L’insuffisance cardiaque, si fréquente, si méconnue


L’insuffisance cardiaque peut commencer son entrée silencieusement. En fait, les symptômes séparés peuvent laisser croire à autre chose, mais s’ils sont mit ensemble, il serait temps d’aller consulter. Pas sur Internet, mais voir un vrai médecin.
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L’insuffisance cardiaque, si fréquente, si méconnue

Africa-Studio/Shutterstock.com

 Une pathologie trop méconnue du grand public.

« L’insuffisance cardiaque, c’est un dysfonctionnement de la pompe qui distribue le sang aux différents organes », explique le Pr Etienne Puymirat, cardiologue à l’Hôpital européen Georges Pompidou (APHP). « L’origine ischémique (après un infarctus du myocarde le plus souvent) est la principale cause d’insuffisance cardiaque dans les pays développés. Les facteurs de risque (hypertension, tabac, obésité, dyslipidémie …) et les comorbidités (insuffisance rénale …) mal contrôlés peuvent participer au développement ou à l’aggravation de l’insuffisance cardiaque. »

Dans les sociétés occidentales, « 1 à 2% de la population serait concernée par l’insuffisance cardiaque », avance le Pr Puymirat.

Avec à la clé, plus de 160 000 personnes hospitalisées chaque année en France et 70 000 décès associés à cette pathologie.

Une maladie longtemps sans symptôme

Problème, la maladie passe souvent inaperçue puisque ses symptômes peuvent s’apparenter à ceux de la vieillesse ou à l’atteinte d’autres organes.

« Sensibiliser le grand public aux signes avant-coureurs relève donc de la santé publique », insiste le cardiologue. Le premier de ces signes est « un essoufflement à l’effort qui n’existait pas avant avec surtout une aggravation au cours des derniers mois ». Mais d’autres doivent alerter : « une prise de poids inexpliquée, des œdèmes des membres inférieurs, une fatigue inexpliquée… ». 

Ces 4 symptômes réunis sous l’acronyme E.P.O.F (pour Essoufflements, Prise de poids, Œdèmes et Fatigue) doivent pousser à consulter.

De l’alimentation aux médicaments…

Le traitement de l’insuffisance cardiaque vise à améliorer la qualité de vie et le pronostic du patient.

« La première ligne du traitement repose sur l’hygiène de vie », confirme Etienne Puymirat. « La consommation de sel est un facteur d’aggravation de l’insuffisance cardiaque. Il faut la réduire. Nous en consommons environ 10g par jour alors que nous ne devrions pas dépasser les 5g. Pour cela, évitez les plats préparés, certaines eaux gazeuses souvent trop riches en sel ou encore les charcuteries. » Il convient aussi de limiter « la quantité de liquides bus qui peuvent accroître le risque d’œdème chez les insuffisants cardiaques sévères. »

Quant aux traitements médicamenteux, ils présentent un double objectif : diminuer les symptômes et protéger le muscle cardiaque. Les trois classes les plus utilisées sont les inhibiteurs de l’enzyme de conversion, les bêta-bloquants et les diurétiques qui « augmentent le volume des urines et favorisent l’élimination rénale du sel. »

La promesse d’un nouveau traitement

Au Congrès de la Société européenne de Cardiologie (ESC) qui s’est récemment tenu à Paris, une présentation aux conclusions inattendues a marqué les esprits. Présent lors de cette réunion, le Pr Puymirat parle de résultats « très encourageants ! »

Des chercheurs écossais ont en effet montré qu’un antidiabétique permet de diminuer les hospitalisations et la mortalité de patients souffrant d’insuffisance cardiaque. Chez les diabétiques, mais aussi chez les non diabétiques ! Une bonne nouvelle à relativiser car en France, cette classe de médicaments n’est pas encore disponible !

« On comprend mal alors qu’elle soit accessible dans les autres pays européens », déplore Etienne Puymirat. « Il faudrait une mobilisation forte des praticiens et des associations pour ne pas en priver les patients. »

  • Source : Fédération française de Cardiologie – https://www.fedecardio.org – Interview du Pr Etienne
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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Le Saviez-Vous ► 25 symptômes de maladies à ne jamais ignorer


Il arrive souvent que le corps lance des alertes de possibilité de maladie. Certains symptômes sont plus évidents que d’autres, et il faut agir immédiatement. Seul une visite médicale, ou à l’urgence au besoin peut diagnostiquer un problème de santé et non les réseaux sociaux
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25 symptômes de maladies à ne jamais ignorer

Une altération de la voix peut être une symptômes du cancer de la gorge.DEJAN DUNDJERSKI/SHUTTERSTOCK

Trouble d’élocution, vision brouillée ou douleur dans le cou : ces sensations étranges, voire dérangeantes, peuvent être les symptômes d’un trouble de santé grave. Voici 25 symptômes de maladie que vous devez connaître.

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Trouble d’élocution

Tenir soudain des propos inintelligibles signale peut-être un accident vasculaire cérébral (AVC).

« Le sujet déforme ou confond des mots ou est incapable de comprendre ce qui est dit », précise la Dre Leanna K. Casaubon, neurologue à l’hôpital Toronto Western.

L’affaissement d’un côté du visage en est un autre symptôme. Si vous pensez être victime d’un AVC, appelez rapidement les urgences.

Éclairs de lumière ou augmentation des corps flottants

En vieillissant, il n’est pas rare que la vision soit gênée par des corps flottants et des éclairs de lumière. Ces symptômes souvent inoffensifs suivent la transformation du vitré dans l’œil. Mais si le changement est brutal, les éblouissements et l’augmentation du nombre de corps flottants traduisent peut-être une déchirure de la rétine. Cette urgence oculaire exige une prise en charge dans les 24 à 48 heures.

« Sinon, le liquide risque de s’infiltrer sous les larmes et d’entraîner un décollement de la rétine pouvant mener à la cécité », prévient le Dr Lorne Bellan, chef du département d’ophtalmologie de l’Université du Manitoba, à Winnipeg.

Modification de l’état mental

Si vous notez un changement brusque dans le comportement ou les fonctions intellectuelles d’un proche – même si un diagnostic de démence a déjà été établi – il faut vite consulter.

« Être soudain très confus n’est pas normal », indique le Dr Paul Pageau, ancien président de l’Association canadienne des urgentistes.

Le symptôme peut être causé par un problème de santé qu’il faut traiter. Il peut également résulter d’une glycémie faible (chez les diabétiques), d’un déséquilibre électrolytique ou de médicaments.

Ne vous inquiétez pas d'un mal de têteGPOINTSTUDIO/SHUTTERSTOCK

Vision brouillée

Une vision double ou trouble, ou qui disparaît dans un œil, ou encore la perte du champ visuel d’un seul côté sont des signes possibles d’AVC. Si les causes d’un changement brutal de la vision sont parfois mineures – une migraine avec aura, par exemple –, elles peuvent aussi être beaucoup plus graves.

« Cela peut être un anévrisme cérébral qui appuie sur le nerf responsable du mouvement de l’œil, explique le Dr Bellan. Cela se manifeste généralement par un dédoublement soudain de la vision. Il faut traiter de toute urgence pour prévenir la rupture d’anévrisme. »

Pression au niveau de la mâchoire, du cou ou des bras

Les victimes d’un infarctus n’éprouvent pas toutes la douleur classique à la poitrine, selon la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC du Canada, et c’est particulièrement vrai des femmes. On peut en fait ne ressentir qu’une pression, un inconfort ou une douleur dans un bras, au cou, à la mâchoire ou dans le dos. Mais ces sensations peuvent aussi avoir d’autres causes, précise le Dr Peter Bogaty de la Clinique de cardiologie de Montréal.

« Le cœur, l’œsophage et les organes logés dans le thorax partagent un réseau nerveux avec la mâchoire et les bras ; il ne s’agit donc pas forcément d’un symptôme cardiaque. »

Mais si la sensation est nouvelle, si elle vous paraît étrange et si elle ne disparaît pas après quelques minutes, appelez à l’aide.

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Raideur dans le cou et symptômes pseudo-grippaux

Aux premiers stades de la méningite, les maux de tête et la forte fièvre font penser à des symptômes de grippe saisonnière. Mais ceux qui sont atteints d’une infection des membranes entourant le cerveau et la moelle épinière éprouvent une raideur dans le cou, douloureuse quand ils essaient d’appuyer le menton sur la poitrine. Une certaine confusion et une gêne à la lumière s’ajoutent parfois au tableau clinique.

« La méningite bactérienne peut être mortelle si elle n’est pas rapidement soignée, dit le Dr Pageau. Chaque heure de retard dans l’administration d’un antibiotique approprié augmente le risque de handicap – et de mortalité. »

Douleur thoracique

C’est le symptôme le plus courant de l’infarctus, qu’on ignore pourtant souvent, déplore le Dr Bogaty. L’indigestion, le reflux acide et l’anxiété sont certes responsables de douleurs thoraciques, mais pour être fixé, il faut se rendre aux urgences où différents examens pourront être entrepris.

« Si c’est un infarctus grave, il sera aussitôt traité. Cela pourrait prévenir une mort subite », ajoute le médecin.

Perte de poids

Prévenez votre médecin si vous avez perdu plus de 5 % de votre masse corporelle en 6 à 12 mois, sans que ce soit volontaire. Et prenez rendez-vous plus rapidement si à cela s’ajoutent d’autres symptômes comme une douleur, un gonflement abdominal ou une nausée. La perte de poids est souvent associée à d’autres affections, notamment gastro-intestinales, comme l’ulcère ou la maladie cœliaque, ou à une infection, à un problème de thyroïde, à un trouble psychiatrique ou à l’effet secondaire d’un médicament. Le cancer n’est pas à écarter non plus.

« Retarder le diagnostic d’un cancer, c’est risquer de le voir évoluer à un stade où il est plus difficile à contenir », prévient Monica Behl, médecin-chef et oncologue pour l’Agence du cancer de la Saskatchewan.

Rougeurs sous la peau

Quand des bactéries de surface comme les streptocoques ou les staphylocoques traversent la barrière cutanée – souvent par une coupure, une fissure ou une piqûre d’insecte – et contaminent les tissus plus profonds, l’infection peut se diffuser et entraîner des complications graves, voire la mort. « 

Les diabétiques sont particulièrement à risque », explique le Dr Pageau.

Il faudra sans doute recourir aux antibiotiques si une tache rouge et chaude s’étend après une journée ou deux ou fait des traits sur le corps.

« Si vous ne vous sentez pas bien ou si votre condition s’aggrave rapidement, rendez-vous aux urgences », suggère-t-il.

Vertiges ou évanouissements

Un étourdissement passager quand on se relève est souvent dû à une chute de la tension artérielle. Simple réaction physiologique chez les uns, c’est parfois le signe d’un problème plus grave chez les autres. S’il s’agit d’une déshydratation ou de l’effet secondaire à un médicament, il est facile à corriger.

Mais « les problèmes cardiaques, les infections et les troubles neurologiques peuvent aussi entraîner une baisse de tension », souligne le Dr Brett Belchetz, médecin urgentiste de Toronto.

Un étourdissement signale parfois une anémie causée par des règles abondantes ou un saignement gastro–intestinal. Les vertiges sont le plus souvent associés à un problème d’oreille moyenne. Prenez rendez-vous avec un médecin – mais consultez aussitôt si la sensation demeure, même quand vous n’êtes pas debout, ou si l’intensité du vertige est telle que vous ne pouvez pas marcher droit.

Sang dans les urines ou les selles

Certains médicaments et aliments colorent les selles ou l’urine ; c’est aussi vrai d’affections bénignes comme les hémorroïdes. Mais il faut consulter si on saigne sans raison connue dans la cuvette des toilettes. Il peut s’agir d’un cancer, ou de bien d’autres problèmes de santé – infection de la vessie, calcul rénal, fissure anale, maladie inflammatoire de l’intestin…

La leucémie peut être caractérisée par un essoufflement important.SHUTTERSTOCK

Essoufflement

Si on est essoufflé au point de ne pouvoir faire plus de quelques pas ou terminer une phrase, il faut appeler les urgences sans tarder, dit le Dr Belchetz.

« Les causes possibles sont nombreuses et toutes assez graves. Elles doivent faire l’objet d’une prise en charge rapide pour éviter une évolution négative au point d’être fatale. »

Il peut s’agir d’un infarctus, de pneumonie, d’asthme, d’emphysème ou d’un caillot dans les poumons. Un essoufflement qui ne compromet pas les activités quotidiennes n’est pas une urgence, mais le médecin voudra examiner votre cœur et vos poumons, et s’assurer qu’il n’y a pas d’autres causes.

Voix rauque ou toux

Le tabagisme, la pollution, l’air sec ou une fatigue vocale peuvent causer une laryngite ou une irritation persistante de la gorge. Il peut aussi s’agir de reflux gastro-œsophagien. Le problème se manifeste plus souvent avec l’âge et, faute d’être diagnostiqué, il peut entraîner des saignements et des lésions de l’œsophage. Consultez un médecin qui verra si un traitement est nécessaire et s’assurera qu’il n’y a pas de tumeur pulmonaire ou dans la gorge.

Ronflements bruyants

Si vous ronflez très fort, vous souffrez peut-être d’apnée obstructive du sommeil – les muscles du fond de la gorge se détendent quand vous dormez, ce qui obstrue vos voies respiratoires. Plus d’un quart des Canadiens non diagnostiqués ont un profil à haut risque, qui tient compte d’au moins trois facteurs, dont l’obésité et l’hypertension. Et quand l’apnée du sommeil fait chuter le niveau d’oxygène dans le sang, d’autres problèmes surviennent, comme l’arythmie cardiaque, sans compter que l’insuffisance coronarienne est susceptible de s’aggraver.

« Heureusement, il existe des traitements, comme la ventilation en pression positive continue, les interventions chirurgicales et au laser ainsi que des appareils buccaux qui maintiennent les voies respiratoires ouvertes », rassure le Dr Belchetz.

Symptôme de cancer chez l'homme : surveillez vos grains de beauté.WAVEBREAKMEDIA/SHUTTERSTOCK

Grains de beauté qui se modifient

En 2017 seulement, quelque 7200 nouveaux cas de mélanome ont été diagnostiqués. Examinez votre peau une fois par mois et surveillez toute grosseur qui augmente, change d’aspect ou saigne, insiste la Dre Behl.

« Placez une règle à côté du grain de beauté et photographiez-le. Il sera plus facile de noter un changement. »

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Première en chirurgie cardiaque à Québec


La valve mitrale est la plus compliquée à remplacer des 4 valves du coeur. des chirurgiens au Québec, ont réussit quand même a faire le remplacement par cathéter. Ce n’est pas le premier choix, mais quand un patient ne peut supporter une chirurgie à coeur ouvert, c’est une belle avancée. De cette façon, le rétablissement est beaucoup plus rapide.
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Première en chirurgie cardiaque à Québec

 

Des cardiologues de l'Institut universitaire de cardiologie et... (Photo Archives La Voix de l'Est)

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde.

PHOTO ARCHIVES LA VOIX DE L’EST

MATHIEU PERREAULT
La Presse

Des cardiologues de l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec ont réalisé une première mondiale mercredi dernier : le premier remplacement par cathéter de la valve mitrale au monde. C’est la seule des quatre valves cardiaques qui n’avait jamais été remplacée sans opération à coeur ouvert.

Dix ans de progrès

Depuis dix ans, les remplacements de valves cardiaques ont fait des pas de géant. Alors qu’auparavant, il s’agissait toujours d’une opération à coeur ouvert, depuis une dizaine d’années, de plus en plus de remplacements de valve aortique ont lieu par cathéter, au moyen d’une petite incision, selon le chirurgien cardiaque François Dagenais, qui fait partie de l’équipe ayant fait cette première.

« On est rendu à 20-25 % des remplacements de valves aortiques, et en Europe, dans certains pays, on est à 50 %. Depuis trois ou quatre ans, on a essayé plusieurs stratégies pour le remplacement par cathéter de la valve mitrale, qui est beaucoup plus complexe. La compagnie 4C Medical de Minneapolis travaille sur ça depuis deux ans, et nous sommes en discussions avec eux depuis un an. »

Le patient

Donat Essiembre, 77 ans, s’était rendu compte qu’il était essoufflé au moindre effort.

« Il a déjà été opéré à l’aorte il y a une dizaine d’années, et avait eu des pontages, alors une opération à coeur ouvert n’était pas indiquée », explique le Dr Dagenais.

L’opération a duré 20 minutes, et hier, M. Essiembre était déjà assez en forme pour retourner chez lui. Étant donné que le remplacement par cathéter de la valve mitrale demeure compliqué, il s’agira probablement d’un choix rare, et l’opération à coeur ouvert demeurera la norme pour le moment, selon le Dr Dagenais. L’autre valve située à l’intérieur du coeur, la valve tricuspide, est elle aussi rarement remplacée par cathéter. Le remplacement par cathéter de la valve pulmonaire est beaucoup plus courant.

L’ABC du coeur

Le sang arrive au coeur par une portion du coeur appelée oreillette droite, puis est pompé vers le ventricule droit en passant par la valve tricuspide, puis vers le poumon en passant par la valve pulmonaire. Après avoir été « nettoyé » dans les poumons, le sang revient à l’intérieur du coeur par l’oreillette gauche, va vers le ventricule gauche en passant par la valve mitrale, puis vers l’aorte et le reste du système sanguin en passant par la valve aortique.

« Un pas important »

La Presse a demandé son avis sur cette première à Chad Kliger, chirurgien cardiaque à l’hôpital Lennox Hill, à New York, qui vient de publier une étude sur les progrès en réparation par cathéter de la valve mitrale dans le Journal of Interventional Cardiology.

« On savait que ça s’en venait, mais c’est une étape importante, a dit le Dr Kliger. C’est signe que la technologie commence à être au point, mais évidemment, il faut une équipe hors pair pour que ça fonctionne. Je connais la compagnie 4C, leur approche est différente des autres. Mais de toute façon, il semble se dessiner que pour le remplacement de la valve mitrale par cathéter, aucune technologie ne s’imposera, ça va dépendre selon le patient. »

EN CHIFFRES

49 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème léger à modéré à une valve cardiaque

3 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un problème grave à une valve cardiaque

10 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve aortique

1 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont un rétrécissement de la valve mitrale

8 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve aortique

13 % des patients ayant eu une crise cardiaque ont une fuite de la valve mitrale

Source : BMJ Open

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Le risque de piratage de pacemaker se précise


Tout se pirate sur Internet, et malheureusement cela peut jouer sur la vie des gens. Ce que les cardiologues américains craints le plus c’est les rançongiciel sur les stimulateurs cardiaque. Pour le moment, ce n’est pas le cas, mais peut-être un jour des gens stupide vont jour avec le coeur malade de beaucoup de gens
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Le risque de piratage de pacemaker se précise

 

Le 2 avril 2018.

Cela fait des années que l’on en parle, mais le risque semble se préciser. D’après le collège des cardiologues américains, le risque que des patients, porteurs de pacemaker, puissent indirectement être  la cible de pirates informatiques, est de plus en plus concret.

Les pacemakers communiquent à distance 

Les dernières générations de stimulateurs cardiaques (pacemaker, en anglais), sont en effet dotées de nouvelles fonctionnalités sans fil. Jusqu’ici, ces appareils pouvaient être réglés à distance par le cardiologue, à l’aide d’un matériel spécifique. Mais le médecin devait se trouver à proximité du patient, dans la même pièce, afin que la communication sans fil entre l’ordinateur pilote et le pacemaker s’établisse.

Mais désormais, les pacemakers sont pour la plupart tout simplement reliés à Internet ! Ils permettent aux équipes médicales de suivre à distance les données transmises par les pacemakers de leurs patients, et de détecter en amont une éventuelle anomalie cardiaque, afin de pouvoir prévenir le patient en cas de problème.

Revers de la médaille, cette connectivité sans fil permanente crèe une vulnérabilité. De quel type ? Peu de risques que des pirates puissent dérégler des pacemakers à distance, répondent en coeur les spécialistes.

Une mise à jour informatique pour 500 000 pacemakers

En revanche, ils envisagent qu’une attaque de type « ransomware », ces programmes qui bloquent des ordinateurs et réclament le paiement d’une rançon, ciblent spécifiquement les machines chargées de surveiller les pacemakers de malades. La communication serait rompue, et la surveillance aussi.

Quant au risque que des pirates dérèglent des pacemakers à distance, il est pour l’instant qualifié de très faible. Même si l’été dernier, l’agence de sécurité sanitaire américaine a exigé que le logiciel de plus de 500 000 pacemakers déja implantés soit mis à jour. Celui-ci était vulnérable à des attaques extérieures….

Pour l’instant, en 2018, il n’a cependant pas été encore rapporté d’attaques de ce type.

Jean-Baptiste Giraud

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Après la ménopause, la marche active protège le coeur


La marche est le meilleur exercice surtout pour les moins sportifs, cela est d’autant plus vrai pour les femmes après la ménopause. Une bonne marche modérée à rapide peut prévenir des infarctus du myocarde
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Après la ménopause, la marche active protège le coeur

 

Aleksandra Suzi/shutterstock.com

Chez les femmes en post-ménopause, la marche régulière diminue le risque d’infarctus du myocarde. Des bénéfices rapportés à partir de 2 à 3 sorties de 40 minutes minimum par semaine.

Des scientifiques américains ont extrait de la Women’s Health Initiative* les données de 89 000 femmes. Toutes étaient âgées de 50 à 79 ans. Au départ de l’étude, chacune avait un bon potentiel de marche et n’avait jamais souffert d’infarctus du myocarde. Ni de maladies coronariennes, artérielles ou de cancers. Les habitudes de marche (fréquence, durée, intensité) ont été relevées par questionnaires.

Un risque d’infarctus du myocarde diminué de 25%

Résultats,

« marcher au moins deux fois par semaine diminue le risque d’infarctus du myocarde de 25%. Dès lors que la séance dépassait les 40 minutes, cette donnée était comprise entre 21% et 25%. Et de 26% à 38% chez les femmes qui marchaient à une allure modérée/élevée comparée à celles dont le pas était plus décontracté. »

L’infarctus du myocarde « se définit comme la nécrose d’une partie plus ou moins grande du muscle cardiaque, lorsque cette zone n’est plus irriguée par les artères coronaires lui apportant normalement l’oxygène véhiculé par le sang », détaille la Fédération Française de Cardiologie.

« L’artère coronaire correspondante peut être obstruée par un caillot ou thrombus (thrombose), rétrécie par des plaques d’athérome (athérosclérose) ou momentanément fermée par un spasme (contraction spontanée d’une artère de durée variable), la route du sang étant ainsi coupée. »

Parmi les multiples facteurs de risque associés à l’infarctus du myocarde (surpoids, sédentarité, hypercholestérolémie….), on trouve l’âge. Ainsi, chez les femmes de 75 à 84 ans, le risque d’infarctus du myocarde est multiplié par 3 par rapport aux femmes âgées de 65 à 74 ans.

*large étude menée auprès de 161 808 femmes entre 1991 et 2005, axée sur les maladies cardiovasculaires, le cancer du sein, le cancer colorectal, les fractures liés à l’ostéoporose après la ménopause

  • Source : American College of Cardiology’s 67th Annual Scientific Session, 1er mars 2018
  • Ecrit par : Laura Bourgault – Edité par : Emmanuel Ducreuzet

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Pourquoi le bruit fragilise le cœur ?


La pollution sonore peut avoir des effets sur la santé cardiaque. En effet, ceux qui habitent près des autoroutes, des aéroports, enfin tout ce qui est bruyant ont un impact sur le coeur.
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Pourquoi le bruit fragilise le cœur ?

 

PKpix/shutterstock.com

Trafic routier, aérien, ferroviaire… Notre cœur n’aime pas le bruit. Plusieurs études ont déjà montré que vivre à proximité d’une autoroute ou d’un aéroport augmente le risque de maladie cardiovasculaire. Des chercheurs allemands expliquent aujourd’hui les mécanismes en jeu.

La pollution sonore est souvent pointée du doigt pour augmenter le risque cardiovasculaire. Une récente étude américaine a par exemple montré que les femmes vivant à moins de 100 mètres d’une route ou d’une autoroute présentaient un risque d’hypertension de 22% supérieur à celui des femmes habitant à plus de 1 000 mètres de ces axes.

Mais des questions demeurent concernant les mécanismes précis. Pour en savoir plus, des scientifiques de l’Université Johannes Cutenberg en Allemagne ont passé au peigne fin des études conduites sur le sujet.

Selon eux, « le bruit induit une réponse au stress, caractérisée notamment par l’activation du système nerveux sympathique, qui déclenchera des séquelles et entraînera des lésions vasculaires. »

En fait, ce système nerveux sympathique accélère le métabolisme et s’active en cas de danger ou de peur. Lorsqu’il est stimulé, il influe sur le système cardiovasculaire : la fréquence cardiaque augmente et induit une vasoconstriction périphérique, entraînant alors une élévation de la pression artérielle.

  • Source : Journal of the American College of Cardiology, 5 février 2018
  • Ecrit par : Vincent Roche – Edité par: Emmanuel Ducreuzet

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C’est ce qui arrive à votre corps quand vous avez le coeur brisé


Le syndrome du coeur brisé à de réels symptômes qui peuvent être graves. Cela arrive généralement lors d’une peine d’amour ou un deuil d’une personne. Il est important dès lors d’avoir des stratégies pour combattre le stress
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C’est ce qui arrive à votre corps quand vous avez le coeur brisé

 

ANTONIOGUILLEM VIA GETTY IMAGES

C’est normal que vous expérimentiez des symptômes physiques.

 

  • Lili Monette-Crépô

  • Journaliste

  • Il y a une raison pour laquelle vous vous sentez brûlé et nauséeux après une rupture: la peine d’amour a un effet physique sur votre corps.

    Malheureusement, c’est souvent négligé, selon Ronald A. Alexander, un psychothérapeute en Californie et au Colorado et l’auteur de Wise Mind, Open Mind: Finding Purpose and Meaning in Times of Crisis, Loss, and Change.

    «Vous n’êtes pas seul si vous restez au lit et que vous vous sentez en dehors du monde», note Alexander. «Un coeur brisé peut vous faire sentir comme si vous aviez perdu le contrôle du bateau. Les sanglots et les pleurs sont des symptômes communs, de même que des sentiments de mélancolie, et des symptômes physiques aussi.»

    Avoir le coeur brisé, surtout dans les premiers stades, peut être difficile sur votre horaire de sommeil. Les problèmes de sommeil comme l’insomnie sont communs pour ceux qui sont célibataires depuis peu, selon Alexander. Le stress d’une rupture peut aussi dire que vos nerfs sont à vif, interférant avec les processus biologiques qui vous aideraient normalement à vous endormir à la fin de la journée.

    «Quand vous avez le coeur brisé, il peut être très difficile de calmer votre esprit et de vous reposer», dit-il.

    De plus, l’anxiété et les palpitations cardiaques augmentées vont souvent main dans la main avec un coeur brisé, ajoute Alexander.

    «Il est important de savoir que la tristesse et le deuil d’un coeur brisé peuvent inonder le système nerveux», dit-il. «Il est normal d’avoir des sentiments de perte de contrôle.»

    Et dans certaines situations extrêmes, une rupture peut même provoquer des symptômes similaires d’une crise cardiaque. Le syndrome du coeur brisé est une condition du coeur temporaire qui ressemble et se ressent comme une crise cardiaque. Il est souvent causé par des situations stressantes comme la mort de quelqu’un qu’on aime ou une rupture.

    Harmony Reynolds, cardiologue au New York City Langone Medical Center, explique au HuffPost que le sentiment du coeur brisé est diagnostiqué dans environ 1 à 2 pour cent des patients qui viennent à l’hôpital avec des symptômes de crise cardiaque.

    Elle explique que les symptômes et les tests du syndrome du coeur brisé sont similaires à ceux des patients souffrant de crises cardiaques, même si les artères restent ouvertes.

    «Les patients avec le syndrome du coeur brisé ont aussi des anormalités de la fonction du muscle du coeur pendant l’événement», note Reynolds.

  •  Cette défaillance récupère complètement chez les survivants en l’espace de semaines ou de mois. Cependant, ceux qui ont eu ce syndrome ont un risque augmenté d’être victimes d’une maladie du coeur ou d’une attaque d’apoplexie.

    Reynolds a récemment conduit une étude sur 20 ans qui démontrait que la condition était particulièrement difficile pour les femmes âgées.

    «Au moins 6000 cas du syndrome ont lieu chaque année aux États-Unis, et jusqu’à 90 pour cent des patients sont des femmes, d’habitude ménopausées», note-t-elle.

    Quoi faire si vous avez des symptômes

    Malheureusement, ça va prendre beaucoup plus que de la crème glacée pour vous permettre d’aller de l’avant. Romanelli recommande de réfléchir aux activités qui vous ont aidé à déstresser dans le passé et de les pratiquer.

    «Les stratégies d’adaptation malsaines comme boire et manger davantage peuvent être dangereuses pour votre coeur, donc essayez de trouver des façons de combattre le stress», note-t-elle. «La méditation, la respiration, le yoga ou même de prendre une pause des médias sociaux pour voir un ami ou pour lire un livre peuvent aider.»

    Et même si ça peut sembler ordinaire, rappelez-vous de prendre de grandes respirations et notez que votre environnement peut vous aider lorsque vous sentez que vous perdez le contrôle.

    «Respirez, appelez un ami pour avoir du soutien, allez en thérapie ou prenez une longue marche», dit Alexander. «Si vous pouvez, marchez à côté d’un cours d’eau. Quand votre coeur est brisé, le fait de simplement regarder de l’eau passer peut vous aider à réaliser subconsciemment que tout change et que rien ne reste pareil. Le coeur brise et vous ressentirez du chagrin, mais essayez de vous rappeler que ceci aussi passera.»

http://quebec.huffingtonpost.ca