Un couple indien lapidé pour son mariage inter-castes


    Je n’ai jamais compris le crime d’honneur, je ne vois pas quel honneur qu’on veut sauver de toute manière. En Inde, une femme riche mariée avec un intouchable depuis 3 ans Ils vivaient dans une autre ville, mais ils ont eu la mauvaise idée de retourner dans leur village et ils ont été sauvagement tués par lapidation, laissant deux orphelins. Il y a des traditions qui devraient disparaître a jamais
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Un couple indien lapidé pour son mariage inter-castes

PHOTO PAL PILLAI, AFP

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5000 « crimes d’honneur » survenant chaque année à travers le monde, près de 1000 se produisent en Inde.

(New Delhi) Un jeune couple a été lapidé mercredi dans le sud de l’Inde par des proches de la femme, opposés à son mariage avec un homme d’une caste considérée comme inférieure, a annoncé jeudi la police locale.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Ces faits sont la dernière occurrence en date en Inde de « crimes d’honneur », généralement perpétrés par des proches au nom de la défense des traditions et qui surviennent souvent dans des zones rurales conservatrices.

Le couple de 29 ans de l’État du Karnataka (sud) s’était marié il y a trois ans contre le souhait de leurs familles. La jeune femme provenait d’une caste dite « haute » tandis que son époux était lui issu de la communauté dalit (autrefois appelés « intouchables »), considérée comme le bas de l’échelle sociale dans le rigide système de castes indien.

Ils avaient fui leur village natal et s’étaient installés dans une ville, où ils ont eu deux enfants. Mais ils sont retournés le mois dernier dans la localité pour rencontrer des proches, selon la police.

« Ils ont été repérés par des villageois mercredi, qui ont informé le frère de la femme. Après quoi, ce dernier a rassemblé un groupe qui a attaqué le couple et les a tués à coups de pierres », a déclaré à l’AFP un membre de la police locale, Guru Shanth.

« Trois des principaux accusés ont été identifiés, dont le frère et l’oncle de la femme », a-t-il ajouté.

D’après des statistiques des Nations unies, sur les 5000 « crimes d’honneur » survenant chaque année à travers le monde, près de 1000 se produisent en Inde.

En 2011, la Cour suprême indienne a stipulé que les coupables de « crimes d’honneur » devraient être condamnés à la peine de mort.

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Pourquoi une fourmi devient-elle une reine et une autre une ouvrière?


Les colonies de fourmis contemporaine sont soit reine ou ouvrière. C’est seulement un gène qui fera la différence et rien ne pourra changer (du moins naturellement) leur rang social
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Pourquoi une fourmi devient-elle une reine et une autre une ouvrière?

 

Les aristocrates à la lanterne! | Leona2013 via Pixabay CC0

Les aristocrates à la lanterne! | Leona2013 via Pixabay CC0

Repéré par Peggy Sastre

Repéré sur Science, Université Rockefeller

Un seul gène pourrait permettre de comprendre l’apparition du système de castes chez ces insectes

Dans la plupart des espèces de fourmis, la mobilité sociale est impossible. Les ouvrières sont stériles, beaucoup plus petites que les reines et les castes sont immuables: les reines pondent les œufs et les ouvrières se chargent de tout le reste, y compris du soin à apporter aux œufs et aux larves (le couvain). Mais quels sont les mécanismes moléculaires à l’origine de ces différences physiques et comportementales?

Une équipe de scientifiques affiliés notamment à l’université Rockefeller, aux États-Unis et à l’université de Lausanne, en Suisse, vient d’identifier un gène intervenant dans la promotion et l’inhibition de la reproduction. Une découverte qui permet d’envisager un possible scénario évolutif à l’apparition de la division stricte du travail reproductif chez les fourmis contemporaines.

Ce gène, ILP2 (insulin-like peptide 2) code pour une «version fourmi» de l’insuline qui, comme son analogue humain, agit au carrefour de la régulation de la nutrition, de la reproduction et de la longévité. Un gène systématiquement plus actif dans les cerveaux des reines.

Fourmis républicaines

Les scientifiques ont choisi d’étudier ce gène qui déclenche la ponte chez la fourmi Ooceraea biroi, l’une des rares espèces de fourmis «républicaines» où toutes les fourmis alternent à un moment donné entre ponte et soins au couvain. Lors de la phase «ponte», ILP2 se déchaîne dans la cervelle des fourmis, mais il suffit d’ajouter des larves dans les parages pour qu’il se taise et fasse passer les insectes à la phase «élevage». De même, lorsque les chercheurs ont injecté un supplément d’insuline aux fourmis en phase «élevage», elles se sont remises à pondre.

Selon Daniel Kronauer, l’un des auteurs de l’étude, ces observations confirment le lien direct entre alimentation et reproduction. «Si les ressources nutritionnelles sont très basses, vous ne pouvez pas vous permettre de produire une descendance», résume-t-il.

En outre, cette étude appuie l’hypothèse selon laquelle les fourmis n’ont pas toujours été les espèces eusocialesque nous connaissons aujourd’hui et qu’elles dérivent d’un ancêtre commun subsocial et solitaire. Chez cette proto-fourmi, certains individus avaient probablement davantage d’insuline que d’autres, ce qui leur permettaient d’ignorer la présence de larves et de continuer à pondre quand d’autres de leurs congénères, moins dotées en insuline, voyaient leurs ovaires se calmer en présence du couvain.

«Une fois que vous avez ce genre d’asymétrie dans une colonie et que la colonie s’en tire bien, la sélection naturelle va creuser le hiatus», commente Kronauer.

Jusqu’à ce que le fossé devienne infranchissable entre les ouvrières et les reines.

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Le Saviez-Vous ► Comment fonctionne le système des castes en Inde ?


Les castes en Inde sont interdites sur papier, pourtant cette façon dont fonctionne cette société indienne existe toujours aujourd’hui, ce qui crée des frictions avec raison, chez les plus pauvres d’en eux. Car appartenir à une caste, il est impossible de monter dans la hiérarchie, car c’est une tradition héréditaire
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Comment fonctionne le système des castes en Inde ?

 

Crédits : Pixabay

Alors qu’une nouvelle forme de militantisme surgit en Inde, où la caste des Intouchables se livre une « guerre des moustaches » en se laissant pousser la barbe pour conquérir des droits, vous vous demandez peut-être ce que le terme « caste » représente ? Ou, encore, si ce système ne devait pas être aboli ?

Nous vous donnons les clefs pour comprendre.

Issu du terme portugais « casta » qui signifie « race » ou « lignage », le système de castes est basé sur l’idéologie de l’inégalité des Hommes et se trouve, aujourd’hui encore, au cœur de la société indienne. Il s’agit d’un système complexe qui divise la société en plusieurs groupes hiérarchisés, où chaque individu se trouve affilié à l’un de ces groupes dès sa naissance. Il tire ses origines de l’Histoire religieuse indienne mais a également été influencé par le développement social et économique engendré lors de l’époque coloniale.

Méconnues en France et en Occident, elles sont souvent considérées (à tort) comme abolies. Elles font néanmoins toujours parler d’elles.

1) Une division quadripartite de la société

Alors que la société indienne, se basant sur les textes fondateurs de l’hindouisme, stipule que les « Hommes naissent et demeurent inégaux », une division de la société indienne est réalisée en varna, en quatre parties, qui sert de base à l’élaboration des castes. Au sommet de ce système hiérarchique : les brahmanes (les prêtres) ; ensuite : les kshatriyas (les guerriers) ; suivis par les vaishyas (les commerçants) ; et, enfin, tout au bas de cette échelle sociale : les sudra (le reste de la population, excepté les intouchables). Les intouchables sont exclus de cette société puisqu’ils exercent des métiers dits « impurs » ou « dégradants », comme ceux qui sont en contact direct avec le sang (sage-femme, boucher, chasseurs…) ou encore les mendiants.

Ce classement se mesure en fonction du degré de pureté et d’impureté. Ainsi, un brahmane, religieux, intellectuel et végétarien, est plus pur qu’un khatriyas, puisque ce dernier mange de la viande, se bat.

2) Un système d’interdépendance 

Chacune des quatre castes a besoin des autres pour se maintenir en vie, on parle d’un système d’interdépendance. Néanmoins, dans la réalité, les Indiens ne se définissent pas par rapport à ces castes telles que définies plus haut, ils parlent plutôt d’espèces (jati) que l’on peut appréhender comme des « sous-castes » — telles que les castes de prêtres, de guerriers, etc.

A noter que toutes les castes ne sont pas répandues dans toutes les parties de l’Inde, tout comme il existe des castes spécifiques à certaines régions.

3) Une transmission héréditaire

Comme nous le mentionnons, l’idéologie de ce système affirme que les Hommes sont fondamentalement inégaux. Une caste est rattachée à chaque individu dès sa naissance, il s’agit de sa caste de naissance, on parle alors d’un système héréditaire. On naît dans une certaine caste et on ne pourra en changer. A chaque caste est attribuée une tâche, le devoir de chacun est de l’accomplir.

L’endogamie est ainsi préférée. Les Indiens se marient entre personnes de la même caste, voire de la même sous-caste.

Néanmoins, une évolution de ce système d’hérédité a été observée ces dernières années. Un individu assigné à une caste, et donc logiquement à un métier spécifique, ne réalisera pas forcément le métier attribué.

Il n’existe pas d’adéquation radicale entre le métier et la caste ».

Cette évolution a ainsi bouleversé l’interdépendance des castes et leur hiérarchisation.

4) Pour quels effets sur l’Inde contemporaine ?

Ce système de castes, malgré son interdiction par la constitution indienne, continue ses affaires discriminantes envers les castes inférieures. De plus, et généralement, les classes dominantes vivent dans le centre, tandis que les plus basses vivent en périphérie. Cela limite ainsi le mélange de castes. À cela s’ajoute la recrudescence de la violence liée à ce système (peu de rapports sur ces faits). On relève toutefois que, selon un rapport de l’ONU datant de 2005, il y a eu plus de 31 000 actes violents commis contre les Dalits en 1996.

Depuis l’indépendance de l’Inde, plusieurs états ont pris le problème à bras le corps, développant des politiques qui ne tiennent plus compte des castes et qui favorisent la mobilité sociale. Dans une optique de discrimination positive, incluant la mise en place de quotas pour les membres des castes basses, ces dernières ont été renommées en castes défavorisées. Des quotas qui sont d’ailleurs sources d’émeutes aujourd’hui, puisque malgré cela près d’une personne sur quatre vit avec moins de 1,25 dollar par jour en Inde et que le pays est confronté à des problèmes de chômage et de sous-emplois.

Sources : Lepoint ; Euronews ; Lafrancoindienne

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En Inde, la vie de misère des «mangeurs de rats»


Quand je pense que dans une autre région de l’Inde, des chiens sont mille fois mieux traités que la communauté des Musahars. (Wouf wouf! En Inde, un hôtel de luxe pour chiens pouponnés) Ils n’ont pas toujours du travail, n’ont pas d’éducation et pour survivre mangent des rats. Le ministère des Affaires sociales prétend qu’ils mangent cet animal par choix et non pour combler un ventre creux.
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En Inde, la vie de misère des «mangeurs de rats»

 

En un quart d'heure, Phekan Manjhi dépèce le rongeur... (AFP)r

En un quart d’heure, Phekan Manjhi dépèce le rongeur avec ses ongles avant de le faire rôtir sur un petit feu de feuilles séchées. «Tout le monde ici aime ça et sait comment c’est préparé», déclare-t-il.

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BHUVAN BAGGA
Agence France-Presse
ALAMPUR GONPURA

 

Le rat rampe sur le bras de Phekan Manjhi, qui tente de le clouer au sol. Il finit par s’en saisir puis, d’un violent coup de bâton sur la tête, le tue. Pour les «mangeurs de rats» d’Inde, l’une des communautés les plus indigentes du pays, le repas est bientôt servi.

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Phekan Manjhi fait partie de la communauté des Musahars, qui compte environ 2,5 millions de personnes, concentrées dans le nord de l’Inde et principalement dans l’État du Bihar, qui jouxte le Népal.

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En quelques secondes, le mets est englouti, dévoré... (AFP) - image 1.1

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En quelques secondes, le mets est englouti, dévoré par une dizaine d’hommes et d’enfants à demi nus qui tentent de se saisir de ce qu’ils peuvent.

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L’exécution de l’animal, habilement menée, arrache des cris d’excitation à l’audience rassemblée devant l’humble maison de pisé et de chaume du sexagénaire.

En un quart d’heure, celui-ci dépèce le rongeur avec ses ongles avant de le faire rôtir sur un petit feu de feuilles séchées.

«Tout le monde ici aime ça et sait comment c’est préparé», déclare-t-il.

Phekan Manjhi fait partie de la communauté des Musahars, qui compte environ 2,5 millions de personnes, concentrées dans le nord de l’Inde et principalement dans l’État du Bihar, qui jouxte le Népal.

C’est l’une des plus misérables d’Inde, où le système des castes reste pesant malgré l’interdiction officielle de ces discriminations.

Les Musahars survivent souvent comme ouvriers journaliers.

Ils «sont les plus pauvres parmi les pauvres, entendent rarement parler des programmes du gouvernement et y ont rarement accès», explique la travailleuse sociale Sudha Varghese, qui se consacre à eux depuis trois décennies.

Au sein de cette communauté, «le prochain repas est un combat de tous les jours et des maladies comme la lèpre sont une réalité avec laquelle il faut vivre», ajoute-t-elle.

Une fois le rat grillé, Phekan le découpe avec ses mains, en morceaux qu’il met dans un bol, puis il assaisonne le tout d’huile, de moutarde et de sel.

En quelques secondes, le mets est englouti, dévoré par une dizaine d’hommes et d’enfants à demi nus qui tentent de se saisir de ce qu’ils peuvent.

«Serfs»

«Les gouvernements changent, mais pour nous, rien ne change. Nous mangeons, vivons et dormons toujours comme nos ancêtres», se désole Phekan.

«Nous sommes à la maison toute la journée sans rien à faire. Certains jours, nous trouvons du travail dans les champs, d’autres jours nous restons sur notre faim ou alors attrapons des rats et les mangeons avec le peu de grain que nous avons», abonde son voisin Rakesh Manjhi, 28 ans.

La communauté a connu un moment de fierté lorsque l’un des siens, Jitan Ram Manjhi, est devenu en 2014 chef de l’exécutif du Bihar, l’un des États les plus peuplés d’Inde.

Ses neuf mois de mandat sont considérés comme une réussite inouïe pour les Musahars.

«Seule l’éducation peut changer nos vies et l’avenir», explique Jitan Ram Manjhi à l’AFP.

Enfant, il gardait des troupeaux pour un riche propriétaire terrien qui employait ses parents comme travailleurs agricoles:

«Ils étaient comme des serfs, recevant un kilogramme de grain pour chaque jour de travail. Même aujourd’hui, les choses n’ont guère changé.»

Ministre des Affaires sociales du Bihar, Ramesh Rishidev soutient que le sort des Musahars s’est relativement amélioré au cours des dernières décennies.

S’ils continuent de consommer des rats aujourd’hui, dit-il, c’est par «habitude alimentaire» et non pour combler un estomac vide.

De fait, les rats ne constituent pas la base de leur alimentation.

«Certains membres de l’ancienne génération mangent toujours des rats parce que pour eux c’est comme n’importe quelle nourriture. La majorité de la jeune génération n’en mange pas», affirme M. Rishidev.

Les Musahars sont au centre de nombre de programmes gouvernementaux qui, régulièrement, ne sont pas appliqués. Le plus efficace reste souvent les initiatives privées.

Ancien policier, J.K Sinha a lancé ainsi une pension pour garçons musahars il y a une décennie. L’établissement comptait quatre élèves au départ, il en accueille désormais 430.

Avant d’aborder le programme scolaire proprement dit, l’institut passe un mois à inculquer aux nouveaux arrivants les règles d’hygiène de base, comment utiliser des toilettes, se laver les mains, etc.

J.K Sinha a découvert la condition des Musahars lors d’une opération policière il y a quarante ans.

«Ils étaient agglutinés dans une petite cabane crasseuse avec des cochons. C’était choquant. Inhumain. Je ne l’oublierai jamais.»

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En Inde, deux jeunes filles ont été condamnées à être violées


Deux femmes ont reçu comme sentence d’être violées et exposées nues au milieu de village à cause que leur frère s’est sauvé avec une femme qui a été mariée de force. Les juges ne sont pas reconnus devant les tribunaux, mais ont une très grande influence dans certains villages .. À quand l’abolition des castes en Inde ? À quand un changement de mentalité envers les femmes ?
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En Inde, deux jeunes filles ont été condamnées à être violées

 

Femmes indiennes lors d'une veille de solidarité avec une nonne violée, mars 2015. Rupak De Chowdhuri/Reuters

Femmes indiennes lors d’une veille de solidarité avec une nonne violée, mars 2015. Rupak De Chowdhuri/Reuters

Repéré par Véra Lou Derid

Repéré sur Time Mirror

Le grand frère des deux sœurs condamnées par le conseil de leur village s’était enfui avec une jeune femme mariée au sein d’une caste plus élevée.

C’est la décision odieuse et arbitraire d’un conseil de village indien: Meenakshi Kumari, 23 ans, et sa petite sœur de 15 ans ont été condamnée à être violées et exhibées nues, le visage peint en noir, dans leur village de Khap Panchayat. Elles se sont enfuies pour échapper à ce sort.

Ce terrible verdict rendu par un conseil uniquement masculin dont aucun membre n’est élu a été révélé par Amnesty International. Comme le rapporte le magazine Time, Meenaski Kumari s’est rendue la semaine dernière à la cour suprême d’Inde. Elle y cherchait protection, pour elle et sa famille, expliquant que des membres de la caste Jats avait pillé et détruit leur maison.

Selon le média indien Zee media, la sentence du conseil du village a été fixée dans l’optique de déshonorer la famille de ces deux sœurs. La cause: leur grand frère, Ravi, s’était échappé avec une jeune femme mariée appartenant à la caste des Jats, alors qu’il est lui-même issu de la caste la plus basse qui soit, celle des Intouchables.

En février 2015, alors que les deux jeunes gens étaient en couple, elle avait été mariée de force à un membre de la caste Jats. La famille de Ravi redoute à présent aussi des représailles à son égard, car elle est sans doute aujourd’hui enceinte de son amant, comme le précise The Mirror.

Le conseil de village qui a condamné les deux sœurs le 31 juillet 2015 était notamment constitué de membres de la haute caste des Jats. Bien que les tribunaux ne reconnaissent pas ce genre de conseil présidé notamment par de vieux hommes, ces derniers gardent une influence dans beaucoup de villages de l’Inde rurale.

Amnesty International a lancé une pétition pour faire pression sur les autorités indiennes afin qu’elles protègent les deux jeunes femmes contre cette «punition abominable et injuste». Pour le moment, elle comptabilise 16.000 signataires.

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Vider les toilettes, un "métier" d’intouchables que l’Inde veut abolir


Il y aurait environs plus de 3 millions de décès causé par la privation de toilette. En Inde le nettoyage de toilettes archaïques se fait par les plus pauvres donc ceux qu’on juge en bas de la classe sociale et souvent par des femmes. Leur condition de travail sont épouvantables et sans protection .. En cas, ceux qui se plaignent de leur condition … ca fait réfléchir qu’il y a ailleurs de grandes injustices
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Vider les toilettes, un « métier » d’intouchables que l’Inde veut abolir

Une "intouchable" transporte sur sa tête un panier rempli d'excréments humains, le 10 août 2012 dans le village de Nekpur, en Inde

AFP

Un panier d’excréments sur la tête, Kela avance dans un flot d’eaux usées et monte sur un tas d’ordures pour déverser son chargement puant. Chaque jour, cette Indienne vide des toilettes dans des conditions déplorables, un « métier » d’intouchables que le pays veut abroger.

« Personne ne nous verse un salaire décent », lâche Kela tout en mêlant à de la boue et des ordures les déjections qu’elle a ramassées manuellement dans le village de Nekpur.

Situé à 60 km de New Delhi, il est toutefois à des années lumière du développement économique de la capitale fédérale.

Déclaré illégal selon une loi de 1993, restée largement inappliquée, ce « métier » devrait être abrogé par une nouvelle loi que le gouvernement a promis de présenter lors de la session parlementaire qui s’ouvre cette semaine.

Kela et ses « collègues », une vingtaine de femmes du village, vivent dans des maisons en boue, isolées du reste des habitations. Elles sont considérées comme appartenant à la plus basse caste de la société et sont vues comme les derniers « intouchables ».

La discrimination n’est plus aussi forte que jadis mais ceux, ou plutôt celles, qui sont chargés de vider les toilettes sans chasse d’eau n’ont toujours pas le droit de garder le bétail et on les empêche parfois de marcher près de personnalités influentes.

« J’ai passé ma vie à faire ça », résume Kela, qui dit avoir autour de 60 ans.

Kela a commencé à vider les toilettes après son mariage, lorsqu’elle était jeune adolescente, et elle ne cache pas la nature indigne de son activité.

« L’odeur vous monte à la tête. Je me sens souvent malade. Après tout, on est aussi des humains ».

L’une des maisons où elle se rend pour nettoyer est celle d’une veuve, Parveen, où vivent neuf personnes issues de trois générations.

Les toilettes — en fait un mur de brique autour d’un trou au-dessus d’une fosse remplie de cendres et d’immondices — sont vidées depuis un point d’accès situé dans la rue, où Kela ramasse dans un panier en osier « les souillures nocturnes » de la maisonnée.

« Ca nous met mal à l’aise », avoue Parveen lorsqu’on lui évoque l’emploi de Kela. « Nous avons pitié de ces femmes et nous essayons parfois de les aider ».

Elle paie Kela en nature, en lui donnant un morceau de +chapati+ (galette traditionnelle sans levain) par jour et cinq kg de graines céréalières par mois.

On estime à 200.000 le nombre de nettoyeurs de toilettes dans tout le pays.

La nouvelle législation vise à interdire la construction de toilettes devant être vidées à la main et prône une peine d’un an de prison et/ou une amende maximale de 50.000 roupies (environ 710 euros) pour toute personne recourant au service d’un nettoyeur.

Le gouvernement veut aussi que les autorités locales contrôlent l’application de la loi et sanctionnent les municipalités qui emploieraient des égoutiers sans équipement, ni matériel de protection.

Inertie bureaucratique

Il n’est pas rare de rencontrer encore dans certaines villes des hommes portant uniquement des sous-vêtements, munis d’une binette et d’un bâton en bois travaillant dans les fosses septiques publiques et les égouts.

Les chemins de fer indiens, récemment décrits par un ministre comme les « plus vastes toilettes à ciel ouvert au monde », recourent aussi souvent à des nettoyeurs manuels.

Bindeshwar Pathak, de l’association caritative Sulabh International qui travaille à réorienter les femmes de Nekpur vers la fabrication de savons et de bougies, estime que la nouvelle loi pourrait aider à améliorer la situation mais que le vrai test se fera sur le terrain.

« Il y a de nombreuses lois en Inde qui n’ont pas permis de progresser, comme celles interdisant le travail des enfants », souligne-t-il.

D’autres militants estiment que les fonds publics qui visaient à trouver une nouvelle orientation professionnelle aux nettoyeurs manuels n’ont pas été versés à cause de l’inertie bureaucratique ou de la corruption.

« Dans notre démocratie, il y une question de nombre. Si une communauté est petite, personne ne fait attention à elle », dénonce Vidya Rawat, directeur de la Fondation pour le développement social, à New Delhi.

Selon lui, il faudrait que le gouvernement trouve de nouveaux emplois aux nettoyeurs, ce qui impliquerait un vaste programme de discrimination positive avec des postes réservés aux plus basses castes et aux tribus.

« Les programmes de réinsertion ne fonctionnent pas. Si une femme du bas de l’échelle sociale quitte son emploi et choisit d’ouvrir un stand de thé, elle n’aura aucun client », affirme-t-il.

Dans l’Inde rurale, la notion d’intouchabilité continue de perdurer plus de 60 ans après que le héros de l’indépendance, le Mahatma Gandhi, l’avait qualifiée de « plus grande tache sur l’hindouisme ».

© 2012 AFP

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Inde Elle empoisonne son père et frère pour une histoire d’amour


La classe sociale si important aux yeux des uns alors que d’autres cela n’a aucune importance. Il est dommage encore aujourd’hui, que cela soit un obstacles pour mériter un travail,  un mariage possible entre caste sociale en Inde
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Inde

Elle empoisonne son père et frère pour une histoire d’amour

 

TVA Nouvelles d’après AFP

Une Indienne de 14 ans a été arrêtée pour avoir tué par empoisonnement son père et son frère qui s’opposaient à son histoire d’amour avec un garçon.

La jeune fille a avoué avoir ajouté du poison dans un curry de légumes qu’elle a ensuite servi à son père et son plus jeune frère. Tous deux ont succombé après leur repas.

La mère de l’adolescente, Sunita Devi, a expliqué qu’elle n’est pas morte puisqu’elle n’avait pas mangé le repas empoisonné, se sentant malade plus tôt dans la journée.

L’adolescent appartient à la plus basse caste dans le complexe système de stratification sociale en Inde, les «intouchables». Cette communauté est souvent discriminée et reléguée aux emplois ingrats, comme la collecte des ordures. La jeune fille et sa famille appartiennent à une classe supérieure.

Mais, le jeune couple désirait se marier, malgré l’opposition de la famille de l’adolescente. Le jeune amant aurait même été battu auparavant par la famille lorsque le couple a tenté de s’enfuir.

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