Ottawa interdit la captivité de baleines et de dauphins au Canada


Au Canada, il est maintenant interdit de capturer, faire l’élevage, exporter ou importer et tenir en captivité les baleines, dauphin et marsouin. Seuls ceux qui sont déjà en captivité ont malheureusement un droit acquis. Pour la recherche, cela dépend si c’est pour l’intérêt de l’animal. C’est une bonne chose qu’enfin, on reconnaît l’importance de laisser ces mammifères marins en liberté. A noter que quelques conservateurs étaient contre cette loi …
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Ottawa interdit la captivité de baleines et de dauphins au Canada

Ottawa interdit la captivité de baleines et de dauphins au

PACIFIC PRESS VIA GETTY IMAGES

Une bonne journée pour les animaux au Canada.


Il est désormais interdit de garder en captivité des baleines et des dauphins au Canada, en vertu d’un projet de loi adopté lundi à Ottawa.

La pièce législative, qui doit encore recevoir la sanction royale, éliminera progressivement la pratique consistant à maintenir en captivité les cétacés — tels que les baleines, les dauphins et les marsouins —, mais les deux établissements qui en gardent en ce moment bénéficieront d’une clause de droits acquis.

La chef du Parti vert, Elizabeth May, qui parrainait le projet de loi d’initiative parlementaire, a déclaré qu’il s’agissait d’une «bonne journée pour les animaux au Canada».

Elle a rappelé que plusieurs scientifiques avaient démontré qu’il était essentiel de cesser cette pratique avec les cétacés, «qui ont besoin de l’océan, d’espace, d’une communication acoustique sur de longues distances».

Le projet de loi, qui était en troisième et dernière lecture à la Chambre des communes lundi, a reçu l’appui des libéraux, des néo-démocrates et des bloquistes. Quelques conservateurs s’y sont opposés.

Il interdit la capture de cétacés sauvages, mais permet la réhabilitation et le sauvetage des mammifères aquatiques. Le projet de loi modifie également le Code criminel, créant de nouvelles infractions de cruauté envers les animaux liées à la captivité des cétacés. L’élevage est également interdit.

Le projet de loi proscrit aussi l’importation et l’exportation de cétacés, avec des exceptions uniquement pour la recherche scientifique ou «s’il en va de l’intérêt» de l’animal, la décision finale étant laissée au ministre.

«C’est un moment décisif pour les baleines et les dauphins, et une reconnaissance puissante que notre pays n’accepte plus d’emprisonner des animaux intelligents et sensibles dans de minuscules réservoirs à des fins de divertissement», a déclaré Camille Labchuk, directrice générale du groupe de défense des droits des animaux Animal Justice.

Le parc Marineland, à Niagara Falls, en Ontario, ainsi que l’aquarium de Vancouver, en Colombie-Britannique, sont les deux seuls établissements au Canada qui gardent en captivité des cétacés.

https://quebec.huffingtonpost.ca/

Le plus vieux poisson du monde en captivité a plus de 80 ans


Le plus vieux poisson vivant dans un aquarium est un poisson-poumon, aime les câlins, les crevettes et les figues. Il aurait entre 85 et 90 ans et vit  à San Francisco.
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Le plus vieux poisson du monde en captivité a plus de 80 ans

 

mathusalem plus vieux poisson du monde en captivité mange caresses

 

Capture vidéo de la chaîne YouTube de la California Academy of Sciences

par Brice Louvet

Mathusalem est le plus vieux poisson du monde en captivité. Et il a déjà passé plus de 80 ans à l’aquarium Steinhart, de l’Académie des sciences de Californie à San Francisco où il est arrivé en 1938.

Le plus vieux poisson du monde en captivité a entre 85 et 90 ans

Il était déjà probablement né avant votre naissance ! Nommé ainsi en référence au personnage de la Bible (qui vécut jusqu’à 969 ans), Mathusalem est un poisson-poumon australien (Neoceratodus Forsteri) ou dipneuste d’Australie. Avec un peu plus d’un mètre de long, ce dernier fait de la résistance. Il fut introduit en 1938 à l’aquarium Steinhart de San Francisco alors qu’il était déjà adulte. Or, il est aujourd’hui considéré comme le plus vieux poisson du monde en captivité avec un âge estimé entre 85 et 90 ans. Le précédent record était jusqu’il y a peu détenu par un autre poisson-poumon de l’Aquarium Shedd, à Chicago. En effet, celui-ci est décédé en 2017 à l’âge de 84 ans.

Quels sont les secrets de sa longévité ? Les soins, les caresses la nourriture selon Allan Jan, biologiste à l’aquarium Steinhart.

“Elle mange tout ce que je lui offre. Et bien qu’elle ne soit pas difficile (Mathusalem est une femelle), elle a raffiné son palais au fil des ans et préfère aujourd’hui les crevettes et les figues“, explique-t-il.

Par ailleurs, il semblerait également que Mathusalem soit friande de massages sous le ventre et sur la tête.

En zones sauvages, vous retrouverez cette espèce d’eau douce (protégée) dans le sud-est du Queensland, en Australie, notamment dans les rivières Burnett, Mary, North Pine et Brisbane ou dans les lacs et étangs.

Des records de longévité

Mathusalem n’est pas le seul poisson à détenir les clés de la longévité. Par exemple, le koï (ou carpe japonaise) est connu pour dépasser largement les 200 ans. Hanako était le plus vieux d’entre eux et il est décédé le 7 juillet 1977 à l’âge de 226 ans. On pense également à l’esturgeon ou à l’anguille, également connus pour vivre au-delà des 100 ans.

Toujours chez les poissons, mais côté “requins”, on soulignera par ailleurs la longévité du requin-baleine. En effet, de récentes observations suggèrent que certains spécimens pourraient vivre jusqu’à 130 ans. Mais la palme revient au requin su Groenland, le vertébré à la longévité la plus importante – estimée à près de 400 ans. Ainsi, certains spécimens encore vivants aujourd’hui l’étaient peut-être déjà durant le règne de Louis XIV.

Source

https://sciencepost.fr/

Les éléphants sont torturés pour qu’ils divertissent les touristes, poussant les défenseurs des animaux à réagir


On aime les animaux, les regarder interagir avec nous, mais dans les coulisses, leur vie est un enfer. Pour réussir à dompter ces éléphants, les hommes doivent casser l’éléphant pour enlever toute volonté et avoir une soumission complète, ce qui implique des blessures, brûlures et tortures. En Thaïlande, une femme a réussi à exploiter un sanctuaire d’éléphant, un endroit ou la maltraitance est banni, ou ils peuvent reprendre une vie d’éléphant. Ce qui est malheureux, c’est que des gens doivent se battre pour cesser cette exploitation pour plaire aux touristes
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Les éléphants sont torturés pour qu’ils divertissent les touristes, poussant les défenseurs des animaux à réagir

 

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Les éléphants en captivité sont souvent utilisés pour divertir les touristes. Ils promènent les gens et font même de la peinture. De l’extérieur, cela semble amusant, mais ces éléphants paient un prix très élevé.

Dans de nombreux pays asiatiques, y compris la Thaïlande, dès qu’ils naissent, les éléphants sont séparés de leurs mères et placés dans de petites cages en bois où ils sont « apprivoisés » pour les besoins du tourisme.

Le manque de nourriture, la violence physique et les brûlures ne sont que quelques-unes des choses auxquelles font face les éléphanteaux. Ils ne peuvent pas dormir, car les cages sont si petites qu’ils ne peuvent pas s’allonger. Les bébés éléphants sont gardés ainsi pendant au moins une semaine. Le rituel est appelé « phajaan » ou « écrasement d’éléphant. »

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Les tortionnaires savent exactement ce qu’ils font, et ils peuvent dire à quel moment l’éléphant est si cassé qu’il commence à construire une fausse confiance envers ses manipulateurs. Et ce n’est qu’alors que l’éléphant reçoit de la nourriture et de l’eau pour la première fois.

Mais arrivé à ce point, l’éléphant n’a plus d’âme et une longue vie de terribles conditions l’attend.

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Le but est de se servir des éléphants pour se faire de l’argent auprès des touristes ou pour les utiliser dans l’industrie illégale du bois.

Heureusement, il y a des gens en Thaïlande qui se battent pour améliorer la vie des éléphants. L’un d’eux est Sanduen. Quand elle était une petite fille, elle a vu un éléphant tellement maltraité qu’il criait. Quand elle a demandé au propriétaire s’il pouvait arrêter la torture, on lui a donné une réponse qu’elle n’oublierait jamais.

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« Non, il n’a pas le temps de se reposer, il se reposera à sa mort. »

La jeune fille a vu à quel point l’éléphant était triste et savait qu’elle devait réagir.

Cependant, sauver les éléphants n’a pas été facile, et ce n’est qu’en 1996 qu’elle a pu, avec Green Tours, réaliser son rêve d’ouvrir son propre parc et son sanctuaire d’éléphants.

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Elephant Nature Park est situé dans le nord de la Thaïlande et il est plus que juste un endroit pour les éléphants maltraités.

Le parc est immense et offre un environnement naturel aussi proche que possible pour des éléphants. Ils n’ont pas à faire de tours ou travailler. Le bien-être des éléphants est prioritaire au Elephant Nature Park.

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Les touristes peuvent visiter et faire de la randonnée à travers le magnifique parc, et les frais d’entrée servent à financer le parc.

85 pour cent des éléphants arrivant au parc ont souffert mentalement d’épreuves et certains se renferment complètement et ont presque perdu leur volonté de vivre. Il est difficile de s’imaginer à quel point leur vie était pénible.

Ils sont traumatisés par le travail forcé, les abus, et beaucoup ont entièrement renoncé. Mais Sangduen sait comment aider ces éléphants.

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Elle a trouvé un moyen de communiquer avec eux et de les aider à cicatriser.

Elle leur parle, leur chante et leur montre la gentillesse et de l’empathie, quelque chose qu’ils n’ont jamais connu auparavant.

Henrik Evoldsen décrit comment Sangduen est avec les éléphants :

« Quand elle commence à parler aux éléphants, ils ne veulent plus la quitter. Ils veulent être près d’elle tout le temps. Quand nous visitons le parc, nous ne pouvons pas accompagner Sangduen, car tous les éléphants viennent à elle immédiatement. »

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L’amour que les éléphants ont pour Sangduen n’est pas un amour à sens unique. Elle adore ses meilleurs amis et ne voudrait jamais vivre sans eux.

La vidéo montre comment ces éléphants sont torturés, mais aussi leur nouvelle vie après avoir été sauvés par cette femme incroyable.

Attention : certaines images peuvent choquer.

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Les orques placées dans des bassins s’y cassent les dents, littéralement


Les orques peuvent souffrir de maux de dents. Ce que l’on remarque chez ceux en captivités, soit qu’ils mordent des surfaces dures du bassin ou qu’ils font claquer leur mâchoire causé par un mal-être de l’animal Leurs problèmes dentaires peuvent aller de l’infection grave et la perte de dents. Ces animaux ne sont faits pour vivre dans des endroits confinés
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Les orques placées dans des bassins s’y cassent les dents, littéralement

 

Orque

La dentition des orques captifs est désastreuse.

© ARCHIVES OF ORAL BIOLOGY / JOHN JETT & ALL

Par Anne-Sophie Tassart

Des chercheurs se sont intéressés à la dentition des orques captifs. Ils ont découvert que la plupart d’entre eux ont de sérieux problèmes dentaires qui peuvent parfois conduire à de graves infections.

« Alors que l’usure des dents est un phénomène physiologique commun chez beaucoup de mammifères sauvages, les pathologies dentaires sont peu communes chez les cétacés à dents dont les orques », assure une équipe de chercheurs néo-zélandais et américains dans une étude parue en octobre 2017 dans la revue spécialisée Archives of Oral Biology.

Ils ont étudié la dentition de 29 orques (Orcinus orca) captifs hébergés dans des parcs à thèmes américains et ont découvert que ces animaux présentaient de graves problèmes dentaires.

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Des dents malades forées pour en extraire la pulpe puis laissées à nu

Selon les chercheurs, 24 % des cétacés étudiés présentent une usure sévère des dents et plus de 60 % ont les dents à l’avant de la gueule cassées. En outre, ils sont plus de 61 % à avoir reçu des soins dentaires. Ces derniers consistent à forer la dent atteinte afin d’y extraire le pus, la pulpe dentaire et les déchets (nourriture par exemple) qui, accumulés, peuvent conduire à une infection. Cependant, et à l’inverse du traitement d’une carie chez l’être humain, le trou obtenu n’est pas rempli de résine. Cette dent devient donc inévitablement plus fragile, ce qui augmente le risque qu’elle soit cassée.

Dans un communiqué, le Docteur Ventre, l’un des auteurs de l’étude, déplore : « Les dommages dentaires sont les conséquences les plus tragiques de la captivité car cela ne cause pas seulement la mort (en cas d’infection, NDLR) des orques mais cela conduit également bien souvent à des thérapies antibiotiques chroniques qui à terme compromettent le système immunitaire du cétacé comme cela a été récemment vu avec Kasatka »

. Cette orque hébergée au SeaWorld de San Diego, est morte en août 2017 des suites d’une infection.

Des blessures liées à des comportements agressifs ou stéréotypés

Ces cétacés sont des monophyodontes : ils ne vivent qu’une seule poussée dentaire au cours de leur vie. Leur dentition est donc particulièrement précieuse.

Et comme le précise le Docteur Visser qui a participé à l’étude : « Les orques ont un système nerveux similaire au nôtre. Ces blessures doivent donc être extrêmement douloureuses ». 

Alors que dans la nature, ils se servent de leurs dents pour mordre leurs proies – ce qui peut causer une usure légère des dents – en captivité, ces cétacés ne sont nourris qu’avec des animaux morts. Les problèmes dentaires ont donc, dans ce cas, d’autres explications.

La première est la présence de stéréotypies buccales, synonyme de mal-être : l’animal mord une surface dure de manière répétitive et sans aucun objectif apparent. Dans ce cas, l’orque mord ou mâchouille une partie dure de son bassin. La seconde explication est l’expression d’un comportement agressif. Dans ce cas, le cétacé fait claquer sa mâchoire. Le problème est que parfois, l’animal réalise cela avec une partie dure entre les dents comme par exemple les éléments horizontaux qui composent la porte de séparation entre deux bassins. Dans ce cas, les chercheurs assurent qu’il n’est pas rare de découvrir ensuite des dents sur le sol.

Crédit : Archives of Oral Biology / John Jett & all

Des animaux identifiables grâce à leur dentition, comme les cadavres

L’usure avancée, les dents cassées ou fissurées se retrouvent chez tous les orques étudiés, qu’ils soient nés en captivité ou non et quels que soient leur âge ou leur sexe. Chez les plus jeunes l’apprentissage se fait par l’observation. Ils répètent donc les stéréotypies qu’ils voient chez les adultes, abîmant leurs dents dès leur plus jeune âge.

Selon Jordan Waltz, l’un des auteurs de l’étude : « Les dommages sur les dents de ces animaux sont si graves que la plupart des spécimens peuvent être identifiés seulement grâce aux fissures et à l’usure de celles-ci comme le font les médecins légistes pour l’identification post-mortem des humains ».

« La relation entre la propension d’un animal confiné à développer des comportements stéréotypés et la taille de son habitat naturel est connue. Si cela est aussi vrai pour les orques et étant donné leur immense territoire dans la nature, la mauvaise dentition observée chez les orques captifs n’a rien de surprenant », conclut l’étude.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Les selfies, un danger pour les animaux sauvages


Si vous être contre la cruauté envers les animaux, ne prenez pas des égoportraits (selfies) avec des animaux sauvages. Des agences font des affaires d’or avec les gens qui veulent épater leurs parentés et amis pour se poser avec un animal sauvage, alors que probablement, ces animaux sont en captivité et maltraités pour satisfaire la demande des touristes
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Les selfies, un danger pour les animaux sauvages

 

GETTY IMAGES

«L’ironie, c’est que le touriste qui se prend en photo avec un animal est en général une personne qui aime les animaux»

  • Agence France Presse

De plus en plus de touristes se prennent en photo avec des animaux sauvages, une tendance qui met notamment en danger des espèces de la forêt amazonienne, alertent des militants écologistes.

Un rapport de l’ONG World Animal Protection indique une augmentation de 292% du nombre d’égoportraits avec des animaux sauvages publiés sur Instagram ces trois dernières années.

Plus de 40% des clichés analysés montrent des personnes « se comportant de façon inappropriée avec les animaux ».

Selon l’association, nombre de ces égoportraits sont en fait des mises en scène avec des animaux capturés et traités avec cruauté pour des poses avec des touristes qui ignorent tout de ces méfaits.

« À l’abri des regards, ces animaux sont souvent frappés pour être soumis, séparés de leurs mères ou de leurs enfants et maintenus secrètement en captivité », explique le rapport.

Les animaux sont aussi sans cesse attirés avec de la nourriture, une alimentation « qui pourrait avoir un impact négatif à long terme sur leur organisme et sur leur comportement ».

« Trop souvent, la cruauté qui rend ces animaux soumis et disponibles est totalement invisible aux yeux des touristes », résume le rapport.

Une pratique très répandue dans la région amazonienne: dans la ville brésilienne de Manaus, par exemple, 18 agences de tourisme mentionnées dans le rapport offrent la possibilité de « toucher des animaux et prendre des photos avec eux » dans 94% de leurs excursions.

« Nous avons des raisons de croire que la plupart ne survivent pas plus de six mois à ces maltraitances », dénonce l’ONG.

Roberto Cabral, responsable de l’Agence brésilienne de l’environnement (Ibama), a rappelé à l’AFP que maintenir des animaux en captivité pour qu’ils puissent être pris en photo avec des touristes était illégal.

Même s’il considère ce problème « minime » par rapport au braconnage et au trafic d’animaux, M. Cabral reconnaît que la pratique est courante au Brésil.

« L’ironie, c’est que le touriste qui se prend en photo avec un animal est en général une personne qui aime les animaux, mais ne se rend pas compte qu’il contribue à leur maltraitance », déplore-t-il.

http://quebec.huffingtonpost.ca

Si vous allez en Thaïlande, n’alimentez pas le commerce des "éléphants à touristes"


En temps que touristes, nous avons un pouvoir de changer les choses face aux animaux qui sont utilisés pour le tourisme. Souvent, ces animaux sont maltraités et vivent dans des conditions qui ne sont pas adaptées pour eux. Refuser ce genre de commerce oblige cette industrie a changer leurs comportements
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Si vous allez en Thaïlande, n’alimentez pas le commerce des « éléphants à touristes »

 

Un touriste peint un éléphant à l’occasion des festivités de Songkran, en Thaïlande.

SAKCHAI LALIT/AP/SIPA

En Asie, la vie des pachydermes s’apparente le plus souvent à un calvaire, que les touristes peuvent choisir de cautionner ou non.

EXPLOITATION. Pour quelques minutes passées à déambuler sur leur dos, combien d’années de souffrance pour les pachydermes ? Les éléphants, exploités en masse par l’industrie du tourisme en Thaïlande, vivent souvent dans des conditions « inacceptables », met en garde l’ONG internationale World Animal Protection (WAP), qui vient de réaliser une étude sur leur sort en visitant plus de 220 attractions du sud asiatique.

Dans ce secteur qui échappe souvent aux régulations, plus des trois quarts des « éléphants à touristes » vivraient dans des conditions « mauvaises voire inacceptables ».

Des éléphants mieux traités au Cambodge qu’en Inde ou Thaïlande

Sur les 2.923 éléphants recensés dans l’industrie du tourisme, 2.198 se trouvent en Thaïlande. Viennent ensuite l’Inde (617 éléphants), le Sri Lanka (166), le Népal (147), le Laos (59) et le Cambodge (36). Avec des disparités certaines dans les conditions de vie : l’Inde et la Thaïlande sont les plus mauvais élèves en Asie, alors qu’un pays comme le Cambodge traite plutôt bien ses éléphants employés dans le secteur touristique.

STRESS.

« Quand ils ne sont pas utilisés pour des promenades ou des spectacles, les éléphants sont enchaînés jour et nuit, le plus souvent avec une chaîne de moins de trois mètres de long », un constat fait à travers toute l’Asie, souligne le rapport. »La nourriture qui leur est donnée est de mauvaise qualité, pour des soins vétérinaires très limités. Ils sont de surcroît souvent parqués dans des endroits stressants, avec de la musique forte ou des groupes de touristes, sur un sol en ciment », conclut le rapport.

Vers de nouveaux modes de tourisme plus respectueux

L’industrie des parcs à éléphants en Thaïlande s’est développée dans les années 1990, après l’interdiction de l’exploitation des éléphants pour transporter des arbres dans le secteur forestier.Pour Jan Schmidt-Burbach, qui travaille pour WAP et est basé en Thaïlande, les touristes ont le pouvoir d’améliorer la vie de ces éléphants captifs en choisissant des sites qui favorisent l’observation des animaux.

« En règle générale, si vous pouvez étreindre, prendre un selfie ou monter sur un animal sauvage, c’est cruel et vous ne devriez pas le faire », explique-t-il

ALTERNATIVES. L’ONG est particulièrement préoccupée par les cirques en Thaïlande, où des éléphants sont souvent vus en train de faire du tricycle, de marcher sur des haltères et même de jouer au basket.

 « La formation nécessaire pour que les éléphants effectuent de telles prouesses est particulièrement cruelle et stressante », estiment les chercheurs.

Aujourd’hui, l’attraction est populaire auprès des dizaines de millions de touristes qui se rendent chaque année en Thaïlande. Toutefois commencent à apparaître des parcs à éléphants alternatifs, ne proposant pas de balades à dos de pachydermes… mais seulement de les observer, de loin.

https://www.sciencesetavenir.fr/

Les dauphins sauvages plus malades que ceux en captivité


Quels choix ont les dauphins, vivre en liberté avec un océan pollué et en être malade ou vivre dans un aquarium que leur vie se limite à s’exposer devant des tourismes et être limité dans ses déplacements et être moins malade … Triste choix
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Les dauphins sauvages plus malades que ceux en captivité

 

Les dauphins sauvages sont plus exposés à des polluants et sont davantage...

Agence France-Presse
Washington

Les dauphins sauvages sont plus exposés à des polluants et sont davantage malades que les dauphins vivant en captivité, révèle une étude américaine, suscitant des craintes quant à la qualité des eaux des océans et la santé de ces cétacés à long terme.

L’étude, publiée mercredi dans la revue américaine Plos One, a comparé des dauphins vivant au large des côtes de Floride et de la Caroline du Sud à deux autres populations dans des aquariums, ou d’autres habitats contrôlés, en Géorgie et en Californie.

Moins de 50 % des dauphins sauvages étaient «cliniquement normaux» et un grand nombre souffraient d’inflammations chroniques, signe que leur organisme combattait des maladies.

«Cela s’explique par leur contact avec des pathogènes, des parasites et des polluants dans l’océan qui sont absents dans les aquariums», précise Patricia Fair, professeure à la faculté de médecine de l’Université de Caroline du Sud et principal auteur de cette étude.

Chez l’homme, ce type de réponse immunitaire chronique est liée à des cancers, des pathologies cardiovasculaires et une plus grande vulnérabilité aux maladies infectieuses.

Gregory Bossart, vétérinaire en chef de l’aquarium de Géorgie, à Atlanta, coauteur de ces travaux, a étudié depuis 2003 la santé de plus de 360 dauphins dans la lagune de l’Indian River, en Floride et sur la côte près de Charleston, en Caroline du Sud.

Sur cette période, il a pu observer «l’apparition de maladies infectieuses, de tumeurs, d’infection bactérienne résistantes aux antibiotiques et des niveaux alarmants de contaminants dans les deux populations de dauphins en liberté», indique l’étude.

Les dauphins sont de grands prédateurs, au sommet de la chaîne alimentaire, et accumulent toutes les toxines ingérées par leurs proies.

Ceux qui vivent dans la lagune de l’Indian River avaient ainsi de fortes concentrations de mercure dans le corps.

En Caroline du Sud, les dauphins sauvages étudiés avaient des niveaux élevés de substances chimiques organiques provenant probablement de sources industrielles.

De précédentes recherches avaient mis en évidence des maladies fongiques et l’émergence de nouveaux virus qui pourraient être potentiellement pathogènes pour les humains, avertissent aussi ces scientifiques.

Les dauphins en captivité dans l’aquarium d’Atlanta et dans le Centre des systèmes de combat spatial et naval (SPAWAR) à San Diego présentaient nettement moins d’inflammations chroniques.

«Ces cétacés sont exposés à moins d’agents pathogènes, car la qualité de l’eau dans laquelle ils évoluent est contrôlée en permanence tout comme leur nourriture, et ils bénéficient aussi de soins vétérinaires préventifs», soulignent ces chercheurs.

«En tant qu’espèce sentinelle, les dauphins sont importants pour jauger la qualité de l’environnement océanique», pointe le Dr Bossart.

«Si ces cétacés ne se portent pas bien cela pourrait être un indicateur de la santé des océans et même de la santé humaine», ajoute-t-il.

http://www.lapresse.ca