Voici pourquoi votre paupière tremble parfois


La paupière qui tremble est désagréable mais généralement anodine. Il peut s’agir d’une carence ou bien un indice qu’on ingère trop de caféine ou simplement une grande fatigue. Des cas plus rares, il peut annoncer des maladies plus graves, mais seule un médecin peut le confirmer
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Voici pourquoi votre paupière tremble parfois

 

Voici pourquoi votre paupière tremble parfois

Le 26 février 2018.

Vous avez la paupière qui tremble ? Cela arrive souvent et, rassurez-vous, dans la plupart des cas, c’est totalement anodin.

Une fatigue passagère ou une carence en magnésium

C’est une sensation très étrange qui ne vous est sans doute pas inconnue. Soudainement, votre paupière se met à trembler, de manière presque imperceptible, comme si elle vibrait à toute vitesse. Puis, tout aussi soudainement, ce tremblement disparaît, parfois après quelques secondes, parfois après plusieurs minutes.

En termes médicaux, ces tremblements portent le nom de « fasciculation ». Ces tressautements musculaires sont quasiment tout le temps bénins et apparaissent lorsqu’une personne présente une forte anxiété, une carence en certains nutriments, notamment en magnésium, ou consomme simplement trop de caféine. Cela peut également survenir après un exercice physique intense.

Les tremblements de la paupière peuvent-ils être graves ?

Si ces tremblements anodins persistent, ils peuvent être traités facilement par un peu de repos, du calme ou une cure de magnésium. Cependant parfois, ils sont symptomatiques de pathologies beaucoup plus lourdes et en cas de doute, des examens approfondis doivent être envisagés.

Ainsi, les tremblements de la paupière peuvent, dans des cas beaucoup plus rares, être associés à certaines maladies auto-immunes comme le syndrome d’Isaac, ou certaines affections du système nerveux comme une sclérose latérale amyotrophique, une myopathie, une amyotrophie spinale ou encore la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

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La mode du sans gluten n’est pas sans danger


C’est une bonne chose qu’il existe plus de produit sans gluten pour ceux qui souffrent de la maladie coeliaque, intolérance ou allergie au gluten, mais les autres sans avis médical devraient s’abstenir de changer cette mode sans gluten, il y a des risques de carence, des maladie cardiovasculaire.
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La mode du sans gluten n’est pas sans danger

 

Les aliments sans gluten ne seraient pas une alternative plus saine à ceux qui en contiennent. © thinkstock.

Selon une récente étude, les gens qui n’ont pas d’intolérance au gluten n’auraient aucun intérêt à s’en priver. Pire encore, cela pourrait s’avérer mauvais pour la santé et créer des carences.

Les aliments estampillés « sans gluten » ont envahi les rayons de nos supermarchés, et de plus en plus de gens se découvrent une intolérance à cette protéine contenue dans de nombreuses céréales, comme le blé, l’avoine ou l’orge. Mais selon une étude de l’Université de Hertfordshire, au Royaume-Uni, les personnes en bonne santé n’ayant pas été diagnostiquées comme étant intolérantes n’auraient aucun intérêt à arrêter le gluten.

Les chercheurs ont comparé les informations nutritionnelles de plus de 1.700 produits et ont constaté que les aliments « sans gluten » contiennent plus de sel, de sucre et de graisses saturées que les produits classiques. De plus, la consommation continue de tels aliments quand ce n’est pas une nécessité augmenterait les risques de maladies cardiovasculaires.

« Il est peu probable que les aliments sans gluten soient une alternative plus saine que les aliments ordinaires, sauf pour les personnes qui ont besoin d’un tel régime en cas de pathologie médicalement diagnostiquée », peut-on notamment lire dans le rappport.

Des produits plus coûteux

Les chercheurs ont également mis en évidence le coût que peut engendrer un tel régime. Au Royaume-Uni, les aliments sans gluten sont en moyenne 159% plus chers que les autres.

Si vous désirez tout de même vous lancer dans un régime sans gluten, vous pouvez le faire, à condition de tirer une croix sur les produits industriels. Le quinoa, la patate douce, et les fruits et légumes frais sont garantis sans gluten et bons pour la santé.

http://www.7sur7.be

Ne faites pas comme la grand-mère d’Alexandre Jardin: n’essayez pas de maigrir en avalant un ver solitaire


Comment maigrir sans changer ses habitudes alimentaires que ce soit de la malbouffe et en grande quantité ? Ingéré des oeufs de ténia  pour que les vers solitaire puissent gober les calories que vous avalez, cela vous tente ? C’est un traitement qui n’est pas nouveau, par contre, il y a des effets secondaires pas très commodes et quand on réussit à s’en débarrasser, on reprend du poids .. Bref, c’est une très mauvaise idée
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Ne faites pas comme la grand-mère d’Alexandre Jardin: n’essayez pas de maigrir en avalant un ver solitaire

 

Le scolex d'un Tenia solium | via Wikicommons CC License by

Le scolex d’un Tenia solium | via Wikicommons CC License by

Cécilia Léger

Alexandre Jardin semble en regretter la «folle liberté» d’antan. Mais attention si perdre du poids grâce à un ténia semble cumuler plusieurs avantages, cette méthode reste très dangereuse.

 

Réussir à perdre du poids sans manger moins, c’est bien. Maigrir tout en pouvant s’enfiler des plâtrées de lasagnes, c’est encore mieux. Il suffirait pour cela d’ingérer un ver solitaire, qui se chargerait d’absorber toutes les calories ingérées. Pendant ce temps, la personne dans laquelle il loge pourrait s’empiffrer sans compter. Et voir sa ligne s’affiner. Pourtant, se débarrasser de quelques kilos grâce au ténia est une très mauvaise idée. Et elle ne date pas d’hier.

La pratique est née au XIXe siècle, à l’époque victorienne, quand les standards de beauté féminin valorisaient des femmes à la taille de guêpe, et ce à n’importe quel prix. Les femmes avalaient alors des œufs de ténia, le laissaient grandir en elles et maigrissaient sans effort. Sur Facebook, l’écrivain Alexandre Jardin, à la suite d’une drôle d’anecdote impliquant sa grand-mère et la maîtresse de son mari, a regretté la disparition de cette «folle liberté» d’évoluer dans une vie romanesque.

Pourtant, aujourd’hui, la méthode utilisée est toujours la même. Sur internet, il est facile de se procurer des œufs de ce genre. Même Khloe Kardashian y a pensé. Dans un épisode de «L’Incroyable famille Kardashian», elle émet l’idée d’héberger un ténia dans son intestin. Face au scepticisme de demi-sœur Kylie Jenner, on voit Khloe rétorquer:

«Tu sais à quel point tu peux devenir maigre? J’ai regardé sur Google si je pouvais vraiment m’en procurer.»

Très vite, des carences et une sensation d’épuisement

Autant vous le dire tout de suite, Khloe n’a pas idée de ce qui l’attend. Miser sur un ténia pour éliminer les excès alimentaires est une très mauvaise idée. Philippe Godeberge, gastro-entérologue et auteur du livre Qu’est-ce que tu as dans le ventre, est formel.

«Déjà, c’est très dangereux. J’irais même jusqu’à dire que c’est une véritable folie. La personne risque de maigrir énormément. Dans tous les cas, elle s’expose à de grosses carences. Il faut bien s’imaginer que ver pompe tout le capital d’oligo-éléments de la nourriture consommée.»

Car si l’amaigrissement n’est pas garanti, l’épuisement, lui, ne se fait pas attendre. Fixé sur la paroi de l’intestin grêle grâce à ses quatre ventouses, le ténia devient adulte en seulement trois mois et voit son corps formé de petits s’allonger de plusieurs mètres. Danièle, qui habite à Bourges, en a souffert lorsqu’elle était adolescente.

«J’étais une jeune fille plutôt mince donc je dois dire que je n’ai pas remarqué de différence au niveau de ma corpulence. Mais j’étais extrêmement fatiguée, comme quand on s’assoupit à l’heure de la sieste. En temps normal, j’étais vraiment une adolescente débordante d’énergie. Là, je me sentais complètement vidée, comme en hypoglycémie. Je m’endormais en cours et mes parents pensaient que je faisais de l’anémie.»

« Je peux vous assurer que c’est la plaie d’évacuer ce truc qui n’en finit pas»

 

Ensuite, les effets secondaires sont nombreux. En plus des douleurs abdominales et des nausées, Danièle se souvient de détails peu ragoûtants:

«J’avais de fortes démangeaisons au niveau de l’anus. Et je retrouvais toujours des sortes d’anneaux au fond de la culotte, qui ressemblaient à des nouilles. J’ai découvert plus tard que ce sont en fait là dedans que se logent les œufs du ténia.»

Pour s’en débarrasser, nul autre choix que de prendre un traitement à base de vermifuge et de le faire sortir de manière naturelle à la selle. L’opération peut-être impressionnante, le ténia mesurant parfois jusqu’à 10 mètres. Celui de Danièle n’en mesurait «que» 2 mais elle s’en souvient comme si c’était hier:

«Je peux vous assurer que c’est la plaie d’évacuer ce truc qui n’en finit pas.»

 Et si la tête de l’animal n’a pas été rejetée, tout recommence à 0, puisque c’est elle qui fabrique les anneaux.

«Aujourd’hui, les vers ont toujours un potentiel marketing très fort» 

 

Si le recours à un ver solitaire, malgré tout ce qu’il comporte de répugnant, ne s’est toujours pas éteint depuis le XIXe siècle, c’est peut-être parce qu’il a toujours une bonne image. À côté des compléments alimentaires chimiques, Philippe Godeberge trouve au ténia une image de produit «sain».

«Le recours aux vers est ancien dans la médecine. Déjà dans la pharmacopée chinoise, on ingérait des remèdes avec des vers déposés au fond du récipient. Aujourd’hui, ils ont toujours un potentiel marketing très fort. La publicité est axée sur le côté naturel, un peu médecine traditionnelle…»

Il effectue une recherche Google en anglais et tombe rapidement sur des sites de pharmacie en ligne russes ou australiens qui proposent des vers solitaires.

«Regardez, hop, je tape téniasis et je tombe sur un site de médecine ayurvédique. Il y a des huiles de massage et à côté des œufs de ténia. Mais impossible de connaître la provenance de ces produits. Viennent-ils du ténia d’autres humains, des humains peut-être en mauvaise santé? On ne sait pas.»

À côté de tous les inconvénients physiques, le ténia peut aussi altérer la santé mentale des malades. Difficile pour certains de continuer à vivre avec un être vivant –qui ne soit pas leur propre enfant– logé dans leur corps. Le gastro-entérologue constate régulièrement des dommages psychologiques chez les personnes qui le consultent.

«J’ai des patients qui ont fait des phobies. Quand on leur annonce qu’ils ont un animal dans le ventre, ils se sentent comme habités par quelque-chose d’autre et ne le supportent pas. Certains ont l’impression d’héberger un alien en eux.»

Le médecin insiste, la perte de poids n’est que provisoire. Peu de temps après que la bête a été délogée, la personne reprend rapidement des kilos et revient à son poids de départ. Finalement, c’est un coup d’épée dans l’eau et beaucoup de souffrance pour rien. À coté, une cure de jus détox ressemblerait presque à une partie de plaisir.

http://www.slate.fr/

Gluten 101


Avant de choisir un régime sans gluten, mieux vaut en parler avec son médecin à savoir s’il y a possibilité d’être intolérant ou sensible au gluten avant de bannir certains produits dans son alimentation, car il faut éviter les carences de certaines vitamines et minéraux
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Gluten 101

 

Gluten

Photo: iStock by Getty Images

Doit-on bannir le gluten de son alimentation? Et ces maux de ventre sont-ils un signe d’intolérance ou de sensibilité? Des réponses afin de dissiper toute confusion.

20 juin. 2017 Chantal Éthier

 

Qu’est-ce que l’intolérance au gluten ?

Le gluten est une protéine contenue dans le blé, l’épeautre, le kamut, le seigle et l’orge. C’est elle qui donne, entre autres, de la texture et du volume aux produits de boulangerie. Chez 1 % de la population, cette protéine entraîne une destruction d’origine inflammatoire de l’intestin grêle – on parle alors d’intolérance au gluten ou de maladie cœliaque.

« Avec pour conséquences des douleurs abdominales, de la diarrhée, des éruptions cutanées et des carences en vitamines et en minéraux », indique le Dr Idriss Djilali-Saïah, immunologiste au CHU Sainte-Justine.

Les symptômes varient d’un individu à l’autre et sont parfois si légers qu’ils passent inaperçus. Sur 10 personnes affectées, 9 ne le sauraient pas, selon la Fondation québécoise de la maladie cœliaque.

Pourquoi l’autodiagnostic est-il dangereux ?

La seule façon de savoir si l’on est atteint de la maladie cœliaque est de subir des tests sanguins et une biopsie de l’intestin. Retirer le gluten de son alimentation sans avoir reçu un diagnostic peut atténuer les symptômes, mais les dommages causés à l’intestin vont se poursuivre en sourdine.

« La moindre molécule de blé peut causer de l’inflammation, dit la nutritionniste Nicole LeBlanc. C’est une maladie sérieuse, qui ne se traite pas seulement en achetant du pain sans gluten. Pour éviter la contamination avec les céréales proscrites, par exemple, il faut utiliser un grille-pain différent de celui du reste de la famille. »

Sans être intolérantes, certaines personnes se disent « sensibles » au gluten. Est-ce possible ?

« Même si aucun test ne permet de le détecter, ce syndrome existe bel et bien », précise le Dr Idriss Djilali-Saïah.

Les symptômes ressentis sont similaires à ceux de la maladie cœliaque, mais sans les dommages à l’intestin grêle.

« Par contre, on a découvert une certaine forme d’inflammation de la paroi intestinale des gens sensibles au gluten. Et les biopsies de ces patients diffèrent légèrement de la normale. »

On croit qu’une flore intestinale perturbée et une paroi intestinale trop perméable feraient partie des causes. La sensibilité au gluten toucherait moins de 6 % de la population. Le tiers des gens atteints du syndrome du côlon irritable seraient en réalité sensibles au gluten. On a également découvert que le retrait de cette protéine améliore la condition des patients atteints de troubles inflammatoires de l’intestin, comme la maladie de Crohn et la colite ulcéreuse.

Le blé contient-il plus de gluten qu’auparavant ?

Les experts ne s’entendent pas sur la question. Ce qui est certain, c’est que le pain en contient davantage, car on ajoute du gluten au moment de sa fabrication pour le rendre plus moelleux. Le blé et l’orge sont également utilisés comme agent épaississant ou rehausseur de goût dans les sauces, soupes, assaisonnements de légumes surgelés, saucisses, cretons

Les aliments sans gluten sont-ils plus santé ?

Pas nécessairement, d’après la nutritionniste Nicole LeBlanc.

« Pour donner de la texture au pain, aux biscuits et aux craquelins, le gluten est souvent remplacé par du gras, du sucre et de l’amidon. Alors, quand on opte pour une diète sans gluten, il faut d’abord choisir des aliments qui n’ont pas été transformés », dit-elle.

Est-ce que des maux de ventre après l’ingestion de pain ou de pâtes de blé sont un signe probant de sensibilité au gluten ?

« Certaines personnes qui se croient sensibles au gluten vont éviter le pain et se sentir effectivement mieux, explique le Dr Mickaël Bouin, gastroentérologue au CHUM. Mais, en fait, elles pourraient réagir aux fructanes, des sucres ­présents dans le blé, le seigle et l’orge. »

On a réuni sous l’acronyme FODMAPs des sucres difficiles à digérer qui, chez certains, provoquent des gaz et des douleurs abdominales. Le fructane en fait partie. (On trouve également ce sucre dans les oignons, les échalotes et les artichauts.)

Selon le Dr Bouin, la découverte des FODMAPs ne remet pas en question l’existence de la sensibilité au gluten.

« Certains malaises intestinaux ont des causes multiples qu’on commence seulement à mieux comprendre. »

Comment détecter le gluten qui se cache dans les aliments transformés ?

« Sur la liste des ingrédients, les mentions protéines végétales hydrolysées, extraits de levure, malt, sirop de malt ou amidon modifié ­signifient que ce produit peut contenir du ­gluten », explique la nutritionniste Nicole LeBlanc.

Que peut-on mettre dans son assiette quand on souffre d’intolérance ou de sensibilité au gluten ?

Des céréales naturellement sans gluten, comme le millet, le quinoa, le riz, le maïs, l’avoine non contaminée [cette céréale est souvent en contact avec le blé au moment de sa commercialisation]

De même que des produits nature : yogourt, viandes, poisson, fruits de mer, légumineuses, œufs, noix, graines, tofu, fruits et légumes.

 « J’ai moi-même reçu un diagnostic de maladie cœliaque il y a 17 ans, confie la nutritionniste. Et, croyez-moi, il y a tout de même moyen de bien manger… »

http://fr.chatelaine.com

Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions


Des crampes, c’est douloureux, pour éviter d’en avoir, il serait bon de chercher la cause. La déshydratation ? Les médicaments ? Sédentarité, exercices excessifs ?
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Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions

Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions

Crampes aux jambes : 5 causes possibles et leurs solutions

Se réveiller chaque nuit ou interrompre son jogging quotidien à cause d’une crampe est plus que désagréable. Essayez d’en comprendre la cause exacte pour trouver la solution.

Elles peuvent frapper à n’importe quel moment de la journée ou de la nuit, que vous soyez allongés, ou en train de courir : il s’agit des crampes aux jambes. Caractérisées par une douleur intense et localisée des muscles, comme une contraction, elles peuvent durer quelques secondes ou de longues minutes. La solution : étirer doucement le muscle douloureux. Mais pour trouver une solution à long terme, il faut en comprendre l’origine exacte.

Déshydratation

La cause « classique » des crampes est un manque d’hydratation. Le mécanisme exact n’est pas encore bien compris par les scientifiques, indique le site Health, mais il se peut que le manque de liquides entraîne une sensibilisation des terminaisons nerveuses, provoquant ainsi des contractions autour du nerf. La chaleur ou l’exercice peuvent aggraver la situation puisque la transpiration augmente la déshydratation de l’organisme.

Carence de minéraux

Mais la transpiration n’est pas composée uniquement d’eau, elle contient aussi des électrolytes, des minéraux essentiels à notre fonctionnement. En cas de carence de sodium, de calcium, de magnésium ou de potassium, ce déséquilibre peut provoquer des crampes. Les boissons adaptées aux sportifs permettent de réduire ce risque, ainsi qu’une alimentation équilibrée. Vous pouvez consommer des bananes, des patates douces, des épinards, des yaourts et des noix, riches en minéraux, avant et après les entraînements.

Exercice excessif

Si vous n’avez pas pratiqué d’activité sportive depuis longtemps et que vous commencez trop fort, vous risquez de déclencher des crampes aux jambes. En cause, les nerfs qui partent du cerveau jusqu’à la moelle épinière, puis vers les muscles, sont trop stimulés. Le repos et l’étirement sont particulièrement importants dans ce genre de situation. Le fait de souffrir de fatigue avant même de commencer augmente les risques.

Position assise ou debout

Les muscles aiment se contracter et se reposer, ils sont faits pour bouger. Alors, si vous passez la journée à piétiner dans une file d’attente, vous risquez de fatiguer les muscles des jambes et ressentir une crampe. Dans ce cas, essayez de vous asseoir pour éviter la fatigue. Rester assis trop longtemps a le même résultat : mal positionné, le muscle n’arrive pas à se détendre et il finit par se contracter en une crampe. En veillant à marcher quelques minutes pour chaque heure que vous passez assis, vous devriez y échapper.

Médicaments

Si aucune raison qui explique vos crampes ne vous vient à l’esprit, jetez un coup d’œil à votre trousse à médicaments. Les diurétiques provoquent une diminution des sels minéraux dans l’organisme, ce qui peut provoquer des crampes. D’autres médicaments comme les statines sont également associés à ce problème. En cas de crampes répétées, parlez-en à votre médecin pour qu’il trouve un traitement alternatif, ainsi que pour éliminer d’autres éventuelles causes sous-jacentes liées à des maladies

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http://www.santemagazine.fr/

Sans-gluten : des produits gras et sucrés qui augmentent les risques d’obésité


Sans avoir eu une confirmation médicale pour commencer une restriction d’un régime sans gluten, cela pourrait entraîner de multiples problèmes et de carences. De plus, les produits vendus sans gluten ne sont pas nécessairement plus santé, car il semble qu’elles contiennent plus de gras et plus de sucre … Ce qui est tout autant néfaste pour les enfants avec la consommation de céréales, biscuits et autres
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Sans-gluten : des produits gras et sucrés qui augmentent les risques d’obésité

 

Les aliments sans gluten peuvent contenir jusqu’au double de graisses que les produits classiques. Les scientifiques appellent l’industrie alimentaire à trouver des alternatives plus saines.

De plus en plus de chercheurs pointent du doigt l’inutilité, voire l’effet néfaste, d’une alimentation sans gluten pour les personnes qui ne souffrent pas de la maladie coeliaque, soit environ 1% de la population française. Et d’après une récente étude espagnole présentée lors de la conférence annuelle de l’European Society for Paediatric Gastroenterology, Hepatology and Nutrition, ce type de régime pourrait aller jusqu’à favoriser l’obésité.

En effet, les produits utilisés pour substituer le gluten contiennent plus de graisses et de sucres que les aliments originaux. Les scientifiques ont analysé et comparé la composition de 655 aliments classiques avec 654 produits équivalents sans gluten. Ils ont ainsi remarqué que le pain sans gluten contient le double de graisses, en moyenne, par rapport au pain avec gluten. Même constat pour les biscuits. Et les pâtes seraient plus sucrées que leur version conventionnelle. Tous ces produits sont donc plus gras ou plus sucrés, et contiennent également beaucoup moins de protéines.

Les risques de carences

« Il est de la responsabilité de l’industrie alimentaire de produire ce type de produits sans gluten provenant d’autres matériaux qui sont beaucoup plus sains ou ont un profil nutritionnel amélioré que les matières premières actuelles utilisées, comme la farine de maïs ou l’amidon de pomme de terre », indique Calvo Lerma, l’un des auteurs de l’étude.

Les enfants seraient particulièrement à risque, en raison de leur consommation de biscuits et de céréales de petit-déjeuner.

Les chercheurs mettent donc en garde les personnes qui adoptent ce type d’alimentation :

« Une fois que vous entrez dans le territoire de restrictions alimentaires sans symptômes médicaux, alors vous courez le risque de manquer des vitamines ou des différents minéraux sans vous en rendre compte. »

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Ces aliments riches en vitamine D permettraient de prévenir la maladie d’Alzheimer


La vitamine D serait un atout pour éviter la maladie d’Alzheimer. Ce n’est probablement pas la seule cause qui peut entraîner la démence, mais cela a tout de même le mérite d’en prendre connaissance
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Ces aliments riches en vitamine D permettraient de prévenir la maladie d’Alzheimer

 

Le HuffPost  |  Par Annabel Benhaiem


On prête à la vitamine D de nombreuses vertus. Cette hormone, principalement synthétisée grâce à notre exposition à la lumière naturelle, est bonne à la fois pour les os, le cœur et les muscles. Elle le serait aussi pour prévenir l’apparition de la maladie d’Alzheimer.

Deux études menées par deux chercheuses de l’Inserm, Catherine Féart et Cécilia Samieri, de l’université de Bordeaux, ont démontré qu’une carence en vitamine D entraînerait un risque majeur de développer une maladie d’Alzheimer.

D’autant plus si notre alimentation est pauvre en « bonnes graisses » et en caroténoïdes antioxydants présents dans les pigments naturels jaune-rouge de nombreux fruits et légumes.

Ces deux travaux ont été publiés le 15 mai dans la revue scientifique « Alzheimer’s & Dementia » (articles payants). Ils ont été menés par une équipe de huit chercheurs.

Risque multiplié par deux

Les scientifiques ont pu analyser le sang des participants à une cohorte mise en place en 2000 avec près de 10 000 personnes âgées de 65 ans et plus, en bonne santé, ou du moins qui ne souffraient pas de la maladie d’Alzheimer. Les chercheurs se sont intéressés tout particulièrement aux concentrations de nutriments: acides gras, caroténoïdes, vitamines E, D et A. Plusieurs de ces nutriments pourraient prédire le risque de démence, mais aucune étude ne s’était intéressée à leur rôle combiné.

Dans un premier temps, Catherine Féart et ses co-investigateurs se sont intéressés à la vitamine D. Elles se sont aperçues que les participants avec une carence (25%) ou une insuffisance (60%) en vitamine D avaient un risque multiplié par deux de développer une démence et un risque multiplié par près de trois de développer une maladie d’Alzheimer par rapport à ceux ayant un statut satisfaisant en vitamine D.

Risque multiplié par quatre

Dans une seconde étude, Cécilia Samieri et Camille Amadieu (première auteure de la publication) ont fait ressortir un profil particulier: les personnes âgées ayant les plus faibles concentrations sanguines combinées en vitamine D, en caroténoïdes et en acides gras polyinsaturés (« bonnes graisses ») avaient un risque multiplié par quatre de développer une démence et la maladie d’Alzheimer par rapport à ceux ayant les concentrations sanguines les plus élevées pour ces nutriments.

Elles ont ainsi établi que la déficience en vitamine D est très fréquente chez le sujet âgé.

 Selon les chercheuses, « une telle déficience semble associée à un fort risque de développer une maladie d’Alzheimer. Le sur-risque conféré par cette déficience multiple apparaît bien supérieur au risque lié à la génétique ».

Comment retarder la démence?

Ainsi, maintenir une alimentation riche en vitamine D chez les personnes âgées pourrait contribuer à retarder ou à prévenir la démence, en particulier de type Alzheimer.

Et les aliments à privilégier sont les noix, le poisson (pas plus de deux fois par semaine pour éviter une trop grosse absorption de polluants comme le plastique et le mercure), les huiles végétales, les fruits et légumes riches en carotène. Bon appétit.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le Saviez-Vous ► Connaissez-vous l’alopécie?


L’alopécie est souvent reliée à un problème chez les hommes, pourtant les femmes peuvent aussi en souffrir, quoique c’est moins fréquent que chez les hommes. Les remèdes pour lutter contre la perte des cheveux existent depuis au moins le Moyen-âge, d’ailleurs les recettes ressemblent beaucoup à ceux d’aujourd’hui, sauf que maintenant, on devrait se référer au médecin, car les causes peuvent être diverses comme la génétique, la pilule, carence de fer, stress, etc.
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Connaissez-vous l’alopécie?

 

«10% des femmes de 30 ans ont des problèmes de chute de cheveux diffuse» | Morgan via Flickr CC License by

«10% des femmes de 30 ans ont des problèmes de chute de cheveux diffuse» | Morgan via Flickr CC License by

Daphnée Leportois

Que les femmes subissent, elles aussi, des chutes de cheveux n’est pas nouveau. Mais l’alopécie féminine a des spécificités contemporaines et des relents moyenâgeux.

 

Il y a quelques semaines, une copine est venue me parler de ses problèmes de chute de cheveux. Elle m’a expliqué avoir d’abord consulté trois dermatologues et un institut de cosmétique soi-disant spécialisé. Tous lui assuraient qu’elle n’avait pas de problème, que les femmes ne devenaient jamais chauves… Sauf qu’un jour elle s’est retrouvée les cheveux par-dessus un bac à shampoing, chez un coiffeur qui lui a lancé: «Dites donc, vous ne perdriez pas vos cheveux?» Elle n’était donc pas la seule à penser que les touffes de cheveux sur sa brosse et ses vêtements étaient anormales.

C’est en allant au Centre Sabouraud, centre de santé parisien spécialisé dans la peau et les cheveux, qu’elle a découvert son alopécie (terme médical, qui regroupe les chutes totales ou partielles de cheveux ou de poils, et ce, qu’elles soient congénitales ou temporaires). Elle perdait bien ses cheveux. Comme plusieurs de ses amies longtemps confrontées aux mêmes remarques –«mais non, les femmes ne deviennent pas chauves»– et qui, après s’être rendues sur ses conseils à Sabouraud, ont été diagnostiquées: le problème n’était pas dans leur tête. Car, contrairement au cliché, les hommes ne sont pas seuls à pouvoir craindre que leurs cheveux tombent au point que le cuir chevelu en devienne (trop) visible. Les femmes aussi peuvent perdre leurs cheveux, parfois de manière définitive.

Certes, l’alopécie féminine est moins fréquente que l’alopécie masculine.

«Dans la population générale, détaille le docteur Pascal Reygagne, directeur du Centre Sabouraud, centre de santé parisien spécialisé dans la peau et les cheveux, on estime que 10% des femmes de 30 ans ont des problèmes de chute de cheveux diffuse, contre 30% pour l’homme au même âge.»

Et elle ne se manifeste pas de la même façon. Rien qui rappelle la tonsure monacale: la chute de cheveux est plus éparse, ce qui rend la chevelure plus rare et clairsemée, surtout au niveau de la raie médiane, qui s’élargit.

«Au Moyen Âge, la chute de cheveux était prise au sérieux et considérée autant comme une maladie qu’une question esthétique. Et les recettes pour lutter contre l’alopécie étaient particulièrement fréquentes dans les traités de cosmétique pour les femmes, comme L’Ornement des Dames, qui date du XIIIe siècle», relève Gaëlle Monnier-Benoît, qui étudie pour son mémoire de maîtrise à l’Université de Sherbrooke (Canada) les traités cosmétiques médiévaux des XIe-XIIIe siècles.

Les recettes d’onguent, de poudre ou de décoction du Moyen Âge visant à diminuer la chute de cheveux ou à renforcer leur croissance et leur force avaient du bon (et n’étaient pas si éloignées des actuels bains d’huile pour cheveux). Les ingrédients? De l’huile de camomille ou d’amande amère, de l’écorce de saule ou de genêt, du miel ou du lait d’ânesse, qui pouvaient être mélangés avec des «produits plus originaux» comme un corps de lézard ou une tête d’oiseau, liste Gaëlle Monnier-Benoît.

Un problème qui ne date pas d’hier donc:

«À partir du XIe siècle, l’alopécie féminine était déjà un problème bien connu des médecins et de la société en général.»

Mais dont les traits peuvent aussi être accusés par notre société moderne bien que les dermatologues disent ne pas avoir constaté une augmentation du nombre de cas.

Au Moyen Âge, les recettes pour lutter contre l’alopécie étaient particulièrement fréquentes dans les traités de cosmétique pour les femmes Gaëlle Monnier-Benoît, spécialiste des traités cosmétiques médiévaux des XIe-XIIIe siècles

Pilule mal adaptée

 

Vous pensez que les perturbateurs endocriniens, qu’on retrouve en masse dans la tige capillaire, renforcent les chutes de cheveux? Possible qu’ils jouent un rôle, puisqu’ils détraquent entre autres le système thyroïdien par exemple et qu’une hypothyroïdie peut être à l’origine d’une chute de cheveux chez les femmes. Ou qu’ils ont des effets sur le système hormonal, qui influe sur le cuir chevelu.

Ce qui est sûr, c’est que, «chez la femme, la chute de cheveux peut être multifactorielle, expose le docteur Reygagne. La cause la plus fréquente est une carence en fer. Il faut alors faire une prise de sang pour vérifier s’il y a une anémie et interroger la patiente sur sa consommation de thé, qui empêche l’absorption de fer, et sur la durée de ses règles».

Sauf que si les règles abondantes peuvent être endiguées par la prise de la pilule, encore faut-il que la contraception hormonale soit adaptée et savoir doser entre œstrogènes et progestérone, surtout dans le cas des alopécies androgénétiques, des pertes de cheveux héréditaires dues à des récepteurs trop sensibles aux hormones mâles (qui portent le nom d’androgènes).

«J’adresse souvent un courrier orienté au gynécologue, précisant que la patiente a une alopécie androgénétique. Car les gynécologues ne sont pas focalisés sur ce problème et ne posent pas de questions sur l’hérédité du cuir chevelu lors de la prescription de la pilule.»

Mieux vaut alors une pilule utilisant des progestatifs peu androgéniques ou antiandrogéniques (c’est-à-dire dirigés contre les hormones masculines), et plus dosée en œstrogènes, les hormones féminines qui renforcent la protection du cuir chevelu.

«De la même façon que le gynécologue doit vérifier qu’il n’y ait pas d’hérédité de trouble circulatoire, il doit demander s’il existe dans la famille un problème capillaire que la pilule pourrait accentuer», appuie le docteur Pierre Bouhanna, chirurgien dermatologue attaché au Centre Sabouraud et auteur de l’ouvrage Soigner et préserver ses cheveux (Éditions Alpen, 2006).

Agressions mécaniques

 

Autre phénomène qui peut jouer un rôle sur la chute de cheveux diffuse de la femme: le stress.

«Il accentue la réceptivité des cheveux aux hormones mâles, indique Pierre Bouhanna, également directeur du diplôme de «Pathologie et Chirurgie du Cuir Chevelu» à l’Université Paris-VI. Il accroît également la séborrhée et favorise un état pelliculaire avec des pellicules grasses, qui provoque une chute de cheveux, lesquels sont remplacés par des cheveux plus fins, que l’on dit “miniaturisés”. En outre, la première réaction d’une femme qui va avoir des cheveux gras et plaqués va être de les laver et de leur donner du volume en les brossant. Si elle le fait en arrachant les cheveux, c’est un cercle vicieux…»

Le gynécologue doit demander s’il existe dans la famille un problème capillaire que la pilule pourrait accentuer Dr Pierre Bouhanna, chirurgien dermatologue attaché au Centre Sabouraud

Le dermatologue signale en effet une autre cause surajoutée de chute de cheveux chez les femmes, «toutes les maltraitances des cheveux par lissage, brushing, défrisage, artifices de coiffage; ce sont des agressions physiques et mécaniques».

 Ce qui n’est pas sans rappeler les traitements utilisés par les femmes au Moyen Âge pour s’épiler, raconte Gaëlle Monnier-Benoît:

«Si des produits doux à base de miel étaient utilisés pour l’épilation des poils, on retrouvait d’autres produits agressifs comme la chaux vive et la céruse.» Or, à l’époque, les normes de beauté vantaient un front dégagé, ce qui supposait une épilation des tempes… «Dans les traités cosmétiques que j’étudie, aucune mention n’est faite de la technique employée pour l’épilation des cheveux. On ne peut donc pas être certain que ces substances toxiques étaient appliquées sur des zones du crâne pour faire tomber les cheveux. Mais on peut supposer que les femmes s’abîmaient les cheveux en les utilisant.»

Cosmétique farfelue

 

Et si le fond du problème était que, comme au Moyen Âge, la cosmétique était perçue comme une discipline médicale (par exemple, le Trotula a été rédigé au XIe siècle par Trotula de Salerne, une femme médecin, tout comme le médecin Aldebrandin de Sienne fut l’auteur au XIIIe siècle du traité Le Régime du corps), en laquelle on peut avoir toute confiance et qui soignerait toute pathologie?

Car «les individus qui ont des problèmes de chute de cheveux en parlent à leur entourage, à leur coiffeur, à leur pharmacien ou des centres capillaires où l’on ne trouve pas de médecin… mais pas à leur médecin, pointe le directeur du Centre Sabouraud. Du coup, ils sont mal conseillés et vont dépenser des sommes farfelues pour acheter des produits qui ne servent à rien car ce ne sont pas des traitements médicamenteux.»

Résultat, la route peut être longue avant d’arriver chez le médecin –et pas seulement à cause des délais d’attente–, de poser le diagnostic et de prescrire le traitement adéquat.

Bien dommage, fait remarquer le docteur Bouhanna, d’autant que «le dermatologue reçoit un enseignement, impensable il y a quelques années, spécifique sur le cuir chevelu».

Et que le Centre Sabouraud réunit tous les ans l’ensemble des dermatologues intéressés par les pathologies du cheveu et du cuir chevelu pour faire le point sur l’évolution des pathologies et les progrès des traitements. Il est peut-être temps de libérer le cheveu de ces superstitions…

http://www.slate.fr/

Gare aux régimes "détox" du Nouvel an


Il n’est pas prouvé que les cures de détox soient bénéfiques. Même si, les produits sont naturelle, ils ont des effets chimiques qui peuvent entrainer des effets secondaires. Et comme toutes choses, la modération est toujours indiquée
Nuage

 

Gare aux régimes « détox » du Nouvel an

 

Gare aux régimes détox

Très médiatisée après les périodes de fêtes, la cure « détox » consiste à « remettre en forme » l’organisme en éliminant les toxines qui s’accumuleraient au quotidien. Non prouvé scientifiquement.

FREDERIC J. BROWN / AFP

Une Britannique de 47 ans a été hospitalisée à la suite d’une cure « détox » du Nouvel an observée sans modération. On suspecte la racine de valériane de provoquer une carence importante en sodium dans le sang.

DÉTOX. C’est une mode comme une autre : suivre un régime « détox » pour purger son corps des excès alimentaires des fêtes de fin d’année. Cette période est en effet l’objet de nombreux appels à suivre ces régimes censés aider l’organisme à nettoyer les toxines, les fameux détox du Nouvel an. Mais ceux-ci peuvent parfois s’avérer plus dangereux qu’autre chose lorsqu’ils sont observés sans modération. C’est ce qui est arrivée à une Britannique de 47 ans, a priori en bonne santé, qui s’est retrouvée hospitalisée aux premiers jours de l’année 2017 à l’hôpital universitaire de Milton Keynes au nord de Londres pour avoir forcé sur la détox au point de… s’intoxiquer. Ce cas clinique a été décrit dans la revue spécialisée du British Medical Journal.

Si l’efficacité des « détox » n’a jamais été démontrée scientifiquement, leur éventuelle dangerosité est loin d’être un problème de santé publique… Il ne s’agit finalement que de boire un peu plus de tisane et autres bouillons qu’à l’habitude. Le principe est en effet de favoriser l’élimination des toxines en sollicitant les organes impliqués dans cette tâche (foie et reins essentiellement) grâce à une alimentation pauvre en graisses et en sucres, faisant la part belle aux jus, infusions, bouillons, avec, parfois, quelques compléments alimentaires.

Grande consommatrice de plantes médicinales

En l’occurrence, quelques jours après avoir entamé une cure « détox » à l’occasion de la nouvelle année, cette Britannique qu’on nommera Mme D., va connaître un épisode d’environ une heure de confusion mentale, accompagné d’un comportement répétitif caractérisé par un grincement des dents. Hospitalisée, elle subit des évanouissements accompagnés de crises convulsives. Interrogée par les médecins, la famille de la patiente reconnaît que celle-ci buvait plus d’eau et d’infusions ces derniers jours, sans toutefois que cette consommation paraisse particulièrement excessive. Il est vrai que lorsque quelqu’un commence à boire plus de trois litres par jour, les choses commencent, en principe, à se voir. Mais la patiente était aussi une grande consommatrice de produits de phytothérapie (plantes « médicinales ») comme le chardon-marie, la sauge, la racine de valériane…

Les médecins établissent ainsi que les évanouissements et crises convulsives sont dues à une hyponatrémie, une carence importante en sodium dans le sang. Cette condition est en principe observée chez les personnes atteintes de potomanie, maladie caractérisée par une consommation d’eau trop importante. Mais des niveaux aussi bas de sodium sont généralement observés chez des patients buvant jusqu’à plus de 10 litres d’eau par jour (!). La surhydratation des cellules aboutit en effet à une diminution de la quantité de sel (sodium) à l’intérieur du sang. En cherchant dans la littérature médicale, les médecins ont retrouvé un cas similaire, présentant les mêmes symptômes avec un historique semblable. Principale suspecte : la racine de valériane. Dans les deux cas, une utilisation relativement abondante de cette plante semble avoir conduit à des taux de sodium dangereusement bas sans consommation excessive de liquide.

« C’est désormais la deuxième fois que la racine de valériane est suspectée d’être en cause dans une hyponatrémie sévère menaçant la vie du patient. Les professionnels de santé devraient être vigilants à cela », recommandent les auteurs qui reconnaissent toutefois ne pas avoir de preuve formelle ou d’explication chimique à ce phénomène.

Fort heureusement, les cas de ce type sont très rares. Mais ils rappellent qu’aucun régime n’est anodin, fût-il fait avec des produits vendus comme naturels, ou garantis « sans produits chimiques », argument de vente à la mode chez les industriels de la phytothérapie. Un argument qui oublie que, dans la vie, tout est toujours déjà chimique.

Les auteurs rappellent ainsi que « les produits naturels ne sont pas dénués d’effet secondaire contrairement à ce que laisse entendre » les industriels.

Dans une précédente enquête, Jean-Michel Lecerf, directeur du service nutrition de l’Institut Pasteur de Lille expliquait ainsi à Sciences et Avenir que « les cures détox reposent bien souvent sur un imbroglio de croyances ésotériques qui mélangent spiritualisme et nutrition. Soutenir l’idée que l’alimentation nous intoxique par l’accumulation de toxines qui “encrassent” nos cellules peut encourager l’orthorexie, un trouble alimentaire grave qui correspond à l’obsession du manger sain ».

Hugo JalinièreJournaliste santé à Sciences

 

http://www.sciencesetavenir.fr/

La faiblesse des arguments pour le véganisme


Le végétalisme ou véganisme est-il le meilleur régime alimentaire pour être en santé ? Personnellement, j’en doute, car trop risque d’avoir certaines carences et de plus, ceux qui prône ce mode alimentaire, devraient savoir que beaucoup de produits sont fait avec des animaux, que ce soit des crèmes pour la peau, des crayons de couleur, de l’encre, des produits pharmaceutiques, etc.
Nuage

 

La faiblesse des arguments pour le véganisme

 

Certaines personnes prônent de façon insistante l’idée que l’être humain n’est plus obligé de consommer de produits d’origine animale pour subvenir à ses besoins nutritionnels. Par la publication de livres et au cours de conférences, elles font la promotion du véganisme, un régime très restrictif où l’on doit non seulement se priver de viande, mais aussi de tout produit animal, y compris le lait et les œufs. L’achat de cuir est proscrit, et certains véganes vont même jusqu’à refuser d’utiliser un couteau qui a déjà servi à couper de la viande.

La santé, l’éthique ou l’environnement justifient-ils un régime composé seulement de plantes ? Revue d’un argumentaire végane.

 

L’argument de la santé

Les études scientifiques montrent que les véganes sont généralement plus minces et ont un taux de cholestérol et une pression sanguine moins élevés que la moyenne, ce qui réduit leurs risques de maladies cardiaques. Il faut tenir compte du fait que c’est seulement une corrélation : comme le remarque une étude de 2014, il est possible que les véganes soient en meilleure santé sur certains aspects parce qu’ils ont un mode de vie en général plus sain que la moyenne des gens.

Par contre, le véganisme (aussi appelé végétalisme lorsqu’il ne concerne que l’alimentation) augmente les risques de carences nutritionnelles, particulièrement en ce qui concerne les vitamines B12 et D, le calcium et les omega-3. Certaines carences ne peuvent être détectées avant l’apparition de symptômes de troubles neurologiques. À moins de consommer des aliments artificiellement enrichis de ces nutriments, la consommation de suppléments est nécessaire.

Des carences en fer et en zinc ont également été observées chez les véganes, l’absorption de ses deux minéraux par l’organisme humain étant plus difficile lorsque leur origine n’est pas animale. Il n’est pas exclu qu’un régime végétalien puisse entraîner à long terme de l’anémie, de l’ostéoporose et des troubles neurologiques.

Alors qu’il existe un bon nombre d’études sur le végétarisme, peu d’études ont été effectuées sur le végétalisme. La différence entre les deux types de régimes est pourtant importante, car contrairement au végétalien, le végétarien ne se prive que de la viande proprement dite et pas nécessairement d’œufs ou de lait, ce qui réduit grandement les risques de carences en vitamine B12. Un plus grand nombre d’études sur les végétaliens est nécessaire pour avoir un portrait clair de leur état de santé à long terme.

De plus, la plupart des études sur les végétaliens ont porté sur un nombre de sujets insuffisant et sur une période de temps trop courte pour que ces études aient une grande valeur scientifique. Il est donc pour l’instant impossible de tirer des conclusions définitives concernant tous les risques que pose l’adoption d’un régime strictement végétalien pour la santé, d’autant plus qu’il n’existe aucune étude sérieuse sur les effets du végétalisme sur la santé à très long terme.

Il n’y a donc pas de consensus scientifique sur la sécurité du végétalisme, quoi qu’en disent les associations nationales de diététiciens. S’il n’y a pas de consensus parmi les scientifiques, il demeure donc un risque raisonnable. Pourquoi les gens devraient-ils prendre le moindre risque pour leur santé ?

L’argument moral

Voyons maintenant l’argument moral : faire souffrir un animal serait immoral, sauf en cas d’extrême nécessité. L’interdiction morale d’utiliser des animaux si cela les fait souffrir, comme la plupart des jugements moraux, est très difficile à fonder rationnellement.

À moins d’être un psychopathe comme Patrick Bateman dans American Psycho, nous sommes tous d’accord avec l’idée qu’il ne faut pas faire souffrir inutilement les animaux. Mais comme l’écrit Jérôme Lafond dans Lady boucherie, la plupart des gens ne savent pas à quel point les animaux nous sont utiles. Les produits comme les crèmes pour la peau et le dentifrice contiennent de la glycérine, obtenue à partir du suif. On retrouve du gras animal dans les crayons de couleur, les craies, diverses encres et dans les explosifs. Avec l’ossature, on fabrique des boutons, des manches en os, de la colle et des fertilisants. Avec les intestins, on fabrique les ligatures chirurgicales. Enfin, de nombreux produits pharmaceutiques tirent leur origine des bovins, comme l’héparine extraite des poumons de l’animal, qui aide à la coagulation du sang, ou aux glandes à partir desquelles on extrait l’insuline et l’adrénaline.

Les véganes avancent aussi l’argument que si on évite de faire souffrir sans nécessité un être humain parce qu’il a intérêt à ne pas souffrir, on devrait, par souci d’équité, éviter de faire souffrir sans nécessité les animaux. La prémisse de cet argument est fausse : ce n’est pas parce qu’ils ont intérêt à ne pas souffrir qu’on évite de faire souffrir les êtres humains. On ne fait pas souffrir inutilement les êtres humains parce que des siècles de philosophie morale et politique nous ont amenés, pour la bonne marche de la société, à choisir pour tous une égale dignité, quel que soit l’état ou la condition de chacun. Ce n’est certainement pas la capacité de ressentir de la douleur qui fonde la reconnaissance des droits, car nous reconnaissons aux personnes atteintes d’insensibilité congénitale à la douleur avec anhidrose (une anomalie génétique rare qui fait que la peau du patient ne possède pas de cellules réceptrices de la douleur), les mêmes droits qu’on accorde à tous les membres de l’espèce humaine.

Cette considération renverse également l’argument « végane » qui affirme qu’il n’est pas cohérent d’accorder plus de droits à un être humain handicapé qu`à une espèce animale qui serait plus intelligente que cet individu. On ne peut comparer un individu à une espèce. Je sais bien que la notion d’espèce ne représente qu’un nuage de moyennes statistiques, mais dans le cas de l’être humain, la différence entre le phénotype d’un humain et celui d’un chimpanzé est suffisamment grande pour éviter toute confusion dans la distinction entre l’humain et le non-humain.

Quoi qu’il en soit, l’argument est inacceptable parce qu’il repose sur une fausse analogie : l’argument présuppose en effet que faire souffrir un animal est identique au fait de faire souffrir un être humain. Le respect qu’on éprouve naturellement pour nos semblables, on ne l’éprouve pas naturellement pour tous les animaux et il est impossible de la commander, car on ne peut exiger de personne qu’il éprouve un sentiment.

Il y a bien sûr des humains qui ne respectent pas leurs semblables et c’est la raison pour laquelle l’État impose des peines pour forcer tous les humains, même ceux qui n’éprouvent pas de bienveillance naturelle envers leurs semblables, à respecter des lois permettant le bon fonctionnement de la société. Les lois servent à gérer des problèmes d’action collective.

Les animaux ne font pas partie de la société, car ils ne ressemblent pas suffisamment aux humains pour que ce qui s’applique aux humains puisse aussi s’appliquer aux animaux. Qui accepterait de considérer comme des personnes les rats qui envahissent son appartement ?

L’argument environnemental

Il est vrai qu’une diminution de la consommation de viande correspond en général avec une diminution de la pollution et du gaspillage de ressources. Je dis bien en général, car l’effet positif pour l’environnement dépend de ce qui est consommé comme substitut et d’où provient ce substitut.

80 % de la production mondiale d’amandes provient de la Californie, une région durement frappée par la sécheresse. Si l’on tient compte de la rareté de l’eau en Californie, est-il vraiment écologique de remplacer le lait de vache produit au Québec (là où l’eau est moins rare) par le lait d’amandes ? Les bovins permettent de transformer le fourrage en nourriture pour les humains. Bien qu’il faille absolument éviter le surpâturage, dans les régions du monde où les terres ne peuvent produire que du fourrage, ces régions où toute autre forme d’agriculture entraînerait une plus grande désertification des terres, n’est-il pas plus écologique de manger de la viande ?

Il faut aussi tenir compte du fait qu’au Québec, il est difficile d’être végane et de consommer majoritairement des produits locaux. Importer des aliments cause de la pollution en raison du transport, nuit à notre agriculture nationale et accapare des terres de pays en voie de développement qui devraient servir à nourrir leur propre population.

Même s’il est vrai que produire des végétaux pollue généralement moins que produire de la viande, cet argument ne justifie pas l’abstention complète de la viande prescrite par le végétalisme. L’argument justifie de façon suffisante une réduction de la consommation de viande, d’œuf et de produits laitiers, mais il est insuffisant pour justifier une abstinence complète. En effet, de seulement réduire sa consommation de viande peut suffire pour faire sa juste part pour protéger l’environnement.

Conclusion

Tout bien considéré, l’abstention complète de viande n’est rationnellement justifiée par aucun des arguments que nous avons évalués. Le végétalisme apparaît comme un extrémisme moral qui ne tient pas suffisamment compte des données empiriques actuellement disponibles.

Références

P. CLARYS, T. DELIENS, I. HUYBRECHTS, et coll, Comparison of Nutritional Quality of the Vegan, Vegetarian, Semi-Vegetarian, Pesco-Vegetarian and Omnivorous Diet, Nutrients, 2014;6(3):1318-1332.
W. HERRMANN, H. SCHORR, K. PURSCHWITZ, F. RASSOUL, V. RICHTER, « Total homocysteine, vitamin B12, and total antioxidant status in vegetarians », Clinical Chemistry, 47 (2001), pp. 1094-1101.
W. J. CRAIG, « Health effects of vegan diets », The American Journal of Clinical Nutrition, May 2009 vol. 89 no. 5.
T. J. KEY, P. N. APPLEBY, M. S. ROSELL, « Health effects of vegetarian and vegan diets », Proceedings of the Nutrition Society, Volume 65, no 1, February 2006, pp. 35-41.
G. FRASER, « Risk factors and disease among vegans », in G. FRASER ed. Diet, life expectancy, and chronic disease, Studies of Seventh-day Adventists and other vegetarians, New York, Oxford University Press, 2003, pp. 231-239.

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