C’est ce qui arrive à votre corps quand vous avez le coeur brisé


Le syndrome du coeur brisé à de réels symptômes qui peuvent être graves. Cela arrive généralement lors d’une peine d’amour ou un deuil d’une personne. Il est important dès lors d’avoir des stratégies pour combattre le stress
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C’est ce qui arrive à votre corps quand vous avez le coeur brisé

 

ANTONIOGUILLEM VIA GETTY IMAGES

C’est normal que vous expérimentiez des symptômes physiques.

 

  • Lili Monette-Crépô

  • Journaliste

  • Il y a une raison pour laquelle vous vous sentez brûlé et nauséeux après une rupture: la peine d’amour a un effet physique sur votre corps.

    Malheureusement, c’est souvent négligé, selon Ronald A. Alexander, un psychothérapeute en Californie et au Colorado et l’auteur de Wise Mind, Open Mind: Finding Purpose and Meaning in Times of Crisis, Loss, and Change.

    «Vous n’êtes pas seul si vous restez au lit et que vous vous sentez en dehors du monde», note Alexander. «Un coeur brisé peut vous faire sentir comme si vous aviez perdu le contrôle du bateau. Les sanglots et les pleurs sont des symptômes communs, de même que des sentiments de mélancolie, et des symptômes physiques aussi.»

    Avoir le coeur brisé, surtout dans les premiers stades, peut être difficile sur votre horaire de sommeil. Les problèmes de sommeil comme l’insomnie sont communs pour ceux qui sont célibataires depuis peu, selon Alexander. Le stress d’une rupture peut aussi dire que vos nerfs sont à vif, interférant avec les processus biologiques qui vous aideraient normalement à vous endormir à la fin de la journée.

    «Quand vous avez le coeur brisé, il peut être très difficile de calmer votre esprit et de vous reposer», dit-il.

    De plus, l’anxiété et les palpitations cardiaques augmentées vont souvent main dans la main avec un coeur brisé, ajoute Alexander.

    «Il est important de savoir que la tristesse et le deuil d’un coeur brisé peuvent inonder le système nerveux», dit-il. «Il est normal d’avoir des sentiments de perte de contrôle.»

    Et dans certaines situations extrêmes, une rupture peut même provoquer des symptômes similaires d’une crise cardiaque. Le syndrome du coeur brisé est une condition du coeur temporaire qui ressemble et se ressent comme une crise cardiaque. Il est souvent causé par des situations stressantes comme la mort de quelqu’un qu’on aime ou une rupture.

    Harmony Reynolds, cardiologue au New York City Langone Medical Center, explique au HuffPost que le sentiment du coeur brisé est diagnostiqué dans environ 1 à 2 pour cent des patients qui viennent à l’hôpital avec des symptômes de crise cardiaque.

    Elle explique que les symptômes et les tests du syndrome du coeur brisé sont similaires à ceux des patients souffrant de crises cardiaques, même si les artères restent ouvertes.

    «Les patients avec le syndrome du coeur brisé ont aussi des anormalités de la fonction du muscle du coeur pendant l’événement», note Reynolds.

  •  Cette défaillance récupère complètement chez les survivants en l’espace de semaines ou de mois. Cependant, ceux qui ont eu ce syndrome ont un risque augmenté d’être victimes d’une maladie du coeur ou d’une attaque d’apoplexie.

    Reynolds a récemment conduit une étude sur 20 ans qui démontrait que la condition était particulièrement difficile pour les femmes âgées.

    «Au moins 6000 cas du syndrome ont lieu chaque année aux États-Unis, et jusqu’à 90 pour cent des patients sont des femmes, d’habitude ménopausées», note-t-elle.

    Quoi faire si vous avez des symptômes

    Malheureusement, ça va prendre beaucoup plus que de la crème glacée pour vous permettre d’aller de l’avant. Romanelli recommande de réfléchir aux activités qui vous ont aidé à déstresser dans le passé et de les pratiquer.

    «Les stratégies d’adaptation malsaines comme boire et manger davantage peuvent être dangereuses pour votre coeur, donc essayez de trouver des façons de combattre le stress», note-t-elle. «La méditation, la respiration, le yoga ou même de prendre une pause des médias sociaux pour voir un ami ou pour lire un livre peuvent aider.»

    Et même si ça peut sembler ordinaire, rappelez-vous de prendre de grandes respirations et notez que votre environnement peut vous aider lorsque vous sentez que vous perdez le contrôle.

    «Respirez, appelez un ami pour avoir du soutien, allez en thérapie ou prenez une longue marche», dit Alexander. «Si vous pouvez, marchez à côté d’un cours d’eau. Quand votre coeur est brisé, le fait de simplement regarder de l’eau passer peut vous aider à réaliser subconsciemment que tout change et que rien ne reste pareil. Le coeur brise et vous ressentirez du chagrin, mais essayez de vous rappeler que ceci aussi passera.»

http://quebec.huffingtonpost.ca

Impression en 3D d’un cœur en silicone


On cherche à remplacer le manque de donneurs de coeur pour les transplantations cardiaque. Déjà le coeur artificiel Carmat a fait beaucoup de progrès. En Suisse, ils ont réussi presque à fabriquer un coeur avec l’imprimante 3D, mais il faut encore améliorer le prototype avant de penser à des essais cliniques
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Impression en 3D d’un cœur en silicone

 

 

coeur en silicone

Le cœur en silicone, imprimé en 3D, ressemble à l’organe humain et pompe le sang de la même manière.

ZURICH HEART

Sylvie Riou-Milliot

Spécialiste santé au magazine Sciences et Avenir

Des chercheurs suisses sont parvenus à concevoir un cœur en silicone à l’aide d’une imprimante 3D qui, pour l’instant, ne peut battre que durant trente minutes.

CARDIOLOGIE. C’est un cœur doux qui bat (presque) comme celui d’un être humain. Les chercheurs du laboratoire de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ ) viennent d’avoir recours à l’impression 3D pour imprimer un cœur 100 % en silicone.

Ce prototype comporte deux ventricules, gauche et droit, comme dans un véritable cœur humain. Mais les deux cavités ne sont pas, comme dans la réalité, séparées par une paroi, le septum. Les ingénieurs ont conçu une chambre supplémentaire qui joue le rôle de l’incontournable pompe, nécessaire à la propulsion du sang vers le restant du corps. Pour cela, un dispositif gonflable permet, selon la quantité d’air mise sous pression, de gonfler ou de dégonfler la chambre.

26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque

Affichant un poids de 390 grammes et un volume de 679 cm3, des valeurs très proches des dimensions humaines, “il s’agit d’ un monobloc en silicone”, explique dans le communiqué de l’EPFZ  son développeur, NIcholas Cohrs, étudiant en doctorat qui a travaillé avec Anastasios Petrou.

 

Mais attention, pas d’emballement, ce modèle n’est absolument pas prêt pour une implantation chez l’humain. Car si la ressemblance anatomique avec un cœur humain est parfaite et s’il est trois fois plus léger que celui développé par la société de biotechnologie française Carmat, ce cœur siliconé a encore des progrès à faire. Il ne résiste en effet qu’à 3000 battements, soit à environ 30 minutes de fonctionnement !

Forte de cette première étape de faisabilité franchie avec succès, l’équipe zurichoise va donc devoir poursuivre ses travaux et tenter d’en améliorer nettement les performances. La course vers le cœur artificiel parfait sera rude, car ‘autres travaux sont en cours, le plus avancé dans les essais cliniques restant celui développé en France par Carmat.

 Aujourd’hui, 26 millions de personnes à travers le monde souffrent d’insuffisance cardiaque et les donneurs sont peu nombreux. 

https://www.sciencesetavenir.fr/

Enrober le cœur fragilisé pour l’aider à pomper


Une autre avancée en cardiologie qui pourrait améliorer grandement ceux atteints d’insuffisance cardiaque, grâce à une enveloppe qui aiderait a pomper le coeur tout en faisant circuler le sang et donc, moins de risques pour la formation de caillot
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Enrober le cœur fragilisé pour l’aider à pomper

 

Une enveloppe cardiaque robotisée

Le dispositif robotisé à base de silicone est inspiré par les actions et la structure du muscle cardiaque.    Photo : Ellen Roche/Université Harvard

Une enveloppe robotisée qui aide le cœur défaillant à pomper a été conçue par des scientifiques américains. Une invention qui pourrait un jour aider des milliers de personnes atteintes d’insuffisance cardiaque.

Un texte d’Alain Labelle

Cette gaine est faite d’un matériau souple qui lui permet d’imiter le mouvement du muscle cardiaque en serrant et desserrant l’organe.

Les travaux préliminaires de la Dre Ellen T. Roche et ses collègues de l’École de médecine de l’Université Harvard montrent que ce concept novateur fonctionne bien avec les cœurs de porcs. D’autres travaux doivent toutefois être réalisés avant de penser à reproduire cette enveloppe sur des humains.

L’insuffisance cardiaque frappe plus de 600 000 Canadiens, montrent les plus récentes données de l’Institut de cardiologie de Montréal.

  • Elle est à l’origine de 22 000 décès par année au Canada, soit 9 % du nombre total de décès par année au pays.
  • Environ 25 % des patients qui en souffrent meurent dans l’année qui suit l’apparition du problème, et 50 % dans les cinq années suivant le diagnostic, puisque l’insuffisance tend à s’aggraver avec le temps.

L’incapacité du cœur à pomper le sang correctement est habituellement une conséquence d’un accident vasculaire après que le muscle a été endommagé.

Renforcer la structure

Le dispositif robotisé à base de silicone est inspiré par les actions et la structure du muscle cardiaque. Il se raidit ou se détend lorsqu’il est gonflé avec de l’air sous pression. Il a été testé sur 10 porcs, et ses concepteurs sont heureux des résultats : l’appareil aide à pomper le sang, qui peut ainsi circuler dans le corps.

À l’heure actuelle, il existe des appareils mécaniques qui peuvent être implantés dans le cœur pour l’aider à pomper le sang. Mais, étant en contact direct avec le tissu cardiaque, le corps peut réagir et causer des caillots sanguins.

Les créateurs de l’enveloppe pensent que le fait d’enrober le cœur au lieu d’y implanter un appareil réduit le risque de caillots.

Le détail de ces travaux est décrit dans la revue Science Translational Medicine.

http://ici.radio-canada.ca/

On a encore découvert des différences entre cerveaux féminins et masculins


Mieux connaitre le cerveau ainsi que les différences entre hommes et femmes pourraient permettre une meilleure compréhension de certaines maladies et des traitements  et préventions plus personnalisés notamment en cardiologie
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On a encore découvert des différences entre cerveaux féminins et masculins

 

Chez les femmes, la zone du cortex insulaire reste silencieuse malgré l’augmentation de la pression artérielle | Hey Paul Studios via Flickr CC License by

Chez les femmes, la zone du cortex insulaire reste silencieuse malgré l’augmentation de la pression artérielle | Hey Paul Studios via Flickr CC License by

Repéré par Peggy Sastre

Dans le cadre de recherches sur les effets de la pression artérielle sur l’activité cérébrale, des scientifiques ont observé qu’une partie du cortex insulaire ne réagissait pas de la même manière chez les femmes et chez les hommes. Entre autres répercussions, ces travaux pourraient permettre de mieux expliquer les différences sexuelles en matière de maladies cardiovasculaires et, ainsi, de mieux les soigner.

Dans le cerveau, le cortex insulaire est une zone notamment impliquée dans le ressenti des émotions, la conscience et la modulation de la pression artérielle. Des chercheurs travaillant sur les effets de cette dernière sur l’activité cérébrale ont observé que les cerveaux de leurs volontaires manifestaient une réaction inverse à l’augmentation de la pression artérielle selon qu’ils se cachaient dans une boîte crânienne d’homme ou de femme. Chez les hommes, la zone est suractivée, tandis que, chez les femmes, elle reste silencieuse.

«C’est une zone tellement essentielle du cerveau que nous ne nous attendions pas à trouver des différences aussi importantes entre les cerveaux des hommes et ceux des femmes», explique Paul Macey, professeur à l’école d’infirmier de l’UCLA et auteur principal de l’étude parue le 9 juin dans la revue Frontiers in neurology.

Cette étude en suit d’autres, menées par la même équipe pluridisciplinaire de chercheurs de l’UCLA. Elles montraient que les hommes et les femmes atteints d’apnée obstructive du sommeil manifestaient certaines différences significatives en matière de rythme cardiaque et de débit sanguin cérébral lorsque que leur pression artérielle était modifiée par la manœuvre de Valsalva. Le but de l’étude la plus récente était donc de voir si ces différences se manifestaient aussi chez des individus sains –vingt-deux femmes et trente-six hommes d’une moyenne d’âge respective de 50 et 45,3 ans, ayant effectué une série de quatre manœuvres de 18 secondes chacune au beau milieu d’un tube d’IRMf.

Câblage différent

«Cette région, la partie avant droite du cortex insulaire, est impliquée dans le stress et dans l’élévation de la pression artérielle. Il est possible que les femmes aient déjà activé cette région du fait d’un stress psychologique et que, lors du test physique, il ait été impossible de la réactiver. Mais il est aussi possible que cette région soit câblée différemment chez les hommes et chez les femmes», ajoute Macey.

Pour départager ces deux hypothèses, les chercheurs auraient été grandement aidés s’ils avaient pu trouver dans la littérature scientifique davantage d’études menées sur des femelles, de notre espèce et d’autres –ce qui est loin d’être le cas:

«Nous avons toujours pensé que, pendant un exercice qui augmente la pression artérielle, le schéma cérébral “normal” était de voir [cette partie du cerveau] s’activer davantage que d’autres zones, précise Macey. Sauf que, vu que la grande majorité des études antérieures ont été menées sur des hommes ou des animaux mâles, il semblerait que la réponse “normale” ne concerne en réalité que les hommes. Chez les femmes, la réaction saine semble être une moindre activation.»

Une étude qui permet d’attester encore davantage de l’existence de différences fonctionnelles (rassurez-vous, les structurelles ne sont pas en reste) entre cerveaux féminins et masculins. Et pour ceux qui seraient tentés de voir dans cette étude la justification de clichés sexistes, qu’ils se rassurent aussi (ou se détrompent): la science est le terrain des jugements de fait, pas de valeur et de telles recherches ne pourraient être que totalement vidées de leur sens si elles servaient à légitimer une quelconque hiérarchie entre les sexes.

Surtout, toujours selon Macey, ce travail «soulève beaucoup de questions».

En particulier, en plus de trouver une explication plus précise à ce «schéma cérébral» différent, les chercheurs voudraient savoir s’il «est le reflet de différences dans des problèmes de santé ne touchant pas les hommes et les femmes de la même manière, notamment dans le domaine cardiovasculaire».

http://www.slate.fr/

Un cœur humain quasi transplantable créé à partir de cellules souches


Une personne qui peut recevoir un nouveau coeur a le risque de subir un rejet de l’organe étranger. La médecine semble faire des grands pas pour créer un nouveau coeur avec les cellules souches du malade et éviter le rejet. La technique n’est pas encore totalement au point, mais on peut espérer que dans un proche avenir, un coeur in vitro transplantable sera possible
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Un cœur humain quasi transplantable créé à partir de cellules souches

 

Un cœur nettoyé des cellules du donneur et repeuplé par les cellules souches du receveurLEGENDE | Bernhard Jank, MD, Ott Lab, Center for Regenerative Medicine, Massachusetts General Hospital via Eurekalert

Un cœur nettoyé des cellules du donneur et repeuplé par les cellules souches du receveurLEGENDE | Bernhard Jank, MD, Ott Lab, Center for Regenerative Medicine, Massachusetts General Hospital via Eurekalert

Repéré par Peggy Sastre

La bio-ingénierie n’a jamais été aussi près d’offrir une nouvelle solution thérapeutique aux malades.

Dans le monde, plus de 25 millions de personnes souffrent actuellement d’insuffisance cardiaque. En France, en 2014, 361 personnes étaient en attente d’une transplantation cardiaque ou cardio-pulmonaire et un peu plus de 20% d’entre elles sont mortes faute de greffe. Mais le manque de donneurs n’est pas le seul obstacle que doivent surmonter les malades. Une fois l’organe remplacé, ils courent encore le risque d’un rejet du greffon, mortel dans un peu moins de 5% des cas.

Pour lutter contre tous ces problèmes, la médecine œuvre depuis plusieurs années à la conception d’un cœur synthétique créé à partir des propres cellules du patient. Et selon une étude publiée début 2016 dans la revue Circulation Research, une équipe du Massachusetts General Hospital –l’hôpital de la faculté de médecine de Harvard–, c’est un cœur humain quasi transplantable qui vient d’être généré en laboratoire.

En vidant l’organe d’un donneur de ses cellules les plus dangereuses en matière d’histocompatibilité, les chercheurs ont pu concevoir une armature-matrice conservant les structures les plus essentielles –et les moins facilement copiables– d’un cœur fonctionnel, avant de la repeupler par les cellules souches du receveur, générées à partir de cellules cutanées.

«Machine à cœur»

Menée par Harald Ott, cette même équipe avait mis au point en 2008 la procédure permettant de «nettoyer» les cellules vivantes de l’organe du donneur et de la recellulariser avec des cellules parfaitement compatibles avec le receveur. Une technique éprouvée avec succès sur des cœurs, des poumons et des reins de souris mais aussi de plus grands mammifères. L’étude publiée dans Circulation Research est la première à en détailler la réussite sur des cœurs humains.

Pour ce faire, les scientifiques ont dû concevoir un bioréacteur capable de contenir un cœur humain entier pendant tout le processus de recellularisation. Cette «machine à cœur» aura été testée avec succès sur soixante-treize organes collectés par l’agence de biomédecine de Nouvelle-Angleterre. Chaque organe est resté en culture pendant 120 jours et les études de compatibilité effectuées à la fin du processus montrent une absenced’antigènes HLA, molécules responsables des réactions de rejet.

Pour le magazine Popular Science, nous n’avons jamais été aussi loin dans la conceptionin vitro de cœurs humains transplantables –et la bio-ingénierie jamais été aussi près d’offrir une nouvelle solution thérapeutique aux malades, capable, cerise sur le gâteau, de contourner bien des obstacles bioéthiques. 

http://www.slate.fr/

La joie peut-elle nous briser le coeur?


Il n’y a pas longtemps, parmi les maladies cardiaques, on a découvert qu’il y avait un syndrome du coeur brisé, aujourd’hui, il existe un autre mal, celui du syndrome du coeur heureux. Les émotions trop fortes peuvent avoir une incidence sur le coeur, surtout chez les femmes après la ménopause
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La joie peut-elle nous briser le coeur?

 

La joie peut-elle nous briser le coeur?

Les femmes – après la ménopause – sont les plus touchées.Photo Fotolia

Les joyeux et heureux événements peuvent aussi provoquer une maladie cardiaque, le syndrome du «coeur brisé», classiquement dû à un choc émotionnel intense, comme une rupture amoureuse ou la mort d’un être cher, selon des chercheurs.

Les chercheurs, dont l’étude paraît dans le journal de la société européenne de cardiologie, The European Heart Journal, ont analysé les données concernant 485 patients de plusieurs pays diagnostiqués avec ce syndrome du «coeur brisé» (cardiomyopathie de stress), appelé aussitakotsubo (TTS), survenu après un choc émotionnel et constaté que certains d’entre eux l’avaient, en fait, développé après un événement heureux ou joyeux.

Ils ont surnommé cette variante du coeur brisé, le syndrome du «coeur heureux». Ces 485 cas d’origine émotionnelle établie ont été sélectionnés parmi 1750 comme cas du syndrome takotsubo pouvant être mortel.

Pour les autres patients, l’événement déclencheur était physique ou bien physique et émotionnel combiné, ou non identifié.

«Nous avons montré que les déclencheurs de TTS peuvent être plus variés qu’on ne le pensait (…). La maladie peut être précédée par des émotions positives aussi», commente Jelena Ghadri, médecin de l’hôpital universitaire de Zurich, en Suisse, cosignataire de l’étude.

Selon elle, les «cliniciens doivent être conscients» que «les patients qui arrivent dans le service d’urgence avec des signes de crise cardiaque, comme des douleurs thoraciques et une dyspnée (difficulté respiratoire), mais après une émotion ou un événement heureux, peuvent aussi souffrir de TTS, tout autant qu’un patient se présentant après un événement émotionnel négatif».

Le takotsubo (ou tako-tsubo mot signifiant «piège à poulpe»), qui a été repéré pour la première fois au Japon dans les années 1990, touche surtout les femmes après la ménopause. Dans la forme classique le ventricule gauche (cavité cardiaque) prend une forme d’amphore, ressemblant à un piège à poulpe.

D’après l’étude, chez 20 (4 %) des patients, ce syndrome a été déclenché par un heureux ou joyeux événement – fête d’anniversaire, mariage d’un fils, la victoire de son équipe favorite de rugby ou encore naissance pour un grand-parent d’un petit-fils. Néanmoins, la majorité des 465 cas (96 %) sont survenus après un évènement triste ou stressant comme la mort d’une épouse, d’un enfant ou d’un parent, un accident, des conflits personnels ou dans un cas, après qu’un obèse s’est retrouvé coincé dans sa baignoire.

95 % des patients sont des femmes dans le groupe «coeur brisés» ou celui du «coeur heureux», avec respectivement un âge de 65 ans en moyenne et de 71 ans, confirmant que la majorité des TTS surviennent après la ménopause.

Pour le Dr Christian Templin, cardiologue à l’hôpital universitaire de Zurich et principal auteur de ce travail, d’autres recherches sont nécessaires pour comprendre les mécanismes exacts qui sous-tendent les deux variantes de coeur «brisés» et «heureux» du TTS.

Dans l’étude, aucun décès n’a été enregistré à l’hôpital parmi les «coeurs heureux» contre 1 % (5 sur 465) parmi les «coeurs brisés».

http://fr.canoe.ca/

Les applications santé pour le cœur, attention gadgets !


Les applications santé qu’on trouve facilement et qu’on peut télécharger sur téléphone intelligent, ne remplace pas un médecin, et pourraient être dangereux en sous-estimant la santé de l’utilisateur
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Les applications santé pour le cœur, attention gadgets !

 

Moins d’une application santé sur quatre ferait l’objet d’une évaluation avec des professionnels. La Société française de cardiologie s’alarme.

 

E-MEDECINE. Avec 15 milliards d’objets connectés en 2015 dans le monde et près de 100 milliards annoncés pour 2020, l’avenir des applis destinées à la santé est assuré ! Surtout pour celles ciblant le cœur, organe privilégié de cette connexion tous azimuts avec la mesure de la fréquence cardiaque, la prise de la tension artérielle et — bientôt — l’affichage de l’électrocardiogramme directement sur le smartphone grâce à des coques spéciales équipées de capteurs. Un Français sur 10 déclare ainsi utiliser une application ou un objet connecté dans un contexte santé (balance, bracelet…). Mais, à la veille des 26es journées européennes de la Société française de cardiologie, au moment même ou le rendez-vous mondial du high-tech, CES (Consumer Electronic Show) bat son plein à Las Vegas (États-Unis), les cardiologues français alertent sur ces applications santé.

« L’offre est pléthorique et l’évaluation famélique ! », s’inquiète ainsi le Dr François Dievard de la Société française de cardiologie (SFC) en parlant des dizaines de milliers d’applis concernées ayant trois cibles distinctes : les médecins (calculateurs de risque cardio-vasculaire, logiciels d’aide à la prescription, supports pédagogiques…) ; les patients (aide à la prise des traitements, tenue de journal quotidien, surveillance des paramètres…) ; le grand public (coaching santé, aide à la pratique régulière d’exercices physiques, aide au sevrage tabagique, conseils alimentaires…). La validité et l’utilité de ces outils est en effet encore loin d’être prouvée.

“Il y a quelques mois, une société française — DMD Santé — s’est proposée de les labelliser après avoir fait l’état des lieux, détaille Claire Bouletti, présidente du groupe des cardiologues en formation à la SFC. Moins de une sur quatre est en effet élaborée avec des professionnels et aucune avec les patients.”

De plus, huit applications sur dix n’ont pas de conditions générales d’utilisation et une sur deux reste très discrète quant aux coordonnées de ses éditeurs.

Certaines de ces applis pourraient être dangereuses

Ces avancées technologiques soulèvent en outre de nombreuses questions : qu’en est-il de la protection des données et de leur confidentialité ? Quelle gestion à terme pour ces datas ? Comment réagir à la fracture sociale entraînée par ces nouvelles pratiques, la plupart des ces applis étant payantes ? Sans compter que la SFC estime qu’elles pourraient être dangereuses en sous-estimant, par exemple, le rythme cardiaque qu’elles sont censées calculer. Aux États Unis, les premières « class action » (actions en justice groupées) contre Fitbit, le fabricant de bracelets connectés, viennent tout juste de commencer…

http://www.sciencesetavenir.fr/