Inondations: des leçons à tirer pour éviter le pire


Cela fait 2 fois en 2 ans qu’on subit les inondations à Gatineau, ailleurs aussi au Québec, des rues, des maisons ont été inondée. Quoi faire maintenant pour éviter encore une fois, ces pertes considérables. Laisser respirer les rivières, donner un espace avec des arbres, pas d’asphalte sauf peut-être pour des pistes cyclables et surtout ne pas reconstruire dans des zones inondables. Ces changements coûteront probablement cher, mais laisser les choses comme ils sont, coûtera encore plus cher.
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Inondations: des leçons à tirer pour éviter le pire

Encore cette année, des parties de Rigaud ont... (PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE)

Encore cette année, des parties de Rigaud ont dû composer avec le débordement de la rivière des Outaouais.

PHOTO EDOUARD PLANTE-FRÉCHETTE, LA PRESSE


PHILIPPE MERCURE
La Presse

Le jour de la marmotte, c’est drôle à la télévision. Pour les citoyens de Rigaud ou de Gatineau qui ont subi les inondations en 2017 et qui rejouent dans le même film cette année, c’est nettement moins amusant. Que faire pour réduire les risques que la crue printanière se transforme à nouveau en drame national l’an prochain ? Voici quelques pistes proposées par les experts.

Cartographier

Dans la lutte contre les inondations, « la cartographie est le nerf de la guerre », dit Pascale Biron, professeure d’hydrogéomorphologie à l’Université Concordia.

Le Québec était grandement en retard quand les inondations ont frappé en 2017. Il a mis les bouchées doubles depuis, mais les travaux n’ont pas encore tous porté leurs fruits. À la Communauté métropolitaine de Montréal (CMM), on espère avoir des cartes précises en 2020.

« Ce n’est pas tout d’avoir la fréquence des inondations : on veut aussi connaître la hauteur d’eau quand elles surviennent », précise Nicolas Milot, conseiller en recherche à la CMM.

À Concordia, Mme Biron travaille à concevoir des modèles qui permettraient de simuler des inondations sur ordinateur et de voir, en fonction du débit des rivières, quelles zones seraient inondées.

Exemple à suivre : En Europe, sous la Directive inondation, des cartes détaillées permettent aux citoyens de connaître précisément le risque d’inondation qui touche leur résidence.

Réfléchir aux digues

Le drame de Sainte-Marthe-sur-le-Lac démontre qu’une digue est une mesure de protection à double tranchant. Si elle tient, tout va bien. Si elle cède, c’est la catastrophe : l’eau s’engouffre par la brèche et provoque une augmentation très rapide du niveau de l’eau. Pour Camille Desmarais, géographe et conseiller en aménagement du territoire, une digue est un signe qu’on s’est installé au mauvais endroit.

« Quand il y a des digues, l’eau refoule en amont. On déplace le problème ailleurs et vers les générations futures », dit-il.

Évidemment, si on ne reconstruit pas les digues, il faudra déplacer les citoyens qu’elles protégeaient. Pascale Biron, de Concordia, incite à rester réaliste : on ne peut abolir toutes les digues du Québec.

« Ne rien faire n’est pas une option, mais déplacer tout le monde n’est pas réaliste non plus. Il va falloir regarder ça à tête reposée après les inondations », dit-elle.

Camille Desmarais prévient qu’il faut entretenir les digues végétales en coupant les arbres qui y poussent – ce qui, selon lui, n’a peut-être pas été fait à Sainte-Marthe-sur-le-Lac.

« Les racines créent des chenaux par lesquels l’eau s’infiltre lentement. Ça peut entraîner une brisure », dit-il.

Ils l’ont fait : En France, les digues sont considérées comme « transparentes » dans les cartes, c’est-à-dire qu’on ne compte pas sur elles pour définir ce qu’est une zone inondable. À High River, en Alberta, des quartiers ont été déplacés à la suite des inondations de 2013. Aux Pays-Bas, une agence appelée « De l’espace pour la rivière » a financé la relocalisation de fermes et de résidences.

Créer des zones tampons

En période de crue, l’eau doit aller quelque part ; le problème est que personne ne la veut chez soi. Les agriculteurs et les forestiers drainent leurs terres pour évacuer l’eau vers les rivières, tandis que les habitants des villes couvrent leur territoire de surfaces imperméables et bloquent l’eau avec des digues.

Pour ajouter au problème, plusieurs cours d’eau ont été « linéarisés » : pour gagner de l’espace, on a supprimé les méandres qui font qu’ils coulent lentement. Le résultat est que l’eau des crues descend de plus en plus vite vers les villes et arrive d’un coup plutôt que graduellement. Pour freiner sa course, il faut lui fournir des endroits où se reposer et s’accumuler. Les milieux humides sont des tampons idéaux qu’il faut protéger. 

Camille Desmarais propose d’installer des étangs régulateurs entre les champs et les cours d’eau, où l’eau pourrait s’accumuler.

« L’avantage est que cela empêche aussi une grande partie des fertilisants et des pesticides de gagner les cours d’eau », souligne-t-il.

En ville, aménager des lieux où l’eau peut s’accumuler est aussi crucial.

Ils l’ont fait : À Dallas, un parc qui fait 11 fois la taille de Central Park a été aménagé le long de la Trinity et peut être inondé de façon contrôlée. Dans le Centre-du-Québec, le géologue et consultant Camille Desmarais a aménagé quelques étangs régulateurs de crues en milieu agricole.

« Perméabiliser » les sols

Routes, stationnements asphaltés, bâtiments : l’un des facteurs qui exacerbent les inondations est que le sol des villes est imperméable. Résultat : incapable de gagner le sol, l’eau ruisselle et continue son trajet ailleurs – jusque dans un sous-sol de maison, par exemple. Le géographe Camille Desmarais calcule que dans des conditions normales, 50 % de l’eau s’infiltre dans le sol en milieu naturel. En ville, cette proportion chute à 15 %. Des initiatives comme des stationnements perméables, de l’asphalte poreux ou des toits verts peuvent aider à absorber l’eau.

« Par rapport à une crue comme celle qu’on voit cette année au lac des Deux Montagnes, on aurait un impact assez minime avec ça, précise Nicolas Milot, de la CMM. Mais ce sont de bonnes pratiques d’aménagement urbain qu’il faut valoriser et qui peuvent faire la différence lors des crues subites et des tempêtes. »

Ils l’ont fait : Philadelphie utilise des « jardins d’eau », des revêtements perméables et des installations souterraines amenant l’eau vers les arbres pour gérer ses risques d’inondation. En France, Lyon a lancé un vaste projet baptisé « Ville perméable » pour favoriser l’absorption de l’eau.

https://www.lapresse.ca

Le Saviez-Vous ► Saviez-vous que ces progrès de notre quotidien ont été acquis grâce à la conquête spatiale ?


Comme bien des gens, je trouve que les dépenses pour l’exploration spatiale sont exorbitant en rapport des besoins urgents sur la Terre. Cependant, il faut être réaliste, sans ces conquêtes, bien des choses utiles n’existeraient probablement pas.
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Saviez-vous que ces progrès de notre quotidien ont été acquis grâce à la conquête spatiale ?

 

airbag accident voiture

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Crédits : iStock

par Yohan Demeure

Il y a quelques jours, la NASA a fêté ses 60 ans d’existence. Il est vrai que les programmes spatiaux sont très onéreux, et qu’il y existe évidemment beaucoup d’autres problèmes sur Terre plutôt que de s’occuper de l’espace. Cependant, la conquête spatiale a permis d’innombrables progrès dans des domaines parfois étonnants !

Sur Terre, nous profitons aujourd’hui d’inventions et d’innovations issues des programmes spatiaux. Depuis que la NASA a été créée le 29 juillet 1958 par le président américain de l’époque Dwight D. Eisenhower, le budget faramineux de l’agence spatiale américaine revient régulièrement dans les conversations. Mais quels sont les progrès réalisés sur Terre grâce aux programmes spatiaux ?

Citons tout d’abord les satellites, qui sont des milliers à avoir été placés en orbite autour de notre planète. Ceux-ci permettent entre autres d’assurer les services de téléphonie mobile, de météorologie, de cartographie et de photographie de la surface de la Terre. Évoquons également les systèmes de positionnement tels que GPS et Galileo.

search GPS coordinates

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Crédits iStock

La conquête spatiale a révolutionné l’informatique. En effet, le programme Apollo a par exemple nécessité des capacités pointues en programmation, ainsi que la mise au point de systèmes embarqués très performants. Citons également les sondes, ayant mis au défi les ingénieurs en ce qui concerne la miniaturisation des équipements.

D’autres objets de notre quotidien ont été démocratisés après certains progrès spatiaux – et le moins que l’on puisse dire, c’est que la liste est longue ! Citons les pneus radiaux et les airbags de nos voitures, les poêles en téflon, les cœurs artificiels, les pompes à insuline, les couvertures de survie, les fauteuils roulants, les capteurs photo de nos smartphones, les matelas à mémoire de forme, les freins du TGV ou encore l’Imagerie par résonance magnétique (IRM).

 

Sources : Ouest FranceLe Matin Online

https://sciencepost.fr/

Journée nationale des Autochtones: Google ajoute 3000 communautés à sa carte du Canada


Je trouve tout à fait normale que les réserves des peuples autochtones puissent être cartographiées sur la carte du Canada, de plus, je trouve important que la Journée nationale des peuples Autochtones soit fériée autant que la fête nationale des provinces que du Canada. Ils font partie du Canada autant que nous, sinon plus
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Journée nationale des Autochtones: Google ajoute 3000 communautés à sa carte du Canada

 

 

STEVE DEROY

RCQC  |  Par Radio-Canada.ca et La Presse canadienne

Plus de 3000 communautés autochtones du Canada apparaîtront désormais dans les cartes de Google Maps et de Google Earth.

Entamé il y a sept ans, le projet a pour but de rendre les peuples autochtones autonomes en leur donnant le pouvoir de contribuer à la cartographie de leurs communautés.

«Il y a énormément de peuples autochtones partout au pays, et le fait qu’ils étaient rayés de la carte de base était franchement insultant.» Steve DeRoy, cartographe et membre de la Première Nation d’Ebb and Flow, au Manitoba

Au Canada, plus de 1,4 million de personnes s’identifient comme Première Nation, Métis ou Inuits. Grâce à des données fournies par le ministère des Ressources naturelles du Canada et les membres de communautés autochtones, Google a cartographié les limites territoriales de plus de 3000 réserves au pays.

Le lancement des nouvelles cartes coïncide avec la Journée nationale des Autochtones.

 «Nous sommes chanceux d’avoir une plateforme qui est utilisée partout dans le monde et nous voulons que le Canada, et particulièrement ce qui nous rend Canadiens, y soit reflété», affirme Alexandra Hunnings, responsable des communications à Google Canada.

Le cartographe Steve DeRoy, qui est aussi membre de la Première Nation d’Ebb and Flow, au Manitoba, fait partie de l’initiative depuis sa mise sur pied. Pour lui, celle-ci représente un pas important vers la réconciliation.

«Le fait que Google rend ces cartes accessibles au monde entier, c’est fantastique», se réjouit-il.

Bientôt une «Journée nationale des peuples autochtones»

En cette Journée nationale des Autochtones, le Le gouvernement fédéral a l’intention de la rebaptiser pour en faire la Journée nationale des peuples autochtones.

Profitant mercredi de cette journée nationale, célébrée au solstice d’été depuis 1996, le premier ministre Justin Trudeau a expliqué dans un communiqué qu’

«aucune autre relation n’est plus importante pour le Canada que la relation que nous entretenons avec les peuples autochtones», soit les Premières Nations, les Inuits et la nation métisse.

Le chef de l’Assemblée des Premières Nations, Perry Bellegarde, a immédiatement apporté son soutien à cette nouvelle appellation, qui correspond davantage, selon lui, à la reconnaissance internationale des peuples autochtones. Son organisme avait d’ailleurs déjà adopté une résolution en ce sens.

M. Bellegarde croit que ce changement, petit en apparence, «constitue un pas de plus vers la reconnaissance que ces territoires sont d’abord la terre natale des nations et des cultures autochtones».

Plus tôt ce mois-ci, la députée néo-démocrate de Saskatchewan Georgina Jolibois avait déposé un projet de loi d’initiative parlementaire visant à faire de la Journée nationale des Autochtones un jour férié.

Le premier ministre Trudeau doit prendre la parole plus tard mercredi devant le 100, rue Wellington, l’ancien siège de l’ambassade américaine à Ottawa, face au parlement, qui doit devenir un édifice emblématique des peuples autochtones. Une source au sein du gouvernement indiquait plus tôt ce mois-ci que le gouvernement dévoilerait bientôt les détails du projet, après consultations avec les communautés autochtones.

L’édifice de pierre calcaire, de style Beaux-Arts classique, a été construit au début des années 1930 pour abriter l’ambassade des États-Unis. Le gouvernement canadien l’a acquis en 1997 et l’édifice était vacant depuis 1998. Il avait été désigné «édifice fédéral du patrimoine classé» en 1985.

Avec les informations de Karen Pauls, CBC News

http://quebec.huffingtonpost.ca

Des chercheurs pensent avoir trouvé la huitième merveille du monde


En 1886 un cartographe allemand avait décrit l’emplacement du lac Rotomahana en Nouvelle-Zélande qui est disparu lors d’une éruption volcanique. Des chercheurs croient avoir trouvé la 8e merveille du monde disparue depuis 131 ans … Reste a trouver les fonds pour faire rejaillir ce lac avec ses terrasses naturelles
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Des chercheurs pensent avoir trouvé la huitième merveille du monde

Elle était portée disparue depuis 1886, lors de l’éruption du mont Tarawera, en Nouvelle-Zélande. Pourtant, la huitième merveille du monde pourrait bien avoir été retrouvée. En effet, deux chercheurs néo-zélandais pensent avoir localisé les terrasses du lac Rotomahana.

Englouties depuis 131 ans. Les terrasses rose et blanche du lac Rotomahana, dans le nord de la Nouvelle-Zélande, considérées comme la huitième merveille du monde, vont peut-être être retrouvées. Deux chercheurs néo-zélandais affirment avoir localisé ces magnifiques escaliers de minéraux, enfouis à cause de l’éruption du mont Tarawera. D’après leurs recherches, les terrasses n’ont pas été détruites et seraient conservées entre 10 et 15 mètres sous la surface de l’eau.

Une découverte extraordinaire grâce au journal d’un cartographe allemand

Les coordonnées de cette huitième merveille du monde n’ont jamais été retranscrites. Pourtant, ce sont les travaux de Ferdinand von Hochstetter, un cartographe allemand, qui ont permis aux deux chercheurs de localiser les terrasses. Ce dernier a rédigé dans son journal, une description détaillée de l’emplacement des terrasses avant l’éruption de 1886.

Mais maintenant, il faut creuser. Et pour le moment, les deux chercheurs espèrent obtenir des financements, afin de constituer une équipe de bénévoles et d’archéologues pour explorer le site. Peut-être que le monde verra la huitième merveille du monde renaître de ses cendres.

http://www.ladepeche.fr

Le Saviez-Vous ► Voici quelques incroyables cartes et infographies du XIXe siècle


De vieilles cartes faites entre 1849 et 1851 par messieurs John Emslie et James Reynolds dans un but scientifique, mais impliquant aussi la créativité. Des cartes illustrant des montagnes, des rivières, des monuments et autres à travers le monde. Un travail qui devait être titanesque pour l’époque
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Voici quelques incroyables cartes et infographies du XIXe siècle

 

Vous êtes-vous déjà demandé quel est le volcan actif le plus élevé? Avez-vous déjà voulu comparer la taille des sommets les plus hauts et des plus longs fleuves du monde? John Emslie et James Reynolds l’ont fait. Entre 1849 et 1851, l’illustrateur topographique et graveur Emslie et l’éditeur Reynolds conçurent des diagrammes scientifiques représentant ces formes géographiques dans un grand livre de douze pages intitulé Geological Diagrams. A l’époque, les illustrateurs et cartographes contribuaient beaucoup au développement de l’accessibilité et de la visibilité de la recherche scientifique en créant des cartes, des illustrations et diagrammes représentant les curiosités naturelles ou conçues par l’homme réparties partout dans le monde.

Principaux sommets des Îles britanniques. Issu de Geological Diagrams.

 

Dans My Modern Met, Sara Barnes raconte comment Emslie et Reynolds ont pris «des chiffres et des détails scientifiques précis pour fabriquer une image qui est belle à regarder et facile à comprendre». A moitié créations artistiques, à moitié tableaux de données, ces œuvres sont des infographies scientifiques pionnières qui peuvent être considérées comme les fondations des diagrammes éducatifs d’aujourd’hui.

 

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Principaux sommets des Îles britanniques. Issu de Geological Diagrams.

Dans My Modern Met, Sara Barnes raconte comment Emslie et Reynolds ont pris «des chiffres et des détails scientifiques précis pour fabriquer une image qui est belle à regarder et facile à comprendre».

 A moitié créations artistiques, à moitié tableaux de données, ces œuvres sont des infographies scientifiques pionnières qui peuvent être considérées comme les fondations des diagrammes éducatifs d’aujourd’hui.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Sur cette carte, Phénomènes des volcans et tremblements de terre, les cartographes John Emslie et James Reynolds présentent la situation et la taille de tous les volcans actifs au milieu du XIXe siècle.

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Sur cette carte, Phénomènes des volcans et tremblements de terre, les cartographes John Emslie et James Reynolds présentent la situation et la taille de tous les volcans actifs au milieu du XIXe siècle.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Ce diagramme compare différentes cascades à travers le monde, présentant la cascade de Gavarnie en France comme la plus haute de toutes avec ses quelque 400 mètres. Issu de Geological Diagrams.

 

Le XIXe siècle fut marqué par d’importantes découvertes scientifiques, de la première observation de Neptune aux théories de l’évolution. Dès le début du siècle, lorsqu’Alexander von Humboldt créa ce qui est considéré aujourd’hui comme les premières infographies, cartographes et éditeurs conçurent une large gamme de représentations vivantes pour expliquer au grand public ces idées nouvelles et complexes. La société d’édition de Reynolds à Londres imprima une très grande quantité de documents durant les trois décennies que dura sa carrière, répondant à la demande populaire en matière d’informations scientifiques et technologiques. Reynolds travaillait avec plusieurs cartographes et graveurs, mais Emslie fut un de ses principaux collaborateurs. Ils produisirent ensemble de nombreuses infographies et cartes, et furent tous deux élus à la Royal Geographical Society de Londres, institution dédiée à la production de données géographiques et cartographiques précises. L’attrait et le charme de leur travail viennent d’une combinaison de maîtrise formelle des techniques cartographiques, de connaissances scientifiques et d’intuition artistique.    

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Ce diagramme compare différentes cascades à travers le monde, présentant la cascade de Gavarnie en France comme la plus haute de toutes avec ses quelque 400 mètres. Issu de Geological Diagrams.

Le XIXe siècle fut marqué par d’importantes découvertes scientifiques, de la première observation de Neptune aux théories de l’évolution. Dès le début du siècle, lorsqu’Alexander von Humboldt créa ce qui est considéré aujourd’hui comme les premières infographies, cartographes et éditeurs conçurent une large gamme de représentations vivantes pour expliquer au grand public ces idées nouvelles et complexes. La société d’édition de Reynolds à Londres imprima une très grande quantité de documents durant les trois décennies que dura sa carrière, répondant à la demande populaire en matière d’informations scientifiques et technologiques. Reynolds travaillait avec plusieurs cartographes et graveurs, mais Emslie fut un de ses principaux collaborateurs. Ils produisirent ensemble de nombreuses infographies et cartes, et furent tous deux élus à la Royal Geographical Society de Londres, institution dédiée à la production de données géographiques et cartographiques précises. L’attrait et le charme de leur travail viennent d’une combinaison de maîtrise formelle des techniques cartographiques, de connaissances scientifiques et d’intuition artistique.   

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Plan panoramique des principaux fleuves et lacs, issu de Geological Diagrams.

 

Colorisé à la main et très détaillé, Geological Diagrams, publié par Emslie et Reynolds en 1851, est l’une de leurs nombreuses publications. Des cartes y représentent la distribution des plantes, des courants aériens et des religions, tandis que des tableaux y figurent ingénieusement les plus grands fleuves, sommets, cascades et même les constructions les plus célèbres.

Une carte panoramique des principaux fleuves et lacs présente par exemple côte à côte une sélection des plus longs cours d’eau de la planète, comparant le Colorado, le Rhin, le Nil et l’Amazone. Chacun d’entre eux est ponctué par les villes qu’il traverse. Au-dessus de l’alignement de fleuves sont comparés différents lacs, notamment, la mer morte, la mer caspienne, le lac Léman et le lac Erie. On perçoit mieux par cette vue la taille de la «mer» Caspienne et de la mer Noire.

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Plan panoramique des principaux fleuves et lacs, issu de Geological Diagrams.

Colorisé à la main et très détaillé, Geological Diagrams, publié par Emslie et Reynolds en 1851, est l’une de leurs nombreuses publications. Des cartes y représentent la distribution des plantes, des courants aériens et des religions, tandis que des tableaux y figurent ingénieusement les plus grands fleuves, sommets, cascades et même les constructions les plus célèbres.

Une carte panoramique des principaux fleuves et lacs présente par exemple côte à côte une sélection des plus longs cours d’eau de la planète, comparant le Colorado, le Rhin, le Nil et l’Amazone. Chacun d’entre eux est ponctué par les villes qu’il traverse. Au-dessus de l’alignement de fleuves sont comparés différents lacs, notamment, la mer morte, la mer caspienne, le lac Léman et le lac Erie. On perçoit mieux par cette vue la taille de la «mer» Caspienne et de la mer Noire.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Cette vue des principales constructions du monde compare divers monuments, notamment le Panthéon, Notre-Dame et la pyramide de Khéops. Issu de Geological Diagrams. 

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Cette vue des principales constructions du monde compare divers monuments, notamment le Panthéon, Notre-Dame et la pyramide de Khéops. Issu de Geological Diagrams. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Horloge géographique et astronomique de Sheppard. Publié en 1844.

 

En plus des douze pages de Geological Diagrams, Emslie et Reynolds travaillèrent également ensemble à d’autres publications de représentations graphiques, d’atlas scolaires et de digrammes astronomiques. Emslie y montre par exemple les différences entre des horloges astronomiques et géographiques, la révolution de la terre autour du soleil et la surface topographique de la lune. Certaines des cartes astronomiques furent conçues pour inclure des effets de transparence, permettant à ceux qui les regardaient de mettre en évidence certains corps célestes et constellations en faisant passer une lampe derrière.

Actuellement, une sélection des diagrammes astronomiques de Reynolds et Emslie peut être vue au David Rumsey Center dans la Green Library de l’université de Stanford, en Californie. 

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Horloge géographique et astronomique de Sheppard. Publié en 1844.

En plus des douze pages de Geological Diagrams, Emslie et Reynolds travaillèrent également ensemble à d’autres publications de représentations graphiques, d’atlas scolaires et de digrammes astronomiques. Emslie y montre par exemple les différences entre des horloges astronomiques et géographiques, la révolution de la terre autour du soleil et la surface topographique de la lune. Certaines des cartes astronomiques furent conçues pour inclure des effets de transparence, permettant à ceux qui les regardaient de mettre en évidence certains corps célestes et constellations en faisant passer une lampe derrière.

Actuellement, une sélection des diagrammes astronomiques de Reynolds et Emslie peut être vue au David Rumsey Center dans la Green Library de l’université de Stanford, en Californie. 

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Distribution des courants aériens et des vents dans le monde. Geological Diagrams.

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Distribution des courants aériens et des vents dans le monde. Geological Diagrams.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Carte géologique du monde.

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Carte géologique du monde.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Carte ethnographique présentant la distribution géographique de l’humanité. En bas de la carte, Emslie et Reynolds présentent également la distribution des principales religions, révélant que le monde reste alors majoritairement «païen»...  

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Carte ethnographique présentant la distribution géographique de l’humanité. En bas de la carte, Emslie et Reynolds présentent également la distribution des principales religions, révélant que le monde reste alors majoritairement «païen»… 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Diagramme géographique de la terre.

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Diagramme géographique de la terre.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Diagramme illustrant la révolution annuelle de la terre autour du soleil.

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Diagramme illustrant la révolution annuelle de la terre autour du soleil.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Carte transparente des ciels à la lattitude de la Grande-Bretagne publiée en 1851 dans Astronomical Diagrams.

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Carte transparente des ciels à la lattitude de la Grande-Bretagne publiée en 1851 dans Astronomical Diagrams.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Cette carte-ci est éclairée par l’arrière, mettant en évidence les principales étoiles. 

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Cette carte-ci est éclairée par l’arrière, mettant en évidence les principales étoiles. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Représentation téléscopique de la lune. On peut également faire passer de la lumière par l’arrière de la page pour distinguer plus de détails. 

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Représentation téléscopique de la lune. On peut également faire passer de la lumière par l’arrière de la page pour distinguer plus de détails. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Méthodes pour estimer la longitude. Publié en1851. 

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Méthodes pour estimer la longitude. Publié en1851. 

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Théorie des saisons. Publié en 1851. 

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Théorie des saisons. Publié en 1851.

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Lauren Young

Traduit par Felix de Montety

http://www.slate.fr

Un gigantesque glissement de terrain au large de l’Australie retracé


L’histoire de l’Australie pourrait avoir connu, il y a plus de 3 000 ans un glissement terrain issu d’un tremblement de terre et aurait provoquer tsunami
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Un gigantesque glissement de terrain au large de l’Australie retracé

 

Ce glissement de terrain, qui a été découvert... (Photo Australian Tourist Commission)

Ce glissement de terrain, qui a été découvert à 75 km au large d’Innisfail, localité de l’État du Queensland, a emporté 32 km carrés de matière, « soit environ 30 fois le volume d’Uluru », a-t-il ajouté en référence au célèbre rocher australien de 348 mètres de haut, qui est aussi connu sous le nom d’Ayers Rock (photo).

PHOTO AUSTRALIAN TOURIST COMMISSION

 

Agence France-Presse
Sydney

Les traces d’un gigantesque glissement de terrain sous-marin qui pourrait avoir provoqué un tsunami monumental il y a 300 000 ans ont été identifiées au large de l’Australie, ont annoncé mercredi des scientifiques australiens.

Cet effondrement du talus continental, probablement provoqué par un séisme, a été découvert de façon fortuite par des chercheurs réalisant une cartographie en trois dimensions des fonds marins dans la zone de la Grande Barrière de corail.

Ces scientifiques, qui avaient déjà repéré huit tertres sous-marins « au milieu de nulle part », ont découvert la vaste cavité dans le talus en reconstituant leur cartographie, a déclaré Robin Beaman de la James Cook University, un des auteurs de cette étude publiée dans le journal Marine Geology.

« Il y a cette gigantesque portion du talus continental qui manque, sur une longueur de 20 km et une profondeur de 8 km », a-t-il dit à l’AFP.

Ce glissement de terrain, qui a été découvert à 75 km au large d’Innisfail, localité de l’État du Queensland, a emporté 32 km carrés de matière, « soit environ 30 fois le volume d’Uluru », a-t-il ajouté en référence au célèbre rocher australien de 348 mètres de haut, qui est aussi connu sous le nom d’Ayers Rock.

La date du glissement de terrain a été estimée en datant les fossiles de coraux d’eau profonde retrouvés à plus d’un kilomètre de profondeur sur les tertres sous-marins. Le plus vieux a été daté à 302 000 ans.

Un tel glissement de terrain pourrait avoir engendré des vagues de tsunami de 27 mètres de haut, dont l’effet pourrait avoir été dissipé par la présence importante de récifs coralliens.

http://www.lapresse.ca

Des citrouilles pour cartographier les courants marins


Si c’est cela permet de mieux connaitre les courants marins, mieux vaut des citrouilles que les canards en plastique. Ce que je trouve intéressant, la population de la Nouvelle-Écosse peuvent participer à cette étude tout en recevant des informations sur le travail des océanographes
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Des citrouilles pour cartographier les courants marins

 

Il y a plusieurs avantages à utiliser la citrouille pour cartographier les courants marins.

Il y a plusieurs avantages à utiliser la citrouille pour cartographier les courants marins. Photo : iStock

Une équipe de chercheurs de la Nouvelle-Écosse travaille sur un projet à la fois sérieux, mais aussi ludique qui consiste à lancer des citrouilles à la dérive pour cartographier les courants marins.

Dans la première phase du projet, l’équipe de Luna Ocean Consulting cartographiera les courants marins à Grand Passage, en amont d’un déploiement potentiel d’hydroliennes pour produire de l’électricité avec la force des grandes marées.

La technique qui consiste à laisser dériver des corps organiques dans l’eau est très vieille, souligne l’océanographe et membre de l’équipe Thomas Roc.

L’innovation, c’est d’utiliser des drones, qui nous permettent de les suivre à la trace et de manière très, très précise et donc d’obtenir des mesures de qualité.

Thomas Roc, océanographe et membre de l’équipe Luna Ocean Consulting

En plus d’être une technique efficace, elle comporte plusieurs avantages.

« Ça nous permet de mettre ces flotteurs dans l’eau sans avoir à se soucier de les récupérer. Les citrouilles sont évidemment biodégradables, avec absolument aucun impact sur l’environnement et ont l’avantage d’être très peu onéreuses », indique Thomas Roc.

Une course de citrouilles

Pour intéresser la communauté à son projet, l’équipe de chercheurs organise une course de citrouilles dans le Grand Passage.

« C’est assez ludique comme activité. Ça va nous permettre d’expliquer aux gens ce qu’on fait », explique un des initiateurs du projet, l’océanographe Thomas Roc.

Les citoyens sont invités à se procurer une citrouille à Westport, Freeport ou Tiverton le 16 novembre. En soirée, une activité de décoration est organisée au Centre communautaire de Tiverton entre 18 h 45 et 20 h 45.

La course aura lieu à marée haute lors de la prochaine journée ensoleillée, a fait savoir l’équipe.

La cartographie peut sauver des vies

La cartographie des courants marins est utile dans plusieurs situations. Lors d’un déversement de pétrole dans l’océan, par exemple, elle permet de déterminer où le combustible fossile se propage.

Elle peut également sauver des vies humaines, par exemple à l’occasion d’un naufrage, les équipes de recherche et sauvetage peuvent déterminer la direction dans laquelle les gens ont dérivé.

Avec les informations de Jean-Albert Maire

http://ici.radio-canada.ca/