Les microplastiques, nouveaux indices de datation ?


Les scientifiques ne prendront pas nécessairement cette mesure comme ils font avec le carbone 14, mais le microplastique est quand même un bon indice de l’ère anthropocène. C’est une vraie honte !
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Les microplastiques, nouveaux indices de datation ?

Par Léia Santacroce

Après l’âge de pierre, l’âge de bronze, l’âge de fer… place à l’âge du plastique ? C’est ce que suggèrent des chercheurs américains dans une étude parue début septembre.

Ils sont partout, les microplastiques. Dans l’océan, les rivières, les glaciers, les montagnes… et dans nos estomacs. A ce compte-là, pas étonnant de les retrouver dans les carottes de sédiments. Dans une étude parue début septembre dans la revue Science Advances, des biologistes américains rapportent avoir fait des forages dans le bassin de Santa Barbara, au large de la Californie, pour analyser des dépôts côtiers couvrant la période 1834 – 2009. Résultat : une augmentation exponentielle des résidus de plastique depuis 1945.

Après le carbone 14, la datation plastique ?

Ces chercheurs vont même jusqu’à proposer d’utiliser ces minuscules particules (pas plus grosses que des grains de riz, certaines plus fines que des cheveux), pour dater et mesurer « la grande accélération de l’anthropocène« .

« A l’école, nous apprenons tous les différentes ères : l’âge de pierre, l’âge de bronze, l’âge de fer… Notre ère à nous restera-t-elle connue comme l’âge du plastique ? », s’interroge dans The Guardian Jennifer Brandon, co-auteure de l’étude et chercheuse à l’Université de Californie à San Diego. « C’est terrible de penser que c’est pour cela que nos générations se souviendront de nous. »

L’anthropocène en question

Pas dit que cette publication convainque l’ensemble de la communauté scientifique de faire de ladite anthropocène une véritable ère géologique (« cette notion n’a pas d’intérêt au regard de la vertigineuse ancienneté des temps de la Terre », dixit le biologiste et océanographe Gilles Bœuf dans un article paru en 2017 dans The Conversation), mais elle a le mérite de mettre en lumière « l’influence majeure des activités humaines sur les écosystèmes », comme l’écrit ce même Gilles Bœuf, et « l’accélération effroyable de cet impact depuis le XXe siècle ».

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Les grands requins blancs pourraient vivre plus de 70 ans


Alors qu’on croyait que le grand blanc pouvait vivre environs une vingtaine d’années, voilà que de nouveaux tests affirment qu’ils peuvent vivre beaucoup plus vieux. Mais étant une espèce menacée, peut-on trouver encore aujourd’hui beaucoup de vétérans des mers
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Les grands requins blancs pourraient vivre plus de 70 ans

 

Les requins blancs sont considérés comme une espèce... (Photo: Archives Reuters)

Les requins blancs sont considérés comme une espèce menacée dans le monde.

PHOTO: ARCHIVES REUTERS

Agence France-Presse
Washington

Les grands requins blancs pourraient vivre 70 ans ou plus, soit trois fois plus longtemps que ce qui était jusqu’à présent estimé, révèle une étude américaine publiée mercredi.

Grâce à une datation au carbone 14, les auteurs de ces travaux ont analysé les vertèbres de quatre mâles et quatre femelles du nord-ouest de l’Atlantique. Le mâle le plus grand avait 73 ans, et la femelle la plus grande 40 ans, précisent ces chercheurs du Woods Holle Oceanographic Institution de Cape Cod, dans le Massachusetts (nord-est).

«Nos résultats aboutissent à un allongement très important de la longévité et de l’âge maximal des requins blancs par rapport aux études antérieures», pointe Li Ling Hamady, principal auteur de l’étude publiée dans la revue PLOS ONE.

De précédentes études se concentraient sur des marques concentriques dans les os de requins, similaires à celles trouvées dans les troncs d’arbres, pour évaluer leur âge, en supposant qu’une marque équivalait à un an. En se fondant sur cette méthode, les requins blancs les plus âgés jamais découverts étaient un spécimen de 22 ans dans le sud-ouest de l’océan Pacifique et un de 23 ans, dans l’ouest de l’océan Indien.

Dans cette nouvelle étude, les scientifiques ont cherché à retrouver la trace de résidus nucléaires dus à des tests effectués dans les années 1950 et 1960 dans les os des requins, pour les dater. Les os étudiés provenaient de requins attrapés dans le nord-ouest de l’Atlantique de 1967 à 2010.

Les requins blancs sont considérés comme une espèce menacée dans le monde. Mieux connaître leur développement et leur longévité peut aider à améliorer leur conservation, soulignent les chercheurs.

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