en blanc. CREDIT: Conseil Provincial de Biscaye

    Par Bernadette Arnaud

    Plus de 70 œuvres d’art pariétal vieilles d’environ 14.000 ans viennent d’être révélées dans le nord de l’Espagne dans la grotte d’Atxurra

    BESTIAIRE. Il aura fallu avoir un œil très affûté ! Des spéléologues espagnols ont en effet découvert, alors qu’elles étaient à peine visibles,  près de 70 figures préhistoriques inconnues – des chevaux, des cervidés, ou encore des bisons – sur les parois de la grotte d’Atxurra, au pays basque espagnol. Cette extraordinaire galerie d’art paléolithique se trouve dans les profondeurs d’une caverne située à Berriatua, à 50 kilomètres de Bilbao, non loin de la petite cité balnéaire de Lekeitio.

    Bien que connue des scientifiques depuis 1929, personne n’avait jamais remarqué ce bestiaire dans les entrailles de la cavité.  Et pour cause. Son accès dangereux l’avait rendue inaccessible aux visiteurs et seuls quelques spéléologues avaient récemment reçu l’autorisation de s’y aventurer. C’est ainsi que des travaux d’exploration et de recherches débutés en 2014 pour évaluer le potentiel du site, ont débouché sur l’identification de ces délicates gravures distribuées sur une centaine de mètres. L’archéologue Diego Garate et le spéléologue Inaki Intxaurbe ont mis au jour, à plus de 300 mètres de l’entrée de la grotte, après une progression laborieuse –traversée de longues chatières et de nappes d’eau-, cette série de gravures animales exécutées semble-t-il à plus de quatre mètres du sol, au milieu d’un enchevêtrement de tracés complexes difficilement interprétables. Détectés en réalité dès septembre 2015, la découverte de ces témoignages lointains n’a été annoncée que ces jours-ci.

    Parmi les œuvres pariétales retrouvées dans la grotte d’Atxurra, de nombreux chevaux. ©Conseil provincial de Biscaye

    Selon les premières études, il s’agirait de chevaux, de cerfs, d’aurochs, de créatures hybrides, et surtout de bisons. L’un d’eux, est d’ailleurs représenté criblé de nombreuses armes de jets.

    « Cette région de la péninsule ibérique est très riche en grottes ornées. Non loin du nouveau site, en Gipuzkoa, la grotte d’Altxerri, sur la commune d’Aya, où foisonnent également des représentations de bisons, avaient déjà livré près de 179 figures paléolithiques », a précisé le préhistorien Jean-Loïc Le Quellec, directeur de recherche au CNRS.

    Lors d’une conférence de presse donnée à Bilbao, les archéologues basques ont estimé que les réalisations d’Atxurra pouvaient remonter à 14 000 ans, et donc appartenir à la période dite Magdalénienne. L’analyse de la cavité ornée, désormais totalement sanctuarisée, va se poursuivre y compris en faisant appel aux techniques de l’imagerie numérique 3D. Un projet scientifique de trois ans a été programmé.

    http://www.sciencesetavenir.fr/

    Des lionceaux des cavernes intacts jusqu’au bout des moustaches


    On en sait un peu plus sur les momies de lionceaux retrouvées en Russie dans une caverne (d’ou lion des cavernes) Ces animaux préhistoriques sont dans un parfait état, des pattes jusqu’aux moustaches. Il reste encore d’autres informations a collecter sur ces petites bêtes
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    Des lionceaux des cavernes intacts jusqu’au bout des moustaches

     

    Uyan et Dina mesurent environ 42 centimètres de longueur. ©Académie des Sciences de la Republique de Sakha (Yakutie)

    Uyan et Dina mesurent environ 42 centimètres de longueur. ©Académie des Sciences de la Republique de Sakha (Yakutie)

    Après l’annonce de la découverte exceptionnelles de momies entières de lions des cavernes, voici les premiers résultats d’analyse.

    PRÉSENTATION. Uyan et Dina sont uniques dans le monde de la paléontologie : ce sont les toutes premières momies entières de lions des cavernes découvertes au monde ! Du haut de leurs 42 centimètres de long, les petits lionceaux sont devenus les ambassadeurs de leur espèce : grâce à eux, nous allons pouvoir toucher du doigt et comprendre qui étaient ces terribles prédateurs préhistoriques. Pour l’heure, ils ont reçu le nom de la rivière Uyandina, sur les rives de laquelle ils ont été trouvés en août 2015. Mais l’on ignore encore s’il s’agit d’un mâle et d’un femelle (comme leurs noms respectifs le laissent supposer) : ils pourront donc être rebaptisés plus tard. Durant l’été 2015, il y a eu une forte inondation sur cet affluent du fleuve Indigirka. Le niveau de l’eau est monté brusquement et a presque triplé. Lorsque l’eau est retombée à son niveau normal, elle a provoqué un effondrement naturel de la rive, laissant apparaître une lentille de glace.

    Des lions des cavernes dans un état de conservation exceptionnel

    Par un heureux hasard, l’équipe de la JSC « Severniy Mir » (« Monde du Nord »), l’entreprise sous licence officielle engagée pour la collecte de restes de mammouths dans la région (district d’Abyysky, au Nord-Est de la Sibérie), travaillait non loin.

    « Quand nous les avons sortis, il était clair qu’il s’agissait de petits prédateurs félins, raconte Yakov Androsov, directeur général adjoint de la JSC « Severniy Mir ». Au début, nous ne savions pas à quelle espèce ils appartenaient. Nous avons envoyé des photos d’eux aux scientifiques de l’Académie des sciences, et ils ont pu déterminer que les petits étaient des lions des cavernes ».

    Les corps des lionceaux ont été immédiatement placés dans un glacier, pour les empêcher de dégeler. Ils ont ensuite été envoyés à Iakoutsk (capitale de la Yakoutie, située en Sibériecentrale, à 3 heures d’avion du lieu de la découverte), pour être analysés.Les chercheurs ont été surpris de l’excellent état de conservation des lionceaux.

    Leur fourrure, leurs pattes, leur queue, leurs oreilles, leurs yeux, et même leurs moustaches ont été préservés ! La période précise à laquelle ils ont vécu est encore inconnue, mais une première estimation la fait remonter à plus de 12.000 ans. Et leur âge au moment de leur mort est estimé à deux ou trois semaines. On voit sur les momies qu’ils avaient encore leurs dents de lait, leur corps mesure 42 centimètres de long et leurs pattes sont déjà grandes. Comme tous les membres de la famille des chats, ils ont aussi des griffes rétractiles très pointues.

    Les causes de la mort des lionceaux

    Quelques mois après la découverte des deux félins préhistoriques, les échantillons prélevés pour l’examen microbiologique ont parlé : les lionceaux n’étaient pas atteints de maladies dangereuses, comme la peste sibérienne par exemple. La cause la plus probable de leur décès est un effondrement du sol, qui les aurait pris au piège dans l’antre du lion. Après leur mort, les corps se sont retrouvés dans un environnement anaérobie, ce qui explique pourquoi ils ont été si bien préservés jusqu’à nos jours. D’autres analyses à venir devront permettre de préciser leur état de santé, ainsi que leur régime alimentaire. Les chercheurs vont également se pencher sur l’anatomie et la morphologie de ces spécimens uniques de lions des cavernes afin de clarifier leur lien avec les autres félins du présent comme du passé.

    « Nous préférons ne dégeler et ne disséquer qu’un seul petit, précise Albert Protopopov, chef du Département d’étude de la faune du Mammouth, à l’Académie des Sciences de Yakoutie.

    Le deuxième lionceau sera stocké en permanence dans un état congelé. Nous prélèverons seulement quelques minuscules échantillons d’ADN provenant de ce dernier ».

    Et son collègue Valery Plotnikov d’ajouter : « Une expédition à l’emplacement de la découverte des petits dans le district d’Abyysky est prévue pour l’été 2016. »

    Notamment pour rechercher d’autres restes d’animaux… et pourquoi pas ceux de la mère des lionceaux ?

    ©Siberian Times / Youtube