Le Saviez-Vous ► Cafard résistant


Les cafards, sont le genre d’insectes qu’on ne veut pas voir dans la cuisine. Mais sachez que c’est quand même une bibite assez impressionnante pour sa résistance
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Cafard résistant

 

Le cafard est aussi appelé blatte ou cancrelat

Les cafards sont très résistants, y compris à des doses de radiations mortelles pour l’homme.

Les cafards peuvent rester un mois sans manger ni boire, et retenir leur respiration pendant 45 minutes (sous l’eau).

Un cafard décapité peut survivre 7 à 9 jours (il est à rappeler que le système nerveux central des insectes, et en particulier des cafards, est constitué d’une chaîne de ganglions le long du corps, et non centré autour d’un cerveau comme pour les vertébrés), la respiration du cafard s’effectuant par des trous disséminés dans son corps, les spiracles et son abdomen pouvant stocker de l’énergie pour cette durée.

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Des coquerelles ont perdu le goût du sucre pour survivre


Personnes ne veut des coquerelles dans leur maison, car elles sont difficiles a faire quitter notre résidence qu’il faut faire appel aux exterminateurs. Le seul problème, c’est que ces cafards ont trouvé une manière de se protéger tout en transmettant à leur progéniture le moyen de d’éviter le piège des exterminateurs
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Des coquerelles ont perdu le goût du sucre pour survivre

Une coquerelleIl existe quelque 4000 espèces de blattes sur la planète  Photo :  iStockphoto

Le meilleur ennemi de l’homme, la coquerelle, a développé en quelques années dans ses gènes une aversion au sucre, affirment des scientifiques américains. La raison de cette évolution rapide? Survivre dans la bataille qui les oppose aux humains, explique Jules Silverman, professeur d’entomologie à l’Université de Caroline du Nord.

Contexte

Depuis le milieu des années 1980, les exterminateurs utilisent une forme de glucose (une forme de sucre) pour enrober les appâts empoisonnés et détruire ces insectes envahisseurs.Toutefois, après 7 à 8 ans d’utilisation, le poison a cessé de faire effet, et les populations de cafards ont commencé à se multiplier rapidement, au grand dam des exterminateurs et à la surprise des scientifiques.

Or, l’équipe du Pr Silverman a découvert que les coquerelles ne sont pas devenues résistantes aux insecticides, mais qu’elles ont tout simplement arrêté de manger des appâts contenant du glucose.

L’équipe a aussi découvert que cette aversion pour le sucre était héréditaire et qu’elle était donc transmise de génération en génération.

Jusqu’aujourd’hui, la bataille avec ces insectes portait sur leur capacité à développer une résistance aux insecticides.

Ces travaux montrent en fait que cette « course aux armements » inclut également une résistance dans le comportement à certains types de nourriture, dans ce cas, le sucre.

« La plupart du temps des mutations génétiques entraînent la perte d’une fonction biologique, or ici, c’est l’opposé puisque ces cafards ont acquis une nouvelle fonction, à savoir déclencher des capteurs sensoriels gustatifs de l’amertume en présence de glucose. » — Coby Schal, Université de Caroline du Nord

C’est ainsi que le système gustatif de ces insectes a été modifié.

Dans leur recherche, les chercheurs ont testé ce changement avec des tests sur la langue et les deux paraglosses, un appendice de la bouche des insectes. Ces tests ont montré des réactions électrophysiologiques indiquant que le glucose stimulait les capteurs nerveux de l’amertume.

Ceci donne aux cafards un nouveau comportement qui représente une adaptation incroyable aux pressions de l’environnement pour survivre. […] Jusqu’alors les cafards adoraient la saveur sucrée. Les cafards viennent de nous devancer dans la course aux armements que nous leur livrons, et ce, en sept ou huit ans.

Les auteurs, dont les résultats sont publiés dans la revue Science, expliquent s’agit d’une réponse génétique très rapide face aux très fortes pressions de la sélection provoquées par les insecticides.

Selon eux, l’évolution dépend également de la durée de vie des générations.

La modification dans leur système gustatif a un prix. Les coquerelles allergiques au sucre connaissent une croissance plus lente que la normale en laboratoire.

Les chercheurs veulent maintenant savoir comment ce trait persiste dans la nature, où la disponibilité de nourriture est probablement limitée.

Le saviez-vous?

Communément appelée coquerelle au Québec, la blatte porte plusieurs noms. En Europe, elle est appelée cafard ou cancrelat,  et en Haïti, ravet.

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