Le Saviez-Vous ► Les représentations de l’Afrique, de l’Antiquité au XIXe siècle


Depuis l’Antiquité, l’Afrique a eu des visiteurs de différents pays qui ont cartographier ce continent. Avec ces expéditions, le visage de l’Afrique a changé pour enfin le définir sa forme, ses frontières, telles que nous connaissons aujourd’hui.
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Les représentations de l’Afrique, de l’Antiquité au XIXe siècle


Isabelle Bernier

Historienne


Le continent africain n’a pas connu de véritable colonisation européenne avant les années 1850 : les Portugais installent des comptoirs de commerce le long de ses côtes ouest et est, entre 1440 et 1498 ; du XVIe au XVIIIe siècle, l’Afrique intègre les circuits coloniaux mondiaux avec la traite des esclaves mais ce territoire immense reste inconnu des Européens, malgré de très nombreuses tentatives de cartographie. 

Dès l’Antiquité gréco-romaine, on voit apparaître chez Eratosthène et Pline, la description d’un vaste continent limité au nord par la Méditerranée et à l’est par la mer Rouge. On émet l’hypothèse d’une jonction des mers occidentale et orientale à son extrémité sud. Le terme « Africa » est réservé à la partie nord de l’Afrique, les territoires sub-sahariens sont nommés « Aethiopia ». La province romaine d’Afrique s’étend sur les côtes de Libye, Tunisie et Algérie actuelles. Au IIe siècle de notre ère, Ptolémée fixe un modèle qui va dominer la géographie occidentale et arabe pendant tout le Moyen Âge : l’Afrique s’étend bien au-delà du Sahara et le sud du désert est bordé par un océan ; le continent se prolonge plus vers l’est que vers le sud. À l’intérieur des terres, sont mentionnées la Lybie au nord et l’Éthiopie au sud ; figure également le tracé du Nil.

Représentation du monde, carte datée de 1482, d'après le traité « Geographia » ou « Cosmographia » de Ptolémée rédigé vers 150. On aperçoit le continent africain à gauche du planisphère en brun clair. © Wikimedia Commons, domaine public

Représentation du monde, carte datée de 1482, d’après le traité « Geographia » ou « Cosmographia » de Ptolémée rédigé vers 150. On aperçoit le continent africain à gauche du planisphère en brun clair. © Wikimedia Commons, domaine public

Jusqu’au IVe siècle, des expéditions romaines ont lieu en Afrique sub-saharienne, en direction du lac Tchad et de l’Afrique de l’ouest (peut-être jusqu’au fleuve Sénégal). Ces expéditions sont menées par des groupes de militaires et de marchands dont la principale motivation est de sécuriser la route de l’or et des épices. Des objets romains ont été trouvés dans le Sahara, le long des routes caravanières occidentales : céramiques, verreries, bijoux et monnaies datant du IIe au IVe siècle.


Incursions chinoises en Afrique

Plus d’un siècle avant le passage du Cap de Bonne-Espérance par Bartolomeu Dias en 1488, ce sont les navigateurs chinois qui abordent les premiers les côtes de l’Afrique australe. La plus ancienne représentation cartographique connue de l’Afrique est le Da Ming Hun Yi Tu, « carte du grand empire Ming », gigantesque planisphère daté de 1389. Un navigateur chinois Zheng He nommé amiral des mers de l’Ouest par l’empereur, organise la première expédition impériale en 1405, avec plus de 300 vaisseaux et 30.000 hommes. La flotte sillonne les côtes de l’Asie (Vietnam, Indonésie, Sri Lanka, Inde, Yémen) et parvient jusqu’en Somalie et au Kenya. Les Chinois ont laissé très peu de témoignages de leur passage en Afrique : des poteries du XIIIe siècle et des inscriptions en caractères chinois ont été retrouvées en Afrique du Sud.

Carte du monde dessinée en Corée en 1402, s'inspirant du « Da Ming Hun Yi Tu » chinois de 1389. On aperçoit l'Afrique complètement à gauche (sous l'Europe), la Chine au milieu de la carte et le Japon à droite. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte du monde dessinée en Corée en 1402, s’inspirant du « Da Ming Hun Yi Tu » chinois de 1389. On aperçoit l’Afrique complètement à gauche (sous l’Europe), la Chine au milieu de la carte et le Japon à droite. © Wikimedia Commons, domaine public

La vision médiévale de l’Afrique

Le continent africain apparaît entièrement dans des cosmographies arabes et sur des mappemondes européennes du Moyen Âge. En fait, il s’agit de formes abstraites dont le tracé s’inspire de textes antiques et de récits de voyageurs. Les images que possèdent alors Européens et Arabes de l’Afrique demeurent très floues jusqu’au XVe siècle, par manque de connaissances géographiques du continent. Au Moyen Âge, ce qu’on appelle « Afrique » tient une importance plus grande dans l’imaginaire européen que dans la pensée arabe ; dans la culture latine, on pense le monde en trois parties : l’Europe, l’Asie et l’Afrique. En Orient, on divise le monde en climats donc l’Afrique n’est pas représentée comme un continent à part entière. Elle est séparée en deux, avec une prédominance donnée au nord et une tendance à étendre la côte est-africaine vers l’Inde.

Carte de l'Afrique inspirée de Ptolémée, par Sebastian Münster en 1554. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte de l’Afrique inspirée de Ptolémée, par Sebastian Münster en 1554. © Wikimedia Commons, domaine public

En dépit de son importance symbolique, l’Afrique est encore tronquée sur les cartes européennes : au XVe siècle, l’évolution scientifique qui précède les expéditions, métamorphose les représentations du monde. La géographie de Ptolémée a permis de faire avancer la thèse d’une réunion des océans Atlantique et Indien au sud de l’Afrique. En 1459, l’Italien Fra Mauro inspiré par les textes de voyageurs, donne un nouveau visage au monde tel qu’on le dessine à l’époque : l’océan Indien sert de limite à l’Afrique, à l’est et au sud.

Mappemonde de Fra Mauro en 1459 ; inversée par rapport à l'originale qui place le sud en haut de la carte. Bibliothèque nationale San Marco, Venise. © Wikimedia Commons, domaine public

Mappemonde de Fra Mauro en 1459 ; inversée par rapport à l’originale qui place le sud en haut de la carte. Bibliothèque nationale San Marco, Venise. © Wikimedia Commons, domaine public

La navigation portugaise le long des côtes ouest de l’Afrique à partir du XVe siècle, se traduit par un renouveau de la cartographie de ces régions : des cartes marines sur parchemin ou portulans, sont de plus en plus précises sur le tracé des côtes mais restent encore influencées par Ptolémée. Les Portugais s’installent sur la côte de Guinée au XVe siècle puis franchissent le cap de Bonne-Espérance et remontent vers la côte est avant 1498 (arrivée de Vasco de Gama à Goa en Inde).

Cartographie hypothétique d’un continent inconnu

La production portugaise du XVIe siècle sert de base aux représentations de l’Afrique jusqu’à la fin du XVIIe siècle. En parallèle, les cartographes de Venise enrichissent leurs publications d’informations sur l’Afrique intérieure : noms de peuples, toponymes… Vers 1600, les géographes parviennent à un accord global sur le tracé des côtes africaines mais l’immense territoire reste largement inconnu.

Les nouvelles explorations menées par les Européens en Afrique au XVIIe siècle sont très rares et la production cartographique, dominée par les géographes hollandais, évolue peu. La famille Blaeu réalise des cartes de l’Afrique centrale et australe : celle dessinée par Willem Blaeu en 1638, la « Nova descriptio Africae », est abondamment copiée.

Carte de l'Afrique dessinée par Willem Blaeu, édition colorisée de 1644. Exemplaire de 1638 à la Bibliothèque nationale de France. © Wikimedia Commons, domaine public

Carte de l’Afrique dessinée par Willem Blaeu, édition colorisée de 1644. Exemplaire de 1638 à la Bibliothèque nationale de France. © Wikimedia Commons, domaine public

Au XVIIIe siècle, l’esprit scientifique des Lumières incite les cartographes à retirer les données hypothétiques, ce qui fait réapparaître de vastes zones blanches au cœur de l’Afrique. En 1749, Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville publie une carte du continent africain au tracé épuré, œuvre qui fera référence pendant près d’un siècle.

Carte de l'Afrique réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d'Anville en 1749. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Carte de l’Afrique réalisée par Jean-Baptiste Bourguignon d’Anville en 1749. Bibliothèque nationale de France. © gallica.bnf.fr, BnF

Les visées impérialistes des puissances européennes au XIXe siècle vont multiplier les explorations vers les terres intérieures de l’Afrique. L’expédition de Bonaparte dès 1798, permet aux Français de cartographier l’Egypte et le Levant (Proche-Orient). La question des sources du Nil intriguent les géographes depuis l’Antiquité et va pousser de nombreux voyageurs à explorer le continent africain : David Livingstone, Henry Stanley… Soutenus par les sociétés savantes européennes, ces explorateurs accélèrent la connaissance de l’Afrique intérieure. L’expédition de Stanley en 1874-1877 résout la plupart des questions cartographiques sur le Haut-Nil et le Congo. 

« Carte générale de l'Afrique d'après les dernières découvertes », dessinée par Georges Andriveau Goujon en 1880. Bibliothèque de l'université de Princeton, département des cartes. © Wikimedia Commons, domaine public

« Carte générale de l’Afrique d’après les dernières découvertes », dessinée par Georges Andriveau Goujon en 1880. Bibliothèque de l’université de Princeton, département des cartes. © Wikimedia Commons, domaine public

La remise à plat des cartes européennes de l’Afrique culmine avec la conférence de Berlin de 1884 et son découpage des frontières africaines, c’est la victoire de l’impérialisme européen : l’Afrique doit être explorée pour être occupée. La géographie de la fin du XIXe siècle s’en ressent : l’intérêt se porte vers les questions de frontières et d’exploitation des territoires. La fabrication des cartes entre dans le domaine des états : c’est le bureau de cartographie de l’armée française qui publie la première carte générale détaillée du continent africain en 1888.

À noter

Les Africains se sont représenté leur territoire et ses limites mais les cartes ont été tracées sur des supports non pérennes ; ces représentations africaines de l’espace ont existé sous une forme dont on n’a plus de trace aujourd’hui.

https://www.futura-sciences.com/

Le Saviez-Vous ► Voici quelques incroyables cartes et infographies du XIXe siècle


De vieilles cartes faites entre 1849 et 1851 par messieurs John Emslie et James Reynolds dans un but scientifique, mais impliquant aussi la créativité. Des cartes illustrant des montagnes, des rivières, des monuments et autres à travers le monde. Un travail qui devait être titanesque pour l’époque
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Voici quelques incroyables cartes et infographies du XIXe siècle

 

Vous êtes-vous déjà demandé quel est le volcan actif le plus élevé? Avez-vous déjà voulu comparer la taille des sommets les plus hauts et des plus longs fleuves du monde? John Emslie et James Reynolds l’ont fait. Entre 1849 et 1851, l’illustrateur topographique et graveur Emslie et l’éditeur Reynolds conçurent des diagrammes scientifiques représentant ces formes géographiques dans un grand livre de douze pages intitulé Geological Diagrams. A l’époque, les illustrateurs et cartographes contribuaient beaucoup au développement de l’accessibilité et de la visibilité de la recherche scientifique en créant des cartes, des illustrations et diagrammes représentant les curiosités naturelles ou conçues par l’homme réparties partout dans le monde.

Principaux sommets des Îles britanniques. Issu de Geological Diagrams.

 

Dans My Modern Met, Sara Barnes raconte comment Emslie et Reynolds ont pris «des chiffres et des détails scientifiques précis pour fabriquer une image qui est belle à regarder et facile à comprendre». A moitié créations artistiques, à moitié tableaux de données, ces œuvres sont des infographies scientifiques pionnières qui peuvent être considérées comme les fondations des diagrammes éducatifs d’aujourd’hui.

 

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Principaux sommets des Îles britanniques. Issu de Geological Diagrams.

Dans My Modern Met, Sara Barnes raconte comment Emslie et Reynolds ont pris «des chiffres et des détails scientifiques précis pour fabriquer une image qui est belle à regarder et facile à comprendre».

 A moitié créations artistiques, à moitié tableaux de données, ces œuvres sont des infographies scientifiques pionnières qui peuvent être considérées comme les fondations des diagrammes éducatifs d’aujourd’hui.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Sur cette carte, Phénomènes des volcans et tremblements de terre, les cartographes John Emslie et James Reynolds présentent la situation et la taille de tous les volcans actifs au milieu du XIXe siècle.

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Sur cette carte, Phénomènes des volcans et tremblements de terre, les cartographes John Emslie et James Reynolds présentent la situation et la taille de tous les volcans actifs au milieu du XIXe siècle.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Ce diagramme compare différentes cascades à travers le monde, présentant la cascade de Gavarnie en France comme la plus haute de toutes avec ses quelque 400 mètres. Issu de Geological Diagrams.

 

Le XIXe siècle fut marqué par d’importantes découvertes scientifiques, de la première observation de Neptune aux théories de l’évolution. Dès le début du siècle, lorsqu’Alexander von Humboldt créa ce qui est considéré aujourd’hui comme les premières infographies, cartographes et éditeurs conçurent une large gamme de représentations vivantes pour expliquer au grand public ces idées nouvelles et complexes. La société d’édition de Reynolds à Londres imprima une très grande quantité de documents durant les trois décennies que dura sa carrière, répondant à la demande populaire en matière d’informations scientifiques et technologiques. Reynolds travaillait avec plusieurs cartographes et graveurs, mais Emslie fut un de ses principaux collaborateurs. Ils produisirent ensemble de nombreuses infographies et cartes, et furent tous deux élus à la Royal Geographical Society de Londres, institution dédiée à la production de données géographiques et cartographiques précises. L’attrait et le charme de leur travail viennent d’une combinaison de maîtrise formelle des techniques cartographiques, de connaissances scientifiques et d’intuition artistique.    

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Ce diagramme compare différentes cascades à travers le monde, présentant la cascade de Gavarnie en France comme la plus haute de toutes avec ses quelque 400 mètres. Issu de Geological Diagrams.

Le XIXe siècle fut marqué par d’importantes découvertes scientifiques, de la première observation de Neptune aux théories de l’évolution. Dès le début du siècle, lorsqu’Alexander von Humboldt créa ce qui est considéré aujourd’hui comme les premières infographies, cartographes et éditeurs conçurent une large gamme de représentations vivantes pour expliquer au grand public ces idées nouvelles et complexes. La société d’édition de Reynolds à Londres imprima une très grande quantité de documents durant les trois décennies que dura sa carrière, répondant à la demande populaire en matière d’informations scientifiques et technologiques. Reynolds travaillait avec plusieurs cartographes et graveurs, mais Emslie fut un de ses principaux collaborateurs. Ils produisirent ensemble de nombreuses infographies et cartes, et furent tous deux élus à la Royal Geographical Society de Londres, institution dédiée à la production de données géographiques et cartographiques précises. L’attrait et le charme de leur travail viennent d’une combinaison de maîtrise formelle des techniques cartographiques, de connaissances scientifiques et d’intuition artistique.   

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Plan panoramique des principaux fleuves et lacs, issu de Geological Diagrams.

 

Colorisé à la main et très détaillé, Geological Diagrams, publié par Emslie et Reynolds en 1851, est l’une de leurs nombreuses publications. Des cartes y représentent la distribution des plantes, des courants aériens et des religions, tandis que des tableaux y figurent ingénieusement les plus grands fleuves, sommets, cascades et même les constructions les plus célèbres.

Une carte panoramique des principaux fleuves et lacs présente par exemple côte à côte une sélection des plus longs cours d’eau de la planète, comparant le Colorado, le Rhin, le Nil et l’Amazone. Chacun d’entre eux est ponctué par les villes qu’il traverse. Au-dessus de l’alignement de fleuves sont comparés différents lacs, notamment, la mer morte, la mer caspienne, le lac Léman et le lac Erie. On perçoit mieux par cette vue la taille de la «mer» Caspienne et de la mer Noire.

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Plan panoramique des principaux fleuves et lacs, issu de Geological Diagrams.

Colorisé à la main et très détaillé, Geological Diagrams, publié par Emslie et Reynolds en 1851, est l’une de leurs nombreuses publications. Des cartes y représentent la distribution des plantes, des courants aériens et des religions, tandis que des tableaux y figurent ingénieusement les plus grands fleuves, sommets, cascades et même les constructions les plus célèbres.

Une carte panoramique des principaux fleuves et lacs présente par exemple côte à côte une sélection des plus longs cours d’eau de la planète, comparant le Colorado, le Rhin, le Nil et l’Amazone. Chacun d’entre eux est ponctué par les villes qu’il traverse. Au-dessus de l’alignement de fleuves sont comparés différents lacs, notamment, la mer morte, la mer caspienne, le lac Léman et le lac Erie. On perçoit mieux par cette vue la taille de la «mer» Caspienne et de la mer Noire.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Cette vue des principales constructions du monde compare divers monuments, notamment le Panthéon, Notre-Dame et la pyramide de Khéops. Issu de Geological Diagrams. 

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Cette vue des principales constructions du monde compare divers monuments, notamment le Panthéon, Notre-Dame et la pyramide de Khéops. Issu de Geological Diagrams. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Horloge géographique et astronomique de Sheppard. Publié en 1844.

 

En plus des douze pages de Geological Diagrams, Emslie et Reynolds travaillèrent également ensemble à d’autres publications de représentations graphiques, d’atlas scolaires et de digrammes astronomiques. Emslie y montre par exemple les différences entre des horloges astronomiques et géographiques, la révolution de la terre autour du soleil et la surface topographique de la lune. Certaines des cartes astronomiques furent conçues pour inclure des effets de transparence, permettant à ceux qui les regardaient de mettre en évidence certains corps célestes et constellations en faisant passer une lampe derrière.

Actuellement, une sélection des diagrammes astronomiques de Reynolds et Emslie peut être vue au David Rumsey Center dans la Green Library de l’université de Stanford, en Californie. 

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Horloge géographique et astronomique de Sheppard. Publié en 1844.

En plus des douze pages de Geological Diagrams, Emslie et Reynolds travaillèrent également ensemble à d’autres publications de représentations graphiques, d’atlas scolaires et de digrammes astronomiques. Emslie y montre par exemple les différences entre des horloges astronomiques et géographiques, la révolution de la terre autour du soleil et la surface topographique de la lune. Certaines des cartes astronomiques furent conçues pour inclure des effets de transparence, permettant à ceux qui les regardaient de mettre en évidence certains corps célestes et constellations en faisant passer une lampe derrière.

Actuellement, une sélection des diagrammes astronomiques de Reynolds et Emslie peut être vue au David Rumsey Center dans la Green Library de l’université de Stanford, en Californie. 

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Distribution des courants aériens et des vents dans le monde. Geological Diagrams.

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Distribution des courants aériens et des vents dans le monde. Geological Diagrams.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Carte géologique du monde.

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Carte géologique du monde.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Carte ethnographique présentant la distribution géographique de l’humanité. En bas de la carte, Emslie et Reynolds présentent également la distribution des principales religions, révélant que le monde reste alors majoritairement «païen»...  

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Carte ethnographique présentant la distribution géographique de l’humanité. En bas de la carte, Emslie et Reynolds présentent également la distribution des principales religions, révélant que le monde reste alors majoritairement «païen»… 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Diagramme géographique de la terre.

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Diagramme géographique de la terre.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Diagramme illustrant la révolution annuelle de la terre autour du soleil.

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Diagramme illustrant la révolution annuelle de la terre autour du soleil.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Carte transparente des ciels à la lattitude de la Grande-Bretagne publiée en 1851 dans Astronomical Diagrams.

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Carte transparente des ciels à la lattitude de la Grande-Bretagne publiée en 1851 dans Astronomical Diagrams.

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Cette carte-ci est éclairée par l’arrière, mettant en évidence les principales étoiles. 

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Cette carte-ci est éclairée par l’arrière, mettant en évidence les principales étoiles. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAP COLLECTION

Représentation téléscopique de la lune. On peut également faire passer de la lumière par l’arrière de la page pour distinguer plus de détails. 

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Représentation téléscopique de la lune. On peut également faire passer de la lumière par l’arrière de la page pour distinguer plus de détails. 

Crédit: COURTESY DAVID RUMSEY HISTORICAL MAPS COLLECTION

Méthodes pour estimer la longitude. Publié en1851. 

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Méthodes pour estimer la longitude. Publié en1851. 

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Théorie des saisons. Publié en 1851. 

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Théorie des saisons. Publié en 1851.

Crédit: WELLCOME LIBRARY/CC BY 4.0

Lauren Young

Traduit par Felix de Montety

http://www.slate.fr

Voir une carte du XVIIe siècle «arrivée en boule» être restaurée a quelque chose de relaxant


C’est extraordinaire de voir la restauration d’une carte du XVIIe siècle qui est dans un piteux état reprendre vie dans les mains d’experts
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Voir une carte du XVIIe siècle «arrivée en boule» être restaurée a quelque chose de relaxant

 

 

Comment une boule de tissu devient un vestige du XVIIe siècle.

Quand une carte datant du XVIIe siècle est arrivée en boule à la Bibliothèque Nationale d’Écosse, une petite équipe s’est mise en tête de la restaurer.

«J’étais horrifiée, je n’avais jamais vu quoi que ce soit dans un état si détérioré. Je pensais que l’on ne travaillerait pas dessus», raconte Paula Williams conservatrice à la Bibliothèque Nationale d’Écosse.

Mais si rien que toucher à cette carte sans la détruite semblait quasi-impossible, l’équipe de la Bibliothèque Nationale a finalement trouvé un moyen de sauver cette vieille carte et en restaurer petit à petit une très grande partie.

«La transformation est vraiment impressionnante, ils ont pris ce qui était concrètement des ordures et ont réussi à rassembler tous les petits morceaux de tissu et de papier et essentiellement sauver l’histoire», résume Gizmodo, qui a repéré les vidéos.

Vous pouvez regarder le processus étrangement relaxant et filmé par Trina Mckendrick un peu plus haut, ou cliquer ici, pour en savoir plus sur toute l’histoire de cette carte.

http://www.slate.fr/

Le Saviez-Vous ► La carte du monde des canards en plastique


Vous souvenez de cet naufrage insolite de jouets de bain qui se sont mis à naviguer un bain plus grand que ce qui était vraiment prévu ? Ce fut une belle opportunité pour les scientifiques d’étudier les courants marins
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La carte du monde des jouets en plastique pour le bain.

 

Le 10 Janvier 1992, un conteneur avec environ 29 000 jouets en plastique (canards, tortues, castors et grenouilles) fabriqués en Chine tombe à l’eau.En plein milieu de l’océan pacifique, à 44ºN, 178ºE, pour être exact.

Depuis, ils ont continué leur voyage, porté par les courants marins, et on les retrouve régulièrement à différents endroit du globe. Certains ont été retrouvés après un trajet de plus de 10 ans et 27 000 km. En fait, les océanographes s’en sont même servi pour étudier les courants marins.

La carte du monde des canards en plastique La carte du monde des canards en plastique

  • 1992 (16 novembre) : Arrivée des premiers canards en Alaska.
  • 2000. Les voila qui débarquent sur la cote Est américaine.
  • 2003. La marque First Years offre $100 en bons d’achat à ceux qui retrouvent un des canards marqués (il y’a une référence) et qui aurait fait le voyage jusqu’en Atlantique nord.
  • 2007. : Des canards sont recueillis sur les côtes britanniques, comme prévu par les océanographes.

http://www.unecartedumonde.fr/

http://secouchermoinsbete.fr/

Le Saviez-vous ►Pourquoi sur les cartes géographiques le nord est-il toujours en haut ?


Avec le temps, les cartes géographiques ont changé de celle que nous connaissons aujourd’hui. D’ailleurs sur un autre billet, on peut voir des cartes du monde de différentes époques.
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Pourquoi sur les cartes géographiques le nord est-il toujours en haut ?

 

Carte de Ptolémée © Bibliothèque Royale de Belgique

. La question est moins anecdotique qu’il n’y parait. Tout d’abord, il faut une convention. Malgré le GPS, quelle pagaille ce serait si chacun choisissait son propre repère ! Une constante revient chez les cartographes : placer au centre ce qu’ils considèrent comme le plus important. Légitime.

Un des plus grands savants du monde antique, Ptolémée, n’agit pas autrement lorsqu’il fixa, vers 150 après J.-C., les règles qui devaient permettre à tout géographe de continuer la description du monde connu. Il plaça donc l’Égypte au milieu de ses cartes et, en scientifique, détermina certaines conventions –attribution de coordonnées à tous les points connus, par exemple, en choisissant l’équateur comme base de la latitude.

En pleine ère chrétienne, il fallait bien respecter les convenances et mettre le paradis en haut de carte !

Mais au Moyen Âge, la donne a changé. En pleine ère chrétienne, il fallait bien respecter les convenances et mettre le paradis en haut de carte ! Sauf que le Paradis était aussi traditionnellement censé se trouver à l’Est, vers cet Orient mystérieux. C’était également la grande époque des croisades et du commerce des épices. L’Est, placé en haut de carte, devint donc le nouveau repère ; c’est de là que vient l’expression « s’orienter ». Donc toutes les cartes ont été orientées ainsi.

Pourquoi cette tradition n’a-t-elle pas perduré ? Pour deux raisons. Tout d’abord, comme la terre tourne sur un axe est-ouest, la référence serait sans cesse en rotation. Et puis surtout, à cause d’une invention révolutionnaire, vers 1300 : la boussole. Le nord magnétique et le nord géographique (où convergent les méridiens) n’étant pas très éloignés, le Nord redevient la référence absolue et commune, notamment sous l’impulsion des navigateurs. L’aiguille de la boussole n’indique pas l’Est ou l’Ouest, mais le Nord ou le Sud. Ajoutez à cela qu’on avait un moyen très facile et sûr de retrouver le nord : l’étoile Polaire (sans oublier la mousse sur les arbres, mais c’est une autre histoire…). Bref, de très bonnes raisons de revenir au système de Ptolémée…

Sans oublier que les cartographes se trouvaient justement dans l’hémisphère nord. On n’est jamais mieux servi que par soi-même. Jusqu’à preuve du contraire… 

http://www.franceinfo.fr

Le Saviez-vous ►L’ORIGINE DE 11 PRODUITS DE TOUS LES JOURS


La carotte n’a pas été a l’origine orange … les mocassins ne viennent pas des amérindiens … toutes ces chose que l’on connait bien mais que nous ne savons pas grand chose de l’origine de ces produits
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L’ORIGINE DE 11 PRODUITS DE TOUS LES JOURS

 

Apprenez d’où viennent le denim, les limes, le café et plus de choses encore.

Par Joseph K. Vetter et Eamonn Fingleton

Denim

Crédit photo: Thinkstock/goodshoot

Commençons par l’origine d’une icône américaine: le jeans. Lorsque vous remontez dans le temps, vous vous rendez compte que le denim est plus ancien que les cow-boys et les prairies. Il est apparu sur les métiers des tisserands français du XVIe siècle, à Nîmes (de Nîmes a donné denim).

Mocassins

Avant que le mocassin ne soit la chaussure de choix des adolescents américains des années 50, les producteurs laitiers norvégiens portaient des mocassins de cuir sans lacet dans les enclos à bétail. En s’inspirant du modèle local, un cordonnier de l’endroit a mis sur le marché une chaussure sans lacet. Bass a lancé sa version de ce classique norvégien en 1936 aux États-Unis. Aujourd’hui, les mocassins se retrouvent aux pieds des amateurs de loisirs partout dans le monde.

Chapeau panama

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009.

Le panama vient de l’Équateur. Tissé à partir de la paille de toquilla, une plante, ce couvre-chef poids plume, à large bord, fournit une protection idéale contre l’ardent soleil tropical. Pourquoi l’appeler panama, alors? Ce chapeau est parti d’Amérique du Sud à destination de l’Europe et de l’Amérique du Nord : il tire son nom des ports du Panama d’où il était expédié. Le chapeau panama est devenu à la mode, lorsque le président Teddy Roosevelt en a porté un pendant une visite au canal de Panama.


 

Poker

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009.

Bien qu’il revendique de nombreux ancêtres, dont le jeu allemand de pochen, la poque française, et peut-être un jeu iranien, le nas, le poker comme nous le connaissons est né aux États-Unis. De l’ancienne ville française de La Nouvelle-Orléans, il a voyagé vers le nord à bord des légendaires bateaux du Mississippi au début du XIXe siècle et s’est répandu dans l’ensemble du pays. Dans les années 1830, le jeu de 20 cartes est passé à 52 pour accueillir plus de joueurs et, finalement, faire perdre leur chemise à plus de gens que la Grande Dépression.

Alcool

 

Crédit photo: thinkstock/iStockphoto


 

Des vignerons de l’âge de pierre écrasaient le raisin dans ce qui est maintenant la Turquie et l’Arménie, 6000 ans avant notre ère. Les Sumériens et les Égyptiens brassaient de la bière en grande quantité, 3500 ans avant notre ère. Toutefois, c’est un alchimiste du VIIIe siècle, vivant dans ce que nous appelons maintenant l’Irak, qui a inventé le procédé de distillation par chauffage de liquides fermentés, qui sert à la fabrication des spiritueux. Depuis, le cocktail fait joie et chaos dans le monde entier. Malheureusement, le remède à la gueule de bois a été perdu.

Lime

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009

La lime, originaire d’Indonésie et de Malaisie, a d’abord été cultivée en Asie du Sud-Est et en Inde. Les commerçants arabes ont répandu cet agrume qui a trouvé son chemin jusqu’en Europe au cours des Croisades. Puis, des colonisateurs espagnols ont apporté la lime au Nouveau Monde où elle a connu un vif succès.


 

Fourchette

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009

Alors que les Grecs de l’Antiquité utilisaient un outil à deux broches pour tailler et servir la viande, des potentats du Moyen-Orient, au VIIe siècle, furent les premiers à porter des fourchettes à leurs lèvres. Vers le XIe siècle, la première fourchette a atteint une table vénitienne dans la main d’une princesse byzantine, au grand dam des prêtres qui soutenaient que Dieu a inventé les doigts pour manger. Il a fallu plus de 500 ans aux Italiens pour adopter cet ustensile, ce qui soulève la question : « Comment enroulaient-ils les pâtes avant? »

 

Café

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009.

Dès l’an 1000, les Éthiopiens mâchaient les grains et les baies du caféier pour leurs effets stimulants. Le Yémen proche a été le premier à cultiver et à rôtir les fèves pour les faire infuser; les mystiques soufis l’utilisaient pour renforcer leur expérience spirituelle. Le café était expédié dans le monde arabe depuis le port yéménite de Moka. Il a atteint l’Europe au XVIIe siècle.

Carottes orange

 

Crédit photo: Thinkstock/stockbyte

Il y a 5000 ans, les Afghans mangeaient des carottes pourpres. Depuis lors, les carottes ont été cultivées en une grande variété de couleurs et de tailles : petites, moyennes et grandes – une variété asiatique fait 1 m (3 pi) de long. Le légume moderne, la nourriture favorite de Jeannot Lapin, a probablement été développé par les Hollandais, au XVIIe siècle et, depuis, ajoute du croquant aux plateaux garnis et fait virer à l’orange le teint de ceux qui en mangent trop.

Chocolat

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009.

Les Mayas du Honduras cultivaient les fèves de cacao pour fabriquer du chocolat Ils écrasaient les fèves, les mélangeaient à de l’eau, du maïs, parfois même à du piment, pour faire un breuvage amer qu’ils trouvaient délicieux. Les colons européens étaient moins qu’enthousiasmés par cette boisson quand ils sont arrivés dans le Nouveau Monde. Mais lorsque les explorateurs espagnols ont apporté la boisson chocolatée en Europe et qu’on y a ajouté du sucre, tout a changé! Les Européens n’en avaient jamais assez. La société britannique JS Fry & Sons a fabriqué les premières tablettes de chocolat au milieu du XIXe siècle.

Sucre

 

Crédit photo: Jupiterimages Corporation, 2009.

La canne à sucre a d’abord été cultivée en Inde pour faire du sucre en cristaux, il y a plus de 3000 ans (la canne à sucre elle-même est originaire de Nouvelle-Guinée où on la mâchait). Cette gâterie est arrivée en Perse vers 500 av. J.-C., mais l’Europe est restée sans sucre jusqu’à ce que les Arabes l’introduisent en Espagne, 1200 ans plus tard. Même alors, le sucre était trop cher pour les gens ordinaires. Lorsque les prix sont finalement tombés et que la soif pour les boissons stimulantes a crû, le sucre s’est popularisé. Dès le XVIIIe siècle, il était devenu un aliment de base en Occident et notre tour de taille n’est plus le même depuis lors.

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Le Saviez-vous ►La carte du monde des zones couvertes par google street view


Malgré certains aléas, aller sur Google map pour trouver une adresse et le moyen de s,y rendre tout en se trouvant des points de repères est très pratique .. surtout quand une personne comme moi se perds dans un verre d’eau …  Cependant, il n’est pas possible de faire la même chose dans certains pays
Nuage

 

La carte du monde des zones couvertes par google street view

 

Google street view est un service qui permet d’afficher une photo de l’adresse recherchée.

La première fois qu’on découvre la chose, c’est relativement impressionnant, et ça fait toujours son petit effet de se dire que quelqu’un est passé devant sa maison et a mitraillé de photos l’endroit.

Le service est devenu en quelques années très populaire, un peu comme google maps (auquel il est intégré). C’est l’une de ces petites choses que l’on retourne voir régulièrement, par exemple pour savoir reconnaître quand on arrivera à un endroit ou on à prévu de se rendre prochainement.

Mais le service est loin d’être disponible partout dans le monde.

carte du monde des zones couvertes google street view carte du monde des zones couvertes google street view  (cliquer sur l’image pour agrandir)

Comme on pouvait s’en douter, ce sont surtout les pays développés qui en bénéficient, et même si le but de google est probablement de couvrir la terre entière, cette carte du monde des zones couvertes par google street view nous montre qu’il reste encore du travail avant d’y arriver. L’Inde, la Russie, la Chine…

Sur le continent africain par exemple, google street view n’est disponible qu’en Afrique du sud

En Amérique du sud, il est disponible dans la plupart des zones densément peuplées du Brésil, ainsi que dans une toute petite partie du Chili


Mais la carte de l’Europe est encore plus surprenante, puisque l’on remarque tout de suite que l’Allemagne est très peu couverte par google street view. C’est du au fait que le gouvernement allemand mais aussi les internautes ont largement freinées les choses, préoccupés par l’aspect intrusif et le non respect de la vie privée.

carte d'europe zones couvertes par google street view carte d’Europe zones couvertes par google street view  (cliquer sur l’image pour agrandir)

En Allemagne, les gens sont autorisés à demander le retrait de leur adresse du service, et apparemment beaucoup l’ont fait.En avril 2011, Google a donc abandonné le développement de google street view en Allemagne, tout en y laissant les photos déjà prises et qui n’ont pas reçu de demandes de suppressions.

On remarque aussi que toute l’Europe de l’est n’est pas prise en photo, ainsi que le Portugal qui manque encore à l’appel.

Via le Washington post

 

http://www.unecartedumonde.fr