Les cauchemars ont une vraie utilité


Même si nous n’aimons pas faire des cauchemars, il se peut qu’il soit utile pour le rêveur. Ces rêves peuvent être le reflet de ce que nous vivons et c’est une façon de gérer le stress de la journée. Par contre ceux qui font souvent des cauchemars devraient consulter
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Les cauchemars ont une vraie utilité

 

© Getty.

Par: Deborah Laurent

Vous vous réveillez en sursaut la nuit et vous pensez qu’à part vous angoisser inutilement, les cauchemars ne servent à rien? Détrompez-vous.

Les cauchemars, quand ils se répètent, peuvent être pénibles et avoir une influence sur notre vie quotidienne. Les gens qui cauchemardent toutes les nuits peuvent notamment éviter d’aller dormir. Le manque de sommeil chronique a des implications immédiates sur la santé: ça peut mener à la dépression et être à l’origine de certaines maladies cardiaques.

Mais les cauchemars, aussi effrayants qu’ils soient, ne sont pas toujours une mauvaise chose. Selon un professeur de psychiatrie de l’Université de Montréal spécialisé dans les troubles du sommeil, faire des cauchemars permet à certaines personnes de mieux gérer leur stress en journée.

« Nous savons depuis Freud que nos préoccupations actuelles se reflètent dans nos rêves », analyse Tore Nielsen.

Il y a souvent un lien entre le cauchemar et ce qu’on vit pendant la journée. L’analyse de nos rêves n’a rien d’idiot: ça permet de relier nos cauchemars à nos émotions et de mieux les comprendre.

Les cauchemars qui surviennent après un événement traumatisant peuvent également permettre à la personne de revivre l’événement et de le dépasser.

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L’anxiété a des effets sur le contenu des rêves


Pour ma part, ce n’est pas une surprise que le stress et l’anxiété peut avoir un impact négatif sur les rêves. Même si on peut faire des cauchemars sans être stressé, il est plus fréquent que nos émotions prennent le dessus.
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L’anxiété a des effets sur le contenu des rêves

Le stress et l'anxiété pourraient avoir un effet sur les rêves faits la nuit,... (PHOTO THINKSTOCK)

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CAROLINE ST-PIERRE

La Presse Canadienne

MONTRÉAL

Le stress et l’anxiété pourraient avoir un effet sur les rêves faits la nuit, si l’on se fie aux résultats préliminaires d’une étude en psychologie.

Eugénie Samson-Daoust, une étudiante à la maîtrise en psychologie à l’Université de Montréal, s’est intéressée à l’influence du stress et de la personnalité sur le contenu négatif des rêves, en compagnie de deux autres chercheurs. Elle présentait mercredi les premiers résultats d’une recherche à ce sujet au congrès annuel de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS).

L’équipe de chercheurs a recruté jusqu’ici 91 participants – elle en vise 175 au total – qu’elle a interrogés dès le début de l’étude sur leur niveau de stress et d’anxiété en général. Ces gens, trouvés par le biais de petites annonces et des médias sociaux, viennent en grande partie de Montréal, mais certains autres résident ailleurs, notamment en Europe, aux États-Unis et au Mexique. La majorité des répondants sont des femmes.

«C’est l’un des éternels problèmes avec la recherche sur les rêves, souligne la chercheuse. En général, ça intéresse plus les femmes.»

Ces volontaires ont accepté de répondre chaque jour, pendant trois semaines, à deux questionnaires. L’un, rempli le matin, visait à savoir d’abord s’ils avaient rêvé pendant la nuit, puis ensuite si les rêves étaient positifs ou négatifs et s’ils étaient clairs.

Puis, le soir, un autre questionnaire devait être rempli pour indiquer le niveau de stress vécu durant la journée.

Le stress reflété dans le rêve

Les chercheurs ont noté un lien significatif entre le stress vécu au quotidien et la tonalité générale de leurs rêves, c’est-à-dire que plus ils vivent de stress, plus leurs rêves sont négatifs.

Une corrélation a également été observée entre le score des participants au test d’anxiété fait au début de l’étude et les autres variables mesurées. Ainsi, plus la personne avait un trait anxieux, moins elle avait de chances de se rappeler de ses rêves et plus elle avait de risques d’avoir des rêves à tonalité négative.

«Juste le fait de vivre un stress élevé, c’était corrélé au fait de faire un rêve à tonalité négative», résume la chercheuse.

L’étudiante à la maîtrise espère pouvoir éventuellement en arriver à prédire l’occurrence des rêves à tonalité négative en évaluant le niveau de stress et d’anxiété du rêveur.

Elle précise toutefois qu’il ne faut pas considérer le mauvais rêve ou le cauchemar comme un signal d’alarme envoyé par le cerveau au rêveur, puisqu’un rêve négatif ne signifie pas automatiquement que la personne vit trop de stress.

«Le fait de faire des mauvais rêves et des cauchemars, ça peut arriver à tout le monde», rappelle-t-elle.

Sitôt rêvé, sitôt oublié?

Mme Samson-Daoust admet que l’étude a rejoint à la base des gens déjà intéressés par les rêves, de sorte qu’ils ont tendance à se souvenir davantage de leurs songes que la population en général.

«C’est l’une des limites de l’étude, et de pas mal toutes les études sur les rêves, c’est que les gens qui participent, ce sont les gens qui sont déjà intéressés par les rêves, donc qui s’en rappellent relativement bien», explique-t-elle.

«Il y a des études sur le rappel de rêves (qui concluent que) le fait de faire une étude sur les rêves, ça aide à se rappeler de ses rêves!»

Pour les non-participants qui souhaiteraient eux-mêmes améliorer le taux de rappel de leurs rêves, elle suggère d’abord simplement d’y porter davantage d’attention, et de les noter ou de les dessiner. Elle souligne également qu’on peut continuer d’essayer de s’en souvenir tout au long de la journée, parce que les rêves peuvent nous revenir plusieurs heures après le réveil.

«C’est aussi possible de rester dans son lit, les yeux fermés, et d’essayer de se concentrer pour voir s’il n’y a pas quelque chose qui nous revient à l’esprit.»

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Ce que les dormeurs «agités» nous apprennent sur les rêves


Il existe un verrou dans le tronc cérébral qui bloque les muscles quand nous rêvons. Certains par contre, l’on perdu avec les années. Ce que cela change est lors de cauchemar, notre corps réagit et on peut par exemple tomber en bas de son lit pour s’enfuir comme dans le rêve. Vers la cinquantaine, ces rêves sans verrou peuvent être un signe avant-coureur de la malade de Parkinson. Ce qui est aussi étonnant, c’est que chez les Parkinson lors d’un cauchemar, ils réussissent a faire des gestes et parler clairement, alors que le jour c’est tout le contraire. Ce qui semble dire que dans le cerveau, les rêves auraient la clé pour un traitement efficace et peut-être même une guérison
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Ce que les dormeurs «agités» nous apprennent sur les rêves

Sweet dreams? | Annie Spratt via UnsplashLicense by

Sweet dreams? | Annie Spratt via UnsplashLicense by

Isabelle Arnulf

Durant le sommeil, un «verrou» dans le cerveau nous empêche de réaliser pour de bon les actions que nous effectuons en rêve. Chez certains patients, celui-ci ne fonctionne plus.

«Docteur, j’ai fait un rêve cette nuit. Dans ce rêve, j’étais assis à l’arrière d’un bus. Et voilà que monte un grand type, méchant, costaud… Il s’avance, va au premier rang et étrangle le premier passager. Puis il va au second rang et tue le passager suivant. Moi je suis au fond, j’ai peur, je me cache derrière mon siège. Je me dis que je vais mourir. Je me glisse entre ses jambes, la porte du bus s’ouvre, je saute. Je me réveille sur ma descente de lit, par terre. Je me suis fracturé le poignet.»

Ce rêve nous a été raconté par un patient, dans notre service des pathologies du sommeil, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, à Paris. Est-il normal de faire un tel cauchemar? Oui. Contrairement à ce qu’on peut penser, nos rêves dramatisent beaucoup notre quotidien, ils simulent souvent des menaces –on pense même qu’ils servent aussi à ça, anticiper les épreuves et nous y préparer.

Ce qui n’est pas normal, en revanche, c’est de tomber du lit. Habituellement quand on dort, on est calme, on ne bouge pas. Mais alors que se passe-t-il? Prenons l’exemple d’un autre patient, endormi dans notre laboratoire et filmé durant son sommeil. Il rêve qu’il est attaqué par des ptérodactyles. Il protège son visage avec ses bras, puis il se défend avec son oreiller.

Ce patient est dans le sommeil paradoxal, celui où on fait des rêves déjantés. Le sommeil paradoxal a été découvert par Michel Jouvet, grand scientifique qui nous a quittés l’an dernier. On l’appelle «paradoxal» car normalement, durant cette phase, le cerveau demeure en ébullition alors que les muscles, eux, sont activement bloqués. Cette phase dure au plus vingt minutes, sur un cycle de sommeil de quatre-vingt-dix minutes.

Les réactions de l’individu sont alors inhibées. Dans le cerveau, une sorte de «verrou» paralyse les muscles et empêche le dormeur d’extérioriser son rêve. Ce verrou a été identifié en 2016 par notre équipe à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM). Il est situé au milieu du tronc cérébral, dans la partie basse du cerveau, et permet que nos rêves restent dans notre tête.

Chez certaines personnes, ce verrou ne fonctionne plus. On ne sait pas encore le réparer, mais on peut malgré tout apaiser leurs nuits, éviter qu’elles se blessent ou blessent leur conjoint.

Des cauchemars agités vers la cinquantaine

Depuis vingt ans, nous suivons ces personnes qui ont des cauchemars agités vers l’âge de la cinquantaine. Dans la journée elles sont très bien, et aussi très bien dans leur peau. Ce que l’on a découvert, c’est que quelques années après, une partie d’entre elles développe la maladie de Parkinson, caractérisée par la destruction d’une population spécifique de neurones. Celle-ci se manifeste généralement par une lenteur des mouvements et des tremblements.

Dans les six ans qui suivent le diagnostic de ces cauchemars agités, la moitié des patients déclare une maladie de Parkinson, selon l’étude publiée par une équipe de Barcelone en 2014.

D’un côté, c’est une mauvaise nouvelle, car ça veut dire que le trouble est souvent annonciateur de cette maladie. Mais de l’autre, c’est une bonne nouvelle, car on va avoir une fenêtre de six ans environ pour essayer tout ce qui peut protéger la personne concernée du développement de cette maladie, par exemple de l’exercice physique. Les chercheurs testent un anticorps pour essayer d’attraper le produit toxique –l’alpha-synucléine– qui s’accumule dans le cerveau et provoque la maladie.

Attaqué par des caïmans, il brandit sa table de nuit

Une fois que cette maladie est installée, les cauchemars agités continuent. Six Parkinsoniens sur dix crient dans leur sommeil, bougent, vivent leurs rêves, comme montré dans l’article que j’ai publié en 2012. En interrogeant et en examinant ces patients, nous avons eu une autre surprise.

Dans mon bureau, un patient parkinsonien m’a raconté son rêve, dans lequel il était attaqué par des caïmans.

«J’étais sur un canoë et je tapais avec ma pagaie pour me défendre», m’a-t-il rapporté.

Assise à ses côtés, sa femme m’a dit:

«C’est incroyable, il était dans le lit, il criait: “il y a des caïmans!” Il a pris la table de nuit en chêne, il l’a brandi. Mais ça, il n’est pas capable de le faire dans la journée! Et même pour parler… Avec son niveau de Parkinson, il a une toute petite voix. Tandis que là, il criait distinctement.»

Ce phénomène de guérison transitoire, nous l’avons exploré chez une centaine de patients: c’est toujours vrai! Quand on les examine la nuit, au moment de ces comportements, la maladie de Parkinson a disparu…

L’espoir de faire disparaître les symptômes de Parkinson

Vous imaginez l’espoir que ça représente. Cela veut dire qu’il y a dans le cerveau un circuit alternatif qui là est démasqué –avec la perte du verrou. Ce circuit fait que le système moteur refonctionne correctement pour un moment. Il ne s’agit pas d’un miracle, simplement de la preuve qu’il existe d’autres voies de signalisation motrice qui ne sont pas affectées par la maladie de Parkinson.

Si on réussissait à activer ce système volontairement, on pourrait peut-être faire disparaître les symptômes de la maladie. Ainsi, avec cette nouvelle neurologie des rêves, on a un espoir immense de réussir à protéger des personnes contre l’arrivée de la maladie, et peut être à les guérir.

Nous avons filmé un autre de nos patients durant son sommeil. On voit cet homme en train de mimer le fait qu’il mange un sandwich. On voit à quoi il rêve, même si lui ne s’en rappelle pas au réveil. Ces comportements nocturnes nous apportent, pour la première fois dans l’histoire de la recherche, la vision en direct de l’action du rêve.

De plus, l’imagerie cérébrale, l’électro-encéphalogramme et le récit du rêve par le patient à son réveil sont utilisés pour ces recherches en psychologie cognitive et neurosciences dont les implications vont bien au-delà du traitement des pathologies du sommeil.

Les «non-rêveurs» rêvent mais ne s’en souviennent pas

On pourrait donc, grâce à ces patients, découvrir beaucoup de choses sur les rêves, par exemple savoir s’il existe vraiment des personnes qui ne rêvent jamais ou bien si ces personnes rêvent mais ne s’en rappellent pas une fois réveillées. C’est plutôt la deuxième hypothèse qui serait la bonne. En effet, nous avons observé chez nos patients que mêmes ceux qui se disent «non rêveurs» ont des comportements agités la nuit.

On espère aussi savoir, un jour, à quoi servent les rêves. Est-ce qu’ils servent à consolider nos apprentissages de la journée? Pour cela, on pourrait faire apprendre quelque chose aux patients avant de dormir et voir si ils refont les mêmes gestes dans leur sommeil. Nous avons fait apprendre un texte avant de dormir à dix-huit patients et l’un d’entre eux en a intégré des éléments dans l’un de ses rêves agités filmé la nuit même, comme rapporté dans notre article.

Autre piste: est-ce que les rêves servent à mémoriser et à nous constituer des souvenirs? Les mimes nocturnes de nos patients sont, en tout cas, un outil fantastique pour essayer de comprendre leur fonction.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

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Les gros dormeurs font plus de cauchemars


Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent faire des cauchemars pendant le sommeil paradoxal. Les maladies psychiatriques, la détresse psychologique, les soucis etc. Cependant, il semble que les soucis, l’inquiétude et le nombre d’heure de sommeil, c’est à dire 9 heures et plus, augmenterais les risques de mauvais rêves
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Les gros dormeurs font plus de cauchemars

 

Marie-Céline Jacquier
Journaliste

Cauchemars seraient plus fréquents chez les personnes qui dorment plus de neuf heures par nuit, selon des chercheurs britanniques, qui ont repéré aussi d’autres facteurs. Donc, si vous faites trop de cauchemars, faites sonner votre réveil plus tôt…

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Les cauchemars sont plus fréquents après un traumatisme ou en cas de troubles psychiques.
  • Une étude sur plus de 800 personnes montre que les soucis quotidiens et la durée du sommeil sont liés aux cauchemars.
  • Par ailleurs, plus le sommeil est long, plus la période de sommeil paradoxal le sera, ce qui pourrait être l’explication.

Personne n’aime faire des cauchemars. D’autant plus que ces mauvais rêves peuvent empêcher de profiter d’un sommeil réparateur. Les cauchemars sont fréquents après un évènement traumatisant ou stressant (décès d’un proche, examen…), et chez les personnes souffrant d’un choc post-traumatique (attentat, guerre, violences…). Mais beaucoup font des cauchemars de temps à autres et environ 5 % de la population en ferait toutes les semaines.

Les troubles psychiatriques sont associés à une fréquence de cauchemars plus élevée. Par exemple, la moitié des personnes qui ont une personnalité « limite » en feraient souvent et au moins 10 % des schizophrènes en seraient victimes. De plus, les cauchemars sont corrélés à la détresse psychologique, l’automutilation et les comportements suicidaires.

Mais quels facteurs favorisent les cauchemars ? Pour répondre à cette question, des chercheurs de l’université d’Oxford (Royaume-Uni) ont mené une étude sur les cauchemars au sein de la population générale. L’équipe a recruté 846 personnes par des annonces dans les médias et dans des bases de données de candidats pour des études sur le sommeil.

Les participants ont complété une enquête en ligne. Ils devaient par exemple indiquer le nombre et la gravité des cauchemars vécus au cours des deux semaines précédentes. Ils ont aussi répondu à des questions sur leur vie : divorce récent, tendance à se faire du souci, quantité de sommeil, consommation d’alcool Les résultats sont présentés dans la revue Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology.

Le sommeil paradoxal est le moment privilégié pour les rêves. Si la durée du sommeil est plus longue, le nombre de ces épisodes est plus grand, la probabilité de faire un cauchemar aussi. © lassedesignen, Fotolia

Le sommeil paradoxal est le moment privilégié pour les rêves. Si la durée du sommeil est plus longue, le nombre de ces épisodes est plus grand, la probabilité de faire un cauchemar aussi. © lassedesignen, Fotolia

Les soucis et un sommeil long favorisent les mauvais rêves

Sans surprise, le fait de s’inquiéter pour l’avenir était lié au risque de cauchemars et à leur gravité. C’était même le principal facteur associé aux cauchemars. En effet, si on rumine ses soucis en allant se coucher, cela alimente les rêves en éléments négatifs, d’où le plus grand nombre de cauchemars. Car les rêves sont souvent le reflet des expériences vécues la journée. Un cercle vicieux peut s’instaurer : les soucis quotidiens alimentent les cauchemars qui amplifient l’inquiétude le lendemain, etc.

L’équipe a aussi trouvé un lien, statistiquement plus faible, entre la fréquence des cauchemars et le fait de dormir plus de neuf heures par nuit. Une hypothèse est que le fait de dormir plus longtemps augmente le temps passé dans le sommeil paradoxal, phase du sommeil où les rêves sont les plus fréquents. Ce phénomène pourrait se combiner avec les soucis : les personnes qui font des cauchemars ont tendance à avoir un sommeil perturbé, ce qui accroît leurs soucis et les fait dormir plus le reste de la semaine, et ils font encore des cauchemars…

Le saviez-vous ?

Le sommeil paradoxal est un stade du cycle du sommeil pendant lequel ont lieu les rêves dont on se souvient. Il se caractérise notamment par des mouvements rapides des yeux (rapid eye mouvement ou REM, en anglais).

L’exercice physique n’a pas paru associé au risque de cauchemar, ni l’alcool, ce qui peut paraître surprenant. Les expériences hallucinogènes et la paranoia étaient, elles, associées aux cauchemars.

Les chercheurs conseillent donc aux personnes qui dorment plus de neuf heures et qui font beaucoup de cauchemars de se contraindre à dormir moins.

http://www.futura-sciences.com/

Pourquoi fait-on des cauchemars ?


Il y a les mauvais rêves et les cauchemars, et c’est dernier qui sont le plus souvent traumatisants. Ils sont plus présents à certaines tranches d’âge ou suite à des évènements négatifs. Certains reviennent fréquemment ce qui peut constituer un gros problème qui pourrait se soigner
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Pourquoi fait-on des cauchemars ?

 

Faire un cauchemar ou un mauvais rêve à l’âge adulte est plus fréquent qu’on ne le pense. Comprendre le mécanisme en jeu permet de traiter cette peur nocturne.

Quand nous dormons, notre cerveau travaille ! Si le rêve se définit comme étant une activité cognitive produite par le cerveau endormi, il est loin d’être bienveillant, au contraire. Deux tiers des rêves seraient négatifs, affirme le Pr Isabelle Arnulf, chef de service du département des pathologies du sommeil à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris).

Et cela ne doit surtout pas vous inquiéter. Avoir des rêves perturbés est un phénomène tout à fait normal. Voire thérapeutique, car, selon les chercheurs, il permettrait de digérer nos émotions négatives.

Digérer nos émotions négatives dans le sommeil

« Ce serait même l’une des fonctions du sommeil : reprendre les événements du quotidien et les retravailler pour les digérer sur un mode de possibilité plus embêtant, par exemple la jeune maman qui « rêve » que son bébé tombe du lit », explique le Dr Arnulf.

Autrement dit, nous imaginons le pire dans notre sommeil pour pouvoir mieux y faire face dans la réalité. Simuler la menace pour la neutraliser. C’est un processus complexe, une « drôle d’alchimie » qui nous fait associer des choses qui n’ont rien à voir entre elles pour les assimiler.

Quelle différence entre le mauvais rêve et le cauchemar ?

Le mauvais rêve devient cauchemar lorsqu’il vous réveille en pleine nuit. Il traduit l’échec de ce processus de « digestion ».

« L’émotion est tellement forte qu’elle réveille la personne et ne peut pas être digérée. Et tant qu’elle n’est pas digérée, le cauchemar revient. »

    Quelque 5% des adultes feraient des cauchemars récurrents.

    A quoi sont dus les cauchemars récurrents ?

  • Cette « maladie des cauchemars » survient principalement après une agression, un stress aigu, un traumatisme. C’est l’un des symptômes caractéristiques d’un stress post-traumatique.

  • Dans une moindre mesure, le cauchemar récurrent renvoie à un conflit entre deux personnes.

    Comment faire disparaître cette « maladie des cauchemars » ?

    La thérapie EMDR, basée sur la désensibilisation et le retraitement d’informations négatives par des mouvements des yeux, est généralement utilisée en cas de stress post-traumatique et donne de bons résultats.

    Si les cauchemars persistent, on a recours à la thérapie cognitive par répétition d’images mentales.

« La personne reprend le scénario habituel du cauchemar, et en change le cours au moment où il dégénère. Elle imagine une fin plus positive qu’elle doit visualiser et répéter deux fois par jour pendant dix minutes pendant une semaine”, explique le Pr Arnulf.

Le cauchemar disparaît quand le cerveau, à force de répétition, a appris à « emprunter un autre chemin ».  Quatre séances sont généralement nécessaires.

En dernière intention, en cas de résistance à cette thérapie cognitive, certains médicaments (à base d’adrénaline comme les hypertenseurs) peuvent être prescrits. A savoir : les somnifères sont inefficaces.

Et quand le cauchemar est agité ?

Chez le jeune adulte, entre 18 et 30 ans, ce type de terreurs nocturnes avec cris ou hurlements, se focalise autour d’un danger imminent : un train qui arrive sur soi, un plafond qui s’effondre, des bêtes sur le lit qui vous attaquent. L’hypnose est généralement efficace.

Autre population particulièrement concernées : les plus de 65 ans. 8% des seniors ont ce type de cauchemars agités, pouvant aller jusqu’à la chute du lit, avec des gestes violents pouvant conduire malgré soi à se blesser ou à blesser son conjoint. La spécialiste du sommeil insiste sur le fait qu’il est indispensable de prendre en charge ces personnes car ces cauchemars traduisent aussi un risque élevé de développer dans les cinq ans une démence ou une maladie de Parkinson.

Entre ces deux tranches d’âge extrêmes, il est beaucoup plus rare d’avoir des cauchemars agités. Ils sont alors dus au manque de sommeil ou au stress. C’est notamment le cas des jeunes mamans.     

A savoir : certains médicaments, comme les bêtabloquants, ceux contenant de la dopamine, certains antidépresseurs et somnifères (Stilnox ou zolpidem), favorisent la survenue de cauchemars. 

http://www.santemagazine.fr

Ils se font enterrer vivant à Notre-Dame-du-Mont-Carmel


Payer pour avoir peur ! Être poursuivi, enlever, enterrer vivant et tout le tralala des films d’horreur tout cela selon le forfait choisit .. Faut vraiment  pas savoir quoi faire de sa peau pour s’amuser à ce genre d’activité
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Ils se font enterrer vivant à Notre-Dame-du-Mont-Carmel

 

Ils

Vivre l’expérience d’une nuit d’horreur.Photo Fotolia

Charey Traversy

 

Une centaine d’amateurs de sensations fortes ont accepté de vivre un véritable cauchemar, une «nuit d’horreur», à Notre-Dame-du-Mont-Carmel.

Un scénario digne des films d’horreur a été mis en scène pour 150 personnes le temps de 12 heures d’épouvante, isolées sur une montagne surnommée Notre-Dame-des-Six Martyres.

Les participants sont poursuivis, abandonnés dans les bois et kidnappés. Tout est fait pour que leur nuit aille de surprises en frayeurs.

«L’horreur, c’est ce qui frappe l’imaginaire. Le soir du 1er octobre nous serons complets. Il y a des participants qui vont faire cinq heures de route pour être présents. C’est une expérience qui se démarque. Il y a trois différents forfaits. Tout le monde peut se faire poursuivre. Les codes jaunes peuvent se faire attacher. Les codes rouges: enterrer», explique Éric Paul Parent des Productions Hérôle.

Effectivement, on peut notamment lire cette description pour les «gilets rouges» sur le site web d’Une nuit d’horreur :

«Ce niveau est le plus intense et n’est pas recommandé aux poules mouillées. En plus de tout ce que nous pourrons faire aux gilets verts et jaunes, nous pourrons vous enfermer dans des espaces restreints, vous enterrer ou vous forcer à manger des choses dégoûtantes.»

Après six ans d’existence et à la tête de plusieurs projets comme le «Parcours de la peur» à Trois-Rivières, les Productions Hérôle poussent l’expérience du jeu immersif encore plus loin.

«Si les gens trouvent ça trop intense, on a une phrase clé qu’ils peuvent prononcer: «Je veux mon nounours». Et on les retire du jeu», raconte Éric Paul Parent.

Les participants doivent avoir 18 ans et plus. Une quarantaine de comédiens animeront la soirée. Par mesure de sécurité, une intervenante et des ambulanciers seront aussi sur place.

Il en coûte entre 150 et 200 $ selon la formule choisie.

http://fr.canoe.ca/