Doha repeint ses routes en bleu pour lutter contre la chaleur


On sait que le bitume noir en été peut devenir vraiment chaud et cause de l’usure plus vite des pneus. Dans une ville du Qatar, on teste des rues peintes en bleu. Il semble que cela puisse diminuer beaucoup le l’impact des rayons du soleil. Et peut donc abaisser la température du bitume de 15 à 20 C. Ailleurs, on a essayé un revêtement blanc, mais d’autres préfèrent être plus naturel par des plantes et des arbres. Peut-être combiner la couleur des rues et des plantes pourraient faire une nette différence ?
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Doha repeint ses routes en bleu pour lutter contre la chaleur

 

Céline Deluzarche

Journaliste

 

Dans une ville où les températures dépassent les 50 °C l’été, tous les moyens sont bons pour rafraîchir l’atmosphère. La capitale qatarie teste un revêtement bleu réfléchissant, permettant non seulement de lutter contre la chaleur, mais aussi de réduire la pollution et la consommation de carburant. Les initiatives de ce type se multiplient dans le monde, depuis la fausse neige aspergée dans les rues jusqu’aux mini-jardins perchés sur le toit des bus.

Les températures dans la capitale du Qatar peuvent aisément dépasser les 50 °C l’été. Afin de lutter contre les îlots de chaleur, les autorités de Doha ont décidé de mener une expérience pilote en repeignant les routes avec une peinture bleue « refroidissante ». Contrairement au bitume noir classique, qui absorbe 80 à 95 % du rayonnement solaire, ce revêtement développé par l’entreprise japonaise Japanese Oriental Company réfléchit 50 % des rayons. Il serait ainsi capable d’abaisser la température du bitume de 15 °C à 20 °C d’après Ashghal, l’autorité qatarie qui mène ce projet.

« En abaissant la température, ce revêtement refroidissant permet de ralentir les réactions chimiques à l’origine de la pollution », indique le journal Qatar Tribune.

Ce bitume spécial réduit également le frottement avec les pneus, ce qui réduit la consommation de carburant, diminue les émissions polluantes, et prolonge sa durée de vie.

« Le bitume de couleur permet aussi d’améliorer la sécurité des piétons en rendant les voitures plus visibles et en réfléchissant la lumière des lampadaires la nuit », rapporte le journal.

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Deux cents mètres de routes ont été repeints le long de l’avenue Abdullah bin Jassim Street, et 200 autres mètres ont été aménagés sur une piste cyclable et une voie piétonne près du village culturel de Katara. Les tests dureront 18 mois. S’ils s’avèrent concluants, d’autres routes bleues pourraient voir le jour au Qatar, indiquent les autorités.

Du dioxyde de titane pour refroidir les rues

Le Qatar n’est pas le seul à adopter cette tactique. En 2017, Los Angeles avait testé une peinture blanche sur quelques routes afin de réduire la chaleur étouffante régnant dans la ville l’été. Cette année, la municipalité dégaine une toute nouvelle technique : une sorte de « neige » à base de dioxyde de titane, un colorant blanc couramment utilisé dans les produits alimentaires, les médicaments ou le dentifrice.

Même les chiens et les chats adorent

D’après Greg Spotts, directeur adjoint au service des voies communales, ce produit réduit la température de 5,5 °C en surface.

« Même les chiens et les chats adorent. Ils traversent la rue juste pour l’essayer ! », assure-t-il au journal The Guardian.

Ces initiatives ont toutefois un coût : environ 60 euros le mètre carré pour la neige au dioxyde de titane.

Une prime accordée aux habitants pour installer des plantes grimpantes

Il y a pourtant beaucoup moins cher pour rafraîchir les villes : la végétalisation.

« Outre l’aspect esthétique, le végétal en ville a plusieurs bienfaits : réduction de l’effet d’îlot de chaleur, fixation du CO2, limitation de la pollution atmosphérique et développement de la biodiversité », souligne l’Ademe.

Non seulement les arbres créent des zones d’ombre bien agréables en cas de canicule, mais ils créent un effet de climatisation naturelle grâce à l’évaporation de l’eau par les feuilles. Un concept qui plaît tellement aux municipalités qu’elles ne savent plus quoi inventer pour mettre du vert en ville. Bordeaux a promis la plantation de 20.000 arbres d’ici 2025. Bruxelles verse une prime à chaque plante grimpante sur la façade d’une habitation visible de la rue. À Madrid et Singapour, ce sont carrément les bus qui ont été affublés d’un mini-jardin sur leur toit.

À Doha, on préfère visiblement le bleu au vert. Mais au fait, pourquoi du bleu et pas du rose, du beige ou du jaune ? Cette couleur a simplement été jugée « plus jolie pour les yeux », confie le journal Gulf Times.

CE QU’IL FAUT RETENIR

  • Doha teste un revêtement bleu réfléchissant 50 % du rayonnement solaire afin de diminuer la température du bitume.
  • Ce revêtement spécial permet en outre de diminuer les émissions polluantes et d’améliorer la sécurité.
  • Les initiatives pour lutter contre la chaleur urbaine se multiplient dans les villes, depuis Los Angeles qui teste une sorte de neige à base de dioxyde de titane jusqu’à Madrid qui végétalise le toit de ses bus.

 

https://www.futura-sciences.com

Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud


Avec les canicules que nous avons connus cet été, et qui sait s’il n’y en aura pas d’autres cette année, la climatisation est rendue une nécessité. Sans climatisation, le corps subit des conséquences et le cerveau n’aime vraiment pas avoir trop chaud.
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Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud

Le cerveau « tourne au ralenti » quand il fait chaud


Vous avez l’impression que votre cerveau « tourne au ralenti » lorsqu’il fait chaud ? Ce n’est pas surprenant. Une équipe de chercheurs affirme que la chaleur réduit les fonctions cognitives.

Dormir sans climatisation a des conséquences sur le cerveau

Selon des chercheurs de la Harvard T.H. Chan School of Public Health, la chaleur réduirait les fonctions cognitives de notre cerveau. Leurs travaux viennent confirmer l’importance de mettre en place un certain nombre de précautions lorsqu’il fait chaud.

Pour mener à bien leur étude, les chercheurs ont fait appel à des étudiants tous en bonne santé. Ces derniers ont été séparés en deux groupes : une partie dormait avec la climatisation dans sa chambre et l’autre sans. À leur réveil, les participants devaient passer un test cognitif.

Ces tests ont été réalisés sur une période de douze jours au milieu de laquelle a eu lieu un épisode caniculaire qui a duré cinq jours.

La chaleur rend le cerveau plus lent

À la suite de ces tests, les chercheurs ont constaté que la chaleur avait effectivement un impact sur le cerveau. Les étudiants qui ont réalisé ces tests alors qu’ils dormaient sans climatisation dans la pièce avaient de moins bon résultats que l’autre groupe.

Selon les chercheurs, les étudiants du groupe dormant sans climatisation étaient plus lents à répondre. Dans un des tests en effet, « la vitesse de leurs réponses s’est révélée réduite de 13,4% » affirment nos confrères du magazine de santé Le Progrès.

Pour rappel, la canicule a de nombreux effets sur le corps (vasodilatation, augmentation de la transpiration, accélération de la respiration, risque de déshydratation…). En 2018, une vague de fortes chaleurs a provoqué l’enregistrement de 1.600 décès en excès.

https://www.passeportsante.net/

Au Groenland, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour


La calotte glacière fond a vu d’oeil, cette fonte de 11 milliards de tonnes de glace en une seule journée soit jeudi, c’est comme 4,4 millions de piscines olympiques. Il est probable que la canicule qui a frappé l’Europe et les incendies en Sibérie soit relier à cette fonte qui arrive plutôt cette année.
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Au Groenland, 11 milliards de tonnes de glace ont fondu en un jour


L’équivalent de 4,4 millions de piscines olympiques s’est déversé dans l’océan.

CLIMAT – Un chiffre désolant et effrayant. La calotte glacière du Groenland a perdu près de onze milliards de tonnes de glace en une seule journée, ce jeudi 1er août. Cette masse, qui équivaut à 4,4 millions de piscines olympiques, selon CNN, s’est déversée dans l’océan. Après des mois de températures records, cette fonte a été la plus importante. 

Selon Ruth Mottram, scientifique en climatologie à l’Institut météorologique danois citée par CNN vendredi, la calotte a fondu “de manière persistante” au cours des quatre derniers mois, enregistrant ainsi des températures record. D’habitude, elle fond en été mais commence ce processus à la fin du mois de mai. Cette année elle a commencé au début du mois. 

Les scientifiques ont enregistré jeudi des températures -non confirmées pour le moment- de 2,7 °C à 3000 mètres d’altitude, un niveau qui serait proche d’un nouveau record si elles étaient confirmées.

La canicule qui a touché l’Europe la semaine dernière ainsi que les incendies sans précédent qui frappent actuellement la Sibérie sont évoqués pour expliquer cette situation alarmante.

À noter que le point culminant de la calotte glaciaire du Groenland (3200 mètres) a également été touché mercredi 30 juillet. Cela n’est arrivé que neuf fois en 2000 ans, dont deux dans la dernière décennie, note Le Parisien. 

https://www.huffingtonpost.fr/

Europe: la journée des records de chaleur


Alors qu’on prévoit une 4 ème canicule au Québec, il semble que nous n’ayons pas battu de record de chaleur. En Europe par contre, plusieurs records ont été fracassé, mais je ne sais pas, s’ils l’humidex est compté, car le calcul rarement probablement que ce n’est pas la même humidité qu’ici. Bref, les gens cherchent à se rafraichir et malheureusement, des noyades sont notés. Courage ! La température finira bien par baisser.
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Europe: la journée des records de chaleur

Europe: la journée des records de chaleurPhoto: Francisco Seco/APPlage de De Haan en Belgique le 25 juillet 2019.

La deuxième canicule de l’été qui accable des millions d’habitants en Europe occidentale pulvérise les records les uns après les autres avec la barre des 42°C franchie jeudi à Paris, au paroxysme de cet épisode avant un rafraîchissement prévu en fin de semaine.

Comme attendu, le record historique de chaleur qui datait de plus de 70 ans dans la capitale française, est tombé avec 42,4°C enregistrés à 15h30 (heure locale): depuis le début des mesures en 1873, Paris n’avait dépassé les 40°C qu’une seule fois, le 28 juillet 1947, avec 40,4°C.

Les services météo prévoient même 43°C en région parisienne pour la journée.

Dans la foulée, les records de chaleur sont également tombés aux Pays-Bas avec 40,4°C; en Belgique avec 40,6°C et en Allemagne avec 41,5°C!

«Et ce n’est pas fini!» a tweeté un prévisionniste de l’Institut royal météorologique (IRM) de Belgique, David Dehenauw.

De même en Allemagne, un porte-parole du service météorologique national (DWD) a précisé qu’il s’agissait d’un résultat provisoire: les températures devraient encore monter en cours d’après-midi.

Avec ces températures hors norme et malgré les mises en garde, un enfant de trois ans est mort de déshydratation dans le sud de l’Autriche mercredi. Il avait été découvert inconscient lundi dans une voiture en plein soleil, où il était monté et s’était endormi à l’insu de ses grands-parents.

Les températures avoisinaient alors une trentaine de degrés. Un pic à 38°C était attendu dans l’ouest. L’archidiocèse de Vienne a eu l’idée d’inviter les urbains à une pause «fraîcheur et silence» dans ses lieux de culte et a publié un relevé des températures dans les différentes églises de la capitale et de sa région.

Un voyageur du Thalys Amsterdam-Paris a appelé l’AFP pour signaler que le train à grande vitesse était immobilisé sur les voies depuis 15h (heure locale) en raison d’une panne d’électricité, sans climatisation et sans nouvelles.

«Le contrôleur a pris sur lui d’ouvrir les portes donnant sur les voies, avec consigne de pas descendre» a rapporté Arnaud Dowkiw, 42 ans, en déplacement professionnel, précisant que «de l’eau a été mise à disposition au bar».

Ces vagues de chaleur sont appelées à se multiplier et à s’intensifier sous l’effet du réchauffement climatique provoqué par les activités humaines.

Au cours des 2000 dernières années, les températures mondiales n’avaient jamais augmenté aussi rapidement que maintenant, selon des données publiées mercredi dans deux études distinctes dans les revues Nature et Nature Geoscience.

La nuit de mercredi à jeudi avait été «très probablement» la plus chaude jamais mesurée en France avec une température minimale moyenne de 21,4°C, devant les 21,3°C du 14 août 2003, selon Météo-France.

Le prévisionniste Olivier Proust a cependant précisé à l’AFP que le record ne pourrait être validé qu’après 18h GMT jeudi.

Le rafraîchissement est cependant promis à partir de vendredi.

Jeudi, des Parisiens aux traits tirés par des nuits courtes dans des logements surchauffés avançaient au ralenti dans le métro à l’atmosphère souvent étouffante.

«Il fait très chaud dans le métro, c’est insupportable!», témoignait à l’AFP Petra Ulm, 34 ans, chercheuse autrichienne vivant en France depuis dix ans et qui déplore l’absence d’air conditionné…».

Dans un centre de loisirs parisien au pied de la butte Montmartre, pas de sortie prévue pour les petits de 3 à 6 ans.

«On a demandé aux enfants de venir avec leur maillot de bain, on va faire des jeux d’eau dans la cour», a expliqué un animateur.

En Allemagne, l’ensemble du pays est en alerte canicule.

Au moins quatre personnes sont décédées dans des lacs ou rivières, mais il n’a pas encore été démontré qu’elles étaient mortes en raison de la forte chaleur.

Le Royaume-Uni va, lui aussi, «probablement battre le record de chaleur de juillet, qui est de 36,7°C, et il existe même une possibilité de battre le record absolu de 38,5°C», prévoyait la météo britannique (Met Office).

A Londres, la police recherche trois personnes portées disparues après s’être baignées dans la Tamise et qui se seraient retrouvées en difficulté en nageant.

L’Italie est également touchée et les autorités ont élevé mercredi l’alerte au niveau 3 («bulletin rouge») dans cinq villes (Bolzano, Brescia, Florence, Pérouse et Turin).

Le Luxembourg et une partie de la Suisse sont aussi touchés par cet épisode de canicule.

Fait notable, en Espagne, les températures ont commencé à descendre à des valeurs normales pour la saison estivale dans ce pays, avec seulement 6 des 50 provinces du pays toujours en alerte orange, selon le service météorologique national.

Les températures les plus élevées sont attendues dans le nord-est où elles pourraient atteindre les 41°C à Saragosse. Cette zone est également placée en alerte aux orages violents.

https://journalmetro.com/

Comment l’air climatisé a-t-il influencé notre mode de vie?


Personnellement, je ne voulais pas d’air climatisé, sauf que l’an dernier, je n’en pouvais plus. Cette année, je ne voulais pas l’installer, car je croyais que les grandes chaleurs seraient rares, et non, le climatiseur fonctionne à plein régime. Depuis que la climatisation existe, bien des choses ont changé. Il y a moins de morts causé par la chaleur, les bâtiments sont plus haut, plus de gens dans les villes. Cela a un impact sur l’environnement, il serait vraiment avantageux de trouver d’autres moyens plus écologique pour s’acclimater
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Comment l’air climatisé a-t-il influencé notre mode de vie?


Un climatiseur fixé au mur d'une maison.

L’invention de la climatisation a révolutionné notre société.

PHOTO : GETTY IMAGES / ITSARASAK THITHUEKTHAK

Radio-Canada

En ces journées de canicule, de nombreuses personnes prennent probablement pour acquis la climatisation, l’une de ces commodités modernes qui rend la vie au travail, la visite au centre commercial, ou le sommeil un peu plus agréable.

La climatisation a sauvé la vie de nombreuses personnes et, comme certains le suggèrent, a bouleversé le monde.

La climatisation a remodelé notre façon de vivre, a déclaré Tim Harford, économiste et chroniqueur du Financial Times, dans une entrevue accordée à The Atlantic en 2017.

Auteur du livre Fifty Inventions That Shaped the Modern Economy, Harford a consacré un de ces chapitres à l’air climatisé. Selon le chroniqueur, la climatisation a alimenté l’économie, en partie en rendant les gens plus productifs et en leur permettant de travailler mieux et plus longtemps.

Cela a également eu un impact sur la démographie en stimulant le développement de villes dans des pays où la chaleur est insupportable, comme Dubaï et Singapour, a-t-il écrit.

La climatisation a également changé la façon dont les bâtiments ont été construits, provoquant la construction de grands gratte-ciel, où la climatisation peut fournir de l’air frais aux étages supérieurs, initialement réchauffés par la chaleur, explique M. Harford.

Historique

L’invention peut être retracée jusqu’à l’ingénieur américain Willis Carrier, le soi-disant « père de la climatisation ».

En 1902, l’employeur de Carrier a été appelé pour aider une imprimeuse de Brooklyn, qui a découvert que l’humidité dans son usine maculait l’encre.

Selon l’auteur Steven Johnson, qui a écrit How We Got to Now : Six Innovations That Made the Modern World, l’ingénieur américain a trouvé un moyen de déshumidifier l’air dans l’usine. Il a aussi découvert un effet secondaire avantageux : rendre l’air plus frais.

Il continuera de perfectionner son invention afin qu’elle devienne un élément de base pour la majorité des maisons, des immeubles de bureaux et des centres commerciaux aux États-Unis.

Une grande partie du grand public a été exposée pour la première fois à la climatisation dans les « salles de cinéma en plein essor des années 1920 », précise M. Harford.

Plus important encore, l’air froid a sauvé des vies

En 2013, un groupe de chercheurs américains a publié une étude sur les décès liés à la chaleur aux États-Unis et l’impact de la climatisation sur les taux de mortalité.

Ils ont constaté que la mortalité d’une journée extrêmement chaude a chuté d’environ 80 % entre 1960 et 2004, comparativement à 1900 et 1959, et que ce taux était essentiellement attribuable à l’adoption de la climatisation résidentielle.

La situation a radicalement changé, a déclaré Alan Barreca, économiste de l’environnement et professeur agrégé à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA).

Notre vulnérabilité à la chaleur extrême a chuté de 80 %, a déclaré M. Barreca. Si nous n’avions pas l’air conditionné, le taux de mortalité lié à la chaleur serait de l’ordre de dizaines de milliers [annuellement] ».

Effets néfastes pour l’écologie

Pourtant, malgré les avantages, la climatisation a un impact majeur sur l’environnement.

L’Agence internationale de l’énergie (AIE) a publié l’an dernier un rapport selon lequel l’utilisation croissante des climatiseurs dans les maisons et les bureaux du monde entier sera l’un des principaux moteurs de la demande mondiale d’électricité au cours des trois prochaines décennies.

La demande mondiale d’énergie provenant des climatiseurs devrait tripler d’ici 2050, selon l’AIEAgence internationale de l’énergie.

Comme les combustibles fossiles demeurent la principale source d’électricité, l’agence affirme que cette demande aura un impact important sur le changement climatique.

La demande croissante d’électricité pour la climatisation est l’un des angles morts les plus critiques du débat actuel sur l’énergie, a déclaré Fatih Birol, directeur exécutif de l’AIEAgence internationale de l’énergieans un communiqué de presse concernant l’étude de 2018.

Maxime Roy, médecin à la Direction régionale de la santé publique de Montréal, est d’accord pour affirmer que la climatisation peut sauver des vies, surtout pour les personnes vulnérables à la chaleur, notamment les jeunes enfants et les personnes âgées.

Cependant, alors que la climatisation refroidit les maisons, l’air chaud pompé à l’extérieur peut causer des hausses de température dans les quartiers, explique le médecin, également coauteur du rapport sur les 66 décès causés par la chaleur à Montréal l’an dernier.

Mais Alan Barreca croit que les avantages nets de la climatisation l’emportent toujours sur les inconvénients.

Il me semble qu’il s’agit d’un compromis valable, que la protection de nos vies en vaut la peine, a-t-il dit. Et la question est : où pouvons-nous faire des économies ailleurs? C’est trop important pour abandonner.

Adaptation du texte de Mark Gollom de CBC News

https://ici.radio-canada.ca/

Une vague de chaleur cuit les moules dans leur coquille en Californie


Cuire vivant à cause de canicule, c’est ce que les moules subissent aux États-Unis. Les moules risquent de connaître encore plus des mortalités de masse avec ces chaleurs qui viennent plus tôt avec les marées basses.
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Une vague de chaleur cuit les moules dans leur coquille en Californie

Des dizaines de milliers de moules ont été grillées sur leur rocher par la chaleur. © Jackie Sones/Réserve marine de Bodega Bay, Californie

Des dizaines de milliers de moules ont été grillées sur leur rocher par la chaleur. © Jackie Sones/Réserve marine de Bodega Bay, Californie


Céline Deluzarche
Journaliste

La canicule de juin n’a pas touché que l’Europe : à Bodega Bay, au nord de San Francisco (Californie), il a fait jusqu’à 30 °C ces derniers jours.

Mais la chaleur a été encore plus pénible pour les moules accrochées aux rochers : celles-ci ont connu des températures supérieures à 37°C, grillant littéralement dans leur coquille. Des dizaines de milliers de moules mortes, coquille ouverte et chair brûlée ont été retrouvées sur des centaines de mètres le long de la côte. 

« C’est la pire hécatombe de moules que j’ai jamais vue depuis 15 ans », s’alarme Jackie Sones, coordonnatrice de la recherche de la réserve marine de Bodega Bay.

La scientifique, qui a posté des photos du désastre sur son blog, affirme avoir reçu des signalements de plusieurs cas similaires sur d’autres plages jusqu’à plus de 225 km de distance.

Les recherches sur l’impact du réchauffement sur la vie marine se sont jusqu’ici principalement concentrées sur la hausse de la température de l’eau et les effets de l’acidification. Le blanchissement du corail a ainsi quintuplé depuis 1980 et on estime que le nombre de poissons et de coquillages pourrait diminuer de 35 % d’ici 2100 dans certaines régions. Les moules risquent de leur côté de connaître de plus en plus d’épisodes de mortalité de masse, car les vagues de chaleur surviennent plus tôt, alors que les marées sont encore basses, ce qui les expose au dessèchement.

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Le Saviez-Vous ► L’été 1911 en France : deux mois et demi de fournaise et 40 000 morts


Même si nous connaissons des journées chaudes au Québec, nos cousins français vivent des journées de canicule, ils même battus un record de chaleur ce vendredi avec un 45, 9 C. En 1911, l’Europe a connu une vague de chaleur a durer pendant près de 2 mois et demi.En France, il y a eu des conséquences directes ou indirectes de plus 40 000 décès dont 29 000 étaient des enfants.
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Été 1911 : la terrible canicule fait plus de 40 000 morts en France


« 8, impasse Mortagne, dans le onzième arrondissement, quarante à cinquante locataires sont obligés de passer leurs nuits sur le trottoir », photo parue dans le Journal le 14 août 1911 – source : RetroNews-BnF

par Brice Louvet, rédacteur scientifique

Si le pic de chaleur que nous rencontrons actuellement s’annonce comme l’un des pires qu’ait connus la France, l’été 1911 fut une catastrophe pour toute l’Europe, la température atteignant des sommets en juillet, août et jusqu’au début du mois de septembre.

Elle eut un impact plus spécialement sur la France, les Pays-Bas et la Belgique, et fit plus de 40 000 morts dans l’hexagone, principalement des enfants en bas âge.

En juillet 1911, une vague de chaleur exceptionnelle déferle sur l’Europe, après avoir fait des dizaines de morts aux États-Unis. Les 22 et 23 juillet, 38°C sont observés à Lyon, Bordeaux et Châteaudun. En août, à Paris, les températures sont supérieures à 30 °C pendant 14 jours. Mais si l’été 2003 fut une tragédie pour le troisième âge, ce sont les plus petits qui trinquèrent en ce début de siècle. Une catastrophe perçue comme une véritable crise de la mortalité infantile, avec un surplus de 40 000 décès, dont 29 000 dans la petite enfance.

Effectivement, ce sont les moins de deux ans qui ont le plus souffert à l’été 1911. Ils périssent alors des suites de diarrhées (gastro-entérites), notamment lorsqu’ils reçoivent le biberon. Beaucoup de mères ayant abandonné l’allaitement au sein, cette épidémie va de pair avec celle qui sévit chez les vaches laitières. Cet été là, le lait est effet de plus en plus mauvais et peu nourrissant, les fermiers donnant trop de tourteaux, pulpes, betteraves pourries à leurs animaux. Il est également à noter l’existence d’une épidémie conjointe de fièvre aphteuse à cette même époque, qui eut un impact sur la quantité de lait produite pour nourrir les nourrissons.

Notons que les personnes âgées ont elles aussi payé un lourd tribut lors de cette hécatombe. La surmortalité se dessinant alors très nettement au-delà de 60 ans, et notamment entre 70 et 100 ans. Mais à l’époque, cela passa complètement inaperçu. Les autorités sanitaires et politiques s’émurent en effet de la forte mortalité infantile, dont la baisse fut affichée comme une priorité nationale.

Mais ces températures terribles ne firent pas que des catastrophes, notamment dans l’agriculture. Les récoltes en 1911 furent en effet bonnes dans toute l’Europe occidentale et centrale, avec notamment des moissons de blé honorables en France. Les vendanges furent par ailleurs très précoces, assez abondantes, et les vins furent de très grande qualité.

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