Un canon à saumon devient viral sur Internet


Avec les constructions humaines comme les barrages électriques, il peut s’avérer difficile pour les poissons migrateurs de franchir de continuer leur route. Aux États-Unis, ils ont pensé à un toboggan qui les transportent d’un endroit à un autre en moins de temps qu’à la nage pour les poissons. Bien que ce soit ingénieux, il est dommage qu’on change les habitudes des animaux pour ne pas défaire les nôtres.
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Un canon à saumon devient viral sur Internet

Céline Deluzarche

Journaliste

    Des ingénieurs ont imaginé transporter des poissons dans un long tuyau pneumatique pour leur faire franchir les barrages hydroélectriques lors de leur remontée des rivières. Un système de transport astucieux qui a séduit les internautes en mal d’Hyperloop.

    Les poissons migrateurs comme le saumon se trouvent bloqués lors de leur remontée des rivières par les installations hydroélectriques. En France, certains barrages ont ainsi été aménagés avec des passes à poisson, qui fonctionnent selon différents modèles : petits bassins successifs avec des chutes d’eau facilement franchissables, ascenseur avec une cuve qui capture les poissons, écluses, canaux en pente où le courant est ralenti… Malheureusement, ces installations ne sont guère efficaces. Selon une étude de 2013, à peine 3 % des poissons parviennent à franchir tous les niveaux des échelles. De plus, certaines espèces, comme l’esturgeon européen, ne sont pas capables d’emprunter ces passages.

    Un toboggan géant qui propulse les poissons à 35 km/h

    Aux États-Unis, l’entreprise Whooshh Innovations a mis au point un système plus insolite : un canon à saumon, où les poissons sont littéralement aspirés dans un tuyau et propulsés à plus de 35 km/h en amont. Le système est adapté du transport par pneumatique, inventé par l’ingénieur écossais William Murdoch dans les années 1800 pour acheminer le courrier urgent. Il est aujourd’hui largement utilisé dans les hôpitaux, les banques, la grande distribution ou les usines.

    Jusqu’à 40 poissons déplacés par minute

    Dans le canon à saumon de Whooshh, les poissons voyagent dans un tube flexible grâce à la différence de pression créée par la gravité et l’effet d’aspiration : à l’avant du poisson, la pression est faible tandis qu’elle est plus élevée à l’arrière, ce qui « pousse » le poisson. Malgré la vitesse impressionnante de ces montagnes russes, le système est totalement sûr pour les saumons, assure la compagnie. Pour leur permettre de respirer durant les 21 secondes du trajet, le tube est équipé de brumisateurs d’eau tous les 1,5 mètre environ.

    « La pression exercée sur le saumon est à peu près équivalente à celle qu’il pourrait subir dans son environnement naturel », explique Jim Otten, ingénieur chez Whooshh, dans une vidéo de présentation.

    Cinq poissons peuvent voyager simultanément à l’intérieur du tuyau.

    « On peut ainsi déplacer jusqu’à 40 poissons par minute selon la longueur du trajet », assure Jim Otten.

    Là où il faut plusieurs jours aux saumons pour franchir les passes traditionnelles, des bancs entiers peuvent remonter la rivière en quelques heures, fait valoir l’entreprise. Le canon à saumon s’avère également beaucoup moins cher et un système de reconnaissance vidéo permet de trier les poissons, évitant à des espèces invasives ou indésirables d’emprunter le tube.Un moyen de transport pour le futur ?

    Le premier canon à saumon a été testé en 2014 sur le barrage de Roza Dam dans l’état de Washington et une vingtaine ont déjà été vendus aux États-Unis et en Europe, d’après Whooshh.

    Une vidéo de la plateforme d’information Cheddar diffusée le 7 août dernier sur Twitter est devenue virale sur Internet, donnant lieu à de multiples détournements. Certains internautes affirment vouloir tester le canon et y voient un futur mode de déplacement. Interrogé sur ce point par USA Today, le PDG de Whooshh, Vincent Bryan, sourit :

    « Nous n’avons pas encore développé de tube suffisamment gros pour transporter un humain et je ne sais pas si cela serait possible ».

    Un tuyau pour les esturgeons, pouvant peser jusqu’à 90 kilogrammes, est néanmoins en développement.

    CE QU’IL FAUT RETENIR

  • L’entreprise Whooshh Innovations a inventé un tube géant pour aider les poissons à franchir les barrages hydroélectriques.

  • Les poissons sont propulsés via un différentiel de pression à l’intérieur du tuyau.

  • Le système est beaucoup moins cher que les passes à poisson classiques et permet de déplacer des bancs entiers.

https://www.futura-sciences.com/t

Votre appareil photo numérique pourrait être pris en otage par un rançongiciel


Heureusement qu’il y a des gens qui démontrent les failles de sécurité sur les objets connectés. Ainsi, les compagnies peuvent faire des mises à jour pour corriger les failles jusqu’au prochain problème.
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Votre appareil photo numérique pourrait être pris en otage par un rançongiciel

Un gros plan sur un appareil photo reflex numérique

Les rançongiciels ne visent pas seulement les ordinateurs et les téléphones intelligents.

PHOTO : GETTY IMAGES / BENIMAGE

Si les appareils photo reflex numériques modernes peuvent se servir des réseaux wi-fi et des connexions Bluetooth comme les téléphones intelligents et ordinateurs, ceux-ci peuvent aussi être vulnérables aux cyberattaques.

Le fournisseur de sécurité informatique Check Point Software Technologies en a fait la démonstration sur un appareil Canon E0S 80D lors de la célèbre convention de piratage informatique DEF CON qui se tenait à Las Vegas, la fin de semaine dernière.

Le chercheur Eyal Itkin a expliqué qu’il est possible pour un pirate de téléverser un logiciel malveillant sur une caméra si celle-ci est connectée sur le même réseau internet sans-fil en se servant du « Picture Transfer Protocol » (protocole de transfert d’images), un outil standardisé qui permet le transfert d’images sur un ordinateur.

Une fois que le logiciel est installé, les photos sont encryptées et deviennent inaccessibles. L’écran de la caméra affiche un message demandant une somme d’argent en échange d’un code pour déverrouiller les photos.

Qu’est-ce qu’un rançongiciel?

Les rançongiciels sont des logiciels malveillants qui paralysent les appareils sur lesquels ils sont installés. Une fois l’appareil pris en otage par le pirate, le logiciel affiche généralement un message demandant le versement d’une rançon en échange de laquelle l’appareil recommencera à fonctionner normalement.

Il est recommandé de ne jamais payer la rançon demandée et de plutôt faire affaire avec un expert en informatique afin de remettre l’ordinateur en état de marche.

Paieriez-vous pour ravoir accès à votre caméra?, a demandé Eyal Itkin au public de DEF CON, rappelant que ces appareils sont habituellement remplis d’images personnelles.

Le chercheur a recommandé de désactiver le wi-fi et le Bluetooth des caméras numériques sauf lorsqu’ils sont nécessaires.

Check Point Software Technologies a avisé Canon de cette vulnérabilité en mars et a travaillé de concert avec l’entreprise japonaise afin de développer une mise à jour pour contrecarrer la vulnérabilité. Celle-ci est maintenant disponible.

La faille de sécurité découverte par Eyal Itkin ne touchait que les appareils Canon, mais celui-ci a mentionné à The Verge(Nouvelle fenêtre) qu’il était possible que des appareils d’autres marques aient des vulnérabilités semblables.

https://ici.radio-canada.ca/

Le saviez-vous ► Expression : Clouer le bec


Normalement quand je cherche l’origine d’une expression, c’est a peu près les mêmes sources mais cette fois ci, il semble que non … un parle d’une déformation d’un verbe et l’autre de l’artillerie de guerre .. Alors, peut importe l’origine le résultat reste le meme c’est de fermer son clapet, sa bouche,
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« Clouer le bec  »

Réduire quelqu’un au silence, le faire taire.

 
Le bec, comme dans beaucoup d’autres expressions, désigne la « bouche ».

On imagine alors quelqu’un amenant la tête d’un bavard à proximité d’un plan en bois (table, établi…), lui saisissant et tirant les deux lèvres et lui plantant un clou à travers jusque dans le bois.

Ce très ‘sympathique’ moyen de contraindre au silence ne doit pourtant pas être si efficace que ça, car on arrive probablement quand même à faire entendre sa douleur quand on est maltraité de la sorte. Sauf quand le tortionnaire entame enfin la deuxième dizaine de clous…

Heureusement, il ne s’agit ici en aucun cas d’une torture de ce genre et il n’y a aucun lien avec un clou quelconque, ni celui en métal, ni celui du spectacle.

Clouer est tout simplement une transformation du verbe ‘clore’ (fermer) devenu nettement moins utilisé de nos jours.

Si l’expression s’est ainsi modifiée avec ‘clouer’ au lieu de ‘fermer’, c’est sans doute à cause de la puissance évocatrice du ‘gentil’ traitement évoqué plus haut.

http://www.expressio.fr

Expression française qui puise ses origines dans l’ancienne artillerie où le bec serait le petit orifice par lequel on enflammait la poudre. Par ailleurs et en période de guerre, les assaillants pour neutraliser les canons d’un bâteau y plantaient en force un clou de charpentier et il serait fort probable que clouer le bec de quelqu’un signifiant le rende muet viendrait de là.

Selon d’autres interprétations, clouer le bec renverrait aux casques que portaient jadis les guerriers dont la visière de protection ressemblait fortement à un bec d’oiseau et donc dire de quelqu’un qu’on allait lui clouer le bec  signifie le tuer, l’anéantir.

http://www.expressions-francaises.fr