Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures


L’astéroïde qui est tombé au Yucatan au Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales et un changement climatique. La vie plus vite que pensait les scientifiques, elle s’est développé a différents degrés dans le monde,. Les scientifiques croient qu’avec ces informations, lors de la 6 ème extinction des espèces animales pourrait recommencer avec ou sans nous.
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Retour rapide de la vie dans le cratère de l’astéroïde tueur de dinosaures

 

La tête d'un tyrannosaure rex dont le squelette... (PHOTO  STEPHANE DE SAKUTIN, AFP)

La tête d’un tyrannosaure rex dont le squelette est vieux de 67 millions d’années.

PHOTO STEPHANE DE SAKUTIN, AFP

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
PARIS

La vie a fait rapidement sa réapparition à l’endroit où est tombé l’astéroïde qui a provoqué la disparition des dinosaures il y a environ 65,5 millions d’années, ont découvert avec surprise des chercheurs.

La chute de ce corps céleste sur l’actuelle péninsule du Yucatan au Mexique à la fin du Crétacé avait rayé de la carte environ les trois quarts des espèces, dont les dinosaures non aviaires.

Après ce cataclysme, l’écosystème marin s’est rétabli à un rythme variable à différents endroits du globe. Cela a pris jusqu’à 300 000 ans pour l’ouest de l’Atlantique nord et le Golfe du Mexique, proches du cratère d’impact Chicxulub mais nettement moins de temps ailleurs, rappellent les chercheurs dans une étude parue mercredi dans Nature.

Certains scientifiques en avaient déduit que la lenteur du retour de la vie sur des lieux proches du cratère était peut-être liée au rejet de métaux toxiques dans l’environnement lors de l’impact, qui auraient pollué les eaux de la région.

Dans ce cas, logiquement, le retour de la vie dans le cratère même aurait dû être encore plus lent, note Chris Lowery, de l’Institut de géophysique de l’Université du Texas à Austin.

Au lieu de cela, «nous avons découvert que la vie était repartie de façon étonnamment rapide» sur le site, «les premiers organismes marins colonisant le cratère quelques années seulement après l’impact», indique-t-il à l’AFP. «Un écosystème marin hautement productif a pu s’établir en l’espace de 30 000 ans», soit nettement plus rapidement que dans d’autres parties de l’océan Atlantique.

«Cela indique que la proximité de l’impact n’a pas retardé le rétablissement de la vie» et que ce sont probablement surtout des processus écologiques naturels locaux qui ont joué un rôle dans ce retour de la vie, souligne l’étude.

Forages

L’équipe de chercheurs faisait partie de l’expédition 364 du Programme international de découverte des océans (IODP en anglais) qui a effectué en 2016 des forages dans le cratère de Chicxulub, en partie immergé au large du Yucatan.

L’analyse des sédiments rocheux prélevés au fond du cratère a permis de découvrir des microfossiles – restes d’organismes unicellulaires d’algues ou de plancton – , et de mettre en évidence des trous laissés par des petites crevettes ou des vers.

La vie était déjà là «deux ou trois ans après l’impact», selon l’Université du Texas.

La chute de l’astéroïde sur le Mexique a provoqué la cinquième extinction de masse d’espèces animales. Son impact à la surface de la Terre a libéré une énorme énergie, estimée à 5 milliards de fois la puissance de la bombe atomique de Hiroshima.

L’explosion a aussi rejeté un énorme volume de roches pulvérisées, ce qui a opacifié l’atmosphère, provoquant un changement climatique.

Des scientifiques estiment que la Terre est en train de vivre une sixième extinction de masse, avec la disparition rapide de nombreuses espèces.

Le retour rapide de la vie après la chute de l’astéroïde il y a 65,5 millions d’années «est de ce fait d’un grand intérêt, car cela peut nous aider à comprendre comment les écosystèmes pourraient rebondir au regard de la perte de biodiversité actuelle liée au changement climatique, à la pollution, à la surpêche etc.», considère Chris Lowery

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Le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse


L’horloge de cataclysme a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit de peur que le monde connaitrait des événements désastreux mondialement. Bien sûr, il y a les changements climatiques, mais aussi l’imprévisibilité du Président des États-Unis, d’une possible course aux armements et la Corée du Nord qui ne laisse pas sa place dans ses menaces
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Le risque nucléaire fait avancer l’horloge de l’apocalypse

 

Depuis sa création en 1947, l'horloge de l'apocalypse... (PHOTO AP)

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

PHOTO AP

 

JEAN-LOUIS SANTINI
Agence France-Presse
Washington

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de 30 secondes à deux minutes avant minuit en raison surtout d’un risque accru de conflit nucléaire mondial et de «l’imprévisibilité» du président américain.

L’aiguille de l’horloge du Bulletin of Atomic Scientists n’avait pas été aussi proche de minuit depuis 1953, en pleine Guerre froide quand les États-Unis et l’Union Soviétique testaient la bombe à hydrogène.

«Pour sûr, l’année 2017 a été périlleuse et chaotique… avec des déclarations irresponsables dans le domaine nucléaire qui ont enflammé des situations déjà dangereuses», a indiqué jeudi à la presse Rachel Bronson, présidente et éditrice du Bulletin of the Atomic Scientists qui ajuste chaque année l’heure de cette horloge symbolique.

«La question nucléaire est ainsi revenue au centre des préoccupations», a-t-elle ajouté, citant les essais nucléaires de la Corée du Nord, un engagement accru de la Chine, du Pakistan et de l’Inde envers leurs arsenaux nucléaires et «l’imprévisibilité» qui ressort des tweets et des déclarations de M. Trump.

«En 2017, les dirigeants mondiaux ne sont pas parvenus à répondre efficacement aux menaces grandissantes de guerre nucléaire et de changement climatique qui rendent le monde plus dangereux qu’il ne l’a été depuis la Seconde guerre mondiale», a écrit ce groupe d’intellectuels représentant les sciences, les affaires internationales, l’environnement et la sécurité.

«Les principales puissances nucléaires sont sur le point de relancer une nouvelle course aux armements qui sera très coûteuse et augmentera le risque d’accidents et d’erreurs», ont craint ces experts, pointant également «les progrès remarquables» du programme nucléaire nord-coréen en 2017.

En même temps, «une rhétorique enflammée et des actions provocatrices à la fois de la part des États-Unis et de la part de la Corée du Nord ont accru la possibilité d’un conflit nucléaire», déplorent-ils.

Robert Rosner, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’université de Chicago, a surtout épinglé durant la conférence de presse l’administration Trump dont les «incohérences» accroissent les risques de confrontation nucléaire et «constituent un défi majeur pour la dissuasion et la stabilité mondiale.»

Course aux armements

La Maison-Blanche «cherche probablement à accroître le rôle des armes nucléaires dans les plans de défense américain abaissant de ce fait le seuil de leur utilisation», a-t-il relevé.

Le Pentagone doit dévoiler la semaine prochaine la nouvelle stratégie nucléaire de Donald Trump. Les fuites jeudi d’un document de travail de la Nuclear Posture Review montrent que le ministère américain de la Défense souhaite le développement d’un nouveau type d’arme nucléaire d’une puissance assez faible pour être employée sur le champs de bataille plutôt que de servir à vaporiser une mégalopole.

M. Rosner a ajouté que les intellectuels avaient «constaté que les principaux pays investissent davantage dans leur arsenal nucléaire pour le moderniser et en accroître les capacités».

Les tensions dans les relations américano-russes représentent également une menace pour la sécurité planétaire, a renchéri Sharon Squassoni, professeure à l’Institute for International Science and Technology Policy de l’université George Washington.

«Pour la première fois depuis très longtemps, il n’y a aucune négociation entre Washington et Moscou sur le contrôle des armes nucléaires», a-t-elle relevé, ajoutant qu’«on pourrait voir un retour d’une course aux armements nucléaires».

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 20 fois, de minuit moins deux minutes en 1953 à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre froide.

En 2017, l’aiguille avait déjà été avancée de trente secondes à minuit moins deux minutes et trente secondes, les scientifiques invoquant notamment la rhétorique et les actions de Donald Trump.

En 2015, l’horloge avait été reculée de deux minutes, à 23h57, et laissée inchangée en 2016.

Les scientifiques avaient alors cité comme facteurs encourageants l’accord sur le nucléaire iranien ainsi que sur le climat à  Paris fin 2015.

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Le Saviez-Vous ► La méconnue éruption du Tambora a pourtant eu des conséquences sur la planète


Il y a plus de 200 ans, une monstrueuse éruption volcanique en Indonésie a eu des conséquences sur toute la planète, il y a eu plusieurs morts pendant l’éruption, mais un nuage de cendre et le dioxyde de soufre a fait chuter la température de 3 C, sans compter que l’agriculture en a souffert.
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La méconnue éruption du Tambora a pourtant eu des conséquences sur la planète

 

Nathaniel Herzberg

L’éruption volcanique la plus puissante, la plus meurtrière et la plus lourde en conséquences climatiques et économiques du dernier demi-millénaire a eu lieu il y a deux siècles en Indonésie

Tambora, autopsie d’une éruption monstre

Catastrophes Survenue il y a deux siècles, l’éruption du volcan Tambora, en Indonésie, est la plus puissante et la plus meurtrière du dernier demi-millénaire

Les scientifiques commémorent l’événement et s’interrogent sur les conséquences qu’aurait un tel cataclysme aujourd’hui

Nevado del Ruiz (Colombie), 1985: 25 000 morts et la ville d’Armero rayée de la carte. Pinatubo (Philippines), 1991: 1000 morts et un impact de 3% sur le PIB national. Eyjafjöll (Islande), 2010: aucune victime, mais un trafic aérien bloqué pendant cinq jours en Europe… Ces trois éruptions volcaniques ont marqué les trente dernières années. Pourtant, elles restent de simples feux d’artifice comparées à celle qui survint il y a tout juste deux siècles, en Indonésie, au Tambora.

La plus puissante, la plus meurtrière, la plus lourde en conséquences climatiques et économiques du dernier demi-millénaire: l’éruption que les scientifiques s’apprêtent à commémorer a marqué l’histoire. … La revue Nature Geoscience , elle consacre à l’éruption quatre articles et son éditorial, afin d’appeler la communauté scientifique à bien mesurer les risques que pareil cataclysme ferait aujourd’hui courir à notre planète.

Car c’est bien un déluge qui s’est abattu sur le monde cette année-là. Les 10 et 11 avril 1815, pendant vingt heures, le feu se déchaîne. Le volcan, haut de 4300 mètres, crache plus de 35 kilomètres cubes de magma dense.

«Il est classé au niveau 7 sur une échelle de 8 degrés, c’est considérable», insiste Patrick Allard, de l’Institut de physique du globe de Paris, premier vulcanologue à être descendu dans le cratère, en 1979.

Le sommet est pulvérisé, la montagne ramenée à 2850 m.

Les explosions sont entendues jusqu’à Sumatra, à 2000 km. Dans le ciel, trois colonnes de flamme s’élèvent, qui bientôt fusionnent puis s’effondrent, sous le poids de la matière. Après la pluie de roches, des nuées ardentes s’abattent sur l’île de Sumbawa, dans l’est de l’archipel indonésien. La ville de Sanggar est ravagée, laissant 15 000 personnes sans vie. Des vagues de 10 mètres frappent les villages de pêcheurs. Sur toute l’île et plus loin dans le pays, tsunamis, famines et épidémies font entre 50 000 et 70 000 victimes, suivant les bilans.

Les informations sont lacunaires. Les Britanniques assurent un intérim entre deux règnes néerlandais sur l’archipel et leur administration est défaillante. Alors qu’en 1883, lors de l’éruption du Krakatoa (Indonésie, 36 000 morts), le télégraphe permettra une circulation rapide des données, Morse n’a pas encore mis au point son invention en cette année 1815. Aussi l’événement reste-t-il cantonné aux frontières.

Mais pas ses conséquences. Un nuage de cendre se répand à travers le continent, qui retombe vite. En revanche, le dioxyde de soufre contenu dans la colonne de 40 km de haut est pris dans les courants stratosphériques. Les particules de sulfate deviennent autant de petits écrans solaires. L’impact climatique est considérable. En Europe occidentale, la température moyenne chute de 3 degrés en 1816. C’est l’«année sans été».

En Grande-Bretagne, en France, en Allemagne, des records de froid et de précipitations sont battus entre juin et août. De la pluie, de la neige parfois qui ruinent les cultures. Les raisins restent verts, les pommes de terre pourrissent, les fruits sont faméliques.

«Le prix des céréales a doublé entre 1815 et 1817 des deux côtés de l’Atlantique», souligne Clive Oppenheimer, géographe à l’Université de Cambridge, qui s’est attaché à peser les conséquences politiques et sociales de la formidable éruption.

La famine fait 100 000 victimes en Europe. La natalité chute, tandis que la mortalité augmente de 4% en France, de 6% en Prusse, de 20% en Suisse et en Toscane. Partout, des émeutes de la faim éclatent, violemment réprimées.

«A Cambridge, une loi spéciale a été promulguée, le Riot Act, des condamnations à mort ont été prononcées. Je pense qu’on peut y voir une conséquence de l’éruption de Tambora», poursuit Clive Oppenheimer.

Petite consolation: la perturbation climatique offre aux générations futures les ciels rouges peints par Turner et Constable.

Faut-il attribuer au volcan, à la crise alimentaire et à la mort de nombreux chevaux qui s’ensuivit l’invention de la bicyclette en 1817? Accuser le Tambora, par inondations et froid interposés, d’avoir provoqué le remplacement des cultures du riz par celles de l’opium dans la province du Yunnan (Chine), premier acte d’un marché international des stupéfiants?

«Il faut être prudent, ne pas faire de l’histoire avec des conjectures ou des coïncidences, estime Clive Oppenheimer. D’autres éléments ont pesé à l’époque, comme la chute de l’empire napoléonien. Mais il est certain qu’un tel cataclysme bouleverse la planète.»

Les sociétés sont aujourd’hui «mieux armées pour agir, comme le montre le bilan de l’explosion du Merapi, en 2010 à Java [400 morts]», souligne Stephen Self, de l’Université de Berkeley.

L’évacuation massive a permis d’éviter l’hécatombe. Mais le vulcanologue américain le sait: la population mondiale est six fois plus importante qu’à l’époque, les sociétés plus interdépendantes, les conséquences en chaîne difficilement prévisibles.

Aussi, tranche-t-il: «Un Tambora serait aussi critique qu’auparavant.»

Et son collègue Clive Oppenheimer de renchérir: «Nous sommes très vulnérables sur la sécurité alimentaire. Et souvent peu conscients des enjeux. Le tsunami de 2004 est là pour en témoigner. Personne n’a voulu s’y préparer. Mais comment voulez-vous responsabiliser une société pour des phénomènes qui surviennent une ou deux fois par millénaire? Quand nous autres scientifiques lançons des mises en garde, on nous demande si une telle éruption arrivera dans les cinq ans. Sans doute pas. Mais est-ce que ça va arriver dans le futur? C’est certain.»

https://www.letemps.ch

On a retrouvé des fleurs fossilisées qui ont fleuri juste après les dinosaures


     

    Lors de la disparition des dinosaures, lors d’un cataclysme planétaire, la faune et la flore ont aussi eu leurs moments difficiles et la terre a mis des milliers d’années pour s’en remettre, mais la nature a repris sa route. Des fossiles de fleurs ont été trouvés, et cette famille fleurs existent encore aujourd’hui
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    On a retrouvé des fleurs fossilisées qui ont fleuri juste après les dinosaures

    Jean-Luc Goudet

    Journaliste

    Sur une planète où la vie venait d’être ravagée par la chute d’un astéroïde ou une activité volcanique intense (ou les deux à la fois), les plus grands animaux, comme les dinosaures, avaient disparu, ainsi que de nombreux organismes marins. Les végétaux ont souffert eux aussi. Mais une famille de plantes à fleurs, existant encore aujourd’hui, survivait. De superbes fossiles de fleurs en témoignent.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Des fleurs fossiles très bien conservées ont été retrouvées en Argentine. Elles datent de 65 millions d’années.

  • Elles démontrent que des plantes à fleurs (en l’occurrence des Rhamnacées) ont survécu à la crise du Crétacé-Tertiaire et que cette famille s’est ensuite répandue sur les continents de l’hémisphère sud.

  • Ces fleurs semblent être les plus anciennes qui aient été trouvées dans l’hémisphère sud.

« Floraison après le désastre » : c’est ainsi que quatre chercheurs présentent dans la revue  Plos One les images d’empreintes fossilisées dans des schistes datant de 65 millions d’années. Elles montrent des petites fleurs bien ouvertes, de quelques millimètres de diamètre. Tant de détails apparaissent que les scientifiques ont pu les classer dans les rhamnacées, une famille qui existe encore aujourd’hui. En France, par exemple, la bourdaine en fait partie.

La date et le lieu ne sont pas anodins. Leur âge les situe juste après la catastrophe planétaire du Crétacé-Tertiaire, qui a eu raison des dinosaures et de nombreux autres animaux. Quant aux plantes, elles ont été affectées elles aussi, considérablement, et les fougères ont longtemps dominé les paysages post-apocalyptiques. Mais les  plantes à fleurs (les angiospermes), qui existaient déjà, ont mis plus de temps pour conquérir les terres fermes.

Ces deux fleurs se sont ouvertes il y a 65 millions d'années, au sud du Gondwana, dans un monde encore dévasté par les conséquences d'une catastrophe planétaire. © Nathan Jud

Ces deux fleurs se sont ouvertes il y a 65 millions d’années, au sud du Gondwana, dans un monde encore dévasté par les conséquences d’une catastrophe planétaire. © Nathan Jud

Quelles plantes à fleurs juste après le cataclysme ?

Cette histoire est mal connue, et particulièrement dans l’hémisphère sud. À l’époque, le mégacontinent Gondwana s’était séparé de la Laurasie et avait commencé à se fragmenter pour donner, plus tard, les masses continentales de l’hémisphère sud, l’Afrique, l’Antarctique, l’Australie, l’Amérique du sud, l’Inde, Madagascar…

Or, justement, ces fleurs fossiles viennent de la côte atlantique de la Patagonie, au sud de l’Argentine, plus précisément de la  formation Salamanca, particulièrement bien datée, et qui a offert d’autres fossiles, montrant notamment une  forêt de conifères. Ces rhamnacées ont fleuri au Paléocène, la première grande période qui a succédé au Crétacé, et plus précisément au Danien, le premier étage géologique, donc durant les premiers millions d’années après le cataclysme, causé par la chute d’un astéroïde ou les  épanchements volcaniques du Deccan.

Détails des différentes fleurs fossilisées. Ce sont des rhamnacées. Les barres d'échelle donnent les dimensions : A à D et F : 2 mm ; E : 0,5 mm ; G et H : 1 mm. © Nathan A. Jud, Maria A. Gandolfo, Ari Iglesias, Peter Wilf, Plos One

Détails des différentes fleurs fossilisées. Ce sont des rhamnacées. Les barres d’échelle donnent les dimensions : A à D et F : 2 mm ; E : 0,5 mm ; G et H : 1 mm. © Nathan A. Jud, Maria A. Gandolfo, Ari Iglesias, Peter Wilf, Plos One

Les rhamnacées ont résisté

Les auteurs estiment que ce sont là les traces de fleurs fossiles les plus anciennes que l’on ait retrouvées en Amérique du sud, et peut-être dans tout l’hémisphère sud (voir le communiqué de l’ université Cornell). Ils écrivent même que ce sont les seules fleurs du Danien dont on puisse être sûr de l’âge. Des fossiles d’Angiospermes bien plus anciens sont connus mais il s’agit de graines.

La découverte démontrerait que la grande famille des phamnacées (900 espèces aujourd’hui) est apparue bien avant l’extinction des dinosaures et qu’au sud de l’Amérique, bien loin du Mexique où est tombé l’astéroïde, elle a résisté, se répandant ensuite sur les terres de l’hémisphère sud.

La catastrophe du Crétacé-Tertiaire est souvent présentée comme la période « de disparition des dinosaures » mais bien d’autres espèces vivantes, animales et végétales notamment, ont été affectées d’une manière ou d’une autre. Il a fallu de nombreux milliers d’années pour que la vie terrestre s’en remette. Mais aujourd’hui, ces rhamnacées nous prouvent que, malgré tout, peu de temps après, de modestes petites fleurs bravaient l’environnement dévasté.

http://www.futura-sciences.com

L’astéroïde associé à la disparition des dinosaures est tombé au pire endroit imaginable


Il semble que si l’astéroïde Chiexulub serait tombé ailleurs dans un endroit profond de l’océan, cela aurait changer l’histoire de la disparition des dinosaures, même s’il n’est pas le seul responsable de leurs disparitions
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L’astéroïde associé à la disparition des dinosaures est tombé au pire endroit imaginable

 

L'astéroïde Chicxulub est tombé dans la région de l'actuel Yucatan, au Mexique.

L’astéroïde Chicxulub est tombé dans la région de l’actuel Yucatan, au Mexique. Photo : iStock

Les scientifiques qui ont foré le cratère d’impact de l’astéroïde Chicxulub, associé à la disparition des dinosaures, affirment que l’objet céleste de 15 kilomètres de diamètre ne pouvait pas tomber à un pire endroit sur Terre.

Explications.

Radio-Canada avec BBC

Un texte d’Alain Labelle


Selon eux, la nature des sédiments laissés par l’impact de Chicxulub au fond du golfe du Mexique permet de raconter l’histoire de ce cataclysme naturel d’une rare puissance qui s’est produit il y a 66 millions d’années.

La géophysicienne Joanna Morgan, de l’Imperial College London, et ses collègues ont réussi à extraire des sédiments en creusant un puits de 1,3 kilomètre de profondeur dans le cratère. Ils ont présenté leurs résultats dans un documentaire diffusé sur BBC.

Leur analyse a montré que l’astéroïde est tombé en mer peu profonde, ce qui a libéré un volume colossal de soufre dans l’atmosphère. Ce phénomène a entraîné la prolongation de l’hiver planétaire qui a suivi la tempête de feu initiale.

Selon eux, si l’astéroïde avait frappé à un autre endroit, le destin des dinosaures aurait pu être très différent.

En fin de compte, ce n’était pas la taille de l’astéroïde ni l’ampleur de l’explosion, voire sa portée mondiale, qui ont mené à l’extinction des dinosaures. C’est plutôt l’endroit où l’impact s’est produit.

Ben Garrod, présentateur à la BBC

Selon les chercheurs, si l’astéroïde avait frappé la Terre quelques instants plus tôt ou plus tard, il serait tombé dans un océan profond, ce qui aurait changé la nature de l’impact.

Ainsi, s’il était tombé dans le Pacifique ou l’Atlantique, il y aurait eu moins de matières, comme le soufre, vaporisées dans l’atmosphère. L’énorme nuage de poussière qui a bloqué la lumière du Soleil n’aurait pas été aussi important, et les rayons auraient peut-être pu atteindre la surface de la planète, ce qui aurait influé sur le sort des dinosaures et de la vie sur Terre.

En outre, la baisse des températures aurait été moins grande et certaines plantes auraient pu survivre. Une partie de la nourriture aurait encore été disponible, si bien que certaines espèces de dinosaures auraient pu survivre au cataclysme.

Il faut mentionner que Chicxulub n’est pas la seule cause de la disparition des dinosaures. Leur déclin aurait commencé 40 millions d’années avant l’impact de l’astéroïde.

http://ici.radio-canada.ca/

L’horloge de l’apocalypse avancée à minuit moins trois


Je pense que nous sommes conscients de l’importance d’agir face aux changements climatiques, même si nous savons qu’il sera difficile voir impossible de reculer les conséquences, on peut au moins espérer à un ralentissement. Mais tant que les gouvernements, les entreprises et bien sur tout le monde n’opteront pas à des changements radicaux, rien ne pourra se faire vraiment. Sans compter que le nucléaire est un réel problème surtout avec les tensions qui existent dans le monde
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L’horloge de l’apocalypse avancée à minuit moins trois

 

L’horloge de l’apocalypse, qui symbolise l’imminence d’un cataclysme planétaire, a été avancée de deux minutes, à minuit moins trois, ont annoncé jeudi des scientifiques internationaux citant la double menace du réchauffement climatique et le regain de tensions nucléaires.

Le Bulletin des scientifiques atomiques, une association qui compte dans ses rangs 18 prix Nobel, juge ainsi « très élevée la probabilité de catastrophe planétaire à moins que des mesures ne soient prises rapidement ».

La célèbre horloge indique maintenant minuit moins trois minutes, précise Kennette Benedict, présidente de cette association qui a créé en 1947 cette horloge symbolisant au départ l’imminence d’un cataclysme nucléaire.

« Aujourd’hui, le réchauffement climatique incontrôlé et une course aux armes nucléaires résultant de la modernisation des énormes arsenaux existant représentent des menaces extraordinaires et indéniables à la survie de l’humanité », a estimé Kennette Benedict en annonçant cette décision lors d’une présentation à Washington.

« Les dirigeants mondiaux n’ont pas agi avec la promptitude et l’ampleur requises pour protéger les citoyens de catastrophes potentielles », a-t-elle ajouté pour justifier le déplacement de l’aiguille de la pendule.

La dernière fois que l’aiguille avait été déplacée remonte au 10 janvier 2012, quand elle avait été avancée d’une minute.

Elle n’a jamais été aussi près de minuit depuis 1984, quand elle avait également été réglée à 23H57 au moment le plus tendu des relations américano-soviétiques.

Sur le front du climat l’absence d’action ces dernières années face à la forte opposition politique a empiré la situation, déplore Sivan Kartha, un membre du bureau scientifique du Bulletin of the Atomic Scientists et un des responsables du Stockholm Environment Institute.

« Les gaz à effet de serre dans le monde se sont accru de 50% depuis 1990 et ces émissions ont augmenté plus rapidement depuis 2000 que durant les trois décennies précédentes combinées », précise-t-il.

Civilisation humaine

Selon lui, les investissements consacrés aux infrastructures d’exploitation des énergies fossiles ont dépassé mille milliards par an, sans compter des centaines de milliards de dollars de subventions publiques. « Nous devons et pouvons inverser cette tendance », insiste le scientifique.

Pour Richard Somerville, professeur et chercheur retraité du Scripps Institution of Oceanography à l’Université de Californie, « les efforts entrepris pour réduire les gaz à effet de serre ont été très insuffisants pour éviter des perturbations climatiques ».

« Sans des réductions beaucoup plus importantes de ces gaz, le monde émettra suffisamment de dioxyde de carbone (CO2) d’ici la fin de ce siècle pour bouleverser profondément le climat terrestre », prévient-il.

« Ce changement climatique affectera des millions de personnes et menacera un grand nombre d’écosystèmes dont dépend la civilisation humaine », poursuit le professeur Somerville, pressant « les dirigeants du monde d’agir de façon coordonnée et rapidement pour réduire drastiquement surtout les émissions de CO2 ».

Quant aux tensions nucléaires, l’optimisme prudent qui prévalait avec la fin de la Guerre Froide s’est évaporé, juge Sharon Squassoni, directeur du programme de prévention de la prolifération des armes nucléaires au Center for Strategic and International Studies, un institut de recherche de Washington.

Bien que les Etats-Unis et la Russie ne détiennent plus les dizaines de milliers d’armes nucléaires qu’ils avaient durant la Guerre Froide, le rythme de réduction de ces arsenaux s’est fortement ralenti ces dernières années, et ce bien avant la crise en Ukraine.

De 2009 à 2013, l’administration du président Barack Obama n’a éliminé que 309 têtes nucléaires, relève Sharon Squassoni.

Un conflit nucléaire même limité provoquerait un grand nombre de morts et aurait des effets très néfastes sur l’environnement, selon elle.

Ces scientifiques pressent également les responsables politiques de trouver dès maintenant une solution durable au problème du stockage des déchets nucléaires des centrales.

Depuis sa création en 1947, l’horloge de l’apocalypse a été ajustée 18 fois, de minuit moins deux en 1953, quand les Etats-Unis ont décidé de produire la bombe à hydrogène, à minuit moins 17 minutes en 1991, à la fin de la Guerre Froide.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Nous avons besoin d’un plan B pour quitter la Terre


Je suis toujours septique sur la colonisation  de l’espace. Si nous n’avons pu préserver la Terre, comment pensons-nous préserver une planète d’accueil … et a mon avis, je vois mal l’homme aller vivre sur des planète qui n’est pas adapté pour lui … Mais bon l’avenir nous le dira .. Cependant, et de toute façon, la Terre n’est pas éternelle et l’univers non plus … Mais en attendant, c’est la Terre que nous devons préserver pour les générations futures … tant qu’un astéroïdes ne viendra pas tout gâcher
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Nous avons besoin d’un plan B pour quitter la Terre

 

Lever du soleil sur le Pacifique Sud photographié par un des membres de l'équipage de la Station spatiale internationale le 9 mai NASA/via Reuters

– Lever du soleil sur le Pacifique Sud photographié par un des membres de l’équipage de la Station spatiale internationale le 9 mai NASA/via Reuters

 

Si nous avons tant besoin de programmes spatiaux, c’est que la Terre n’est pas un endroit sûr à long terme.

On se souvient de cet astéroïde qui s’est récemment transformé en une boule de feu dans le ciel de Tcheliabinsk. Nous avons eu de la chance que ce ne soit pas plus grave. Que se passera-t-il quand le prochain frappera la Terre? Juste pour rire, si l’on peut dire, imaginons juste qu’un astéroïde de 10 kilomètres de diamètre – bien plus gros que celui qui est arrivé au-dessus de la Russie, mais d’une taille équivalente à celui qui a frappé la Terre il y a 65 millions d’années – s’écrasait au beau milieu de la Californie? Il ne détruirait pas seulement Hollywood et la Silicon Valley. Il ferait un trou dans l’atmosphère, avec des conséquences dramatiques.

Voilà qui surprend la majorité du public qui ignore tout de ce genre de cataclysmes. Tous les désastres spatiaux que nous avons pu voir dans des films catastrophe nous préparent généralement aux flammes et à une explosion particulièrement destructrice. Surtout, et en premier lieu, le choc d’une telle collision serait si énorme qu’il projetterait des millions de tonnes de débris dans l’espace. Un nuage toxique épais se déploierait dans la couche supérieure de l’atmosphère terrestre, englobant toute la planète quelques heures seulement après la catastrophe, masquant le soleil.

Et il ne s’agirait pas d’un nuage ordinaire. Saturé de particules de carbone, de poussière et de soufre, il réfléchirait bien davantage le soleil qu’un nuage normal. Nos satellites nous renverraient des images d’une planète autrefois bleue et qui ressemblerait soudain à une boule de billard d’un blanc éclatant. Sur terre, ce serait la nuit pendant des mois. Les températures chuteraient de manière dramatique. Les récoltes seraient détruites, puis les forêts.

Une extinction lente

Les incendies feraient rage pendant tout ce temps, et particulièrement autour du point d’impact. On assisterait à des éruptions volcaniques et les tremblements de terre se multiplieraient. Mais la plupart des cinq milliards de personnes menacées par la chute d’un tel astéroïde mourraient de faim. Dans de nombreuses parties du globe, une obscurité permanente ne nous permettrait plus de nourrir nos animaux, sans parler de nos familles. Les réserves de nourriture s’amenuiseraient. Et c’est à ce moment-là que les premières émeutes éclateraient.

Voilà un scénario on ne peut plus plausible, si nous devions subir l’impact d’un astéroïde équivalent à celui qui provoqua la disparition des dinosaures. Ce n’est pas une explosion géante qui a exterminé les Tyrannosaurus Rex, les Tricératops et ceux de leur espèce. En réalité, la plupart de ces géants ont mis plusieurs milliers d’années à disparaître, leur nombre ne cessant de diminuer au fur et à mesure que leur environnement tropical,  où la nourriture foisonnait, devenait un désert aride et froid.

Aujourd’hui, nous disposons de preuves tangibles que des bouleversements climatiques de ce genre peuvent être tenus pour responsables, indirectement ou directement, de la plupart des extinctions de masse qui ont frappé notre planète. Et voilà pourquoi un programme spatial n’est pas seulement un projet éducatif visant à nous donner une meilleure connaissance de l’univers. Il est vital pour notre survie en tant qu’espèce, car la terre ne sera pas un endroit sûr sur le long terme.

J’ai pris connaissance des nombreux biais pouvant mener à une extinction de masse en travaillant sur mon livre, récemment publié (en anglais) Scatter, Adapt and Remember : How Humans Will Survive a Mass Exinction. Les extinctions de masse ont un modèle. Une catastrophe comme la chute d’un astéroïde ou une gigantesque explosion volcanique provoque un désastre qui tue instantanément de nombreux animaux et plantes. Tout ceci provoque des changements climatiques, qui tuent finalement plus de 75% des espèces de la planète, généralement en moins d’un million d’années – en temps biologique, c’est un clignement d’œil.

Mais la survie a un modèle aussi: Chaque extinction de masse à ses survivants. Un groupe de mammifères poilus ressemblant un peu à des souris se sont répandus sur la planète après la disparition des dinosaures et ont ensuite évolué pour devenir des humains. Ce que ces survivants ont en commun sont trois capacités résumées dans le titre de mon livre. Le premier (Scatter) est la capacité à se répandre sur toute la surface du globe. Le second (Adapt) est la capacité à s’adapter à leur environnement et le troisième (Remember) est d’être en mesure de se souvenir du danger pour l’éviter. Les humains sont particulièrement doués pour les trois, mais notre plus grande force est notre capacité à reconstituer l’histoire de notre planète – et de planifier le futur.

Parce que nous savons que la Terre est intrinsèquement dangereuse, tout plan de développement de l’humanité sur le long terme doit envisager le développement de communautés dans d’autres mondes ou, peut-être, dans de vastes environnements artificiels dans l’espace. Mais un tel processus sera beaucoup plus long et sans doute bien plus étrange que la plupart des livres et des films de science-fiction ne le laissent penser.

Nous ne pourrons sans doute jamais construire de villes de la taille de San Francisco sur Mars ou sur Titan dans les centaines d’années qui viennent, et dans l’intervalle, il nous faut donc un plan pour faire face aux menaces en provenance de l’espace qui pèsent sur la Terre. Le Bureau des Affaires spatiales de l’ONU ou des agences spatiales comme la Nasa scrutent déjà le ciel à la recherche d’astéroïdes potentiellement dangereux se déplaçant dans notre environnement immédiat, ce que l’on appelle les objets géocroiseurs (NEO). Ces organismes ont déjà proposé quelques solutions simples pour résoudre ce problème d’astéroïdes et qui sont tous à notre portée, technologiquement parlant.

A l’heure actuelle, nous disposons de puissants télescopes permettant de cartographier ces objets géocroiseurs dépassant un kilomètre de circonférence – cette tâche est, grâce à l’Agence Spatiale Européenne, à la Nasa et d’autres, est très largement terminée. Dès qu’un NEO est observé, il devrait être possible d’utiliser des vaisseaux spatiaux qui permettrait de modifier leur trajectoire. Il suffirait d’intercepter un NEO quand il se trouve à des années de nous et il serait alors possible de le pousser juste assez pour que sa trajectoire nous évite de plusieurs dizaine de milliers de kilomètres. Nous disposons aujourd’hui de la technologie permettant de faire une telle chose et une économie spatiale en plein essor pour soutenir notre effort.

L’ascenseur spatial

Mais il nous faut également disposer d’un moyen, le moins onéreux possible, pour quitter la planète, et en masse. Les fusées ne vont pas suffire. Le carburant de fusées est coûteux et disperse une grande quantité de carbone et d’autres toxines. Tout ceci était suffisant pour effectuer nos premiers pas dans l’espace, comme les embarcations en roseaux ont suffit à nos ancêtres il y a 50.000 ans quand nous avons commencé à envisager le premier voyage maritime intercontinental. Mais il ne s’agit pas d’une solution sur le long terme.

Voilà pourquoi les ingénieurs de la Nasa sont depuis longtemps obnubilés par l’idée d’un ascenseur spatial, une énorme structure constituée par un câble en nanotubes de carbone super-flexibles. Ce câble partirait d’un quai dans l’océan Pacifique traversant l’atmosphère et rejoindrait un astéroïde ou tout autre contrepoids situé en orbite géostationnaire, à environ 72.000 kilomètres de la Terre.

Des ascenseurs massifs remonteraient le long de ce gigantesque câble, propulsé par des bras robotiques, permettant aux personnes ou au matériel embarqué à bord de quitter la gravité de notre planète sans voir à dépenser des millions de dollars en fusées et en carburant. Un ascenseur spatial pourrait être réutilisé indéfiniment et permettrait de quitter la Terre d’une manière suffisamment peu coûteuse afin de pouvoir construire des habitations en orbite ou sur d’autres planètes.

Le problème de cet ascenseur spatial, c’est le câble en nanotubes de carbone. Voilà ce qu’il est convenu d’appeler un matériel-X, quelque chose qu existe en théorie mais qui n’a jamais pu être construit dans le monde réel. Nous pourrions également bâtir une toute autre structure, une gigantesque fronde qui permettrait aux humains de quitter la Terre sans problème. D’une manière générale, les efforts de colonisation future de l’espace risquent bien de ne pas du tout ressembler à ce à quoi travaillent nos programmes spatiaux actuels.

La plus grande leçon de cette histoire est que le futur pourrait bien être différent de ce que nous imaginons, mais il n’est certainement pas une inconnue. Il est vrai que des choses inattendues peuvent toujours se produire. Mais nous disposons aujourd’hui de suffisamment de données pour envisager quels seront les principaux dangers – et nous devons commencer à imaginer les solutions à ces problèmes. La bonne nouvelle, c’est que nous sommes en mesure de le faire

Annalee Newitz

Traduit par Antoine Bourguilleau

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