Première en chirurgie cardiaque à Québec


La valve mitrale est la plus compliquée à remplacer des 4 valves du coeur. des chirurgiens au Québec, ont réussit quand même a faire le remplacement par cathéter. Ce n’est pas le premier choix, mais quand un patient ne peut supporter une chirurgie à coeur ouvert, c’est une belle avancée. De cette façon, le rétablissement est beaucoup plus rapide.
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Première en chirurgie cardiaque à Québec

 

Des cardiologues de l'Institut universitaire de cardiologie et... (Photo Archives La Voix de l'Est)

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde.

PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde. C’est la seule des quatre valves cardiaques qui n’avait jamais été remplacée sans opération à coeur ouvert.

Dix ans de progrès

Depuis dix ans, les remplacements de valves cardiaques ont fait des pas de géant. Alors qu’auparavant, il s’agissait toujours d’une opération à coeur ouvert, depuis une dizaine d’années, de plus en plus de remplacements de valve aortique ont lieu par cathéter, au moyen d’une petite incision, selon le chirurgien cardiaque François Dagenais, qui fait partie de l’équipe ayant fait cette première.

« On est rendu à 20-25 % des remplacements de valves aortiques, et en Europe, dans certains pays, on est à 50 %. Depuis trois ou quatre ans, on a essayé plusieurs stratégies pour le remplacement par cathéter de la valve mitrale, qui est beaucoup plus complexe. La compagnie 4C Medical de Minneapolis travaille sur ça depuis deux ans, et nous sommes en discussions avec eux depuis un an. »

Le patient

Donat Essiembre, 77 ans, s’était rendu compte qu’il était essoufflé au moindre effort.

« Il a déjà été opéré à l’aorte il y a une dizaine d’années, et avait eu des pontages, alors une opération à coeur ouvert n’était pas indiquée », explique le Dr Dagenais.

L’opération a duré 20 minutes, et hier, M. Essiembre était déjà assez en forme pour retourner chez lui. Étant donné que le remplacement par cathéter de la valve mitrale demeure compliqué, il s’agira probablement d’un choix rare, et l’opération à coeur ouvert demeurera la norme pour le moment, selon le Dr Dagenais. L’autre valve située à l’intérieur du coeur, la valve tricuspide, est elle aussi rarement remplacée par cathéter. Le remplacement par cathéter de la valve pulmonaire est beaucoup plus courant.

L’ABC du coeur

Le sang arrive au coeur par une portion du coeur appelée oreillette droite, puis est pompé vers le ventricule droit en passant par la valve tricuspide, puis vers le poumon en passant par la valve pulmonaire. Après avoir été « nettoyé » dans les poumons, le sang revient à l’intérieur du coeur par l’oreillette gauche, va vers le ventricule gauche en passant par la valve mitrale, puis vers l’aorte et le reste du système sanguin en passant par la valve aortique.

« Un pas important »

La Presse a demandé son avis sur cette première à Chad Kliger, chirurgien cardiaque à l’hôpital Lennox Hill, à New York, qui vient de publier une étude sur les progrès en réparation par cathéter de la valve mitrale dans le Journal of Interventional Cardiology.

« On savait que ça s’en venait, mais c’est une étape importante, a dit le Dr Kliger. C’est signe que la technologie commence à être au point, mais évidemment, il faut une équipe hors pair pour que ça fonctionne. Je connais la compagnie 4C, leur approche est différente des autres. Mais de toute façon, il semble se dessiner que pour le remplacement de la valve mitrale par cathéter, aucune technologie ne s’imposera, ça va dépendre selon le patient. »

EN CHIFFRES

49 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème léger à modéré à une valve cardiaque

3 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème grave à une valve cardiaque

10 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve aortique

1 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve mitrale

8 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve aortique

13 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve mitrale

Source : BMJ Open

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Une redoutable bactérie se propage insidieusement dans les hôpitaux


Une bactérie qui préfère le milieu hospitalier partout dans le monde semble vouloir prendre de plus en plus de place. Le problème, c’est qu’elle est résistante aux antibiotiques.
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Une redoutable bactérie se propage insidieusement dans les hôpitaux

 

Une redoutable bactérie se propage insidieusement dans les hôpitaux

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Paris | Une bactérie capable de causer des infections quasi incurables se propage sans être détectée dans les hôpitaux du monde entier, ont prévenu lundi des scientifiques australiens.

Des chercheurs de l’Université de Melbourne ont découvert trois variantes de cette bactérie multirésistante dans des échantillons provenant de 10 pays, incluant des souches d’Europe qui ne peuvent être maîtrisées de manière fiable par aucun médicament actuellement sur le marché.

«Nous avons commencé avec des échantillons en Australie », puis avec d’autres prélèvements obtenu un « aperçu global et constaté que la bactérie est présente dans de nombreux pays et de nombreuses institutions à travers le monde», a dit à l’AFP Ben Howden, directeur de l’Unité de diagnostic microbiologique du Laboratoire de santé publique de l’Institut Doherty de l’université de Melbourne.

La bactérie (S. epidermidis) est naturellement présente sur la peau.

Mais la variété de la bactérie résistante aux antibiotiques infecte le plus souvent les personnes âgées, aux défenses immunitaires affaiblies ou des patients porteurs de dispositifs implantés, tels que des cathéters, des valves cardiaques ou des prothèses articulaires.

La bactérie, un staphylocoque blanc dont le nom savant est Staphylococcus epidermidis, est apparentée au staphylocoque doré (Staphylococcus aureus) résistant à l’antibiotique méticilline (le SARM) plus connu et plus mortel.

«Elle peut être mortelle, mais c’est généralement chez des patients qui sont déjà très malades à l’hôpital … cela peut être assez difficile à éradiquer et les infections peuvent être graves», a déclaré M. Howden.

Son équipe a examiné des centaines d’échantillons de S. epidermidis provenant de 78 hôpitaux du monde entier.

Les chercheurs ont constaté que certaines souches de la bactérie avaient modifié légèrement leur ADN, provoquant ainsi une résistance à deux des antibiotiques les plus courants, souvent administrés en tandem dans les hôpitaux.

«Ces deux antibiotiques n’étant pas liés, on ne s’attend pas à ce qu’une mutation cause l’échec des deux à la fois», selon Jean Lee, doctorant à l’Institut Doherty de Melbourne, et co-auteur de l’étude.

La plupart des antibiotiques les plus puissants sont extrêmement coûteux et même toxiques, et selon l’équipe l’utilisation simultanée de plusieurs médicaments pour prévenir la résistance pourrait ne pas fonctionner.

D’après les chercheurs, cette bactérie multirésistante se répandrait rapidement en raison de l’utilisation particulièrement importante d’antibiotiques dans les unités de soins intensifs, où les patients sont les plus malades et des anti-infectieux puissants sont prescrits en routine.

L’étude publiée dans la revue Nature Microbiology montre la nécessité de mieux comprendre comment les infections se propagent et quelles sont les bactéries que les hôpitaux choisissent de cibler.

«Il ne fait aucun doute que la résistance aux antibiotiques est l’un des plus grands dangers pour les soins hospitaliers dans le monde entier», a ajouté M.Howden.

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Un nouveau dispositif qui sauve des vies


Lors de fracture pelvienne ou abdominale, il peut y avoir des hémorragies qu’il faut absolument arrêter. Aujourd’hui, le Canada comme d’autres pays ont maintenant un cathéter élaborer par l’armée américaine peut maintenant aider, et même sauver des vies simplement en arrêtant la circulation sanguine dans le bas du corps, le temps de trouver ou provient la fuite
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Un nouveau dispositif qui sauve des vies

 

Gaven Mayo a été opéré à l'Hôpital général de... (Photo Robert Skinner, La Presse)

Gaven Mayo a été opéré à l’Hôpital général de Montréal. Il doit notamment la vie au nouveau cathéter ER-REBOA, qui permet de maîtriser rapidement les hémorragies.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

BÉLINDA BÉLICE
La Presse

 

Première canadienne au Centre universitaire de santé McGill (CUSM) : un nouveau cathéter permet de sauver la vie de patients victimes de fractures pelviennes ou abdominales en maîtrisant les hémorragies internes en quelques minutes. Une avancée majeure en traumatologie.

Le Dr Andrew Beckett est à l’origine de l’implantation au Canada du cathéter ER-REBOA.

PHOTO ROBERT SKINNER, LA PRESSE

Le cathéter est toujours placé au même endroit, soit à l’artère fémorale commune à hauteur de l’aine. Une fois inséré dans l’artère, le cathéter est déplacé de 28 cm jusqu’à l’aorte. Le gonflement du ballon bloque la circulation sanguine dans la partie inférieure du corps.

IMAGE FOURNIE PAR L’HÔPITAL GÉNÉRAL DE MONTRÉAL

Il ne faut que cinq minutes pour saigner à mort.

Il y a six semaines, la vie de Gaven Mayo, 27 ans, a basculé à la suite d’un grave accident. Il a été transporté d’urgence à l’Hôpital général de Montréal (HGM) du CUSM.

Ce père d’une fillette de 5 ans doit la vie non seulement à l’équipe de traumatologie, mais aussi à un nouveau dispositif baptisé cathéter ER-REBOA, qui permet de maîtriser rapidement les hémorragies.

Ce cathéter à ballonnet a été utilisé plus de 2000 fois aux États-Unis et au Japon. Santé Canada a approuvé le dispositif en octobre dernier.

M. Mayo est le deuxième patient soigné à l’HGM à avoir la vie sauve grâce à cette nouvelle technologie. Il mesure l’ampleur de sa chance d’être en vie.

« Avec tous les dommages subis et tout ce qu’ils ont pu réparer, c’est fantastique. » – Gaven Mayo

C’est le Dr Andrew Beckett qui l’a soigné. Il est également le médecin à l’origine de l’implantation de ce nouveau dispositif au Canada.

Le Dr Beckett est aussi médecin dans l’armée canadienne. Lors de ses nombreuses missions en Irak et en Afghanistan, le chirurgien traumatologue a découvert ce nouveau cathéter mis au point par des confrères américains spécialistes de la chirurgie vasculaire. Il a été immédiatement convaincu qu’il fallait importer ce dispositif au pays.

Vingt pour cent des soldats morts à la suite d’un traumatisme en Irak et en Afghanistan auraient pu être sauvés grâce au cathéter, affirme le Dr Beckett. L’effort commun de l’équipe de traumatologie, des infirmières et des radiologistes de l’HGM a facilité le développement de ce nouveau programme, tient-il à souligner.

L’IMPORTANCE DE LA RAPIDITÉ D’INTERVENTION

En traumatologie, il est essentiel d’agir rapidement et de limiter les pertes de temps, rappelle le Dr Beckett.

Le cathéter est toujours placé au même endroit, soit à l’artère fémorale commune à hauteur de l’aine. Une fois inséré dans l’artère, le cathéter est déplacé de 28 cm jusqu’à l’aorte. Le gonflement du ballon bloque la circulation sanguine dans la partie inférieure du corps. Les médecins doivent alors agir rapidement pour éviter les conséquences d’une mauvaise circulation sanguine aux jambes ou aux reins.

« Avec le ballon, nous pouvons évaluer si l’hémorragie est maîtrisée. Si on relâche le ballon et qu’il n’y a pas de saignement, c’est une bonne nouvelle. S’il y a encore un saignement, nous regonflons le ballon et nous réessayons de maîtriser le saignement. » – Le Dr Andrew Beckett

Le cathéter permet de contrôler un saignement interne en moins d’une minute et peut rester en place de 45 à 60 minutes. Il permet de rétablir le débit sanguin vers le coeur et le cerveau.

RÉDUCTION DES RISQUES DE COMPLICATIONS

En plus d’éviter les complications d’une opération nécessitant l’ouverture du thorax, le ballon ne fait aucun dommage à l’intérieur de l’artère. L’utilisation du cathéter réduit le nombre de transfusions sanguines et permet au patient de se rétablir plus rapidement.

« Ce qui est le plus gratifiant pour nous est de permettre aux gens de reprendre le cours normal de leur vie le plus rapidement possible et ne pas laisser leurs blessures définir le reste de leur vie », affirme le Dr Beckett.

Hospitalisé depuis six semaines, Gaven Mayo sortira de l’établissement de santé montréalais cette semaine. Le père de famille est optimiste pour la suite : 

« Je suis plein d’espoir. J’ai la tête sur les épaules et j’ai beaucoup de volonté. »

Sa fille, qui lui rend visite trois fois par semaine, est sa plus grande source de motivation à reprendre une vie normale.

« J’espère que tout reviendra à la normale, que je pourrai marcher normalement, c’est mon rêve. Je ne peux pas prédire le futur. Je prends une journée à la fois et nous espérons que les choses s’améliorent », conclut le jeune homme qui souhaite un jour reprendre son travail d’ouvrier spécialisé sur le pont Mercier.

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