Le cannibalisme au paléolithique n’était pas uniquement alimentaire


Le cannibalisme existe au moins depuis l’homme de la préhistoire. Pourquoi manger son semblable, point de vue énergétique bien des animaux sont plus rassasiant que manger une personne humaine. Est-ce vraiment juste une question de nourriture, ou peut-être des rituels ?
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Le cannibalisme au paléolithique n’était pas uniquement alimentaire

 

Une fameuse peinture datant de l'époque du paléolithique a... (ARCHIVES AFP)

Une fameuse peinture datant de l’époque du paléolithique a été exposée dans un musée à Paris, en 2015.

 

PASCALE MOLLARD-CHENEBENOIT
Agence France-Presse
Paris

Pour comprendre le cannibalisme pratiqué par les hommes préhistoriques, un chercheur a eu l’idée de calculer la valeur nutritionnelle du corps humain. Verdict: elle n’est pas particulièrement riche. Le but recherché n’aurait donc pas été purement alimentaire, en déduit-il.

S’attaquant à un sujet tabou, James Cole, spécialiste du paléolithique à l’Université de Brighton, a établi un tableau des différentes parties du corps humain indiquant leur poids respectif et leur valeur nutritionnelle exprimée en calories (graisse et protéines).

De cette table, publiée jeudi dans la revue Scientific Reports, il ressort que le cerveau et la moëlle épinière ne pèsent pas lourd mais sont très caloriques, que les cuisses ont un bon potentiel calorique mais que le tissu adipeux est encore plus riche.

«Sur le plan des calories, nous correspondons à un animal de notre taille et de notre poids», déclare à l’AFP James Cole. «Mais nous ne sommes pas très nourrissants comparé aux gros animaux que les premiers hommes chassaient et mangeaient», ajoute-t-il. «L’homme est une espèce plutôt maigre». Or le gras est plus calorique que les protéines.

La viande de mammouth, d’ours, de sanglier, de castor, de bison était nettement plus énergétique, selon un autre tableau comparatif publié par le chercheur.

Un homme de 66 kilos fournit potentiellement 1300 calories par kilo de muscle. Le mammouth est à 2000 calories par kilo, l’ours à 4000 (trois fois plus que l’homme) tout comme le sanglier et le castor.

La valeur calorique globale des muscles d’un homme est évaluée à 32.376. Elle est de 3 600 000 pour un mammouth, 1 260 000 pour un rhinocéros laineux, 600 000 pour un ours, 200 100 pour un cheval.

«Au niveau individuel, l’homme affiche un taux calorique peu élevé. Et même si vous mettez cinq ou six individus, cela procurera toujours moins de calories qu’un seul cheval ou un bison», note James Cole.

Raisons culturelles et sociales?

«Qui plus est, l’homme est plus intelligent et son comportement est complexe. Ce devait être plus difficile de tuer six hommes qu’un cheval.»

«C’est pourquoi je suggère que peut-être que nous ne pouvons pas expliquer les actes de cannibalisme juste par un besoin de nourriture», poursuit-il. Les raisons de cette anthropophagie étaient peut-être «culturelles ou sociales» (défense du territoire…).

Le Paléolithique est une période qui commence avec l’apparition du genre Homo il y a 3 millions d’années et se termine il y a environ 10 000 ans.

Des fouilles archéologiques ont permis d’établir que Homo antécesseur, un pré-néandertalien qui vivait il y a près de 1 million d’années (site du Gran Dolina en Espagne), était cannibale. Tout comme Homo Erectus il y a 680 000 ans (site de la Caune de l’Arago à Tautavel en France).

L’homme de Néandertal, notre cousin disparu, mangeait lui aussi de la viande humaine (site français de Moula-Guercy, site d’El Sidron en Espagne).

Et l’homme moderne, Homo Sapiens, était lui aussi anthropophage comme le montrent des ossements trouvés dans la grotte de Maszycka en Pologne (15 000 ans environ avant notre ère) et dans la grotte anglaise de Gough (14 700 avant notre ère).

Les archéologues disposent de plusieurs indices pour repérer le cannibalisme à partir de l’étude des ossements: incisions, marques de découpe, fractures sur des os frais (pour extraire la moëlle osseuse), traces de mâchement humain, absence de la base crânienne (pour extraire le cerveau).

Pour la plupart de ces sites, le cannibalisme a été expliqué par un besoin de nourriture. Mais pour quelques autres, des motifs rituels ont été mis en avant. Dans la grotte de Gough trois crânes transformés en coupe à boire par Homo Sapiens ont été découverts.

À Maszycka, il pourrait s’agir d’un cannibalisme lié à la guerre et à Caune de l’Arago, d’une anthropophagie rituelle car le gibier ne manquait pas.

http://www.lapresse.ca/

Le Saviez-Vous ► Quelques histoires de cannibalisme


Généralement, le cannibalisme est causé par la famine et dans l’Histoire de l’humanité, il y a eu des cas de cannibalisme à grande échelle
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Quelques histoires de cannibalisme


(Photo)

Les recherches sur l’homme de Néandertal se poursuivent et cette semaine, des chercheurs ont annoncé qu’après avoir étudié 99 fragments d’os provenant de Belgique, ils ont pu découvrir des traces d’anthropophagie datant de 40 000 ans. Intéressons-nous à cette découverte, de même qu’à quelques cas de cannibalisme connus dans l’histoire.

Des preuves de cannibalisme en Belgique :


Photo:
Les fragments étudiés

Depuis plusieurs années déjà, en lien avec des restes découverts en France et en Espagne, des scientifiques ont émis l’hypothèse que l’homme de Néanderthal ait pu pratiquer occasionnellement l’anthropophagie, notamment en période de disette, ou qu’il ait travaillé le corps de ses morts dans le cadre d’un rituel funéraire. Des chercheurs viennent de confirmer la première hypothèse en étudiant 99 fragments d’ossements de quatre adultes et un enfant découverts dans la troisième grotte de Goyet en Belgique. Ils y ont terminé leurs jours il y a un peu plus de 40 000 ans.


Photo:
Marques de coupes © Asier Gomes-Olivencia et al.

L’équipe internationale a ainsi comparé les os à ceux d’animaux dépecés par Néandertal et ont été en mesure d’établir des parallèles qui démontrent que les traces d’incisions de boucherie retrouvées sur les ossements humains étaient très semblables à celles étudiées sur les ossements de chevaux ou de cerfs. Que racontent concrètement ces marques?

Qu’à cette époque, dans cette caverne du moins, des Néandertaliens ont dépecés les corps de membres de leur propre espèce pour en déchirer la viande, en extraire la moelle des os et réutiliser certaines parties, comme les tibias, afin d’en faire des outils. Les circonstances du décès des individus étudiés restent encore toutefois un mystère.

Trois autres exemples de l’Histoire :


Photo:
Scène de cannibalisme au Brésil au XVIe siècle. Gravure tirée du livre de Hans Staden Nus, Féroces et Antropophages, 1557

Le mot cannibale est arrivé dans notre vocabulaire au 16e siècle. Il est dérivé des récits de Christophe Colomb qui parlait des habitants des Caraïbes, appelés Canibales en espagnol, et auréolés de la rumeur qu’ils mangeaient de la chair humaine.

Bien que la pratique de l’anthropophagie puisse apparaître comme révoltante, Néandertal est loin d’être le seul à y avoir eu recours dans l’Histoire. Intéressons-nous brièvement à trois épisodes où des hommes ont mangé de leurs semblables par nécessité.

Le siège de Maarrat :


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Un exemple connu est lié aux Croisades et rapporté entre autres par des soldats. Nous en avons aussi une idée grâce à un recueil intitulé :

«Chronique anonyme de la première Croisade », possiblement rédigé par un chevalier de l’époque. Ces témoignages nous rapportent que lors du siège de Maarrat en Syrie en 1098, les Francs en vinrent à manquer du nécessaire et durent se résoudre à manger les corps de Musulmans morts lors des combats. Cette histoire avait dérangé les chrétiens de l’Europe médiévale, car de tels actes étaient à leurs yeux davantage associés aux sorcières, à ceux qu’on considérait comme sauvages ou même aux gens de l’Orient!

L’affaire Nazino :


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L’histoire de l’Union soviétique est elle aussi tristement associées à quelques histoires d’anthropophagie de survie. Ce fut notamment le cas dans ce qu’on appelle l’ «Affaire Nazino ». En 1933, 6000 personnes dites délinquantes ou sans classes, furent déportées sur la petite île de Nazino, en Sibérie. Elles n’avaient avec elles que de la farine pour se nourrir, aucun vêtement et aucun outil, ce qui conduisit assez rapidement à la mort des individus les plus faibles et conséquemment à des actes de cannibalisme. Plus de 4000 personnes trouvèrent la mort en peu de temps, tel qu’en font foi les rapports envoyés à Staline à l’époque. L’île reçut le sinistre surnom d «île de la mort» ou de l’ «île des cannibales».

La grande famine de la Chine de Mao :


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La Chine de la révolution culturelle de Mao Zedong connut elle aussi une période sombre qui conduisit à des actes d’anthropophagies. Entre 1958 et 1961, une grande famine frappa en effet la République populaire de Chine, notamment à la suite des ratés du plan agricole de Mao dans le cadre du «Grand bond en avant », qui fut un véritable désastre économique. Les rapports gouvernementaux et les sources journalistiques se contredisent, mais il est estimé que cette famine conduisit à la mort de 15 à 36 millions de personnes. Dans certains villages, la famine fut si grave que des habitants furent contraints de manger les morts…

Evelyne Ferron, spécialiste en histoire ancienne

Le Saviez-Vous ► Que se passerait-il si vous mangiez du cerveau humain?


Si l’habitude est de pratiquer le cannibalisme, il y a un risque d’avoir une maladie très grave causée par le prion. Cependant, l’être humain est comestible, mais contient énormément de calories et n’est donc pas un aliment de choix à mettre dans notre menu même occasionnellement. De toute manière, juste à y penser, cela coupe l’appétit
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Que se passerait-il si vous mangiez du cerveau humain?

 

Que se passerait-il si vous mangiez du cerveau humain?

Manger du cerveau humain ou ne pas manger du cerveau humain là  est la question

Le cannibalisme est en effet un thème récurrent et plutôt apprécié des films d’horreur. De quoi susciter chez certains de véritables questions. Mais que se passe-t-il réellement lorsqu’on mange de la viande humaine?

Si un tel comportement peut nous sembler peu ragoûtant voire carrément psychopathe, l’histoire ne manque pas d’exemples en la matière. Et certains révèlent des choses assez fascinantes sur les conséquences potentielles du cannibalisme. L’un des plus célèbres est celui d’une tribu vivant en Papouasie-Nouvelle Guinée: la tribu des Fore. Depuis toujours, celle-ci avait pour tradition de manger ses défunts.

UNE MALADIE QUI DÉVORE LE CERVEAU

En effet, les Fore croyaient que le seul moyen d’atteindre la terre des morts était d’être mangé. Dès que l’un d’entre eux perdait la vie, la tribu organisait ainsi un vaste festin funéraire au cours duquel le récent défunt était au menu. Il était cuisiné et mangé dans son intégralité, y compris les organes dont le cerveau et les parties génitales. Toutefois, ce rituel n’a pas été sans conséquence pour les Fore.

À partir des années 1950, des médecins ont commencé à observer l’apparition d’une étrange maladie chez les aborigènes. Celle-ci se traduisait par l’apparition de troubles neurologiques: perte de l’équilibre, de la coordination des mouvements, démence avant de conduire à  la mort. En étudiant les cas, les spécialistes ont fini par trouver l’origine du mal et nommer la maladie.

Désigné sous le nom de Kuru, il s’agit d’une encéphalopathie spongiforme transmissible. Similaire à  la maladie de Creutzfeldt-Jakob, elle est causée par un prion, une protéine anormale qui se met à  attaquer le cerveau et percer des trous à  l’intérieur jusqu’à le faire ressembler à une éponge.

D’après les spécialistes, la période d’incubation peut être très longue, plus de 50 ans, mais une fois la maladie déclarée, l’état de la personne s’aggrave rapidement. Du fait de l’augmentation du nombre de cas, la tribu des Fore a fini par cesser de se nourrir de ses morts et toute pratique cannibale. Mais son histoire et le Kuru ont inspiré de nombreuses études scientifiques.

UNE VIANDE RICHE EN LIPIDES SATURÉS 

Cet exemple est régulièrement évoqué pour argumenter les éventuelles conséquences du cannibalisme. Toutefois, ce n’est probablement pas la seule maladie que vous pourriez contracter en mangeant de la viande humaine infectée. Même si celle-ci est cuisinée, certains micro-organismes pourraient facilement survivre à la température pour ensuite infecter celui qui vient de se régaler.

Reste que dans la pratique, ragoûtant ou non, le corps humain peut bel et bien être considéré comme une viande comestible. Mais elle se rapproche alors plus de la viande rouge que de la viande blanche, en raison du taux élevé de myoglobine, le pigment rouge qui la colore. Or, si la viande contient des protéines, elle contient aussi beaucoup de lipides saturés. Des nutriments à  consommer avec modération, d’après les spécialistes.

Selon une récente étude, un homme adulte totaliserait pas moins de 80 000 calories. Rien qu’un bras contiendrait quelque 1800 calories quand un coeur en réunirait plus de 700. Faire un festin d’un corps humain n’est donc pas particulièrement recommandé, ni d’en manger régulièrement d’ailleurs. Sans oublier que ça peut vous amener quelques ennuis d’un point de vue juridique et moral. Voilà qui devrait finir de vous couper l’appétit!

http://fr.canoe.ca/

«Elles se font dévorer vivantes»: ce que j’ai vu dans une ferme de poules sans cages


Les poules élevées en liberté ! Les grandes entreprises telles que Costco a adhéré à l’élevage sans cage ! Vraiment ? Sauf qu’une surpopulation confinée dans un endroit exigu et pour ces poules, c’est une torture inimaginable
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«Elles se font dévorer vivantes»: ce que j’ai vu dans une ferme de poules sans cages

 

 

Mise en garde : la vidéo ci-dessous montre des images crues de poules blessées et tuées. Certains passages pourraient choquer.

Wayne Hsiung

Avocat, ancien professeur de droit à l’Université Northwestern et enquêteur en chef de l’Open Rescue Network du Direct Action Everywhere

La première chose que j’ai entendue, dans la noirceur, c’est un cri. Je me suis demandé s’il y avait des enfants. Ça sonnait comme un bébé qui pleure.

Mais, avec un peu de lumière, j’ai compris d’où venait ce cri. À l’autre bout du bâtiment, des poules hurlaient parce qu’elles se faisaient attaquer. Plusieurs d’entre elles – une douzaine, selon les données de la ferme – n’allaient pas passer la nuit. Dans cette ferme de Costco, où il n’y a pas de cages et les poules sont «en liberté», elles s’étaient fait dévorer vivantes.

Des centaines de grandes bannières se mettent à l’élevage sans cages, croyant offrir aux animaux un cadre de vie plus humain. Mais en tant qu’enquêteur en chef de l’Open Rescue Network du Direct Action Everywhere, je vois les choses autrement. Je suis habité par l’horreur. Parce qu’en allant au-delà de l’aspect marketing de l’opération, on se rend compte que l’élevage sans cages est loin d’être inoffensif pour les poules.

Une étude démontre que le taux de cannibalisme augmente de 3 000 % dans ces conditions. C’est une façon horrible de mourir. Le cloaque de la poule (l’équivalent du vagin) est pris pour cible parce qu’il est mou, charnu et couvert de fluides de l’œuf. Rendues un peu folles par la surpopulation, les volailles attaquent cette partie et, ce faisant, tirent des organes internes hors de la poule. Les victimes de ces attaques meurent à petit feu. À la ferme de Costco, j’ai regardé un oiseau – en sang et incapable de marcher – traîner son corps dans un tas de fumier pour tenter de s’enfuir. Malgré les efforts de notre équipe, cette poule n’a pu être sauvée.

Les oiseaux sont entassés dans un espace pas plus grand qu’une feuille 8,5 x 11.

Le cannibalisme n’est que la pointe de l’iceberg. Sur presque tous les points de vue, de la qualité de l’air jusqu’aux fractures, les poules se portent moins bien dans un système sans cages. Trois fois plus de poules meurent prématurément. Si de telles statistiques pesaient sur une prison, ses directeurs seraient poursuivis en justice.

Voici le principal problème auquel les poules font face : dans les fermes sans cage – comme dans celles avec cages – les oiseaux sont entassés dans un espace pas plus grand qu’une feuille 8,5 x 11. Imaginez passer toute votre vie dans votre douche. Maintenant, imaginez passer toute votre vie dans votre douche… avec une foule d’étrangers! Cage ou non, les conditions sont atroces.

Les fermes sans cages ne sont pas bonnes pour les animaux, mais elles profitent à l’industrie

Bloomberg a démontré que le consommateur moyen était prêt à payer plus du double pour une douzaine d’œufs venant de poules élevées dans une ferme sans cages. Une prime de 2 $ par douzaine d’œufs. Mais les coûts reliés à cet élevage n’augmentent que de 0,15 $ par douzaine. Si tous les œufs étaient produits dans des fermes sans cages, l’industrie verrait ses profits augmenter de 7 milliards de dollars!

Ces chiffres ne sont pas que spéculatifs. Après une année marquée par plusieurs passages au système sans cages, l’American Egg Board projette un accroissement de 5 % de la consommation d’œufs par habitant. Les investissements dans la production d’œufs ne cessent d’augmenter. Ce qui veut dire que des millions de poules vivront dans des conditions horribles sur des fermes d’œufs dites modernes. La ferme de Costco, où nous avons enquêté, vient de recevoir une aide d’un million de dollars pour agrandir ses installations.

La solution à ce problème n’est pas de changer les pratiques des entreprises, mais bien les systèmes à la prime qui se cachent sous ces pratiques.

Les entreprises vivent dans un monde où les actionnaires veulent des profits, où les animaux sont des «choses» qui aident à atteindre ces profits et où les réglementations sur le fait de transformer ces animaux en profits sont inexistantes. Ce n’est donc pas une surprise si – contrairement au monde financier – les réformes volontaires sont sans cesse sapées. Avec le système actuel, les entreprises ont les mains liées. Celles qui tentent de faire les choses correctement sont punies par le marché pour avoir mis leur argent au mauvais endroit.

Tant que le système ne changera pas – en donnant un semblant de droit légal aux animaux – ces abus vont se poursuivre.

C’est exactement ce qui se produit avec les productions sans cages. Les sociétés trouvent des moyens ingénieux pour entasser plus d’oiseaux dans des espaces déjà trop exigus. Tant que le système ne changera pas – en donnant un semblant de droit légal aux animaux – ces abus vont se poursuivre.

Le vrai changement ne peut dépendre d’entreprises comme Costco. Le changement viendra, comme de grands mouvements nous l’ont prouvé par le passé, en changeant les règles politiques. L’idée d’avoir une Déclaration des droits animaux semble utopique, mais c’était le cas aussi, il n’y a qu’une génération, du mariage entre conjoints de même sexe ou du droit de vote pour les femmes, au tournant du 20e siècle. Pourtant, nous avons fait du progrès.

En résumé, nous devons «libérer les poules», comme l’a si bien dit Bill Maher à Costco l’an dernier. Mais cette liberté ne viendra pas en faisant la promotion de l’élevage sans cages. Elle viendra quand nous reconnaîtrons la liberté, la dignité et même la personnalité des animaux sur des bases légales.

Cette situation vous choque? Demandez à Costco de prendre des mesures pour cesser ces pratiques.

Ce billet de blogue initialement publié sur Le Huffington Post États-Unis a été traduit de l’anglais.

http://quebec.huffingtonpost.ca/

Le mâle veuve noire préfère les jeunes femelles… pour survivre


Les veuves noires femelles font partie de celle qui dévorent leur compagnon après la copulation. Mais des mâles sont plus futés, ils vont s’accoupler avec des ados araignées pour éviter d’être mangés
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Le mâle veuve noire préfère les jeunes femelles… pour survivre

 

Une veuve noire femelle

Une veuve noire femelle   PHOTO : REUTERS/TIM WIMBORNE

Pour éviter de finir en repas après l’accouplement, le mâle veuve noire préfère tomber dans la toile d’une jeune araignée, encore incapable de le cannibaliser. Le monde des araignées est réputé pour son cannibalisme. Chez plusieurs espèces, les femelles mangent leur compagnon après la copulation.

RADIO-CANADA AVEC AGENCE FRANCE-PRESSE

Un texte d’Alain Labelle

Or, la chercheuse Maydiannne Andrade et ses collègues de l’Université de Toronto ont découvert que certaines veuves noires mâles ont trouvé un moyen de s’accoupler plusieurs fois sans être mangées.

Leur secret? Inséminer les femelles encore immatures.

Veuve noire mâle

Un mâle   PHOTO : ISTOCKPHOTO

Ce n’est pas parce qu’ils sont attirés par les adolescentes, mais parce que ces jeunes femelles ne les dévorent que rarement après l’accouplement, contrairement à leurs aînées.

Les mâles veuves noires sont capables de s’accoupler avec des femelles qui ne sont pas encore adultes. Maydiannne Andrade

Au cours des 2 ou 3 derniers jours précédant leur mue finale, les femelles ont pleinement développé leur organe d’entreposage du sperme appelé spermathèque, mais celles-ci sont encore couvertes par leur exosquelette juvénile.

Lors d’expériences en laboratoire et des observations dans la nature, les scientifiques ont découvert que certaines araignées mâles intrépides ont appris à utiliser leurs crochets pour perforer l’abdomen des femelles au bon endroit pour accéder à la spermathèque.

Ce comportement ne cause pas de tort à la femelle qui, de doute façon, change bientôt de carapace. Il ne semble pas non plus affecter le développement ni la fertilité des femelles juvéniles.

Les femelles conservent même le sperme jusqu’à leur maturité pour donner naissance à une progéniture. Environ 30% des femelles seraient fécondées avant leur maturité, estiment les biologistes dont les résultats sont publiés dans les Biology Letters de la Société royale britannique.

Cette stratégie d’accouplement non seulement permet la survie du mâle, mais lui permet de s’accoupler avec d’autres femelles, et ainsi passer ses gènes puisque, généralement, le premier mâle qui s’accouple avec une femelle a de meilleures chances de la féconder.

http://ici.radio-canada.ca/

Neandertal cannibale : c’est confirmé


Les hommes du Néandertal pouvaient aussi être cannibales. On ne sait pas s’ils, mangeaient leurs semblables après une mort « naturelle » où ils étaient choisis en cas de disette
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Neandertal cannibale : c’est confirmé

 

L'homme de Néandertal découpait ses congénères comme du gibier. AFP/HORST OSSINGER / DPA

L’homme de Néandertal découpait ses congénères comme du gibier. AFP/HORST OSSINGER / DPA

Par Rachel Mulot

L’examen d’ossements de -40.000 ans découverts en Belgique confirme que Neandertal découpait et boulottait proprement ses morts. Il taillait même des armes dans leurs tibias.

PALÉOANTHROPOLOGIE. Comment Neandertal traitait-il ses morts ? Cette question fascine les chercheurs parce qu’elle éclaire les capacités symboliques et de cognition de ce cousin préhistorique disparu il y a 40.000 ans environ. On sait qu’il les enterrait parfois, mais de nouvelles fouilles confirment qu’il les boulottait aussi de temps à autre. Et même qu’il réutilisait leurs ossements comme outils ! Une équipe internationale menée par l’anthropologue française Hélène Rougier, actuellement à l’université d’État de Californie (États-Unis) a étudié 99 restes néandertaliens, provenant de la troisième caverne de Goyet, en Belgique, et vieux de 42.000 à 47.500 ans. Les ossements — de quatre adolescents et un enfant — portaient des traces de coupures, de stries et d’incisions caractéristiques de la boucherie, expliquent les chercheurs dans la revue Scientific Reports. Les néandertaliens dépouillaient les membres de leur propre espèce, morcelaient la viande et fracassaient les os pour en extraire la moelle.

“Les carcasses de chevaux et de cerfs que nous avons retrouvées sur le site étaient traitées de la même façon”, précise le directeur de recherche Hervé Bocherens, de l’université de Tübingen (Allemagne).

Ces ossements de néandertaliens de la grotte de Goyet portent des marques de découpes semblables à celles infligées au gibier. © Asier Gomes-Olivencia et Al.

Un fémur et 3 tibias ont été utilisés comme percuteurs

D’autres preuves du cannibalisme de Neandertal avaient déjà été trouvées en  France dès 1999 , sur le site de Moula-Guercy (Ardèche), puis sur celui des Pradelles (Charente). En Espagne,  les restes découverts dans les grottes de Zafarraya et d’El Sidron montrent également qu’Homo neanderthalensis ne dédaignait pas la chair de ses congénères. Mais c’est la première fois que cette pratique est également attestée sans ambiguïté au nord de l’Europe, même si le site de Spy, toujours en Belgique le laissait déjà supposer. Mais il y a plus : les traces d’usure et de chocs de quatre des os analysés montrent que les néandertaliens utilisaient les restes des défunts comme des outils. Un fémur et trois tibias ont été utilisés comme percuteurs doux pour façonner des outils de pierre. De manière similaire, les hommes préhistoriques utilisaient fréquemment les os des animaux pour des opérations de débitage. C’est la première fois qu’un si grand nombre d’ossements humains retouchés pour servir d’outils sont découverts dans un même site. On en sait peu en revanche sur la façon dont les quatre adolescents et l’enfant cannibalisés sont morts. Les ossements ne permettent pas de dire s’ils ont connu une mort violente, sont décédés naturellement ou de maladie. La question de savoir s’il s’agissait d’un cannibalisme de disette ou d’un cannibalisme rituel reste ouverte.

http://www.sciencesetavenir.fr/

Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine


Quelle idée peut bien passer dans la tête de ce journaliste, mais rassurez-vous, il a usé d’une stratégie peu commune pour savoir quel goût peut avoir la viande humaine sans passé par le cannibalisme. Mais, jamais, je n’essaierais ce qu’il a fait. Bref, c’est dégoutant
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Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

 

Greg Foot a analysé sa propre chair pour reproduire son goût dans un burger.

Greg Foot a analysé sa propre chair pour reproduire son goût dans un burger.

Photo : BBC

BEURK – Greg Foot, journaliste pour la chaine britannique BBC, est un grand curieux. Et lorsqu’il se pose des questions, il n’hésite pas à donner de sa personne. L’une d’elles : quelle est la saveur de la chair humaine ?

 

Difficile de manifester une conscience professionnelle à la hauteur de Greg Foot, journaliste pour la chaîne BBC en Grande-Bretagne. Dans le cadre d’une émission scientifique repostée sur YouTube le 19 mars, ce jeune homme de 32 ans s’est interrogé sur le goût de la chair humaine.

Et pour ne rien faire à moitié, il s’est fait extraire un morceau de muscle dans le mollet par un chirurgien pour analyser se propre « viande ». Si vous grimacez déjà, rassurez-vous. En Grande-Bretagne, manger de la chair humaine, y compris la sienne, est interdit par loi. Le journaliste a trouvé une autre combine pour se délecter de son propre muscle.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

Des arômes d’agneau et de porc

« L’analyse de ma jambe a révélé que les même fibres de muscles étaient présents dans la poitrine de poulet mais aussi dans la côte de bœuf », explique Greg Foot.

Muni de son échantillon, il s’est ensuite rendu dans un laboratoire pour examiner les arômes de son bout de muscle. 80% des saveurs passent par ces arômes, confirme l’expert. L’odeur de cette viande atypique devrait donc révéler son goût.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

En humant son extrait d’humain, une fois cuit, le journaliste, surpris, atteste :

« Ça sent plutôt bon. Ca sent vraiment la viande, beaucoup plus riche que le porc ou le poulet ».

Pour l’analyste, la viande d’humain s’approcherait davantage d’un mélange d’agneau et de porc.

« Il faut que je goûte ça, maintenant », a conclu Greg Foot.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

Un burger goût « humain »

Le voilà donc en cuisine, armé de porc et d’agneau, pour préparer un authentique burger au goût d’humain. Une fois son dîner peu ragoutant malgré les apparences prêt, le verdict est tombé :

« Je vais vous dire, c’est vraiment bon ».

Vous saurez donc quoi faire pour goûter de l’humain sans pour autant devenir cannibale.

VIDÉO – Il se fait enlever un bout de mollet pour connaître le goût de la viande humaine

Photo: BBC

En France toutefois, l’anthropophagie n’est pas interdite par la loi, quand (bien sûr) elle ne concerne ni un acte de torture, ni une atteinte au corps d’autrui. Cette pratique est toutefois moralement condamnée pour des raisons évidentes. Même si nos confrères ultra-manchots s’y risqueraient presque, ne mangez pas votre prochain.

http://www.metronews.fr/